Jean-Pierre Massiera.

BIOGRAPHIE.

 

 

JEAN-PIERRE MASSIERA/Nice (Alpes-Maritimes – France)

 

Massiera 5

 

Né à Nice le 10 juillet 1941, mort le 28 décembre 2019.

Actif entre 1962 et 2019.

Labels:Mucho Gusto,Marcy Music,SEM.

Genre:freakbeat,rock psychédélique,pop psychédélique,rock progressif,rock instrumental,rock en France,space disco.

 

Un mix de Joe Meek et de Giorgio Moroder.

Un disque de, ou derrière lequel se profilait Jean-Pierre Massiera était toujours une surprise. On ne savait jamais à quoi s'attendre avec cet artiste niçois original, décalé, maniant la dérision à la perfection et aussi capable de faire montre d'une inventivité géniale que de se complaire dans l'absurdité la plus étonnante.

La seule certitude que la présence du musicien, arrangeur et producteur de musique français, pouvait générer quand son nom était associé à un enregistrement, c'est que celui-ci était, à coup sûr, marginal au regard de ce qui se faisait à l'époque et ce, quelle que soit l'époque.

Jean-Pierre Massiera, un des piliers de l'underground gaulois des 60's/70's, ne faisait rien comme les autres ; ses déambulations musicales, motivées par son goût pour la science-fiction, les films d'horreur et le sexe, ont façonné un itinéraire professionnel (producteur, ingénieur du son) aussi fascinant que la musique qu'il a construite et dont il s'est toujours employé à repousser les limites.

Massiera intro 1Un mix de Joe Meek et Giorgio Moroder.

Massiera bouteilleUn univers sonore insolite.

Massiera milordsDes Milords...

Massiera monegasques golf drouot story...Monégasques.

Massiera studio 70Le studio d'Antibes.

Massira maledictus sound attentionMaledictus Sound 1968)

Massiera psychoses freakoid 2007Psychoses Freakoïd (1963/78/Mucho Gusto - 2007).

Massiera psychoses discoid 2007Psychoses Discoïd (1975/81)..

Massiera introUn artiste original, décalé et drôle.

Liberté, flair et ingéniosité.

Son aisance technique dans l'électronique, son ingéniosité à développer des dispositifs lui permettant de capter et d'apprivoiser tout son, son sens de l'expérimentation et du bidouillage à la MacGywer, son flair légendaire ont valu à cet expert des tables de mixage le surnom de French Joe Meek. On l'associera également à Giorgio Moroder pour le côté disco.

A l'instar du génial britannique, JPM s'affranchissait des conventions alors en vigueur et affichait une grande liberté de manœuvre.

Animé par cet état d'esprit dégagé de toute contrainte, celui-ci a alimenté, avec une prolificité constante et au fil des décennies, un catalogue personnel hétéroclite, ambitieux, ludique et novateur, allant du rock psychédélique à la space disco, en passant par les bandes sonores.

Parti dans une anormale discrétion.

Guitariste-accompagnateur de la vauclusienne Michelle Torr et de la star yéyé Claude François, fondateur du Studio d'Enregistrement Mediterranée (S.E.M.), puis du studio 16 qui a servi de cadre à l'enregistrement de l'hymne stéphanois Allez Les Verts, le niçois a vécu sa passion jusqu'à son dernier souffle, le 28 décembre 2019.

Malgré une grande notoriété et un respect profond du milieu, sa sortie de scène s'est faite dans une indifférence inconcevable, au regard de tout ce que cette personnalité hors du commun a apporté au rock hexagonal...

Des Milords aux Monégasques...

Natif de Nice, c'est en Argentine que Jean-Pierre Massiera est élevé. Entre Cordoba et Buenos Aires.

Il y apprend la guitare ; à son retour en France, il en maîtrise suffisamment les rouages pour se lancer dans l'aventure musicale et, à 20 ans, tenir la guitare solo des Milords (1962), une formation montée avec trois de ses copains aiglonsplus jeunes.

Le dénommé Jean-Claude Chanavat dit Chanave, guitariste rythmique, a 13 ans, Pierre Malaussena (basse) et Franck Misiraca (batteur), 17. Ils occupent leur week-end et leurs vacances à arpenter le littoral, de Nice à Juan-Les-Pins, où ils se font remarquer.

Tout le sud parle d'eux, au point que leur popularité a de l'écho jusqu'à Paris dont ils prennent la direction pour faire le tour des maisons de disques aux fins de décrocher un contrat.

Les labels Président et Vogue ne sont pas indifférents à leur talent et, plus particulièrement à celui, déjà impressionnant, de Massiera.

Une audition devant le directeur artistique de Vogue aboutit à l'enregistrement d'un 45tours, publié en 1963 sur l'étiquette Pop : Le vol du bourdon Tu dis n'importe quoi/Chevauchée du diable Nous on est dans le vent.

Patrick Batteu (basse), Francis Cavallaro (batterie), Pierre Malaussena (guitare rythmique) et Jean-Pierre Massiera (guitare) constituent alors le line-up des Milords, placés dans une veine instrumentale du type Shadows ou Ventures.

Les Milords apparaissent également sur un 45T (Première Chance/Président) généreusement diffusé sur la radio régionale RMC.

Il réunit également d'autres méditerranéens comme les marseillais des Gardians (Gardanne Organ), les Jimmy's Guitars (Comète), des gitans de Fréjus et Michèle et ses Wouaps (Wouap Wouap), originaires de Nice.

Les Milords y interprètent Suzie (1963).

Leur passage au Tremplin du Golf Drouot (janvier 1964) se traduit par un premier prix (pour lequel les Parfums Coty font office de mécène) et une tournée d'été au cours de laquelle ils partagent l'affiche avec les Jumelles, Michelle Torr, les Dauphins, les Guitares Sèches, les Missiles et Evy.

Alors que le groupe perd en popularité, Massiera et Malaussena prennent la décision de repartir sous une autre identité, les Monégasques. Fusion des Milords et des Tribuns, la nouvelle entité intègre Fernand Nicky Cafiéro (basse), et Jean Haumont (batterie).

Pathé-Marconi les signe et leur permet de publier un 45 tours, Golf Drouot Story – Flirt avec le vent/PsychoseTout plus un sourire (1964) ; mais la sauce ne prend pas et la formation du sud doit se résoudre à servir de musiciens d'accompagnement des tournées de Monty ou Billy Bridge, le Monsieur Madison français.

Les Monégasques, victimes collatérales de la british invasion et des Beatles, disparaissent rapidement de la circulation, ce qui amène Massiera à évoluer un temps sous les French Men (1964) avant de faire le choix de se consacrer à une deuxième carrière, individuelle celle-ci.

Du collectif à l'individuel.

L'artiste bascule alors dans le courant musical du moment : le psychédélisme. Dans un premier temps, il crée son propre studio d'enregistrement et son label (S.E.M.).

Il donne ainsi le jour à un véritable laboratoire sonore, à la pointe de la modernité dans lequel le technicien comme l'artiste vont prendre un plaisir sans nom, sans limite.

Jean-Pierre Massiera y développe un son spécifique qui devient sa signature. Cette marque de fabrique inventive se retrouve tant dans les albums qu'il produit pour les autres (André Ceccarelli, Basile, Jocy) que dans sa discographie personnelle.

Il inaugure cette dernière en 1968, sous l'alias de Maledictus Sound, une des quelques créatures aussi loufoques les unes que les autres derrière lesquelles il se réfugie pour laisser libre cours à ses délires déroutants.

Grand Prix, Herman's Rocket, Visiteurs, Atlantide, Horrific Child, JPM & Co, Venus Gang en sont d'autres.

Un univers sonore insolite.

L'opus Attention ouvre le bal de ses divagations artistiques insaisissables, véritables auberges espagnoles musicales où la pop, le prog et le psychédélique bien réglés et inspirés se heurtent au décousu, au biscornu, à l'étrange, voire au terrifiant.

Il résulte de ce tour de force conceptuel amenant ce talentueux touche-à-tout à jongler entre composition, arrangements et production, un style difficile à catégoriser, un univers sonore insolite, bien plus intéressant que la musique elle-même, ici assez inégale. Cette œuvre est celle qui pilotera toute la carrière de Massiera.

Un premier projet monté autour de Basile And Ze Pecqu'Nouz Group (Ma Charrette est malade, mon cheval est cassé - Oh mon frère/ Le métier microsillonscopique – Le tube de l'année, sorti en 1966), puis, deux ans plus tard (juillet 1968) de Basile (Le clown – Engins bizarres et gens étranges/ Ma vache et moi – Humour bête et méchant) impliquent le niçois, mais sans le même succès.

De Nice à Québec, de Québec à Antibes.

Celui-ci vend son affaire de Nice et s'envole pour le Canada (fin 1968) où il vit quasiment un an, année au cours de laquelle il installe un nouveau studio. Il y réalise quelques travaux qui laisseront une empreinte durable sur nos cousins canadiens puisque le label indigène Mucho Gusto Records rééditera une partie de son catalogue dans les années 2000.

Au retour de Québec, le niçois reprend ses activités de producteur en faisant l'acquisition (avec son demi frère Bernard Torelli) d'un studio (Studio 16) à Antibes ; il continue à opérer aux pupitres pour divers groupes et musiciens pop et freakbeat français. Dans ce cadre à l'avant-garde de la modernité défilent certains artistes populaires.

Ainsi Mahmoud Ayari et son Chico Magnetic Band (1971), John Mac Laughlin, Bill Wyman et d'autres passent par Azurville et son révolutionnaire 16 pistes pour leurs besoins discographiques personnels.

Sur une cadence assez soutenue, Massiera enchaîne les projets et chapeaute l'obscur Visitors pour lequel il convoque une palanquée de musiciens (19 dont Gérard Brent, Gérard Torelli et Didier Lockwood) et avec lesquels il enregistre un LP éponyme conceptuel (1974). Intéressant, ce travail, qui a pour thème les extraterrestres, oscille entre progressif, psychédélisme et art rock.

L'entreprise suivante s'appelle Atlantide, réunissant des habitués de studio (Iacomelli, Torelli, Moutain, Crema et le chanteur Patrick Attali) triés sur le volet par Massiera ; la mouture en question enregistre un opus (1976/Crypto), placé dans une filière prog/symphonique/psychédélique.

Exceptionnel Horrific Child ?

Toujours éponyme, ce disque s'appuie sur un concept et une matière alimentés par Massiera. Faute de ne pouvoir défendre son projet sur la route, Atlantide est abandonné.

La même année, le sudiste se retrouve à la baguette de Horrific Child, énième pseudo ; cette nouvelle incarnation donne le jour à un album considéré par les admirateurs de Massiera comme une œuvre exceptionnelle.

Les profanes voient plutôt en L’Étrange Mr Whinster (Finderkeepers Records/1976) un disque zarbi, difficilement accessible, voire sans queue ni tête, hérité d'un concepteur parano. N'est pas Massiera-compatible qui veut...

Massiera tony bonfils portrait

« JPM était très créatif. Il prenait des risques pour lui comme pour les autres. Descendre au studio, l'été, c'était devenu la tradition. C'était quelqu'un de très positif. Inoubliable. Je n'oublierai jamais, en 1967, son interprétation du Vol du bourdon.Il a tendu la main à beaucoup d'artistes comme moi. Il avait du flair artistique. Jean-Pierre était un précurseur. » (Tony Bonfils)

Quand la Stax marche sur Mars.

C'est le label Marcy Music, en 1977, qui a le privilège de publier Turn On Radio, crédité au tandem Jean-Pierre Massiera/Bernard Torelli ; l'album (space disco, funky-groove et électronique) semble n'avoir qu'une vocation : se faire plaisir comme en attestent le groove dominant et les belles lignes de synthés.

Leurs auteurs ne recherchent pas ici une quelconque réussite commerciale ; ils s'éclatent comme des malades et se coupent un peu plus du show biz ambiant. Les inconditionnels de Massiera adorent cette matière d'un Jean-Michel Jarre sous acid, c'est certain. Turn On Radio, melting-pot foutraque, est chaudement recommandé. La Stax marche sur Mars.

A nouveau disque, nouvelle identité. Pour réaliser Phantasmes (Crypto/1977), Jean-Pierre Massiera utilise le pseudo de JPM & Co. Casse-tête disco space, pop, rock, prog, funk, soul et électronique, Phantasmes est encore du Massiera de haute volée, très proche de son brillant prédécesseur au catalogue.

Herman's Rocket (Space Woman - Disques Ibach/1977) et sa populaire chanson-titre, Venus Gang (Galactic Soul – Epic/1978) et Human Egg (1978/Favorite Recordings) explorent encore et toujours sur la space disco. Ils s'appuient sur les contributeurs fidèles de l'artiste (Torelli, Crema, Attali, Bonfils, Ceccarelli...).

Après avoir été dans le coup de Micky & Jones (Hold Up) et Friends (Trans Am Dancing), Jean-Pierre Massiera tourne le dos à ses Alpes-Maritimes natales pour Paris où il poursuit ses travaux tant en qualité de producteur pour autrui que plus personnels. Bien que moins prolifique, il s'exprime encore sous Areisam, Sierra, Orient Express...

Il faut croire que les senteurs de sa région d'origine lui manquent, puisque, 5 ans après sa montée sur la capitale, il revient au pays pour lancer un studio flambant neuf à Bar-sur-Loup (milieu des 80's) auquel il accorde l'essentiel de son activité durant les décennies suivantes et jusqu'à sa mort.

Muchos...gracias.

Rares sont les presses relayant la nouvelle de sa disparition, il y a un peu plus de deux ans ; tout aussi faméliques sont les pauvres et pitoyables entrefilets rendant hommage à son génie. La carrière, même alambiquée, de Jean-Pierre Massiera mérite une autre considération.

On peut en découvrir les anthologies les plus brillantes dans le catalogue de Mucho Gusto (Psychoses Freakoid -1963/1978 et Psychoses Discoid – 1976/1981), sorties en 2007 ou au travers de la compilation de 2009, Midnight Massiera (Finders Keepers).

Greffon de Joe Meek et de Giorgio Moroder, Jean-Pierre était bien l'un plus grands producteurs des années 60/70 et, certainement, le meilleur que la France ait eu.

Le plus original, le plus prolifique et le plus créatif, cela ne fait aucun doute, au regard du nombre de pépites pop, rock psychédélique et disco démentes qui nourrissent son œuvre. Muchos gracias JP (RAZOR©2022).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

Compilation 2007.

 

Massiera psychoses discoid 2007

 

JEAN-PIERRE MASSIERA

PSYCHOSES DISCOÏD (1976/1981) – 2007  4,5/5

 

Publié en 2007.

Produit par Jean-Pierre Massiera.

Durée:42:09.

Label:Mucho Gusto.

Genre:space disco,funk,soul,électronique.

 

Disco visionnaire virale.

 

Maintenant qu'il est décédé, j'ai l'air fin. A avoir régulièrement reporté un dépiautage de son catalogue quand il était vivant, j'ai aujourd'hui, deux ans après sa mort, le devoir moral de le faire.

Ne serait-ce que pour donner un peu plus de poids à une discographie dont les retours sont faméliques ou très peu documentés malgré sa qualité, sa prolificité, sa diversité et sa pertinence ainsi que, pour contrebalancer le peu d'écho que la disparition de ce visionnaire a suscité dans les canards.

Loin de moi l'idée de jouer les Robins des Bois et de crier à l'injustice mais j'avoue que la manière dont Jean-Pierre Massiera a quitté la scène fin décembre 2019, sans le moindre hommage, ni reconnaissance particulière du milieu du rock, exceptée celle des intimes et des fans, m'a profondément attristé, voire choqué.

Ni le personnage, très apprécié pour sa simplicité, son humour, sa gentillesse et son intelligence, ni le technicien avant-gardiste, inspiré, créatif, bidouilleur, audacieux et un grain décalé, pas plus que l'artiste, auteur de surprenants ovnis vinyliques aujourd'hui élevés au rang de culte, ne méritaient une sortie de scène aussi peu exprimée ou limitée à quelques rares entrefilets dans la rubrique des chiens écrasés.

Permettez-moi donc, à titre posthume et pour soulager ma conscience de n'avoir pas anticipé cette disparition, de m'incliner respectueusement devant l'homme, le producteur et l'artiste, devant l'œuvre de ce Geo Trouvetou du rock, de ce greffon entre Joe Meek et Giorgio Moroder, de celui qui a téléporté la disco de la Stax sur la planète Mars.

En plus de 50 ans de carrière, Massiera a à peu près tout fait dans le rock ; il a coiffé tant de casquettes dans sa vie professionnelle : musicien, producteur, arrangeur, ingénieur du son, auteur, compositeur, interprète.

Son catalogue est une véritable bibliothèque tant son nom circule partout dans le milieu. On le pointe avec le même bonheur pour son compte, avec son demi-frère Bernard Torelli (décédé en 2016), des 70's à bien au-delà des 80's, dissimulé derrière des alias loufoques créés au gré de ses humeurs et des opportunités du moment, dans des collectifs plus classiques (comme les Milords ou les Monégasques), auprès de musiciens et chanteurs originaux du rock gaulois (Basile, Chico Magnetic Band...). C'est donc un vrai casse-tête pour exhumer de cette production pléthorique une pièce plus que l'autre.

J'ai fait le choix de Psychoses Discoïd (2007) qu'a compilé le label canadien Mucho Gusto, bienheureux dépositaire d'une partie de son travail.

Le lien avec le Canada remonte au début des 70's où, durant une bonne année, Jean-Pierre rebondit à Québec, après avoir vendu son studio d'enregistrement niçois.

Psychoses Discoïd focalise sur la période 1976/1981 autour, entre autres, d'un répertoire space disco, funk, groove, afro-tribal et électronique.

Son pendant de la période psychédélique (Psychoses Freakoïd/2007) couvre lui le créneau artistique allant de 1963 à 1978. Il est l'autre centre d'intérêt que Mucho Gusto a en boutique. Les deux sont incontournables.

Matière disco-funk psychédélique, Psychoses Discoïd ramène à une France sans complexes, une France qui ose, une France disco qui damne le pion aux pionniers de la Stax. A l'instar de Marc Cerrone, pilier du genre dans l'hexagone (mais en mieux).

Visionnaire, Jean-Pierre Massiera, lui, pousse le bouchon jusqu'à envoyer les pionniers ricains de la soul de faire un tour sur Mars pour voir s'il y est...

Expérimental sur Psychoses Freakoïd, Psychoses Discoïd dévoile le Massiera cosmico-mélomane.

Il y incarne une musique libre qu'il amène, selon,l'identité qu'il s'arroge, dans la direction qu'il a choisie, les mains en haut du guidon, en roue libre et sans pression ni contraintes, sans obligation d'imaginer finir un jour en tête des hits parades. Quoi que sur un malentendu...

Le niçois coiffe différentes casquettes. Qu'il soit Sex Convention, Herman's Rocket, Micky & Jones, Human Egg, Brasa Brasil & Helena, Barbed Wire Joyce & Co, Venus Gang, Barbara Potts ou Starlights, il prend son panard en convertissant ses élucubrations disco, parfois effrontément parodiques (Daddy And Mama), en un format récréatif (hard rock, surf, prog, psychédélique, tribal et latino) qui se contrefout des retombées commerciales, du qu'en dira-t-on et, s'affranchit parfois, du bon goût. Mais qu'est ce que c'est bien foutu !

Si j'avais un à-priori favorable sur l'auteur (j'ai un faible pour The Maledictus Sound), j'ai découvert Psychoses Discoïd sur le tard (grâce aux rééditions de Mucho Gusto) et, bien que n'étant pas un aficionado du disco (j'étais plus souvent accoudé au bar qu'à me trémousser sur le dancefloor), je suis tombé sous le charme de ce son dingue qui lui est propre et de ce disque dont la variété fait qu'il ne se perd jamais.

Je recommande donc , j'encourage, je conseille, je préconise, je soutiens, j'appuie... Depuis, j'ai creusé le catalogue. Oh la vache ! Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa... (RAZOR©2022)

 

1. Sex Convention - Toi Qui Rêve De Baisers.

2. Herman's Rocket - Indian Planète.

3. Micky & Jones - Ma' Jackson.

4. Herman's Rocket - Hanged In The Universe.

5. Human Egg - Onomatopaeia.

6. Brasa Brasil & Helena - I Got To Bahia.

7. Human Egg - Love Like This.

8. Barbed Wire - Dies Irae Fuse.

9. The Starlights - Mao Mao.

10. Joyce And Co - Daddy And Mama.

11. Barbara Ptts - Sad My Love.

12. Venus Gang - Love To Fly.

13. Micky & Joyce - Hold Up.

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