businessman

Le cœur, la conscience, l'âme et les tripes du rock.

 

Bill Graham

 

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Le businessman le plus influent du rock.

 

Fameux organisateur de concerts dans les années 60 et 70, on lui en prête plus d’un millier, Bill Graham est une figure influente et incontournable de l’histoire du rock, qu’il soit américain ou international. Pour avoir réalisé l’essentiel de sa carrière à San Francisco, relancer, grâce à ses activités de promotion, un rock américain moribond, et mythifier, à l’échelle de la planète, des lieux de spectacle comme le Fillmore ou le Winterland, le berlinois a vu son nom être associé pour la postérité à la plus grande salle san franciscaine, le Civic Auditorium de 6.000 places, baptisé depuis 1992 Bill Graham Civic Auditorium. Juste retour des choses et bel hommage à ce professionnel brillant et charismatique mort dans le cadre de ses activités le 25 octobre 1991, quand son hélicoptère s’écrase contre un pylône au retour d’un concert.

 

Jeunesse new yorkaise.

Bill Graham, Wulf Wolodia Grajonca de son vrai nom, est l’un des enfants du couple Frieda Sass et Yankel Grajonca, venu tout droit de Russie pour l’Allemagne, avant que le nazisme ne s’installe. D’origine juive, et au regard de la menace qui pèse alors sur cette appartenance ethnique et religieuse, Madame Grajonca, veuve peu de temps après la naissance de Bill, met ses enfants à l’abri dans un orphelinat de Berlin qui les dirige, via la Croix Rouge, vers la France, avant qu’ils ne fuient vers les Etats-Unis.

Wulf a alors 11 ans quand il débarque dans une famille d’accueil résidant dans le quartier du Bronx new yorkais. Il est rachitique, souffre de malnutrition et n’a pour seuls liens avec son passé et ses origines qu’une kippa, un livre de prière et une photo de famille jaunie. Parallèlement, sa mère meurt dans le camp d’Auschwitz.

L’adolescent passe sa jeunesse à New York, élevé par des parents adoptifs. S’exprimant avec une forte intonation germanique qui lui vaut des brimades répétées, il va s’attacher à parfaire sa maîtrise de la langue anglaise et s’appliquer à parler au plus près de l’accent yankee. Dans le mouvement, il change son nom au profit de celui de Graham, qu’il est allé pioché dans l’annuaire téléphonique pour faire plus vrai.

 

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