Club mythique de West Hollywood.

 

Le TROUBADOUR à Los Angeles.

 

Troubadour 1

 

Le Temple de la West Coast.

Depuis 1957.

Ouvert en 1957, le Troubadour du Santa Monica Boulevard de West Hollywood (Los Angeles) est devenu dans les années 60 un bastion de la musique. Destiné au folk dans un premier temps, le club s’est progressivement ouvert au rock dans les années 70, attirant à lui, qui pour une représentation, qui pour l’enregistrement d’un album, les plus grands artistes de la planète rock.

 

Troubadour 3

Un rôle important.

Encore actif aujourd’hui et toujours très en vue dès lors qu’il s’agit d’organiser des concerts live, le Troubadour, situé en bordure de Beverly Hills a joué un rôle parfois déterminant dans le parcours de certains d’entre eux et contribué pour bon nombre de musiciens à lancer leur carrière comme ce fut le cas pour Buffalo Springfield (1966), Neil Young et James Taylor (1969) pour leur premier spectacle solo, pour Kris Kristofferson, Elton John (1970).

Mais Billy Joel (1972) également, les Pointer Sisters (1973), Randy Newman (1975) ou encore les Guns n’ Roses en 1985. D’autres y enregistrent leurs albums lors de représentations données dans ce lieu musical mythique. Ainsi Ricky Nelson et Tim Buckley y signent leur live At The Troubadour en 1969, Miles Davis le sien en 1975, Van Morrison son double It’s Too Late To Stop It Now (1973).

Foulé par le gratin du rock.

Dans la longue liste des groupes et artistes s’étant produits au Troubadour, l’histoire retient Bob Dylan, Joan Baez, Linda Ronstadt, Eagles, Love, Hoyt Axton, Carole King, Bonnie Raitt, John David Souther, Roger McGuinn qui y évolue encore sous l’identité de Jim McGuinn et qui y rencontre ceux avec auxquels les Byrds, qui sont alors les Jet-Set, vont naître, à savoir David Crosby et Gene Clark. Les Byrds se retrouvent aussi à l’affiche du Troubadour comme Arlo Guthrie, Fleetwood Mac, Bo Diddley, Richie Havens, Nina Simone, Rod Stewart, Michael Nesmith, Al Stewart, Waylon Jennings, Bette Midler, Gordon Lightfoot, Neil Diamond, Bruce Springsteen, Tom Waits ainsi que Mötley Crüe ou Counting Crows.

Troubadour doug weston

Weston, le parrain de la west coast.

Mais le Troubadour ne serait pas sans Doug Weston, l’homme par lequel l’établissement de réjouissances musicales a vu le jour. Véritable parrain du cercle des auteurs-compositeurs-interprètes sud-californiens de la fin des 60’s, début 70’s, il est un des seuls à avoir cru en ces artistes du moment et à leur avoir tendu la main en leur permettant d’évoluer et de se rencontrer dans son club. Outre les Byrds, il semblerait qua’u bar de l’endroit, Glen Frey et Don Henley y auraient jeté les bases du projet Eagles.

La vitrine du folk et folk-rock US.

A cette époque, le Troubadour, ses 300 places et sa bonne acoustique,  sont alors la vitrine la plus importante du milieu folk et folk-rock américain. Tous les troubadours des temps modernes sont de la partie à un moment ou un autre. Dans cet environnement à l’ambiance intime, Weston joue même les dénicheurs de talents.

Il règne en maître sur ses terres, au point de se voir reprocher, quand les choses allèrent moins bien, par certains artistes, d’enregistrer leurs prestations au Troubadour en cachette et d’alimenter un réseau de distribution  parallèle vers l’Allemagne et le Japon.

Incontournable endroit.

Aujourd’hui, le Troubadour demeure un lieu incontournable de la scène musicale de L.A. et accueille encore de jolis spectacles live ou surprises. Il sert toujours de tremplin aux aspirants musiciens du moment et de l’endroit, qui doivent saliver devant les photos et les albums ornant les murs de la salle de spectacles. Puissent leurs desseins artistiques rayonner autant que ceux que l’endroit, culte et magique, a révélés, c’est tout le mal qu’on leur souhaite (RAZOR©).

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