En marge du rock.

Le rock a ses acteurs, groupes et artistes. Il a aussi ses hommes de l'ombre, les producteurs, les techniciens. Il a sa propre presse, ses radios, ses affiches, ses livres, ses images. Il a ses endroits: clubs, salles de spectacles, studios d'enregistrements, ses lieux  passés à la postérité pour avoir connu un drame, servi de support photographique pour une pochette. Il a ses fans qui joignent l'utile à l'agréable en partant sur les traces de ce phénomène culturel révolutionnaire. Ce blog s'évertue à l'empêcher de tomber dans l'oubli...

Mort de John Prine.

 

Le Mark Twain des songwriters nous a quittés.

 

John prine death

 

John Prine était rescapé de deux cancers. Le premier, en 1988, l'oblige à rééduquer sa voix pendant un an, car étant situé au niveau de la gorge. Le second il en réchappe en 2013 quand on lui retire une partie du poumon.

Testé positif au coronavirus en mars dernier, le virus aura eu raison de lui. John Prine, le Mark Twain des songwriters, compositeur préféré de Dylan, s'est éteint à l'âge de 73 ans, le 7 avril 2020.

Véritable légende de la musique folk américaine, Prine va désormais pouvoir ttre en application le plan directeur qu'il a tracé, dans la dernière chanson (When I Get To Heaven) de son dernier album (The Tree Of Forgiveness/2018), en rejoignant le paradis : créer un groupe, revoir ses proches décédés, commander un cocktail vodka/ginger ale, serrer la main de Dieu et fumer une clope de 9 miles de long...

Autrement dit, prolonger les bons moments qu'il a connus sur terre. Après un ultime clin d’œil à la mort, la sienne surtout, John Prine va désormais pouvoir chanter avec les anges. Ce qu'il fit si bien il y a encore peu de temps. Repose en paix, John (RAZOR©2020).