Baker Gurvitz Army.

BIOGRAPHIE.

 

BAKER GURVITZ ARMY/Londres (Angleterre)

 

Bga scene

 

Actif entre 1974 et 1976.

Labels:Repertoire,Janus Records, MLP Records.

Genre:hard rock,heavy metal,rock progressif.

 

Fils de.

L'histoire de Baker Gurvitz Army est étroitement associée aux frères Gurvitz, Paul et Adrian. Né le 6 juin 1949, Paul Curtis-Gurvitz est l'aîné des deux. Il est le premier des enfants de Sam Gurvitz, ancien road manager des Shadows et de Gene Vincent, à mettre le pied à l'étrier du rock, au début des années 60.

Influencé par Elvis Presley, Buddy Holly, Cliff Richard et, bien évidemment par les Shadows, le guitariste intègre, dans un premier temps, des formations de la scène local d'Ilford (banlieue de Londres), avant de constituer son propre groupe, les Londoners (1963) qui, grâce au coup de pouce paternel, ont le privilège de partager quelques dates de la tournée européenne de Gene Vincent et de jouer 6 mois durant au Star Club d'Hambourg, théâtre des débuts de la légende Beatles.

Bga knackDes Londoners à  Knack...

Bga gun 2 paul adrian louie...avant Gun (Paul et Adrian Gurvitz et Louis Farrell)...

Bga three man army...puis Three Man Army...

Bga paul gurvitz ginger baker 76... BGA ouvre un nouveau chapitre pour les frères Gurvutz... 

Bga baker... auquel Ginger Baker (ex-Cream) contribue.

Bga lpIl se ponctue par une très belle discographie.

Des Londoners à Gun.

A leur retour dans la capitale, les Londoners deviennent The Knack (groupe de freakbeat) en 1965, identité inspirée par le film de Richard Lester sorti la même année ; Paul Gurvitz, suite au divorce de ses parents, évolue sous le nom de Paul Curtis, plus approprié, selon lui, pour faire carrière dans le Rock 'n' Roll. Il reprendra son nom d'origine dans les années 70. Sam Gurvitz en devient le manager.

The Knack (Paul Curtis, Brian Parrish alias Brian Morris, Mick Palmer puis Gearie Kenworthy, Louis Farrell puis Topper Clay, puis encore Farrell et Tim Mycroft) enregistre une poignée de singles pour Decca et Picadilly, filiale de Pye : Who'll Be The Next In Line/She Ain't No Good et It's Love Baby (24 Hours A Day)/Time Time pour le premier nommé en 1965, Save All My Love For Joey/Take Your Love, Did You Ever Have To Make Up Your Mind/Red Hearts, Stop ! (Before You Get Me Going)/Younger Girl en 1966 et (The Man From The) Marriage Guidance and Advice Bureau/Dolly Catcher Man, en 1967 pour le second label.

Les Knack jouent leur dernier concert le 6 octobre 1967 au Roundhouse ; Denny Laine, futur Wings, y prend part. Le quintet explose avant de passer sous la bannière de The Gun (1967). Paul Gurvitz, Louis Farrell et Adrian Gurvitz, chanteur et guitariste évoluant au sein des Rupert's People, entérinent cette identité quand la mouture, plus hard rock/blues-rock, passe en trio (1968).

Les Gurvitz se font alors appeler Curtis. Adrian tient la guitare et chante, Paul glisse à la basse et Louis en est le batteur. Dans le courant de 1968, Gun aura Jon Anderson comme chanteur mais il donne sa préférence, la même année, à Yes.

Race With The Devil, c'est les Gurvitz.

Gun ne tarde pas à faire parler de lui. Dès la fin de 1968, il sort un single dont l'énergie, la vitesse et le riff ne trompent pas sur le basculement du groupe vers le hard rock. Race With The Devil, écrit, chanté et porté par la guitare virtuose du cadet des Gurvitz est le gros tube du moment. Le titre survole les charts entre l'automne 68 et le printemps 69.

Malheureusement Gun reste ce que l'on appelle un one-hit wonder, malgré deux albums qui tiennent la route, l'éponyme Gun (CBS/1968) dont le graphisme de la pochette est l'oeuvre de Roger Dean, et Gunsight (CBS/1969). Insuffisant pour espérer poursuivre l'aventure. The Gun se dissout en 1970 et les chemins des frangins divergent un temps ; leurs projets se mélangent alors.

Buddy Miles pour l'un, Parrish pour l'autre, Three Man Army ensemble.

Adrian rebondit sur une carrière solo avant de rejoindre Buddy Miles pour la tournée américaine (environ deux ans) du Buddy Miles Express au cours de laquelle il fait la connaissance de Ginger Baker, l'ancien Cream et Blind Faith.

Paul, de son côté, signe un joli album avec Brian Parrish, sous le nom de Parrish & Gurvitz (1971) et sous la houlette de George Martin (Beatles), le deuxième n'étant pas sorti.

Dans le même temps, la fratrie se reconstitue en 1971 autour de ce qui va donner Three Man Army, sorte de prolongation de Gun ; le moment est alors choisi par elle pour réapparaître sous le nom de Curtis.

Le groupe se met en place via des incarnations successives et consomme quelques batteurs dont Buddy Miles, ramené dans ses valises par Adrian et Carmine Appice (Cactus, Vanilla Fudge). Le batteur officiel est cependant Mike Kellie. C'est lui et Miles que l'on retrouve sur l'excellent mais transitoire A Third Of A Lifetime (avec un fantastique Together) chez Pegasus en 1971.

C'est cependant avec l'arrivée, en 1973, de Tony Newman (May Blitz, Jeff Beck Group) derrière les fûts que le line-up se fixe définitivement et que Three Man Army naît vraiment. Jusque là, le groupe tâtonne et ne sait pas vraiment quelle suite à donner à son aventure.

Deux autres très bons LP sont enregistrés par le trio constitué des Gurvitz et de Newman : un éponyme appelé Malesha (Reprise/1973) aux Etats-Unis et dans certains pays et Three Man Army II (Reprise/1974).

Cette mouture tourne aux USA en ouverture des Doobie Brothers et des Beach Boys. Malheureusement, en dépit de sa qualité, le groupe ne fait pas recette et Tony Newman rejoint David Bowie.

BGA, un format explosif.

Sans batteur mais avec un album hérité de la période Three Man Army dans la besace, les frères Gurvitz se rapprochent de Ginger Baker pour un nouveau chapitre : Baker-Gurvitz Army (1974).

Ginger Baker est alors dans une période médiatiquement moins exposée, après l'échec de Blind Faith et sa tentative assez effacée de jazz fusion Ginger Baker's Airforce. Il tente bien de rebondir au Nigéria où il vit et où il bosse auprès du multi-instrumentiste africain Fela Kuti, avant d'adhérer à BGA.

Les frères Gurvitz sont eux à la recherche d'une nouvelle voie après les belles velléités dont il ont fait preuve depuis Gun. Ils jettent, une nouvelle fois, leur dévolu sur une structure à 3, un format explosif et fougueux qui leur a, jusque là, plutôt bien réussi.

Bga paul gurvitz portrait

« Du point de vue du bassiste que je suis alors, Ginger Baker est le batteur le plus original. A cette époque, j'ai joué aussi avec Louis Farrell, Geoff Britton, Carmine Appice, Buddy Miles, Mike Kellie, Tony Newman, Greame Edge mais celui avec lequel je préférais jouer, c'était Tony Newman. » (Paul Gurvitz)

Une belle discographie.

Le trépidant premier LP éponyme ( 1974) ne dément pas les promesses nées de l'annonce de ce rapprochement ; énergique, puissant et rugissant, le trio signe un disque heavy rock de bonne fracture et dévoile un lot varié, auréolé de quelques pièces magnifiques comme Inside Of Me, 4 Phil, Since Begining ou l'autobiographique et épique Mad Jack, plus dans un registre sudiste. Les fans ne sont pas déçus.

Deux autres albums suivent : Elysian Encounter (janvier 1975) et Hearts On Fire (1976). Elysian Encounter, plus rock que hard, voit la structure tricéphale s'étoffer avec les apports de l'excellent Peter Lemer aux claviers et surtout de Steve Parsons, alias Mr. Snips, un très bon chanteur.

Grâce à du nouveau matériel éprouvé lors de tournées, BGA fait sauter la banque. Cream n'est pas loin. Sans la moindre faille, sans la moindre faiblesse, BGA bisse dans la qualité : The Key, au style santanien, Time, The Dreamer, The Gambler, Remember, People en sont les incontournables faits saillants.

Moins côté des 3 opus du catalogue, Hearts On Fire a encore du grain à moudre entre ses instants de saine vitalité (Hearts Of Fire, My Mind Is Healing et Flying In And Out Of Stardom), de belle langueur blues (Thirsty For The Blues et Neon Lights) et ses pièces intéressantes comme Night People ou le chaloupé Smiling.

1976, clap de fin.

Ce travail n'étant pas couronné de succès auprès du public, ce groupe de fortes personnalités se sépare à un moment où les egos d'Adrian et de Ginger commencent à lézarder le collectif. Baker est surtout impatient de vivre de nouvelles expériences hors milieu, la musique n'étant plus alors sa motivation première.

La perte de son manager Bill Fehilly précipite cette rupture ; en juillet 1976, celui qui est aussi derrière les scottish de Nazareth et du Sensationnal Alex Harvey Band se tue lors du crash de son Piper Aztec dans les Highlands d'Ecosse. Cette disparition brise alors ce qu'il reste de cohésion au sein de BGA et scelle, cette même année, la fin de cette brillante formation (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 2 - 1975

 

Bga elysian encounter

 

BAKER GURVITZ ARMY

ELYSIAN ENCOUNTER – 1975  5/5

 

Publié en janvier 1975.

Produit par Eddy Offord.

Durée:40:06.

Label:Atco.

Genre:hard rock,heavy metal.

 

Tout d'un grand.

 

L’album éponyme précédent (1974) du trio constitué des frères Gurvitz et de Ginger Baker était déjà une grande réussite, mais là, avec Elysian Encounter (en écoute intégrale ici), sorti un an plus tard, Baker Gurvitz Army franchit un cap supplémentaire.

Faut dire que le pédigrée de ces trois soldats a de quoi impressionner. Peter Edward Baker dit « Ginger » pour ses cheveux peints au minium , c’est quand même et avant tout le power group Cream (1966/68), pour lequel il bat, mais le parcours, avant d’en arriver à toucher la consécration avec les collègues Clapton et Bruce, passe, dans un premier temps, par les Blues Incorporated d’Alexis Korner et le Graham Bond Organization

Il se poursuit, après l’épisode Cream, avec Blind Faith pour un unique mais fabuleux LP éponyme (1969), puis par la création du Ginger Baker’s Airforce (1970), qui vire vers une musique fusionnant jazz et rock.

Sa rencontre, en 1971, avec Fela Kuti, figure emblématique de l’Afrobeat et légende africaine des seventies, accouche d’un disque live (c’est son nom) que je vous conseille tout particulièrement (1971).

Les états de service des frangins Gurvitz, Adrian et Paul, sont moins prestigieux mais ce cnstat est trompeur. C'est du lourd aussi. Le cursus est plus concis, mais nous ramène quand même vers Gun (souvenez-vous du hit Race With The Devil, qui fait numéro 1 et de leurs deux albums Gun et Gunsight), très populaire dans les clubs londoniens et sur la scène européenne d’alors, puis vers Three Man Army lorsque Gun a cessé d’être (1971). C’est ce brillant double biais Gun/Three Man Army qui m’a mené vers BGA.

Elysian Encounter est le deuxième des trois albums réalisés par le groupe anglais. Le trio blues-rock/hard rock s’étoffe avec l’arrivée de l’excellent Peter Lemer aux claviers et surtout de Steve Parsons, alias Mr. Snips, chanteur hors norme.

Grâce à du nouveau matériel éprouvé lors de tournées, BGA fait sauter la banque. Vous aimez Cream ? Vous apprécierez de la même manière cette formation très technique et virtuose, aux soli de guitare aussi fluides que les riffs peuvent être carnassiers, à la batterie puissante, créative et à la basse qui bosse sans rechigner, aux compositions très costaudes qu’un chant puissant, varié et mélodique et un subtil jeu de claviers rendent encore plus attrayantes et convaincantes que sur l’album qui précède.

N’y cherchez pas la moindre faille, car le haut niveau est constant d’un bout à l’autre de son cheminement ; aucune médiocrité n’y est de mise : The Key, au style santanien (Santana), Time, The Dreamer, The Gambler, Remember, People sont les faits saillants d’un line-up qui a sa propre identité, fonctionne bien ensemble. Baker Gurvitz Army a tout d’un grand. Ceux qui ont vécu ce temps, s’en souviennent (RAZOR©).

 

1. People.

2. The Key.

3. Time.

4. The Gambler.

5. The Dreamer.

6. Remember.

7. The Artist.

8. The Hustler.

 

Ginger Baker:batterie,percussions,chant.

Adrian Gurvitz:guitare,chant sur 3/6.

Paul Gurvitz:basse,chant.

Peter Lemer:claviers,chant.

Steve Parsons (Mr. Snips):chant principal.

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