AC/DC.

BIOGRAPHIE.

 

AC/DC (Sydney – Australie)

 

Acdc 1979

 

Actif depuis 1973.

Labels:Columbia,Atlantic,Elektra,EMI,Epic,Albert Productions.

Genre:rock,hard rock,blues-rock,rock 'n' roll.

Site officiel:acdc.com

 

Un bilan exceptionnel.

Originaire du pays des kangourous, AC/DC peut se targuer, depuis ses débuts en 1973 du côté de Sydney, d'être à ce jour, l'unique groupe australien de l'histoire du rock à avoir, cinq décennies de rang, occupé la place de N°1 dans les classements d'albums nationaux.

En effet, entre Back In Black, sorti en juillet 1980 juste après la mort du légendaire Bon Scott, et Power Up, sa 17ème levée discographique studio publiée 40 ans plus tard (novembre 2020), la formation constituée par la fratrie écossaise des Young (Angus et Malcolm) pointe encore, entre ces deux dates, en première position à trois autres reprises.

Live, enregistré durant la tournée The Razors Edge, a cet honneur fin octobre 1992, avant que Black Ice (octobre 2008), classé dans 29 pays, et Rock Or Bust (fin 2014), premier LP sans Malcolm, ne viennent à leur tour compléter ce bilan exceptionnel.

Acdc debutsUn bilan exceptionnel.

Acdc bon scottBon Scott.

Acdc angus youngL'inénarrable Angus Young.

Acdc sceneUn groupe toujours aussi populaire.

Acdc highway to hellIncontournable Highway To Hell.

Acdc introToujours actif en 2022.

Plus de 200 millions d'albums vendus.

Auteur des incontournables tubes planétaires tels que Highway To Hell, Back In Black, Hells Bells, Thunderstruck, Let There Be Rock, Big Gun, Whole Lotta Rosie, TNT, It's A Long Way To The Top (If You Wanna Rock 'n' Roll) et War Machine, AC/DC, célèbre aussi pour ses mémorables prestations scéniques, a écoulé plus de 200 millions d'albums en 50 ans de carrière.

Adepte d'une musique façonnée autour du blues et du rock 'n' roll, dure, sans chichis et brute de décoffrage, le groupe autralo-britannique est un pionnier du hard rock qui, malgré les changements qui l'ont affecté au fil du temps, agrège encore et toujours à lui aujourd'hui des générations entières de fidèles.

Toujours actif en 2022 malgré les complications de santé de Brian Johnson (ses problèmes d'audition le contraignent à être remplacé un temps par Axl Rose des Guns N' Roses), entré dans le groupe pour suppléer le défunt Bon Scott, et les ennuis judiciaires (menaces de mort, possession de drogue) du seul australien de la troupe, le batteur Phil Ruud, AC/DC continue à se produire bon an, mal an, autour de ces deux membres ainsi qu'Angus Young (guitare solo), Stevie Young (guitare rythmique) et Cliff Williams (basse).

De quoi combler un panel de fans qui ne cesse de grossir malgré 5 décennies d'activité et auprès duquel le groupe jouit toujours d'une inébranlable popularité, même si celle-ci n'a pas toujours été constante, AC/DC ayant alterné les pics de sympathie durant son existence...

Angus, Malcolm...et George.

La fratrie Young est derrière AC/DC, notamment Angus et Malcolm qui, en 1973, emboitent le pas à leur frère George, leur aîné de respectivement 8 et 6 ans, premier de la famille à connaître le succès avec les Easybeats (début des 60's), une sommité en Australie.

Ce dernier est leur pymalion ; son aide, ses conseils et sa réussite ont grandement contribué à susciter les vocations de ses jeunes frangins. Sans lui, il n'y aurait vraisemblablement pas eu d'AC/DC.

Originaires de Glasgow où ils ont vu le jour, les Young émigrent en Australie en 1963 et élisent domicile dans la périphérie de Sydney.

Dans le sillage de George, Malcolm intègre, en 1971 et comme second guitariste, une formation de la cité côtière de Nouvelle Galles du Sud (Newcastle) fraîchement débarquée sur Sydney.

Nommée The Velvet Underground, celle-ci n'a aucun rapport avec le groupe underground new yorkais qui a révélé Lou Reed. Malcolm s'en détache un an plus tard et a dans l'idée de fonder son propre combo.

Début au Chequers en 1973.

Malcolm, 20 ans sous la toise, concrétise son projet en recrutant Dave Evans (chant), Larry Van Kriedt (basse), Colin Burgess (batterie). Il tient la guitare rythmique tandis que son cadet de deux ans Angus (celui qui arbore un look d'écolier) en devient le guitariste solo.

L'unité se constitue à la fin de l'année 1973 et devient effective quand elle fait le choix de son nom définitif, hérité d'un sigle figurant sur un appareil électrique (un aspirateur ou une machine à coudre selon les sources) et qui désigne le courant alternatif et celui continu (Alternative Current/Direct Current, autrement dit AC/DC).

Cette option réfère bien évidemment à la musique élémentaire et énergique que les Young ont en tête. Le Chequers, club huppé de Sydney, les voit apparaître pour la première fois sous cette identité dans la nuit de la Saint Sylvestre 1973.

AC/DC marque les esprits et braque les projecteurs sur son nom, au point de susciter l'intérêt de la maison de disques indépendante aussie Albert Productions (il avait les Easybeats dans son giron), distributrice EMI pour l'Océanie.

Une mise en route laborieuse.

Le label de Ted Albert devient la hit factory de la discographie d'AC/DC que produit le tandem Harry Vanda et George Young, le frère aîné, du premier single Can I Sit Next To You Girl (avril 1974) jusqu'en novembre 1978 et l'album If You Want Blood You've Got It.

Les premiers pas du groupe sont laborieux avant que la formation ne se fixe plus sérieusement. Bassistes, batteurs se succèdent tandis que le chanteur Dave Evans ne fait pas l'unanimité. Il est écarté au profit de l'écossais Bon Scott en septembre 74, émigré comme les frères Young.

High Voltage (14 mai 1976) est le premier album sorti à l'échelon international. Il réunit des titres des deux publications australes antérieures (High Voltage et TNT, respectivement publiés en février et décembre 1975) et un line-up resserré autour des Young (y compris George), avec Bon Scott au chant, Mark Evans (basse) et les batteurs Tony Currenti (musicien de sessions) et Phil Ruud.

Acdc phil ruud portrait

“ Quand nous avons débarqué à Londres en pleine mouvance punk, nous n'étions qu'une bande de nains effrontés. Cela nous allait parfaitement; nous considérions tout le monde comme de la chair à canon et nous nous contentions de faire ce que nous avions à  faire. Et ça a plutôt bien fonctionné pour nous...” (Phil Ruud)

La fin de l'ère Scott.

A partir de cette époque, la formation se stabilise jusqu'au remplacement de Mark Evans par Cliff Williams en 1977. Celui-ci est du 4ème opus d'AC/DC, Powerage (mai/juin 1978), dernière levée du duo de la production Vanda/Young. Si son contenu diffère selon les éditions européenne et australienne, son visuel reste inchangé.

Scott, Williams, Ruud et les Young sont du live enregistré à l'Appolo de Glasgow pendant le Powerage Tour de 1978 ; If You Want Blood You've Got précède l'album le plus populaire et le plus rémunérateur de l'ère dite Bon Scott : Highway To Hell (1979), nommé d'après son légendaire single.

Pour son chanteur, c'est malheureusement la dernière fois qu'il apparaît dans l'effectif d'AC/DC, victime, le 19 février 1980, d'une asphyxie fatale occasionnée par ses propres vomissements après une trop forte absorption d'alcools.

Après avoir un temps envisagé la fin de l'aventure, le groupe rebondit en recrutant le britannique Brian Johnson, jusque là frontman des Geordie (Newcastle Upon Tyne).

Back In Black, gros succès dans les bacs.

Dans la foulée, il enregistre l'album Back In Black, son numéro 6, lequel va s'avérer leur plus grosse réussite commerciale. Avec des ventes au-delà des 50 millions d'exemplaires, celui-ci talonne Thriller de Michael Jackson pour le titre de LP le plus vendu de tous les temps.

Sa pochette noire, le titre donné à cet opus sorti fin juillet 1980 ainsi que certaines chansons (Hells Bells, Back In Black et Have A Drink On Me) sont un hommage à leur ancien chanteur et parolier.

Succéder à un tel succès n'est pas garanti mais le défi est relevé par les musiciens et le disque suivant, For Those About To Rock We Salute You (novembre 1981), même s'il n'atteint pas les scores de son prédécesseur, s'écoule encore à plus de 12 mllions de pièces et atteint le top des charts de l'Oncle Sam.

Toujours aussi enthousiasmant.

Pour AC/DC, c'est une première aux Etats-Unis où l'album se vend à 4 millions d'exemplaires. Sur la planète, l'engouement pour les australo-britanniques reste très fort d'autant que Brian Johnson a réussi à faire oublier Bon Scott.

AC/DC affiche aujourd'hui un catalogue officiel fort d'une trentaine d'albums (studio-compils et australiens compris) et d'une quinzaine de vidéos. Rares sont ceux à écarter malgré les trous d'air qu'a connu le groupe en termes de popularité.

En dépit des changements de personnels, des pertes humaines et problèmes de santé des uns et des autres, AC/DC n'a jamais dérogé à son statut de star du hard rock et ce n'est pas l'avancée dans l'âge de ses membres actuels qui l'empêche d'aller à l'essentiel : faire une musique basique qui enthousiasme les fans. Cela va faire soixante ans que ça dure. Qui s'en plaindra? (RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP Studio 4 - 1976

 

Acdc dirty deeds done dirt cheap 1976

 

AC/DC

DIRTY DEEDS DONE DIRT CHEAP (édition européenne) – 1976  4/5

 

Publié en Europe en décembre 1976.

Produit par Harry Wanda, George Young.

Durée:39:59.

Label:Atlantic Records.

Genre:hard rock,blues-rock,rock 'n' roll.

 

Bordéliquement bon.

 

Dirty Deeds Done Dirt Cheap (1976) ramène aux années Bon Scott. L'écossais émigré en Australie a, durant cinq ans, été le pilier et l'élément à la base même du succès d'AC/DC.

Deuxième chanteur de l'histoire du groupe, succédant à Dave Evans en 1974, il en sera le frontman jusqu'à sa mort en 1980 (le 19 février), étouffé dans ses vomissements après une soirée plus arrosée que les autres. Brian Johnson le remplace alors six semaines plus tard...

6 fois platine en Australie ainsi qu'aux States où il ne sort qu'en 1981, un an après la disparition de Scott, Dirty Deeds Done Dirt Cheap figure en troisième place des meilleures ventes américaines d'albums du groupe ; seuls Highway To Hell et, surtout, Back In Black font mieux.

Ecrit sur la route pendant le Lock Up Your Daughter Tour et de ce fait, enregistré en différentes étapes, le troisième opus studio des océaniens est publié en Australie (20 septembre 1976), puis à l'International (en décembre de la même année) mais dans deux versions distinctes, tant au niveau de leur visuel respectif que de l'agencement ou de la sélection des titres. Il fait suite aux très populairex High Voltage et à TNT, édités l'année précédente (1975).

Dans sa publication originelle, la pochette est animée par un dessin qui représente Bon Scott face à un billard, brandissant un avant-bras musclé orné d'un tatouage qui nomme le LP ; à ses côtés Angus Young fait le V de la victoire.

Le pressage postérieur est le fait du designer Hypgnosis et dévoile un groupe de gens dont la particularité est d'avoir les yeux couverts par un cache noir.

Cette version est privée de R.I.P. (Rock In Peace) et Jailbreak, remplacés par Rocker et Love At First Feel et l'ordre d'apparition dans la tracklist n'est pas le même de l'un à l'autre. Certains titres en commun sont, par ailleurs, raccourcis. C'est le cas de Dirty Deeds Done Dirt Cheap et Ain't No Fun (Waitin Round' To Be A Millionaire).

Seuls points de convergence entre les deux éditions : le nombre de titres (9), même si cette égalité en nombre ne fait pas l'égalité en durée, l'opus international étant plus court de 2 minutes 25 (39:59 contre 42:24) ainsi que le titre (Dirty Deeds Done Dirt Cheap) qui les introduit. A dire vrai, c'est un peu bordélique...

Ce troisième volume, même s'il n'est pas le meilleur AC/DC du catalogue (accordons ce privilège à Back In Black), n'en est pas moins un très bon disque qui confirme tous les espoirs suscités par ce qui précède et annonce ce qui va suivre et propulser un peu plus les australiens sur le devant de la scène internationale.

Dirty Deeds Done Dirt Cheap, 46 ans après sa mise sur le marché, continue néanmoins à diviser les fans qui, pour certains, voient en cette sortie une des moins probantes de Bon Scott. Peut-être n'a-t-il pas ici la matière ad hoc pour exprimer tout son potentiel ?

Il est vrai que celle-ci n'est pas toujours à la hauteur de son talent et qu'AC/DC se fait ici un peu plus lourdingue et redondant que ce qu'on lui connaît. J'en veux pour preuve les déceptions que sont There's Gonna Be Some Rockin', Ain't No Fun (Waitin Round' To Be A Millionaire), Love At First Feel.

Pour compenser, le lot ici proposé recèle toutefois son quota de titres puissants, à l'image de la chanson-titre ouvrant les hostilités, de Ride On, Squealer, Rocker, Problem Child ou Big Balls. Ces derniers sont toutefois si forts qu'ils suffisent à mon bonheur et me font oublier le reste (RAZOR©2022).

 

1. Dirty Deeds Done Dirt Cheap.

2. Love At First Feel.

3. Big Balls.

4. Rocker.

5. Problem Child.

6. There's Gonna Be Some Rockin'.

7. Ain't No Fun (Waitin Round' To Be A Millionaire).

8. Ride On.

9. Squealer.

 

Bon Scott:chant.

Angus Young:guitare solo.

Malcolm Young:guitare rythmique,choeurs.

Mark Evans:basse.

Phil Rudd:batterie.

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