Cheap Trick.

BIOGRAPHIE.

 

 

CHEAP TRICK/Rockford (Illinois – USA)

 

Cheap trick intro

 

Actif depuis 1973.

Labels:Epic,Warner Bros,Big3,Red Ant,Big Machine.

Genre:hard rock,power pop,pop-rock,arena rock,glam metal.

Site officiel:cheaptrick.com

 

Des Who croisés avec des Monkees.

Vétéran de la scène rock, Cheap Trick vient de sortir, en avril dernier, son 20ème album studio, In Another World.

A son écoute, il ne fait aucun doute que le groupe de Rockford, dans l'Illinois, a bien fait de ne pas succomber à une retraite qui aurait pu complètement se justifier, au regard de sa longévité dans le rock et de tout ce qu'il lui a apporté depuis ses débuts, ceux-ci se situant juste avant le milieu des 70's.

Le rendu de leur dernier travail atteste que le poids des ans et les contraintes de la vie de rock stars semblent n'avoir aucun effet négatif sur leurs performances scéniques comme discographiques de Cheap Trick.

Les américains ont toujours le feu sacré, montrent le même enthousiasme à enchaîner les 150 dates qu'ils assurent bon an, mal an, et affichent une excellente santé comme l'indique leur dernier-né discographique.

De ce fait, ils n'ont aucune raison particulière de ne pas continuer à tracer leur route, une route qui va passer par la France le 9 février 2022, où un spectacle à l'Alhambra (Paris) est programmé pour promouvoir leur dernier et excellent LP.

Cheap trick 1Le plus british des amerloques.

Cheap trick scene 2Excellent groupe de scène (©John Henneke Huber).

Cheap trick budokan 2 1994Live At Budokan (1994).

Cheap trick 2021Toujours actif en 2021.

Cheap trick in another world 1In Another World (2021).

Les fans français de Cheap Trick verront en ce rendez-vous du début de l'année prochaine l'opportunité de retrouvailles avec une formation qui n'est plus réapparue sur le sol hexagonal depuis 1980. 42 ans... un bail.

Estampillé hard rock, bien que sa musique ne se résume plus trop à ce genre depuis, Cheap Trick a réussi, le temps qu'aura duré son éloignement du public gaulois, à fédérer autour de son nom, autant les punks, les métalleux, les adeptes de New Wave et de power-pop, les hard rockeurs, que les programmateurs de radio.

Fidèles à leurs idées.

Tout en étant toutes ces tendances en même temps, Cheap Trick ne s'est jamais cantonné dans un style en particulier, ni n'a jamais perdu de son intérêt au fil des décennies.

Conserver cette ligne de conduite est ce qui a fait sa force et qui, à l'heure des bilans, inspire le respect.

Les membres actuels n'ont pas l'intention de déroger à cette règle et comptent bien faire les choses présentes de la même manière qu'ils les faisaient dans le passé.

Inlassablement, les Nielsen, Petersson et Zander continuent à développer les mêmes arguments qu'à l'origine et, ainsi à élargir leur chaland dans l'hétérogénéité du rock.

In Another World leur donne amplement raison.

Il confirme l'attachement qu'inspire Cheap Trick, la plus british des formations américaines, sorte de greffon entre des Who croisés avec des Monkees...

De Fuse à Cheap Trick.

La saga Cheap Trick puise sa source à Rockford à la fin des années 60.

Rick Nielsen (The Grim Reapers) et Tom Petersson (Toast And Jam) fusionnent alors leurs deux formations.

La nouvelle mouture prend l'identité de Fuse (1968) qui, après un single pour Smack Records (Hound Dog/Cruisin' For Burgers – 1969), prend la direction d'Epic pour l'enregistrement d'un LP éponyme, Fuse (janvier 1970), une collection de titres hard rock, de métal, d'art rock et une succession de riffs de guitare à foison.

Ne présentant rien de génial dans la tendance de ce qui se fait alors, l'album ne frappe pas les esprits. Fuse se cherche en vain, au point de se scinder en deux.

Une des deux branches, celle activée par Nielsen et Petersson, poursuit quelques mois, tantôt sous Fuse, tantôt sous Nazz (le Nazz de Todd Rundgren), dont deux de ses membres, Thom Mooney et Robert Antoni remplacent Joe Sundberg et Chip Greenman, éléments de l'autre partie de la scission.

Mooney est remplacé par Bun E. Carlos à la batterie, tandis que Fuse migre sur Philadelphie (1971) avant de se séparer en 1972.

Rick Nielsen, Bun E. Carlos et Tom Petersson, au sortir d'une tournée européenne (1973), rebondissent alors sur Cheap Trick, qui voit le chanteur Randy Hogan compléter le line-up d'origine.

Le nippon vénère le hard.

Ce dernier n'y reste pas longtemps, Robin Zander étant invité à le remplacer dès 1974. Le quatuor enregistre alors une démo (1975) et se produit initialement dans le Midwest, avant de signer pour Epic (1976).

Cheap Trick prenant de l'envergure, il ouvre pour les plus grands (les Kinks, Santana, Queen, AC/DC...). Son succès scénique est corroboré par les trois excellents premiers albums studio que le groupe publie entre février 1977 et avril 1978 (l'éponyme Cheap Trick, In Color et Heaven Tonight) et pour lesquels les publics américain et britannique s'entichent, sans pour autant manifester des réactions débordantes.

Cheap trick tom petersson portrait

« Notre label ne savait pas quoi faire de nous, ils pensaient que nous étions trop caricaturaux. Cela n'avait pas de sens.. » (Tom Petersson)

Cette production discographique trouve un écho tout aussi favorable au pays du Soleil Levant où chacune des publications se pare d'or. Le nippon aime le rock, il le vénère quand il est hard.

Les concerts japonais sont le prétexte à de sublimes spectacles hystériques et donnent lieu également à de mémorables enregistrements figés dans les annales du rock, comme ceux des 28 et 30 avril 1978 à la Nippon Budokan de Tokyo.

At Budokan, triple platine.

Ceux-ci alimentent le premier live du groupe, Cheap Trick At Budokan (février 1979), un des plus grands disques de ce type recensé dans le rock.

Le Japon est une bouffée d'oxygène pour la carrière du groupe et lui ouvre une brèche considérable pour convaincre aux États-Unis.

En ouvrant pour Kiss et Queen, il bénéficie, par ruissellement, de l'adoubement de ces monstres sacrés du rock, se pare d'un statut de star internationale et s'inscrit dans les bons papiers des presses nippones qui l'encense à chaque apparition au Japon.

Triple platine, l'album pointe au 4ème rang du Billboard 200 et s'écoule à plus de 3 millions d'exemplaires.

Il est toujours, à ce jour, le joyau d'un catalogue qui aura généré plus de 20 millions de ventes et que les tubes comme Surrender, Dream Police, The Flame et I Want You To Want Me contribuent à élever un peu plus.

Ces chiffres constituent une belle revanche pour une formation dont le label, à l'origine, ne sait pas trop quoi faire d'elle et que le Rock And Roll Hall Of Fame a depuis intronisée (2016).

Depuis la fin des 70's, Cheap Trick entretient sa popularité avec plus ou moins de bonheur, sans toutefois nullement remettre en cause sa recette qui consiste à continuer à réunir autour de lui des publics ne partageant pas forcément le même rock. Et sa longévité semble bien lui donner raison (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 3 - 1978

 

Cheap trick heaven tonight 78

 

CHEAP TRICK

HEAVEN TONIGHT – 1978  4,5/5

 

Publié en mai 1978.

Produit par Tom Werman.

Durée:43:40.

Label:Epic Records.

Genre:pop-rock,power pop,hard rock.

 

Expérience concluante.

 

Estampillé hymne pour ados, Surrender, qui ouvre l'album Heaven Tonight (avril 1978/Epic Records), donne d'emblée le ton de ce qui vous attend ici : du pop-rock accrocheur, du power pop mélodique.

Ce registre n'est pas sans rappeler ce que Slade faisait au début de la décennie, certainement du fait que les voix de Robin Zander et de Noddy Holder sont très proches.

Le lot de chansons ici collectées se caractérise par son dynamisme, sa puissance et sa facilité à en maîtriser la mélodie. Par son irrésistible envie de taper du pied aussi et de se transformer subitement en un air-guitariste pour accompagner les envolées de Rick Nielsen.

Il ne génère jamais l'ennui ; sans pour autant que, personnellement, je sois un accro du genre, il m'a permis de passer un agréable moment et me battre de la socquette, voire même transpirer quelques gouttes à tenter de suivre le rythme d'une rythmique de dingos, celle-ci étant l'apanage de Tom Petersson, bassiste, et de Bun E. Carlos, batteur.

J'imagine que sur scène, nos clients devaient dépoter sec et je comprends un peu mieux pourquoi le nippon en pinçait pour le sujet comme les commentaires de Live At Budokan le relatent. Au Pays du Soleil Levant, nos musiciens de Rockford passaient pour des Dieux...

C'est donc du bon rock que déploie Cheap Trick dans le cadre de Heaven Tonight. Pas forcément génial mais terriblement efficace.

L'essentiel est là : procurer du plaisir, susciter l'envie de danser, de bouger, de se lever du canapé. Et là, c'est gagné surtout d'avoir convaincu un profil récalcitrant comme moi. Depuis, j'ai ce disque dans le lecteur CD de ma caisse et je m'en délecte souvent (RAZOR©2021).

 

1. Surrender.

2. On Top Of The World.

3. California Man.

4. High Roller.

5. Auf Wiedersehen.

6. Takin' Me Back.

7. On The Radio.

8. Heaven Tonight.

9. Stiff Competition.

10. How Are You.

11. Oh Claire.

 

Robin Zander:chant,guitare rythmique.

Rick Nielsen:guitare,chant.

Tom Petersson:basse,basse 12 cordes,chant.

Bun E. Carlos:batterie.

Jai Winding:piano,orgue.

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