D'Elvis Presley à la production : Norbert Putnam.

 

Norbert Putnam 

 

Norbert putnam

 

L'équilibre permanent

entre le matériel et le talent.

 

D'Elvis à la prod'.

Norbert Putnam est plus musicien que producteur, mais comme il a officié à la prod’, il est normal de le recenser dans cette catégorie des personnages évoluant dans l’ombre des artistes et de leurs disques. Lui, c’est par la filière classique du musicien qu’il a débarqué parmi les techniciens de studios.

Ado, ce bassiste intègre la section rythmique originale de Muscle Shoals, puis, en qualité de musicien de sessions, prend part à un nombre incalculable d’enregistrements de ses confrères artistes comme les Beau Brummels, Tony Joe White, Linda Ronstadt, Elvis Presley, les Monkees...

Partout où le devoir l’appelle, Norbert ramène sa basse comme Kenny Buttrey ses fûts, feu Weldon Myrick (mort en juin 2014) sa pedal steel guitare ou David Briggs ses claviers.

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« Elliott Mazer a produit Harvest à Quadraphonic…Dans les trois premières années d’existence du studio, nous avons produit des albums aussi géants que le studio était minuscule. Les gens faisaient la queue pour entrer. Même moi, j’avais parfois des difficultés à y pénétrer. Tous les artistes de Nashville ont mordu au truc. Nous avions le dispositif sonore le plus dingue qu’il est possible d’imaginer. Parfois même le bruit passait à travers le plancher et, à l’étage, nous y avions aménagé un bar… » (Norbert Putnam)

Un beau parcours de musicien.

Membre de l’Area Code 615, groupe de Nashville influent pour le country-rock et le southern rock de la fin des années 60, début des années 70 (deux excellents LP en 69 et 70), acteurs des enregistrements d’Elvis Presley, il bascule dans le côté technique de la profession quand il ouvre, à Nashville et avec David Briggs, le studio Quadraphonic en 1971. Ils s’en séparent en 1980, non sans l’avoir fait fructifier au passage. L’opération immobilière lui vaut de pouvoir acheter un manoir de style victorien dans le Tennessee (The Bennett House)…

Quadraphonic, berceau de LP cultes.

Précédé d’une flatteuse réputation au regard de ses membres fondateurs, l’endroit devient rapidement le foyer de sessions d’enregistrements majeures. Neil Young se l’approprie pour certaines sessions d’Harvest qui est mixé chez Putnam. Il en va ainsi de Jimmy Buffett, de son Margaritaville et de l’album qui l’héberge Changes In Latitudes, Changes In Attitudes (1977), de Joan Baez à plusieurs reprises, de Dan Fogelberg, Joe Walsh…

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Putnam commence progressivement à répondre aux besoins de production ponctuels mais ne lâche pas pour autant Elvis qu’il accompagne toujours et auquel il reste fidèle jusqu’à sa mort en 1977.

En équilibre permanent entre le matériel et le talent.

C’est à partir de cette date que Putnam va véritablement basculer du terrain aux pupitres et apporter son feeling et sa technique à ses collègues de l’industrie musicale. Avec un rare savoir-faire, il fait l’équilibre entre le matériel et le talent.

Brewer & Shipley, Donovan, les New Riders Of The Purple Sage, Buffy Sainte-Marie, J.J Cale, les Flying Burrito Brothers, John Hiatt, pour n’en citer que quelques uns tant la liste est longue, sont passés par chez lui.

Après des 50’s, 60’s et 70’s particulièrement bien remplies entre musique et production, Putnam, businessman dans la musique depuis, s’accorde un repli bien mérité début 80, n’en sortant qu’exceptionnellement comme quand il est sollicité pour produire un LP hommage à Dan Fogelberg qu’il a eu sous sa coupe un moment ou pour taper le bœuf avec ses potes Ron Tutt et James Burton, le Forrest Gump de la scène musicale depuis les années 50, des anciens de la bande à Elvis (RAZOR©).

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