Carpe Diem.

BIOGRAPHIE.

 

CARPE DIEM/Nice (France)

 

Carpe diem 1

 

Actif entre 1970 et 1979.

Label:Arcane/Crypto.

Genre:rock progressif,rock en France.

 

Le fleuron de la baie des Anges.

Les nissarts de Carpe Diem ont réalisé, entre 1974 et 1975, deux biens beaux albums de rock progressif : En Regardant Passer le Temps et Cueille le Jour. Un troisième était dans les cartons quand le groupe s'est séparé en 1979. Il n'a pas pu le mener à son terme et c'est alors bien dommage au regard des deux œuvres existantes, d'autant qu'avec le recul Carpe Diem s'est révélé un des très beaux fleurons de l'école prog française, un de ceux, en tout cas, qui ont bravé sans complexe la sémillante place-forte britannique du moment.

A nouveau réuni en 2015, le groupe a depuis parachevé le travail commencé il y a presque 40 ans ; Circonvolutions porte à 3 la discographie de la formation de Nice.

Carpe diem sceneCarpe Diem : le fleuron nissart.

Carpe diem christian trucchiFondé en 1970 par Christian Trucchi.

Carpe diem 2015Revenu aux affaires en 2015.

Carpe diem en regardant passer le tempsEn regardant passer le temps (1974) et...

Carpe diem cueille le jour...Cueille le jour (1975) : des références prog.

Un gros merci à la grande Duduche et à Jean-Claude Pognant.

Carpe Diem doit une fière chandelle à Danielle Gilbert, la présentatrice de télévision des années 70. En effet, à l'occasion d'une émission de Midi Trente (première chaine de l'ORTF) enregistrée, en 1974, dans la Baie des Anges, la Grande Duduche invite un groupe de jeunes niçois venu interpréter son 45t : Carpe Diem.

Ce jour-là, le hasard veut que Jean-Claude Pognant soit devant son petit écran. Pour ceux qui l'ignorent encore, Jean-Claude Pognant, c'est non seulement le manager d'Ange (depuis mars 70) qu'il amène au faîte de sa popularité, mais aussi ce passionné qui, parallèlement, se défonce comme un damné pour que la musique pop française ait toute sa légitimité dans la France frileuse de l'époque.

Détenteur de revues rock depuis la deuxième moitié des 60's, il organise des concerts et, du fait de ses nombreux contacts dans le milieu, alimente les petits festivals gaulois en pointures étrangères. Il a le bras long.

Entre 1971 et 1974, Pognant va donner sa chance aux artistes nationaux de s'exprimer. Il fonde même son label Arcane/Crypto (1975), basé à Belfort, fief d'Ange. Grâce à lui, Ange, mais aussi Mona Lisa, Wapassou, Ganafoul, Little Bob Story, Pentacle et Carpe Diem ont pu connaître la consécration.

1970/1979 : une belle carrière.

Pour Carpe Diem, survivant d'une place progressive alors dense et riche sur laquelle il apparaît 4 ans auparavant, la chance tourne. Sa carrière peut se prolonger, elle durera 9 ans au cours desquels le groupe assure près de 400 concerts. Les galères vécues depuis le début des années 70, malgré le gain du Tremplin du Golf Drouot et l'enregistrement d'un 45t, vont vite être effacées au contact de Pognant.

Carpe Diem est l'oeuvre de Christian Trucchi qui, dès la fin des 60's, fonde une première mouture avec deux potes d'enfance, Roger Fahri et Claude Méchard. Alain Bergé et Gilbert Abbenanti les rejoignent rapidement et le groupe prend son nom définitf au début des seventies.

Il tourne sur les rares festivals et sur le difficile circuit national des MJC mais s'offre au passage quelques belles scènes parisiennes comme le Golf ou le Gibus.

1975 : le déclic.

Ce programme s'intensifie dès 1975 avec la rencontre avec Pognant. Le groupe vient alors de se donner une nouvelle ligne directrice : insister sur ses propres compositions et les jouer en public.

Dans ce cadre, l'effectif s'étoffe de deux nouvelles têtes, Marius David et Alain Faraut.

Le management de Pognant, organisateur du festival de Seloncourt (près de Montbéliard) permet à Carpe Diem de prendre part aux événements les plus représentatifs du genre progressif et de s'afficher à côté des pointures de la place comme Ange, Magma, Ash Ra Temple, Little Bob, Pulsar, Zao...

Il s'y distingue de la grande majorité de ses confrères français de par l'utilisation du saxophone et de la flûte, d'une part, mais surtout par le raffinement et la préciosité dont fait montre sa musique.

En 1975 et sous la conduite du manager belfortain, Carpe Diem se professionnalise et se fixe autour du noyau Christian Trucchi (chant et claviers), Gilbert Abbenanti (guitare), Alain Bergé (basse), Claude-Marius David (saxophone et flûte) et Alain Faraut (batterie). C'est ce line-up qui vaque aux deux albums du groupe des 70's, indispensables aux férus de rock symphonique et progressif.

Deux albums référencés dans le rock prog international.

En Regardant Passer le Temps est le premier des deux. Sorti en 1974 (Arcane/Crypto), il est généralement considéré comme meilleur que son suivant Cueille Le Jour. Alimenté par 4 pistes de qualité égale, il consiste en un subtil mélange de rock de chambre et de jazz-rock fusion.

Cueille le Jour (1975) n'a rien à lui envier, à l'image de son titre-phare, Couleurs, une des plus belles réussites progressives de l'école française du moment, qui dévoile à lui seul l'énorme potentiel de Carpe Diem.

Carpe diem raymond serini nouvelle vagueRaymon Serini (Nouvelle Vague)

« Près de quatre décennies après son premier album de 1976, Carpe Diem nous revient avec un LP de belle facture et cinquante minutes inédites dont deux titres live enregistrés en 1978. Si les décennies ont passé, nous retrouvons avec émotion cette musique intemporelle ou se mêlent rock progressif symphonique, climats jazzy de l’école de Canterbury, folk et musique classique. La richesse de cet album est réelle. » (Raymon Serini)

Essentiellement instrumental et construit autour d'arrangements complexes, il demande un peu plus de temps pour s'en imprégner, mais une fois qu'on est dedans, on a grand plaisir à y rester.

Deux ans après le 2ème LP, le groupe subit quelques modifications importantes au niveau du line-up. Gilbert Abbenanti s'en va et est remplacé par le guitariste et violoniste Gérald Macia, tandis qu'Alain Bergé laisse la basse à George Ferrero avant de glisser au management (1977).

Carpe Diem finit le travail.

Le groupe tourne encore deux années (1978/79) avant de mettre un terme à l'aventure (1979) et après avoir commencé à travailler sur un 3ème opus, qui hélas, ne verra le jour qu'avec le retour aux affaires de Trucchi en 2015.

Ce dernier réunit à nouveau ses anciens partenaires. Tous répondent présents : Abbenanti, Faraut, Ferrero, Macia sont là. Seul Claude-Marius David manque à l'appel et pour cause, il est décédé en 1980. Contribuent également, à titre d'invités, David Amar, Manu Dicostanzo, saxophonistes-flûtistes et Melodie Rose, percussionniste et choriste.

Aux confins du rock, du classique et du jazz, Circonvolutions, la troisième levée en question, s'annonce fort agréable à écouter. Qui pouvait douter qu'il en soit autrement, au regard de la technique et de l'originalité d'acteurs qui, 36 ans plus tard, n'ont rien perdu de leur superbe, de la subtilité et de la délicatesse de leur musique ? (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1975

 

Carpe diem en regardant passer le temps

 

CARPE DIEM

EN REGARDANT PASSER LE TEMPS – 1975  4/5

 

Publié en 1975.

Produit par Jean-Claude Pognant.

Durée:36:46.

Label:Arcane/Crypto.

Genre:rock progressif,rock en France.

 

Pierre angulaire du rock de chez nous.

 

Les niçois de Carpe Diem auraient pu galérer encore longtemps, s’ils n’avaient pas connu ce petit coup de pouce du destin, en la personne de la « Grande Duduche », alias Danièle Gilbert, qui les convie, un jour de 1974, il me semble, à interpréter un de leurs titres dans son émission Midi Première.

Ce jour là, Jean-Claude Pognant, manager d’Ange et boss d’Arcane-Crypto, visiblement séduit par ce groupe de la côte est française, est également devant son petit écran...

Le temps de les contacter, de les inscrire à un festival qu’il organise et Carpe Diem signe, sous sa direction, son premier contrat pro, puis enregistre dans les studios d’Antibes-Azurville, l’album En Regardant Passer Le Temps (en écoute intégrale ici), en 1975.

Carpe Diem, c’est l’école du rock progressif à la française, façonné par des formations comme Ange, Atoll, Pulsar, voire Clearlight, cette école qui s’est senti pousser des ailes au début des années 70. Carpe Diem, c’est le Canterbury made in France.

Carpe Diem est, en quelque sorte, le pendant « frenchie » de groupes anglo-saxons comme Genesis ou Camel, de Caravan ou du Crimson des débuts, si tant est que l’on puisse les comparer...

Deux très beaux LP sont attachés à la carrière de ces sudistes, étendue sur près d’une décennie : celui-ci et son suivant Cueille Le Jour (1976), traduction du dicton épicurien latin Carpe Diem.

Début 1975, le fondateur Christian Trucchi (claviériste et chanteur), les piliers Gilbert Abbenanti, guitariste, et Alain Bergé (basse), ainsi que les derniers arrivés, le saxophoniste (et flûtiste) Claude-Marius David et le batteur Alain Faraut, constituent le line-up d’un premier album développant un rock progressif sophistiqué (rock symphonique, jazz-rock et space-rock), fait d’une telle unicité sonore qu’il est difficile de le classer dans une quelconque catégorie.

Carpe Diem fait… du Carpe Diem et son album repose essentiellement sur une base instrumentale et des mélodies délicates, s’articule autour de quatre titres fascinants, dont trois culminent au-delà des 10 minutes (Réincarnation, Jeux Du Siècle et Publiophobie).

Original, créatif, bien structuré, parfaitement orchestré et amélioré par le gros travail technique de Musea Records, même s’il ne boxe pas dans la catégorie des intouchables du rock prog international, il est une pierre angulaire du genre dans l’hexagone. Pour les adeptes, on s’y intéresse (RAZOR©).

 

1. Voyage du Non-retour.

2. Réincarnation.

3. Jeux du Siècle.

4. Publiophobie.

 

Christian Truchi:claviers,chant.

Gilbert Abbenanti:guitare.

Alain Bergé:basse.

Alain Faraut:batterie.

Claude-Marius David:flûte,saxophone soprano,percussions.

 

LP studio 2 - 1976

 

Carpe diem cueille le jour

 

CARPE DIEM

CUEILLE LE JOUR – 1976  3,5/5

 

Publié en 1976.

Produit par Jean-Claude Pognant.

Durée:39:01.

Label:Arcane/Crypto.

Genre:rock en France,rock progressif.

 

Dans la même veine que le précédent.

 

Deuxième LP des niçois de Carpe Diem, pour lequel le même line-up est reconduit, Cueille Le Jour sort un an après En Regardant passer Le Temps, autrement dit en 1976.

Il est dans la même veine que son prédécesseur : instrumental pour l’essentiel, avec peu de parties vocales, musique progressive que l’on peut assimiler à une sorte jazz-rock symphonique avec arrangements un peu complexes.

La face Couleurs, bien huilée, occupe plus de 21 minutes (Couleurs), est le temps fort de cet album ; elle est l’incontestable vitrine de la carrière de ce groupe.

L'autre face diffère un tantinet, avec des pistes plus courtes, inférieures à 4 minutes : Naissance, Le Miracle De La Saint Gaston, Laure, Divertimento et Tramontane.

Moins planant que celui auquel il succède, Ceuille le Jour n’en est pas moins tout aussi original et très agréable à écouter.

Carpe Diem était brillant, son seul tort aura été d’arriver sur cette scène progressive française un peu trop tard. Ses deux disques sont cependant recommandables à plus d’un titre pour qui veut tâter du french prog rock des seventies et se constituer une belle collection de disques bien de chez nous (RAZOR©).

 

1. Naissance.

2. Le miracle de la Saint Gaston.

3. Laure.

4. Tramontane

5. Divertimento

6. Couleurs.

a. phase noire:premiers pas.

b. phase orange:la traversée des sables.

c. phase verte:dernier village...première neige.

d. phase violette:rencontre.

e. phase blanche:les portes du silence.

 

Gilbert Abbenanti:guitares.

Christian Trucchi:orgue,cordes,piano,chant.

Claude-Marius David:saxophone soprano,flûte,percussion.

Alain Bergé:basse.

Alain Faraut:batterie,percussion.

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