The Electric Flag.

 

24 - THE ELECTRIC FLAG

A LONG TIME COMIN’ – 1968  5/5

LP Studio 1

 

A long time comin the electric flag

 

Publié en mars 1968.

Produit par John Court.

Durée:37:06.

Label:Columbia Records.

Genre:blues-rock,blues,soul.

Premier jet et déjà l'apogée.

Après un premier disque fait pour les besoins d’un film avec Peter Fonda (The Trip), Electric Flag sort un premier LP, A Long Time Comin’ (en écoute intégrale ici) qui commençait sérieusement à se faire désirer. Au regard de ce qu’il restitue, il eut été dommage que le projet fut annihilé par les problèmes qui minent le groupe de l’intérieur : la drogue et les égos.

On n’en était pas loin car, immédiatement après sa publication et, après grosso modo une année d’existence, Mike Bloomfield, son talentueux guitariste, claque la porte, rejoint par Barry Goldberg qui, sagement, préfère penser à sa santé avant tout. Imaginez le climat.

C’est à Monterey et devant plus de 50.000 personnes qu’Electric Flag se fait remarquer et signer dans la foulée par Columbia Records. Malgré les tournées qui s’enchaînent à la suite de cette prestation remarquée, le groupe demeure quasi inconnu sur la scène musicale. Il lui faut donc coûte que coûte un LP pour assurer sa promotion un peu partout, d’autant qu’entre American Music Band et Electric Flag, les fans, très demandeurs, y perdent leur latin.

L’ambitieux et prometteur A long Time Comin’ répond à l’attente du public mais l'affaire tourne court très vite, Electric Flag ne réalisant que deux albums avant de se dissoudre.

A Long Time Comin’ se distingue pourtant dans le théâtre musical ambiant par une fusion très réussie de blues, de rock, de jazz et de rythm & blues, fusion dans laquelle les cuivres prennent une place majeure et ce, pour la première fois dans une unité pop-rock.  

C’est malheureux à dire, mais cet album qui n’est pas sans évoquer Chicago, est déjà l’apogée de l’Electric Flag. Avec tout le talent qui fut le sien, et vous en avez l’incontournable preuve ici, son parcours est un véritable gâchis.

A Long Time Comin’ débute d’une manière on-ne-peut-plus insolite par un discours devant le congrès américain de Lyndon Johnson, le Président des Etats-Unis évoquant la dignité de l’homme et qu’un rire franc, ironique et des applaudissements nourris viennent interrompre, histoire de laisser la place à Killing Floor d’Howlin’ Wolf. A charge pour ce titre de faire les présentations entre l’Electric Flag dont on parle tant, mais dont on sait peu et le public. Cette façon de refaire le coup de « ôte-toi d’là que j’y mette ! » en mode Chicago Blues met aussitôt Mike Bloomfield sous les projecteurs et rappelle d’où il vient. Le manche de la guitare se met déjà à fumer.

Et derrière, ça ne lève pas le pied : Groovin’ Is Easy, la chanson d’Electric Flag par définition, celle qui nous rappelle le meilleur dans le pire, avec un Gravenites qui s’offre son moment de popularité, Over-Lovin’ You, magnifique œuvre du tandem de l’écriture Bloomfield/Goldberg qui situe la haute virtuosité du jeu de basse d’Harvey Brooks, le boogie-rock dansant Wine, Texas avec Buddy Miles au chant, Sittin’ In Circles qui s’ouvre sous une pluie d’orage, Another Country.

Trop court, Easy Rider conclue de la meilleure des façons un album remarquable et dont la section cuivres, fait rare pour ne pas dire jamais exploité jusqu’alors dans le genre, est un atout indéniable. Le concept, avec ses multiples influences, est original et aurait mérité d’être approfondi. On sait ce qu’il advient maintenant de la suite (RAZOR©).

INFOS SUR LE DISQUE.

1. Killing Floor.

2. Groovin' Is Easy.

3. Over-Lovin' You.

4. She Should Have Just.

5. Wine.

6. Texas.

7. Sittin' in Circles.

8. You Don't Realize.

9. Another Country.

10. Easy Rider.

Nick Gravenites:chant,percussions.
Mike Bloomfield:guitare.
Harvey Brooks:basse,guitare.
Buddy Miles:batterie.
Barry Goldberg:claviers.
Herbie Rich,Peter Strazza:saxophone.
Marcus Doubleday:trompette.


 

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