Bulbous Creation.

BIOGRAPHIE.

 

BULBOUS CREATION/Prairie Village (Kansas – USA)

 

Bulbous creation 1

 

Actif entre 1969 et 1971.

Label:Rockadelic.

Genre:hard rock,rock psychédélique,hard blues,blues-rock,rock.

 

Obscur groupe kansan.

Sans la volonté de Rockadelic de remettre sur le devant de la scène la crème des groupes obscurs des années 60 et 70, Bulbous Creation était voué à croupir encore longtemps dans les entrailles du rock, condamné irrémédiablement à ce que l'on ne sache même pas qu'il a eu une vie musicale et qu'il y a pris sa part.

En l'exhumant du cercle très fourni des laissés-pour-compte, des seconds couteaux, des maudits ou des malchanceux, le label texan, dont la marque de fabrique est, depuis sa création en 1987, le hard rock et le rock psyché, fait revivre une formation de qualité qui a contre elle de n'avoir pas pu se libérer de l'individualisme de son leader, le guitariste Paul Parkinson, un solitaire de chez solitaire.

Bulbous creationBulbous Creation:obscur groupe kansan.

Bulbous creation lpUn LP sauvé de l'oubli par Rockadelic...

Bulbous creation cavern studios...enregistré dans le cadre ésotérique...

Bulbous creation james brown cavern...de Cavern Studios dont James Brown fut un fidèle.

Grâce aux défricheurs du rock...

Groupe de Prairie Village, situé à une quinzaine de bornes de Kansas-City, Bulbous Creation est composé de deux natifs de cette cité, le bassiste Jim « Bugs » Wine et le chanteur, guitariste et songwriter Paul Parkinson et de deux autres musiciens de la région, Chuck Horstmann, batteur, et Alan Lewis, lead guitare.

Le groupe se constitue en 1969, après le retour de l'armée de son bassiste quand il recrute, par annonce dans un journal local, Alan Lewis (mort d'un cancer en 1998), guitariste, et le batteur Chuck Horstmann. Le quatuor, complété sur scène par un claviériste (Lynne Wenner) prend le nom de Bulbous Creation.

Formation passée furtivement dans le rock et considérée comme un des groupes obscurs de la place, elle ne laisse pas une empreinte marquante de son vivant, limitant ses concerts à des apparitions très localisées. D'autre part, il n'est pas établi que les chansons que Bulbous Creation compte alors à son répertoire, aient fait l'objet d'un quelconque album.

Elles sont publiées bien plus tard, quand Bulbous Creation, mort et enterré depuis belle lurette, est devenu de la vieille histoire. On remerciera donc les labels défricheurs du rock et Rockadelic en l'occurrence, pour accorder une seconde vie à ces musiciens et à son œuvre parue sous You Won't Remember Dying (1994) et dont Parkinson signe l'essentiel des compositions et les arrangements.

Le cadre insolite de Cavern Studios.

Le seul témoignage discographique du passage de Bulbous Creation a été enregistré en 1971 dans un endroit assez étrange, le Cavern Studios à Independence dans la périphérie de Kansas City.

Lieu d'enregistrement indépendant parmi les plus insolites que le rock ait engendré, l'endroit est logé dans une des grottes d'une mine de calcaire missourienne (Pixley Quarry) que surplombe une cascade.

Il est perclus de tunnels souterrains, de passages secrets, de galeries, de cavités cachées et de grottes qui offrent une acoustique idéale pour les ingénieurs du label.

Ayant été également squatté par de nombreuses formations garage underground, certains apparentent le cadre loué par Gerald Riegle à l'Enfer, ce qui rend encore plus impénétrable l'univers de Bulbous Creation porté sur des sujets comme le satanisme (Satan), la guerre (Fever Machine Man), les drogues (Hooked), le jugement de Dieu (Under The Black Sun), et adepte de ce que fait Black Sabbath à l'époque.

Il en va autrement, bien sûr, et durant ses six ans d'existence (entre 1967 et 1973), le studio a eu la visite d'artistes célèbres éloignés de ces clichés comme James Brown ou Brewer & Shipley, venus chercher là l'équipement d'enregistrement que d'autres n'avaient pas (Ampex 16 pistes) et des tarifs de location (40 dollars de l'heure en 1967) ou d'enregistrement (175 dollars le 45 Tours ou la cassette) abordables.

La scène kansane de l'époque.

Un album (Local Customs : Cavern Sound/2014) retrace cette épopée underground, impliquant 18 formations de l'époque, dont Bulbous Creation. Peu d'entre elles ont percé, mais la collection a le mérite de bien situer la scène kansane de la fin des 60's et du début des 70's.

Quand il loue le Cavern Studio un jour de 1971, Bulbous Creation a la matière nécessaire pour boucler une démo conséquente de 8 titres que le groupe a dans la besace depuis 1969/70, inédite jusqu'à ce qu'elle n'alimente l'album de 94. C'est la seule fois que l'on peut y entendre le line-up d'origine de Bulbous Creation et le son caverneux résultant de son déplacement dans les studios de Cavern.

Le groupe se dissout juste après, quand Parkinson (mort en 2001 d'une leucémie), peu attiré par les salles de concerts blindées, décide de poursuivre seul et d'interpréter ses propres chansons sur le circuit des petits clubs et bars du Kansas.

Horstmann en fait de même peu de temps après. Wine et Lewis ont alors prolongé sous l'identité de Creation avec Roger Sewell comme guitariste, Wayne Austin au chant et Tommy Ward à la batterie.

Bulbous creation ken shipley numero group

« Cavern Sound à Independence était l'un des studios d'enregistrement les plus étranges jamais construits : dans une grotte souterraine. Dans les années 60's et 70's, il a été loué par de nombreux musiciens dont James Brown et Brewer & Shipley mais aussi toute la scène garage régionale. Cette dernière scène m'a fasciné. Mal documentée, elle a pourtant révélé de très grands artistes comme les Classmen notamment. Bulbous Creation en a fait partie... » (Ken Shipley)

Entre Sabbath et Hendrix...

La musique collectée pour les besoins de You Won't Remember Dying se situe dans un moule étrange de blues psychédélique et de groove stoner (avec un petit orgue sympa en fond), qui aurait mérité un meilleur sort que l'oubli dans lequel ce surprenant lot de chansons est tombé depuis sa mise sur bande au début des 70's.

Même si l'originalité fait défaut ici, le rock proposé est de bonne facture et l'ambiance ésotérique assez étonnante (voire déprimante) et constante du début à la fin.

Du Sabbath et de l'Hendrix pour situer... Accordez-lui l'attention qu'il mérite, c'est loin d'être inintéressant. Lewis, c'est quelque chose. Ce groupe aurait pu être énorme si on lui en avait laissé le temps et donné les moyens. (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio unique (posthume) - 1994

 

Bulbous creation lp

 

BULBOUS CREATION

YOU WON'T REMEMBER DYING – 1994  4/5

 

Publié en 1994.

Durée:41:40.

Label:Rockadelic.

Genre:heavy psych,blues-rock,hard rock.

 

Pour se vider la cabessa.

 

Non de dieu, que ça fait du bien de réécouter du bon vieux blues rock psych bien lourdingue enregistré entre la fin des 60's et le début des 70's, comme peut l’être ce You Won’t Remember Dying (en écoute intégrale ici), sorti en 1994 par la grâce de ces maisons d'éditions parties fouiller les entrailles du rock (ici c'est Rockadelic) pour en exhumer quelques pièces plutôt surprenantes. C'est le cas de cette espèce de croisement entre le Sabbath et Hendrix, qu'est Bulbous Creation, un obscur groupe de la périphérie de Kansas-City.

Si ça ne fait pas avancer le rock, cette compilation post-mortem permet de passer un super moment à se décanuler la tronche. Louvoyant entre hard rock bluesy et heavy et sonorités psychédéliques, ces missouriens créent une atmosphère qui cadre bien avec la noirceur des thèmes couverts par leurs compos : l’héroïne (la sinistre pochette du LP est très évocatrice à ce sujet), le Viet Nam et le satanisme.

La basse est lourde à souhait, la guitare est belle et riffe façon Sabbath, le chant cadre bien avec l'ésotérisme entretenu, le son caverneux (et pour cause, le disque est enregistré dans une ancienne mine) est d'enfer, l'ambiance terrifiante et opprimante. L’ensemble est fort en biceps et passe souvent en force, mais putain que c’est bat’.

End Of The Page, Let’s Go To The Sun, Satan, Stormy Monday et Hooked sont intensément féroces et valent leur pesant d’écoute. Ce petit groupe, dont on sait finalement peu de choses, n’aura même pas eu le plaisir de voir son travail diffusé sur le marché de son temps puisque les bandes enregistrées (en mauvais état) de ce qui deviendra You Won’t Remember Dying n’ont été publiées qu’en 1994. Vu la qualité de l’offre (san prétention) aujourd’hui en notre possession et malgré un amateurisme bon enfant des acteurs (un peu comme les groupes de l'époque des MJC), il méritait une autre considération. Trop content de ce que j'ai entendu, j'y vais d'un 4 (RAZOR©).

 

1. End of the Page.

2. Having a Good Time.

3. Satan.

4. Fever Machine Man.

5. Let's Go to the Sun.

6. Hooked.

7. Under the Black Sun.

8. Stormy Monday.

 

Paul Parkinson:chant,guitare.

Jim "Bugs" Wine:basse.

Alan Lewis:guitare solo.

Chuck Horstmann:batterie.

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