Back Street Crawler.

BIOGRAPHIE.

 

BACK STREET CRAWLER/Angleterre

 

Back street crawler 1

 

Actif entre 1975 et 1976.

Label:Atlantic Records.

Genre:blues-rock,hard rock,heavy métal.


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Derrière Back Street Crawler, on retrouve un certain Paul Kossoff, que les initiés aux choses du rock auront tôt fait de ficher comme un des plus grands guitaristes des années 60 et 70's. Quand Paulo monte ce groupe, il présente déjà un beau pédigrée, venant notamment d'en terminer avec Free, séminale formation de blues-rock britannique.

Back street crawler 2

Back street crawler kossoff

Andy Fraser le précède dans le départ de cette sémillante formation, reprochant alors au Koss un manque de fiabilité récurrent depuis que l'héroïne a pris le dessus sur l'artiste ; souvent défaillant, voire carrément absent aux spectacles programmés, Paul Kossoff met à mal l'équilibre de Free, sa viabilité, au point que les membres du groupe lui mettent Wendell Richardson dans les pattes, histoire de parer à toute éventualité.

La goutte d'eau qui fait déborder le vase, c'est la tournée américaine Heartbreaker qui voit Kossoff incapable de l'assurer ; trop, c'est trop : Free explose en 1973.

Si Fraser s'en va former les Sharks et Rodgers et Kirke Bad Company, Paul Kossoff poursuit son petit bonhomme de chemin seul et publie un LP solo du nom de Back Street Crawler (1973), dans lequel, malgré son état et son addiction aux drogues, il s'en sort très bien.

Back Street Crawler : des bluesmen aguerris.

Back Street Crawler l'inspire pour nommer le groupe qu'il va fonder à la suite avec d'autres joueurs de blues chevronnés comme Terry (Wilson) Slesser, chanteur, son presqu'homonyme le texan Terry Wilson, bassiste, Tony Braunagel, batteur, section rythmique d'Atlantic Records, et le claviériste Mike Montgomery.

Atlantic Records, le nom est lâché : l'avisé Ahmet Ertegun, son fondateur, jette son dévolu sur ce groupe. Nous sommes en 1975 quand ce magnifique attelage commence à être montré du doigt, pas exclusivement pour les problèmes de santé de Kossoff -et Dieu sait s'il sont profonds et de notoriété publique- mais pour la qualité de la musique qu'il développe. Entre 1975 et 1976, Back Street Crawler va montrer tout ce dont il est capable et fédérer autour de son nom, en assurant avec succès une première tournée britannique, puis en sortant le très remarqué The Band Plays On (sept.75).

Ce disque est un peu l'album de Montgomery qui signent 6 des 10 titres, seul, et 2 autres en coécriture. Kossoff s'y montre à son avantage, plus que dans Free et dans la tournée de promotion qui s'engage derrière et qu'il perturbe une nouvelle fois en tombant malade.

Sont-ce les raisons pour lesquelles le claviériste quitte le groupe ? Entre septembre et décembre 1975, Paul Kossoff atteint un point de non-retour : alcool, drogues, maladies à répétition, problèmes cardiaques... ses amis, sa famille ne peuvent plus grand chose pour lui.

Back street crawler bundrick

« La seule personne qui puisse vous faire arrêter, c'est vous-même. Vous devez décidez par vous-même que cela suffit. Paul Kossoff n'a jamais approché cette décision, la nature a fait le choix à sa place et avant qu'il n'ait eu à dire : Eureka, ça y est, j'y vais ! » (John Rabbit Bundrick)

Mort à 26 ans...

John Rabbit Bundrick pallie le départ de Montgomery, début 1976, au moment où Back Street Crawler doit se produire aux Etats-Unis pour une série de dates. Encore une fois, le manque de fiabilité de Kossoff amène le groupe, alors plongé dans la préparation d'un deuxième LP (Second Street/1976), à annuler certains concerts. Sous la houlette du producteur Glyn Johns, Back Street Crawler s'attache les services d'un guitariste supplémentaire, WG Snuffy Walden ; à charge pour lui de venir en soutien des défaillances et des absences de Kossoff.

A nouveau, comme à l'époque de Free, les parties de guitare sont de moins en moins confiées au Kos. Walden va même jusqu'à le remplacer sur scène en février 1976. Le 19 mars de cette même année, ce qui était annoncé, tombe : Paul Kossoff mort d'un arrêt cardiaque sur un vol Los Angeles-New York ; la drogue a enfin raison de cet incurable junkie. Il allait sur ses 26 ans.

Après la disparition de son légendaire musicien, le groupe continue sous Crawler, signant 2 LP avec Geoff Whitehorn en lieu et place du défunt guitariste ; l'héritage de Paul Kossoff étant devenu trop lourd à assumer, il s'arrête en 1978 (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1975

 

Paul kossoff backstreet crawler

 

BACK STREET CRAWLER

THE BAND PLAYS ON - 1975  3,5/5

 

Publié en octobre 1975.

Produit par Back Street Crawler.

Durée:44:16.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock,blues-rock.

 

Une victoire pour le Koss.

 

Il est plus que vraisemblable que, s'il n'avait pas été aussi accro aux drogues dures, addiction qui accélère sa déchéance et précipite sa mort (le 19 mars 76) alors qu'il n'a que 26 ans, Paul Kossoff aurait été une très très grande star du rock.

Au lieu de ça, en faisant le choix de bouffer les pissenlits par la racine du fait d'une vie outrancière, il rejoint prématurément le cercle des jeunes disparus du rock sans avoir fait totalement le tour de ce à quoi son talent précoce le destinait.

Il n'aura même pas le privilège d'intégrer le légendaire club des 27 et de pouvoir prétendre, par ce biais, à une gloire posthume et éternelle. Kossoff, aux portes des 50 meilleurs guitaristes de tous les temps, n'a que le soutien des fans de Free ou des puristes du rock pour éviter de tomber dans les oubliettes. Parti trop tôt, le précoce londonien (il a débuté dans Black Cat Bones à 15 ans) n'a pas eu le temps, ni la possibilité d'en faire plus, de faire mieux. Regrettable au regard de ce qu'il a montré sur les dix ans au cours desquels il a exercé.

Le meilleur de son œuvre tient dans sa période Free (1968/1972) ; il y joue un rôle prépondérant, notamment au niveau du son et du jeu de guitare époustouflant qu'il développe, contribuant à porter le groupe parmi les plus belles réussites de blues-rock britanniques de cette époque.

Revers de la médaille, à force de déconner avec la dope, au point de flirter constamment avec la ligne rouge et la faute professionnelle, il est aussi à la base de la dissolution de Free, pour, alors que son état devient pitoyable, ne plus être d'une grande fiabilité, ni d'un grand secours. Son comportement perturbe le présent autant qu'il obstrue l'avenir du groupe.

Free tire le rideau. Si Paul Rodgers et Simon Kirke s'en vont former Bad Company tandis qu'Andy Fraser en fait de même avec Sharks. Paul Kossoff prend une voie plus personnelle qui se traduit par l'excellent Back Street Crawler (1973) pour Atlantic.

Ce disque donne son nom au groupe qu'il constitue en 1975 alors qu'il va un peu mieux. Back Street Crawler comprend également Mike Montgomery, Terry Wilson-Slesser et Tony Braunagel. Groupe de qualité, il est plus commenté pour les déboires de santé de son leader que pour la pertinence de sa musique. Ces deux LP, le présent The Band Plays On (1975) et son suivant Second Street, sorti à titre postume à l'automne de l'année suivante, n'ont pas les commentaires élogieux qu'ils méritent.

The Band Plays On (en écoute intégrale ici) alterne entre chansons sublimes comme le blues It's a Long Way Down to the Top, Jason Blue, Hoo Doo Woman et surtout Train Song, et titres moins accrocheurs (le reste). Malgré la qualité de l'écriture de Montgomery, The Band Plays On manque d'un matériel qui soit au niveau des pièces évoquées précédemment.

Cette carence, ainsi qu'une voix à la Paul Rodgers pour les porter, auraient doté l'album d'une étoile supplémentaire. On reste donc à 3,5/5, ce qui, au stade sanitaire concernant Paul Kossoff est plutôt une victoire. Hélas, on connaît la suite... (RAZOR©)

 

1. Hoo Doo Woman.

2. New York, New York.

3. Stealing My Way.

4. Survivor.

5. It's a Long Way Down to the Top.

6. All The Girls Are Crazy.

7. Jason Blue.

8. Train Song.

9. Rock & Roll Junkie.

10. The Band Plays On.

 

Paul Kossoff:guitare.

Terry Wilson-Slesser:chant,basse,guitare.

Tony Brunagel:batterie.

Mike Montgomery:claviers,choeurs.

LP Studio 2 - 1976

 

Back street crawler second street

 

BACK STREET CRAWLER

2ND STREET – 1976  4/5

 

Publié en novembre 1976.

Produit par Back Street Crawler.

Durée:37:53.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock,blues-rock.

 

Tout acquis à son Koss.

 

Eric Clapton, Peter Green, Mick Taylor, Jimmy Page, Jeff Beck… on ne compte plus les guitaristes exceptionnels que la Vieille Angleterre a envoyés au casse-pipe pour la représenter dignement sur la scène rock internationale.

Les noms de ces spécimen uniques sont ceux les plus évoqués par les spécialistes, encore que cette sélection prestigieuse pourrait être élargie à d’autres virtuoses dont Paul Kossoff fait incontestablement partie depuis ses premiers pas dans le métier, sous la bannière de Black Cat Bones.

Les Robin Trower, Gary Rossington, Warren Haynes n’ont jamais caché leur admiration pour le jeu du Koss. Avec Free, en solo, puis au sein de Back Street Crawler, Koss justifie, sans jamais faillir, son statut de géant du rock et de la guitare.

La formation qu’il monte en 1975, baptisée du nom de son premier album en solitaire, Back Street Crawler, et sur laquelle Atlantic Records essaie avidement de capitaliser après que Kossoff ait passé l’arme à gauche en mars 1976 (la même année disparaît un autre oublié de cette liste, Tommy Bolin), est sa dernière famille ; 2nd Street est le dernier bébé que ce junkie invétéré ne verra pas naître.

Back Street Crawler a alors les moyens de ses ambitions, le premier opus The Band Plays On (1975) en fournissant la preuve incontestable. A 25 ans et perturbé par une santé qui va déclinante, le Koss assure encore une dernière fois dans 2nd Street (1976), album de blues-rock enregistré lors de sessions sur le sol américain (Los Angeles, New York), dans le cadre d’une tournée.

Le batteur texan Tony Braunagel, le chanteur anglais Terry Wilson-Slesser, le bassiste Terry Wilson (ce n’est pas une erreur, il y a bien deux Terry Wilson ici), le claviériste John « Rabbit » Bundrick encadrent un Kossoff qui, au regard de son jeu plus mélancolique et plus en émotion que jamais, sent que le temps lui est désormais compté. Il jette ses dernières forces dans ce projet assurément très mésestimé.

2nd Street est un grand album oublié et des pistes comme Blue Soul, Some Kind Of Happy, le rock énergique Stop Doing What You’re Doing, l’acoustique Raging River, le merveilleux blues Some Kind Of Happy, les 6 minutes de Just For You, On Your Life ou le final de Leaves In The Wind sont là pour le rappeler, pour appuyer là où ça fait mal.

Si le Koss y est déchirant, la réussite de ce disque tient également dans la prestation très remarquée de Bundrick aux claviers et dans la beauté de la voix soul de Terry Wilson-Slesser (notamment Just For You), éléments qui se combinent parfaitement.

Kossoff et le Rabbit  avaient d’indéniables accointances ; ils se complètement sublimement. Il eut été intéressant de voir ce que la suite aurait donné. Comme le talentueux bassiste Terry Wilson et l’expérimenté batteur Tony Braunagel, au jeu simple et efficace, se contentent de conduire la troupe sans jamais envahir le devant de la scène, il résulte de ce 2nd Street un ouvrage sur lequel l’aspect émotionnel prime et qui laisse libre cours au talent du guitariste anglais.

Le Kossoff de l’après Free maintient un niveau élevé, cet opus incroyablement bon laissait entrevoir de belles promesses pour l’avenir de cette formation. La drogue en a décidé autrement (RAZOR©).

 

1. Selfish Lover.

2. Blue Soul.

3. Stop Doing What You’re Doing.

4. Raging River.

5. Some Kind of Happy.

6. Sweet, Sweet Beauty.

7. Just for You.

8. On Your Life.

9. Leaves in the Wind.

 

Terry Wilson-Slesser:chant.

Paul Kossoff:guitare.

Terry Wilson:basse,guitare acoustique,guitare électrique.

John "Rabbit" Bundrick:claviers,chant.

Tony Braunagel:batterie,chant.

DISCOGRAPHIE POSTHUME.

LP Live - 1998

 

Paul kossoff craydon 75

 

PAUL KOSSOFF & BACK STREET CRAWLER

LIVE AT CROYDON FAIRFIELD HALLS 1975 - 1998  5/5

 

Publié le 4 mars 1998.

Enregistré au Fairfield Halls de Croydon en juin 1975.

Produit par Paul Kossoff,Back Street Crawler.

Durée:59:19.

Label:Street Tunes.

Genre:hard rock,blues-rock.

 

Noble Koss.
 

Joe Bonamassa qui touche sa bille sur le sujet dit de lui : « le vibrato d’un guitariste, c’est son empreinte digitale, c’est dans votre ADN, c’est votre personnalité, c’est le timbre de votre voix. Paul Kossoff avait un vibrato rapide, tout en étant bluesy et soulful, un vibrato sous contrôle et toujours passionné ». Arrivé à maturité, le vibrato inné de Kossoff était extraordinaire et inimitable. Paul Kossoff était inimitable.

Il est regrettable que ce guitariste anglais hors pair n’ait pas eu la reconnaissance qu’il mérite. Les bilans et classements ont tendance à l’oublier au moment des comptes ou à le reléguer derrière le quatuor britannique Clapton, Green, Lee, Page dont il est au moins l’égal et auxquels il n’a absolument rien à envier. Mais on ne raye pas des tablettes sur un simple claquement de doigt un musicien de sa trempe, malheureusement doublé d’un junkie notoire qui affiche à peine 25 printemps quand la drogue l’emporte pour toujours. A deux ans près, il intégrait le club des 27, et ça aurait peut-être contribué à ne pas l’oublier.

Le Koss est né pour être guitariste, mais la révélation vient des Bluesbreakers et de Clapton. A 17 ans, il intègre les Black Cat Bones, un groupe de blues électrique anglais, mais c’est sous l’étendard de Free (68) que Paulo, accompagné de Paul Rodgers, Andy Fraser et Simon Kirke embarqué dans ses valises, connaît ses premiers succès avec All Right Now, The Hunter ou Wishing Well. Début 70, Free est le groupe de blues-rock anglais qui vend le plus en Grande-Bretagne.

Le problème chez Kossoff, c’est qu’il est un angoissé permanent, malgré le succès et l’intérêt que lui portent alors les grandes stars du rock. Il est souvent à côté de la plaque en raison d’une consommation outrancière de stups. Son manque de fiabilité de plus en plus récurrent sonne le glas de l’aventure Free. Kossoff se met souvent chiffon, son addiction aux drogues dures prend progressivement le dessus et est de moins en moins en mesure d’assurer sa partition.

A la fin de Free (73) vu par Al Kooper comme le meilleur de tous les groupes, Rodgers et Kirke migrent vers Bad Company tandis que le Koss forme le Back Street Crawler. Alors qu’il semble reprendre du poil de la bête et qu’une tournée britannique s’annonce avec sa nouvelle formation en tête d’affiche et Bad Company en ouverture (avril 76), Kossoff rechute et s’éteint sur le vol Los Angeles New York du 19 mars 76. De l’épisode Free, l’histoire a retenu le superbe Live de 1971. Kossoff y est magistral.

Guitariste influent pour des gars comme Pat Travers, Robin Trower, Joe Bonamassa, Angus Young, Warren Haynes, la force de Kossoff résidait dans sa simplicité, qualité qui faisait l’admiration de ses congénères de la profession et le respect de son auditoire.

Back Street Crawler (1973) est le titre de l’album qui marque sa sortie de Free et ses premières joutes en solo. C’est aussi le nom qu’il donne à son unité de blues-rock composée de Tony Braunagel, Terry Wilson et Mike Montgomery avec lesquels il publie The Band Plays On en 75.

La tournée de mai/juin 75 qui voit BSC atterrir au Fairfield Halls de Croydon, dans la banlieue londonienne, sert de support à la promotion de cet album qui doit sortir en fin d’année. Dans le même temps, se finalisent parallèlement les derniers détails du disque. De nouvelles dates supplémentaires sont annoncées, mais Kossoff ne peut les honorer qu’après la sortie du LP prévue en octobre, pour des problèmes de santé. La maladie s’aggravant malgré les traitements, cette prestation scénique est une des dernières apparitions officielles de Kossoff. La fin est programmée le 3 mars 76 au Starwood de Los Angeles…

Retour au Fairfield Halls (juin 75). Il faut en être, les occasions de se péter du Kos live étant maigres, la faute à un catalogue qui n’a pas eu le temps de prendre du coffre pour les raisons que l’on connaît. En dépit d’une qualité sonore un peu boiteuse et malgré les efforts louables de remastérisation, ce live est hyper dynamique et très excitant.

S’il est encore des sceptiques pour émettre un doute sur mes propos initiaux favorables au soldat Kossoff, qu’ils ouvrent grand leurs esgourdes. Sa présente performance apportera indéniablement de l’eau à leur moulin. C’est net et précis ; c’est le Koss de Free. Il est énorme d’entrée de jeu, signe des soli d’enfer, ne faillit que rarement, mais faillit quand même. La dope, que voulez-vous. Mandrax, coke et héro, ça vous fait piquer du blair pour moins que ça.

Comme la troupe est sur la même longueur d’ondes, avec notamment un chanteur de derrière les fagots, le sieur Terry Wilson-Slesser qui la joue dans un registre Steve Marriott, rien ne justifie donc de passer à côté de cette affaire qui vaut son pesant de peanuts.

Les chansons que Back Street Crawler défend sur scène sous le nom de Paul Kossoff, sont essentiellement celles de l’album en cours de réalisation. Montgomery en est le principal signataire, mais le travail est bien collégial comme le démontre cette écoute que je classe parmi les grands live des années 70. Il m’aurait bien plu d’être dans la salle ce jour là (RAZOR©).
 

1. The Band Plays On.

2. Sidekick To The Stars.

3. Long Way Down To The Top.

4. New York.

5. Train Song.

6. Survivor.

7. Stealing My Way.

8. All The Girls Are Crazy.

9. Jason Blue.

10. Rock ‘n’ Roll Junkie.

11. Molten Gold.

 

Paul Kossoff:guitare.

Terry Wilson-Slesser:chant,basse.

Tony Braunagel:batterie.

Mike Montgomery:claviers,chant.

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