Henry Lewy : l'homme derrière le rock.

 

Henry Lewy

 

Henry lewy

 

The Man Behind The Music.

 

La technique aussi a ses artistes.

A la fin des années 60, alors que l’Amérique est empêtrée dans le conflit viet, Los Angeles se dote d’un nouveau son qui illumine les collines et les canyons de la région. Le folk-rock californien y a posé ses valises. Ce que l’on ne sait pas alors, c’est que c’est pour une longue période et que dans celle-ci va s’inscrire une vague de talentueux auteurs-compositeur et de groupes qui vont apporter au rock des 60’s/70’s ses lettres de noblesse. Au centre de cette révolution musicale, la technique incarnée par son manipulateur discret, son magicien : Henry Lewy, celui qui est considéré aujourd’hui comme l’homme derrière la musique. Sous entendu, derrière le rock…

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Henry Lewy, figure incontournable des pupitres.

Henry Lewy est un ingénieur du son bien connu du milieu de l’industrie du disque des années 60 à 80. Passé par Liberty Records, Golden Star Studios, il rejoint A&M Records en 1967. Ses travaux ont influé sur le rock de cette période dont il fut un des techniciens recherchés. Décédé en 2006, Henry Lewy a travaillé avec tout ce que le rock a de gratiné en termes d’artistes comme les Mamas & Papas, Herb Alpert, les Flying Burrito Brothers, Joan Baez, Joe Cocker, les Doors, Crosby Stills & Nash, Neil Young, Leonard Cohen ou Van Morrison, mais également en termes d’albums : Harvest (Neil Young).

La troisième oreille de Joni Mitchell.

Sa collaboration la plus notoire est toutefois celle qui l’a vue consacrer 14 ans de sa vie professionnelle à Joni Mitchell pour laquelle il a réalisé 13 de ses LP après que David Crosby, producteur de son premier album ait décidé de passer la main. Comme le disait alors Mitchell, elle n’avait pas besoin d’un producteur en soi ; c’est la raison pour laquelle, à partir de Clouds, donc de 1969, Lewy  agit plus en qualité de troisième oreille que de producteur pur. Il était, en quelque sorte un catalyseur entre elle et la technique. Il était le seul génie qu’elle n’ait jamais rencontré dans ce milieu, le seul à ne pas entraver le processus de création d’un artiste.

On retrouve ce technicien qui a débuté à la radio à la fin des 50’s et qui fait ses premiers pas dans l’ingénierie pour les studios angelins d’Electro-vox, sur les albums Ladies Of The Canyon, Blue, The Hissing Of The Summer Lawns, Hejira ou Wild Things Run Fast notamment, les pieces de référence du catalogue Mitchell.

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"Henry Lewy est le seul génie que j'ai jamais rencontré dans le métier." (Joni Mitchell)

Le documentaire-hommage de Bob Burton.

Bob Burton et Evan Archerd qui l’ont longtemps fréquenté dans le métier, parlent de Lewy comme d’un homme humble, serviable, généreux, capable de s’effacer devant les égos des artistes pour lesquels il travaillait, cherchant surtout à tirer le maximum d’eux pour qu’ils puissent s’épanouir et exprimer au mieux leur créativité.

Lewy a contribué à ce que beaucoup d’entre eux connaissent le succès et fassent les carrières qui sont les leurs aujourd’hui. Des valeurs vraisemblablement héritées d’avoir été un jeune juif dans l’Allemagne nazie.

A ce titre, je vous invite à surveiller du coin de l’œil le documentaire que son ami Burton est sur le point de boucler via Below Stairs Productions : The Man Behind The Music. (RAZOR©).

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