Laurel Canyon.

 

Laurel Canyon

 

Laurel canyon intro  

 

Une communauté musicale très influente.

 

Quand elle arrive à Los Angeles, Joni Mitchell se voit offrir un vieux livre déniché dans une brocante par son ami Joel Bernstein. Dans ce dernier, elle tombe sur un passage qui dit : «Demandez à n'importe quel américain où vivent les personnes les plus folles, il vous dira la Californie. Demandez à n'importe quel californien, où vivent les personnes les plus folles, il vous répondra Los Angeles. Demandez à n'importe quel angelin où vivent les personnes les plus folles, il vous rétorquera Hollywood. Demandez à n'importe qui à Hollywood où vivent les personnes les plus folles, il désignera Laurel Canyon. Demandez à un habitant de Laurel Canyon où vivent les personnes les plus folles, il vous orientera vers Lookout Mountain. J'y ai donc acheté une maison. »

L'esprit bohème du rêve hollywoodien.

Pour beaucoup d'autres artistes et personnes impliquées de près ou de loin dans le milieu musical de l'époque, Laurel Canyon, excentrée et alors mal desservie, sert de cadre à leur installation loin de la fureur, de l'agitation et de la pollution de la ville de Los Angeles.

Il faudra attendre les 60's pour que les contreforts de Laurel Canyon drainent un nombre impressionnant de célébrités venues de tous horizons géographiques, poussées par leurs activités à transiter ou à demeurer en permanence sur Los Angeles.

The Place To Be.

Laurel canyon hippiesDes flopées de hippies en quête de notoriété...

Laurel canyon store 1968Le légendaire Canyon Country Store installé depuis 1919...

Laurel canyon table country store photo kathryn barnes...toujours très prisé aujourd'hui (© K.Barnes).

Byrds laurel canyonLes Byrds parmi les premiers résidents du canyon.

Laurel canyon love streetLove Street chantée par les Doors.

Laurel canyon morrison home on rothdell trailRothdell Trail où vivait Jim Morrison.

Jamais trop éloignées du cœur névralgique professionnel situé en contrebas, Hollywood et le Sunset Strip, ces individus (et futurs personnalités du rock) installés sur les contreforts résidentiels, silencieux et boisés de L.A., finissent par constituer une véritable communauté musicale qui influera énormément sur la west coast music et, plus globalement sur le rock.

Quantité de chansons et disques, moultes relations, de travail comme intimes, de nombreux partenariats et contrats, des carrières et même des idylles restées célèbres voient le jour dans les pièces des propriétés placées en amont et à l'écart, dans les maisons, généralement louées faute de moyens, masquées par les eucalyptus, les agaves, les yuccas, les palmiers et les chênes californiens des collines du nord-ouest de La Cité des Anges. Intégrer cette collectivité libre et fraternelle est dans l'esprit bohème du rêve hollywoodien du moment.

Avec le recul, la scène de Laurel Canyon a été au moins aussi populaire et dominante que Greenwich Village pour le folk, qu'Haight-Ashbury à San Francisco pour l'acid-rock, que Nashville pour la country traditionnelle, Lübbock pour celle outlaw, que Chicago pour le blues électrique, que Manchester et Liverpool pour la pop anglaise, voire que Montmartre pour l'art et le cinéma à une autre époque.

Il est patent qu'il se passe toujours quelque chose à L.A. et, peut-être plus encore dans les années 60 et 70, qui voient les labels discographiques majeurs y installer leur siège ou, a minima, leurs bureaux, y placer leurs représentants, leurs distributeurs, leurs agents, qui voient les studios à l'ingénierie de pointe y pousser à chaque coin de rue d'Hollywood et attirer à eux les groupes de réputation internationale comme les musiciens en herbe, qui voient les presses musicales spécialisées y développer leurs antennes, y ancrer leurs relais, qui voient les clubs, bars, boîtes de nuit pousser comme des champignons sur Sunset Boulevard et plus particulièrement à hauteur du Sunset Strip.

Si Los Angeles est The Place To Be, Laurel Canyon (et le canyon voisin de Topanga) se mue en quelques mois en un point de chute résidentiel pour tous ceux de la génération Woodstock qui gravitent dans cet environnement professionnel.

Certes, Laurel Canyon a eu une vie avant cette déferlante hip. De zone de chasse au coyotte pour les premiers à fréquenter les monts boisés au début du 20ème siècle, cet espace à l'écart a d'abord abrité quelques stars comme Houdini dans les années 20, Robert Mitchum et quelques jazzmen de renom dans les années 40 (en 48, il se fait attraper pour possession de marijuana), les Beatniks de la génération Kerouac dans la décennie suivante, mais c'est dès la seconde moitié des 60's que Laurel Canyon prend tout son sens.

A cette époque, il est fréquent d'y croiser une flopée d'étoiles montantes en quête d'une parcelle de gloire, d'y retrouver des bans de hippies, guitare en bandoulière et nippes débraillées, fumer le joint à la terrasse du Canyon Country Store, ancien relais de chasseur transformé en un magasin alimentaire de fortune, d'y surprendre souvent David Crosby, pilier du coin, zoner à longueur de journées depuis qu'il a été viré des Byrds, d'y démasquer Jim Morrison, locataire d'une des pièces délabrées derrière le magasin, de cuir vêtu et au bras de sa Pamela, d'y surprendre les notes de jams improvisées jusque tard dans la nuit.

Ces mouvements permanents font dire au dénicheur de talent pour CBS, Elektra et RCA, Billy James, un des premiers résidents de l'endroit avec Chris Hillman, que parfois le Canyon Country Store, ouvert en 1919, ressemble à la MacDougal Street de Greenwich Village, un samedi soir.

Laurel Canyon, c'est surtout le carrefour de la contre-culture et le lieu de partage des stars du moment comme Carole King, Joni Mitchell, Judy Collins, Mama Cass, Clear Light, les Turtles, Three Dog Night, Gram Parsons, Crosby Stills Nash & Young, Frank Zappa, Brian Wilson, Jim Morrison, Robert Krieger, John Densmore, Barry McGuire, Phil Spector, Lee Michaels, Love, Micky Dolenz, Jackson Browne, Eagles,

James Taylor, Peter Tork, Donovan, PF Sloan, JD Souther, Johnny Echols, Lowell George, Jack Nitzsche, Leon Russell, Canned Heat, Chris Hillman, Nico, Leonard Cohen, John et Michelle Phillips, Jimmy Webb, Van Dyke Parks, Linda Ronstadt, Harry Nilson, John Mayall, Nick St. Nicholas, Jackie DeShannon, Roger McGuinn, Doors, Alice Cooper, Sonny & Cher...

C'est également le point de ralliement des producteurs (Paul Rothchild, Barry Friedman, Andy Wickam, Lou Adler, David Anderle, Terry Melcher...), des éditeurs (David Geffen), des techniciens, des journalistes et photographes (Henry Diltz), des comédiens comme Dennis Hopper et Peter Fonda (Easy Rider), Jack Nicholson, des directeurs artistiques, des publicistes, même des groupies du GTO's comme Pamela Des Barres, Christine Frka, muse d'Alice Cooper, Catherine James, chantée par John Mayall...

De temps à autre, selon leur actualité, on peut aussi y apercevoir des anglais de passage, à l'instar d'Eric Clapton, John Lennon, Jimi Hendrix, les Yardbirds, Mick Jagger. Généralement, ils sont hébergés et partagent tout, LSD, herbe, couchage et groupies-croqueuses de stars. Laurel Canyon est arboré et à l'abri des regards, alors comme l'époque autorise tout, tout est permis...

L'émergence d'une scène musicale dès 1965.

Eric Burdon (The Animals), lui, préfère y élire domicile et loger parmi les bungalows, cabanes en rondins ou de chasseurs délabrées et les premières villas sur pilotis des stars fortunées du cinéma muet, telles que Charlie Chaplin, Clara Bow, Mary Astor, Louise Brooks, d'acteurs comme Nathalie Wood, Katherine Helmond, Lex Barker (Tarzan), Leslie Caron, Troy Donahue, Orson Welles, Errol Flynn, de gens du spectacle (Houdini le magicien) ou de notables (Richard Day, Jerry Brown, Chuck Connors).

Pour l'exemple, Frank Zappa s'offre la vieille maison en bois (la Log Cabin) de Tom Mix, la star des westerns, peu après le milieu des 60's et y séjourne de début mai jusqu'aux premiers jours de septembre 1968. Celle-ci brûlera en 1981.

L'installation de Frank Zappa à Laurel Canyon contribue à l'émergence de cette communauté musicale, même si les Byrds en 1965, alors en vogue aux USA (Mr Tambourine Man), est un des premiers (sinon le premier) à mettre à profit le transfert de l'industrie du disque de New York sur Los Angeles. Et, de fait, à s'installer das le canyon ; Chris Hillman a 19 ans quand un dentiste angelin lui propose de louer le sous-sol de la maison en bois de ses parents.

C'est quand il devient le groupe résident du Whisky A-Go-Go sur Sunset Strip, que le Buffalo Springfield déménage sur Laurel Canyon. Sauf Neil Young, qui préfère se retrancher dans son corbillard Pontiac ; très vite, on le retrouve souvent garé le long d'une des rues des collines d'Hollywood.

Laurel canyon mark volman

« Nous avons tous vécu là-bas parce que c'était abordable. A l'époque, nous cherchions tous notre voie et avions peu d'argent. J'y ai vécu de 1967 à 1987. C'était en plein rêve hollywoodien. Laurel Canyon était proche de l'activité de l'industrie musicale et de ce qu'elle représentait à l'époque. Nous y avons débarqué quasiment tous en même temps et nous nous sommes mis à écrire des chansons. C'était l'esprit de l'endroit En un peu plus de 5 minutes en voiture, vous étiez, soit sur Hollywood Blvd, soit sur Sunset Strip. Nous avons principalement loué, très peu ont acheté ou alors les premières stars du moment. » (Mark Volman)

Chez Joni, chez Frank, chez Cass...

Formée sur la scène de Greenwich Village, Joni Mitchell sent aussi qu'il y a quelque chose de puissant et de neuf qui flotte dans l'air de Los Angeles. Alors que Crosby produit son premier LP (1967), elle prend ses quartiers dans les collines qui surplombent d'Hollywood. Crosby squatte chez elle. Ça fait tâche d'huile, car le Cros est déjà une vedette confirmée aux Etats-Unis.

Sa maison devient le lieu de rendez-vous des songwriters et artistes, tandis que des auteurs-compositeurs et musiciens comme David Blue ou Dave Van Ronk, le maire de la MacDougal Street (Manhattan), en font de même chez le new yorkais Elliot Roberts, manager de Mitchell. Paul Rothchild, producteur charismatique d'Elektra, quitte même le confort de Big Apple pour ce coin paisible de Californie.

Il souffle un esprit libertaire sur Laurel Canyon Laurel et le message est vite relayé dans le cénacle artistique. Le milieu se passe le mot et Laurel Canyon devient le point de convergence de tout ce qui pense musique. D 'où qu'il vienne : du Massachussets, du Texas, de l'Ohio, du Canada, de Manchester.

Tout ce que la scène californienne de l'époque compte de groupes et d'artistes de référence passe par chez Zappa, qui devient rapidement l'incontournable endroit de la scène rock de Los Angeles. Avec ses débordements en tous genres : sexe, drogue, alcool... Même Timothy Leary, le pape du LSD, y aurait séjourné.

Mais c'est pareil chez Mama Cass, alias la Gertrude Stein de Laurel Canyon (surnom qui aurait été donné par Graham Nash au regard du sens de la convivialité de Cass Elliot), chez Joni Mitchell, chez les Byrds, les Micky Dolenz ou Peter Tork. On va d'une maison à l'autre sans s'annoncer...

La piscine de Tork, le jean de Jimi, les parties de poker de Glenn...

Laurel canyon mama cass et sa fille owen foto diltzMama Cass et sa fille (© Diltz).

Laurel canyon jackson browneJackson Browne (© Diltz).

Laurel canyon stills tork photo nurit wilde colorisation nulerique lorna clarkStephen Stills et Peter Tork (© Nurit Wilde).

Laurel canyon judy et joni lookout mountain photo diltzJoni Mitchell et Judy Collins.

Laurel canyon mitchell crosby claptonMitchell, Crosby et Clapton.

Laurel canyon stills young greg reeves dallas taylor nashCSN & Y, Dallas Taylor, Greg Reeves (© Diltz).

Laurel canyon zappa cordeFrank Zappa.

C'est là et grâce à tous ces acteurs de Laurel Canyon, folkeux, rockers psychédéliques, country-rockeurs et musiciens pop, que se construit la musique populaire américaine, mélodique, éthérée.

Qui une guitare, qui un tambourin, qui une voix, qui quelques accords, c'est en jammant en toute décontraction, souvent défoncés, sous le soleil et les étoiles de Laurel Canyon que ce que l'on qualifie d'Americana aujourd'hui, et qu'on appelait soft rock ou folk-rock hier, est devenu un pilier de la culture américaine.

Au domicile de la chanteuse des Mamas, Crosby Stills & Nash unissent pour la première fois leur magnifiques voix ; leurs harmonies vocales sont largement reprises autour d'eux. Mises très en avant, elles deviennent un marqueur du South California Sound et de la west coast.

Pour Graham Nash, fraîchement débarqué de Manchester et en rupture de Hollies, faire partie de ce bouillonnement de créativité 12 heures par jour et tous les jours, lui donne le sentiment d'être au nirvana, au sommet de son inspiration.

L'anglais est tellement heureux d'être là, dans ce petit paradis, au sein de cette sorte de confrérie et en même temps près de sa belle du moment, Joni Mitchell, qu'il écrira Our House en un ¼ d'heure.

Alors qu'il en est aux débuts de sa relation professionnelle avec Crosby et Stills, déjà bien ancrés sur Laurel Canyon avec leur passé respectif de Byrds et de Buffalo Springfield, Nash est sur un petit nuage, d'autant qu'il combine l'amour, l'amitié et qu'il est partie prenante dans cette musique qui révolutionne le rock.

Des anecdotes en tous genres, il en pleut sur ce quartier culturel effervescent et simultanément endroit de squat, de drogues, d'orgies, de parano et de fêtes interminables.

Entre vérités et légende, infos vérifiées et faits relevant de l'imaginaire, citons Alice Cooper qui vient auditionner chez Zappa à sept heures du matin, alors que le rendez-vous est fixé à 17 heures en fin d'après-midi, Jeff Beck et Rod Stewart se battant à coup d'aliments contre deux nanas des GTO's (Girls Together Outrageously).

Évoquons aussi Mick Jagger et Marianne Faithfull qui se font éjecter pour état d'ébriété très avancé, Neil Young qui dort dans son légendaire corbillard garé le long d'une des rues qui sillonne Laurel Canyon, Hendrix qui confie à Gail Zappa, que l'on croise souvent à faire du stop, pieds nus et sa petite Moon dans les bras, le soin de recoudre son jean décousu suite à une danse effrénée, Glenn Frey qui organise des parties de poker, Mama Cass des Love-ins...

Désignons encore Crosby qui, intermittent du spectacle depuis son exclusion des Byrds, y signe Triad, chanson sur un ménage à trois, Eric Clapton qui, où qu'il débarque dans ce cercle communautaire, se retrouve avec une guitare électrique entre les mains ou Michelle Phillips (Mamas and Papas) qui se glisse sous les draps de Denny Doherty quand son mari John est aux abonnés absents, voire Peter Tork dont la maison sert de prétexte pour vivre à poil et la piscine pour se livrer à des ébats amoureux sous le regard des enfants.

Rajoutons à cela, Barry Friedman dont les réceptions son prétexte à parties fines, Jackson Browne qui, alors qu'il occupe la buanderie de la villa de Billy James (A & R star de Columbia) et qu'il est voisin proche de Glenn Frey, entend ce dernier travailler sur les nouvelles chansons d'Eagles.

Relevons encore Brian Wilson, cerveau embrumé des Beach Boys qui peint sa maison en jaune puis en pourpre au grand dam du voisinage, Canned Heat qui voit la sienne partir en fumée en 1969, les Rolling Stones qui y établissent leur camp de base en 1969, Henry Diltz, dans sa cuisine, qui reçoit le coup de téléphone lui annonçant qu'il serait le photographe officiel de Woodstock...

Cette coexistence tribale si intense a, bien sûr, donné le jour à des disques et des chansons mémorables. Outre Our House et Triad évoquées ci-dessus, nombreuses sont les œuvres nées dans ce cadre ou qui y réfèrent.

Pour revenir à Joni Mitchell, elle a réalisé le meilleur de son travail dans sa retraite du canyon, à savoir Ladies Of The Canyon (1970), très marqué Crosby Stills Nash & Young, Blue (1971) et For The Roses (1972).

John Mayall, après avoir mis une première fois à l'arrêt ses Bluesbreakers en juillet 68, s'être séparé de Decca au profit de Polydor, signe la même année un album de blues en hommage à Laurel Canyon (Blues From Laurel Canyon).

A cette époque, le Godfather of The Blues prend l'habitude d'aller se reposer à Laurel Canyon, avant d'y vivre entre 1969 et 1979. Les résidents que sont Zappa, Canned Heat et la groupie Catherine James sont évoqués dans son LP.

Les Doors alimentent leur 3ème LP, Waiting For The Sun (juillet 1968), d'une chanson, Love Street, dédiée par son auteur Jim Morrison à sa belle, Pamela Courson.

Débaptisée pour l'occasion, Love Street réfère à Rothdell Trail, rue dans laquelle le couple a vécu (derrière le Canyon Country Store).

Jonathan Wilson pour prolonger le Summer Of Love.

Dans un autre registre, Twelve Thirty, composée par John Phillips pour les Mamas & Papas, est également inspirée de Laurel Canyon et de ses groupies qui fêtent jusque tard dans la nuit chez les gens de l'industrie du spectacle avant de rentrer chez elles au petit matin.

L'auteur dit les voir passer et engager la conversation avec elles (Young Girls Are Coming To The Canyon, And In The Mornings I Can See Them Walking, I Can No Longer Keep My Blinds Drawn And I Can't Keep Myself From Talking...).

Songwriter précoce, Jackie DeShannon, quelques années après avoir soutenu la tournée américaine des Beatles (1964) et deux ans après que Van Dyke Parks ait, à son tour, sorti son hommage à l'endroit, Laurel Canyon Blvd (1967), publie un sublime album Laurel Canyon (1969), lequel capte magnifiquement l'ambiance de cet eden de l'époque, l'inventivité qui émane de cette communauté.

Deux ans après, le Summer Of Love n'est visiblement pas terminé sur les hauteurs de L.A, là même où Carole King pose chez elle pour les besoins de Tapestry (1971) et Judy Collins, photographiée nue par Henry Diltz (photographe de Monterey et de Woodstock) chez John Haeny (ingénieur Elektra), à des fins d'illustration de la pochette de Wildflowers (1967).

Pour la petite histoire, Henry Diltz, étudiant en psychologie à l'Université de Los Angeles, débarque un jour à Laurel Canyon avec le Modern Folk Quartet dans la première moitié des 60's. Musicien à la base, il devient au fil de son séjour sur les hauteurs de la ville, le photographe de référence de cette scène. Celui-ci a, en effet, figé de nombreux clichés établis aujourd'hui comme des moments historiques de la musique.

Plus près de nous, Jonathan Wilson s'est mis en tête de ressusciter cet esprit de Laurel Canyon en rendant hommage à cette tribu d'artistes, cette culture, cette créativité. Gentle Spirit (2011) est le parfait reflet de cet âge d'or de la musique.

Ce n'est pas le fait du hasard si Neil Young en a fait l'ouvreur de ses concerts. Il y a de l'Harvest et du Old Man dans ce natif de Forest City (Caroline du Nord) et désormais... citoyen de Laurel Canyon, un nom gravé dans l'histoire du rock (RAZOR©).

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