Chicken Shack.

BIOGRAPHIE.

 

CHICKEN SHACK/Angleterre

 

Chicken shack 2

 

Années actives:1965/1973,1976/2015.

Labels:Blue Horizon,Deram,Nova,Shark,Warner Group,Epic,RCA, SPV (Allemagne),Mystic,Strange Fruit.

Genre:blues,blues-rock,heavy blues.

Site:www.stanwebb.co.uk

 

Stan The Man of Chicken Shack.

Dans le sillage du Fleetwood Mac de Peter Green et des Bluesbreakers de Papy Mayall, l’essaim musical british du milieu des 60’s/début 70’s grouillait de formations de blues aussi talentueuses et enthousiastes les unes que les autres. Les principaux acteurs de ce qui définit le British Blues Boom s’appellent alors Yardbirds, Animals, Savoy Brown et Chicken Shack.

Chicken shack 3

Chicken shack stan webb

Chicken shack stan webb 2Chicken Shack (haut) et Stan The Man (milieu et bas).

Chicken Shack, justement, parlons-en. Le groupe est né en 1967 à l’initiative de celui qui en a été le leader mythique, l’âme et l’animateur : Stan Webb, un sud-londonien originaire de Fulham. Il est guitariste et réunit autour de lui le bassiste Andy Silvester, la chanteuse et claviériste Christine Perfect et le batteur Alan Morley.  

Celle qui est devenue Christine McVie à la ville pour avoir épousé John McVie, bassiste de Fleetwood Mac, étudie l’art à Birmingham quand elle rencontre Stan Webb et Andy Silvester dans un pub.

Les deux potes évoluent alors dans Sounds of Blues, une petite formation qui précède Chicken Shack et dans pour laquelle ils invitent la chanteuse-compositeur et pianiste à les rejoindre. Y contribuent aussi Chris Wood, futur Traffic et David Yates au chant.

Valeur sûre du british blues boom.

Séparés au bout d’un an, les deux membres et amis de Sounds Of Blues se retrouvent en 1967 sous la bannière de Chicken Shack, au nom dont on ne sait pas bien s’il est hérité de celui d’un poulailler de Kidderminster, ville de la région de Birmingham où le groupe répète régulièrement ou s’il a été suggéré par le titre de Jimmy Smith, Back At The Chicken Shack.

Webb, Sylvester, Morley et Perfect constituent donc le line-up des premiers pas officiels de Chicken Shack et plus particulièrement celui qui prend part au premier grand rendez-vous public des anglais : le festival National de Jazz et de Blues de Windsor (du 11 au 13 août 1967).

Il y partage une troisième journée au sein d’un plateau musical prestigieux : y côtoyer Cream, Jeff Beck, les Bluesbreakers, Donovan, Fleetwood Mac, Pentangle, Blossom Toes, ça jette sur la carte de visite, mais ça dénote surtout que Chicken Shack est déjà considéré comme une valeur sûre du blues et du blues-rock britannique, et ce, malgré sa jeunesse.

Ce line-up ouvre le catalogue discographique des britanniques dont la première partie se fait chez Blue Horizon, avec lequel il a signé un engagement de trois années le 1er octobre 1967. Le fondateur de label, Mike Vernon, un ancien de chez Decca, préalable producteur de l’album Beano des Bluesbreakers, vient alors d’accrocher Fleetwood Mac, un des solides maillons du british blues boom ambiant.

De la fraîcheur dans un monde de brutes.

Un premier LP au nom à rallonges naît de cette collaboration. Sorti en juin 1968, 40 Blue Fingers Freshly Packed And Ready To Serve s’avère un très bon disque de blues malgré son manque d’originalité. Il situe Chicken Shack dans les formations remarquées d’un genre que Fleetwood Mac et les Bluesbreakers dominent de la tête et des épaules, en dépit du succès  de I Rather Go Blind.

Si Christine Perfect, avec sa voix bluesy et son jeu de piano, amène une petite touche de fraîcheur dans ce monde de machos, elle ne reconduit son implication dans Chicken Shack que dans l’album suivant et passe la main.

O.K Ken, sorti en févier 1969, est le deuxième LP et celui qui marque la rupture en question. Aussi convaincant que son prédécesseur, le rôle de Perfect n’est pas négligeable dans le succès rencontré par ce disque, celle-ci s’avérant bien meilleure au chant que ne le fut Stan Webb, par ailleurs énorme guitariste, sur le disque précédent, un copié-collé de O.K Ken.

O.K Ken fait top ten, mais n’empêche pas la décision de la voix féminine de Chicken Shack de partir goûter l’herbe ailleurs, à savoir chez Fleetwood Mac où elle rencontre John McVie, son chéri d’alors.

Chicken Shack rentre dans le rang.

Paul Raymond arrive en renfort en lieu et place de Christine Perfect, mais Chicken Shack ne gagne pas au change pour autant. Véhiculant moins d’émotion, les anglais rentrent dans le rang, malgré un Stan Webb dont la virtuosité guitaristique sauve un tantinet la face.

Paru en novembre 1969, 100 Ton Chicken, troisième volet vinylique, fait bien ressentir le contraste existant entre les deux albums qui précèdent et le nouveau. Chicken Shack évolue désormais dans un blues-rock moins élégant et moins subtil, mais plus lourd et engourdi.

Accept, daté de mi 1970, marque les derniers enregistrements réalisés pour le compte de Blue Horizon. Ce numéro 4 du catalogue affiche un Chicken Shack encore cohérent et solide, même si moins passionnant. Les anglais sont à la croisée des chemins entre un blues classique dans lequel il fait merveille à ses débuts, malgré la domination de Fleetwood Mac le voisin de palier, et un heavy-blues où les Led Zep, Black Sabbath, Deep Purple sont alors dominateurs. Des tensions artistiques entre Mike Vernon et Stan Webb amènent à une cessation d’activité. Cette période sous l’étendard Blue Horizon est consignée dans un triple coffret sorti en 2006 et que tout collectionneur se doit d’avoir.

Chicken shack stan webb 3

“Des gens me disent souvent que c’est moi qui devrais avoir fait le Royal Albert Hall, pas Clapton. Bien sûr, je ne suis pas d’accord avec ça, mais qu’ils se rassurent : j’en aurais certainement tout autant été capable. Mais je n’ai pas de regrets, je suis heureux de ce que j’ai fait et de qui je suis. Je suis respecté. » (Stan Webb)

Quand le blues vire au pourpre.

La suite appartient à Deram avec lequel le Chicken Shack de la deuxième génération repart. Sans Paul Raymond, Andy Silvester, ni Dave Bidwell, partis vers Savoy Brown, mais sous forme d’un trio reconstitué avec Stan Webb, le batteur Paul Hancox (ex Wayne Fontana And The Mindbinders) et le bassiste John Glascock, futur Jethro Tull (1975/79). Deram n’est ni plus, ni moins que l’éditeur de… Savoy Brown. Il faut le savoir.

Après avoir eu Fleetwood Mac comme voisin encombrant, c’est maintenant au tour de Savoy Brown de venir se mettre en travers de la route de Chicken Shack. Stan Webb est maudit, mais répond aux événements avec plus de véhémence, de volonté et d’énergie via sa nouvelle mouture.

Cette tierce détonante frappe un grand coup en publiant, en 1972, un disque de derrière les fagots : Illumination Lady, clin d’œil à peine voilé à Madame McVie. Ce Chicken Shack là, c’est indéniable, mange à la table des meilleurs. Le blues vire au pourpre, Led Zep n’a qu’à bien se tenir.

Chicken shack unlucky boy 1Unlucky Boy, un LP crédible.

Sauvé par Savoy Brown.

Mais ce trio ne dure malheureusement pas. Glascock va chez les Tull et, à l’appel du sixième disque studio, Unlucky Boy (1973), Stan Webb et Paul Hancox se retrouvent avec Bob Daisley à la basse. Un pianiste, Tony Ashton, et le saxophoniste Chris Mercer s’invitent aussi à ces enregistrements. La rythmique si efficace d’Illumination Lady étant décimée, Chicken Shack ne confirme pas l’album précédent. Il lui faut redescendre de son petit nuage après avoir mis le monde rock sur le cul. Grâce à son charme, Unlucky Boy reste un album crédible.L’instabilité du line-up étant trop préjudiciable à la qualité de Chicken Shack, Stan Webb, qui détient seul les clés du camion, juge opportun, en 1974, de refermer la porte derrière lui et d’éteindre la lumière une seconde fois après 1970.

Avant d’en arriver à cette extrémité, un live a été enregistré Goodbye Chicken Shack. Ultime affront, voire humiliation : c’est Savoy Brown qui lui tend la main. Il accepte l’offre et contribue à l’enregistrement de leur onzième opus : Boogie Brothers (1974).

Toujours aussi populaire 50 ans après.

Après avoir coupé un temps avec Broken Glass (un album), Stan Webb refait surface  avec Chicken Shack en 1977, avec Bobbie Blunt qui fut de l’intermède précédent, mais ne brille pas particulièrement en raison de cette sempiternelle valse du personnel. Du côté de l’Allemagne où il est très populaire, il se contente de capitaliser sur son immense notoriété mais sans rien sortir de réellement concluant jusqu’au terme de la décennie : Double (1977), Stan The Man (1977), That’s The Way We Are (1978), The Creeper (1978) et Chicken Shack (1979) alimentent cette fin des seventies, phase assez obscure de sa carrière.

Depuis, Stan Webb a réactivé à de nombreuses reprises le nom Chicken Shack, s’est remis à fréquenter les studios d’enregistrement, mais c’est sur scène qu’il est toujours le plus actif, ses prestations étant toujours très appréciées et l’objet de commentaires élogieux. Aux dernières nouvelles, n’attendez pas de lui qu’il lève le pied, il est trop heureux dans les habits du blues (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S

 LP Studio 1 - 1968

 

Chicken shack 40 blue fingers

 

CHICKEN SHACK

40 BLUE FINGERS, FRESHLY PACKED AND READY TO SERVE – 1968  4/5

 

Publié en juin 1968.

Produit par Mike Vernon.

Durée:42:22.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues-rock,blues.

 

Emballé, c’est pesé !

 

Le British Blues a immortalisé Clapton, Mayall, Green, les Bluesbreakers, ou encore Fleetwood Mac. Parallèlement, il n’a pas accordé le même regard à des formations comme Savoy Brown, Keef Hartley et Chicken Shack, qui, de tous temps, ont été considérés comme les laissés pour compte du genre, échaouant au pied d’un podium trop étroit pour recevoir, en même temps, tout ce joli linge.

Né en 1965, de la volonté de son leader charismatique Stan Webb (fan des King, B.B et Freddie), Chicken Shack, initialement trio composé de Stan Webb, Andy Silvester et Alan Morley (ce dernier remplacé par une flopée de batteurs après lui), recrute, par la voie de Silvester, avec lequel elle a collaboré au sein des Sounds Of Blues en 1964, Christine Perfect (futur Madame McVie et Fleetwood Mac), devenue, entre temps, mannequin.

Chapeauté par Mike Vernon (producteur de Fleetwood Mac) et signé par le label Blue Horizon que ce dernier développe pour accueillir les bons groupes de blues anglais du moment, Chicken Shack publie, en 1968, un premier album de blues, prometteur, et au nom à rallonges : 40 Blue Fingers, Freshly Packed And Ready To Serve (en écoute intégrale ici).

Les deux éléments forts de cette première formation sont Stan Webb, au jeu de guitare aussi bien acéré que fluide, et Christine Perfect qui, en dépit d’un jeu de claviers peu adapté au blues, apporte  une vraie touche de fraîcheur dans un univers vocal, jusque là couvert par la raucité masculine.

Le Melody Maker d’alors ne s’y trompe pas, qui lui décerne deux titres de meilleure chanteuse anglaise de blues. Le machisme a la dent dure et Webb se taille encore la part du lion, côté chant, avec six titres qu’il interprète (ce n’est pas son fort), Christine Perfect devant se contenter de  When The Train Comes Back et de You Ain’t No Good, sur lesquels elle brille de mille feux.

Deux séduisants instrumentaux en hommage à Freddie King (San-Ho-Zay et Webbed Feet) complètent un disque complètement blues, fait par des supposés sous-fifres du genre et qui annonce pourtant de beaux lendemains. Christine Perfect n’y est pas étrangère (RAZOR©).

 

1. The Letter.

2. Lonesome Whistle Blues.

3. When the Train Comes Back.

4. San-Ho-Zay.

5. King of the World.

6. See See Baby.

7. First Time I Met the Blues.

8. Webbed Feet.

9. You Ain't No Good.

10. What You Did Last Night.

 

Stan Webb:guitare,chant.

Christine Perfect:claviers,chant.

Andy Silvester:basse.

Dave Bidwell:batterie.

Alan Ellis:trompette.

Dick Heckstall-Smith:saxophone ténor.

Johnny Almond:saxophone alto.

LP Studio 2 - 1969

 

Chicken shack ok ken

 

CHICKEN SHACK

OK KEN ? – 1969  3/5

 

Publié en février 1969.

Produit par Mike Vernon.

Durée:48:21.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Un Webb facétieux.

 

On prend les mêmes et on remet ça. Le line-up reste inchangé, la maison de disques demeure identique (Blue Horizon) et le blues, genre de prédilection de Chicken Shack est reconduit.

Ok Ken (en écoute intégrale ici), publié en février 1969, est le plus connu des albums du groupe de Stan Webb et Christine Perfect, son meilleur également, si l’on en juge par son classement dans les charts où il s’installe à une belle neuvième place.

Ce disque a la particularité de voir ses pistes introduites par un facétieux Webb, qui se laisse aller à des parodies de personnalités du moment.  L’endroit n’est pas vraiment opportun pour cette prestation certes récréative, mais abusive et à l’effet pas toujours garanti. A la première écoute, on crie au génial, ça amuse la galerie, mais à la longue, l’effet recherché s’inverse, ça devient franchement casse-burnes.

Reste la musique, du blues, émanant pour l’essentiel de l’écriture du Laurent Gerra de service, interprétée (passablement) par le même one-man show. Et là, ça reste solide. Encore heureux.

Christine Perfect, bien meilleure chanteuse, récolte des miettes qui ne lui permettent pas de s’exprimer efficacement. Ok Ken, au risque de décevoir ceux qui l’ont boosté au point d’en faire un top ten, ou ceux qui en pincent encore pour lui actuellement, n’a rien d’extraordinaire à mes yeux.

Stan Webb pallie son manque de compétence musicale par des pitreries et aurait mieux fait de s’effacer au profit de la belle Christine Perfect, laquelle quitte Chicken Shack après ce disque, pour rejoindre Fleetwood Mac et John McVie.

Pour résumer, Stan Webb est le boss ; c’est lui qui donne l’impulsion et qui fournit l’essentiel de la matière ici collectée mais, pour le coup, il va un peu trop loin. La direction qu’il donne pour O.K Ken n’est pas sans influer sur la décision de Christine Perfect, elle aussi chez elle dans Chicken Shack et qui visiblement a d’autres attentes que les singeries de son leader. Meilleure chanteuse de l’année, elle a d’autres ambitions que des entreprises comme OK Ken. Ce disque, par rapport à son devancier, n’apporte rien de plus que nous ne sachions déjà. Pour l’ensemble de son œuvre, trois (RAZOR©).

 

1. Baby's Got Ma Crying.

2. The Right Way Is My Way.

3. Get Like You Used to Be.

4. Pony and Trap.

5. Tell Me.

6. A Woman Is the Blues.

7. I Wanna See My Baby.

8. Remington Ride.

9. Fishing in Your River.

10. Mean Old World.

11. Sweet Sixteen.

 

Stan Webb:guitare,chant.

Christine Perfect:claviers,chant.

Andy Silvester:basse.

Dave Bidwell:batterie.

Roderick Lee:trompette.

Terry Noonan:trompette.

Steve Gregory:saxophone ténor.

Buddy Beadle:saxophones alto et baryton.

Johnny Almond:saxophone ténor.

Don Fey:saxophone ténor.

Walter Horton:harmonica.

LP Studio 3 - 1969

 

Chicken shack 100 ton chicken

 

CHICKEN SHACK

100 TON CHICKEN – 1969  3/5

 

Publié en novembre 1969.

Produit par Mike Vernon.

Durée:48:21.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Un blues-rock flemmard.

 

Ce qui faisait la spécificité des deux premiers albums de Chicken Shack, c’était l’émotion et l’élégance que Christine Perfect a pu transmettre aux travaux du groupe. On mettra le mouchoir sur les guignoleries de Webb sur le précédent OK Ken ; on fera comme si on n’avait rien vu, rien entendu.

Le départ de Christine, véritable centre d’intérêt des deux premiers LP, fait rentrer dans le rang un groupe que plus rien ne démarque du lot très fourni des autres formations de blues blanc.

Stan Webb a beau être un grand guitariste, il n’est pas la panacée en matière de chant, loin s’en faut. Le contraste entre 100 Ton Chicken, sorti en 1969, et ses prédécesseurs, est donc frappant, du fait seulement de l’absence de sa voix féminine et de son jeu de claviers.

La musique de Chicken Shack gagne en lourdeur, ce qu’elle perd en subtilité. Et ça rajoute sur la différence marquée entre la ligne 100 Ton Chicken et ce qui précède.

Le choix se portant sur Paul Raymond (claviers) permet de parer, dans l’urgence,  aux impératifs du moment, la sortie de ce troisième LP studio. Chicken Shack devient moins plaisant, allant même jusqu’à divaguer dans un blues rock engourdi, plus commercial (Tears In The Wind), dominé par la pourtant belle guitare de Webb (Still Worried About My Woman et The Way It Is) et les claviers de Raymond.

Le blues ne s’en trouve pas pour autant déprécié, car Webb pratique ce type de musique les yeux fermés. Look Ma, I’m Cryin, Evelyn, Horse And Cart, Anji  constituent la meilleure substance de ce disque, dont les reprises, sympathiques au demeurant  (Clarence Carter, Lowell Fulsom, Clarence Brown et Freddie King) souffrent trop de la médiocrité  du chant de Webb pour en faire des vrais centres d’intérêt. Pour les adeptes du genre principalement. (RAZOR©)

 

1. The Road Of Love.

2. Look Ma, I'm Cryin'.

3. Evelyn.

4. Reconsider Baby.

5. Weekend Love.

6. Midnight Hour.

7. Tears In The Wind.

8. Horse And Cart.

9. The Way It Is.

10. Still Worried About My Woman.

11. Anji.

 

Stan Webb:guitare,chant.

Paul Raymond:claviers,chant.

Andy Silvester:basse.

Dave Bidwell:batterie,congas,cloche.

LP Studio 4 - 1970

 

Chicken shack accept

 

CHICKEN SHACK

ACCEPT – 1970   3,5/5

 

Publié en 1970.

Produit par Mike Vernon.

Durée:35:32.

Label:Blue Horizon.

Genre:rock,hard rock,blues-rock.

 

La riposte de Stan.

 

Le départ de Christine Perfect et son remplacement par Paul Raymond ont changé la donne, en ce sens que Stan Webb, au nom des Chicken Shack, s’est résolu, pour les besoins de la cause, à prendre une orientation plus heavy-blues, terrain de prédilection des Led Zep, Black Sabbath ou autres Deep Purple.

Délaissé par les fans de blues de la première heure, déçus que les possibilités prometteuses entrevues dans le premier album soient rapidement laissées lettre morte, peu suivi par les supporters d’un blues-rock plus lourd qui n’avaient d’yeux que pour les groupes plus hard, Chicken Shack ne suscite pas assez de passion pour sortir la tête de l’eau.

Il est un peu à la croisée des chemins au moment d’Accept (en écoute intégrale ici), en 1970, et dans l’ombre du voisin de palier, Fleetwood Mac, avec lequel  le parallèle s’impose encore plus, depuis que Christine Perfect, alias Madame McVie, l’a rejointe.

A ce stade de sa carrière, et en guise de réponse aux interrogations du public, Chicken Shack nous balance un Accept, mélange de pop, blues et hard rock, de bien belle qualité.

Stan Webb y décoche une riposte cinglante en faisant montre de grandes  prédispositions et de la diversité à l’écriture (Telling Your Fortune, Diary Of Your Life, Pocket, Andalucian Blues, Maudie) ; cette réaction lui permet de rester encore à flots.

Pas pour longtemps, car les tensions s’installent entre Stan Webb et Mike Vernon. Le groupe n’y résistera pas. Solide et cohérent, Accept nous ramène à la guitare lumineuse de Stan Webb et, comme par enchantement, Chicken Shack retrouve des couleurs… (RAZOR©).

 

1. Diary of Your Life.

2. Pocket.

3. Never Ever.

4. Sad Clown.

5. Maudie.

6. Telling Your Fortune.

7. Tired Eyes.

8. Some Other Time.

9. Going Round.

10. Andalucian Blues.

11. You Knew You Did You Did.

12. She Didn't Use Her Loaf.

 

Stan Webb:guitare,chant.

Paul Raymond:claviers,chant.

Andy Silvester:basse.

Dave Bidwell:batterie.

LP Studio 5 - 1972

 

Chicken shack imagination lady

 

CHICKEN SHACK

IMAGINATION LADY – 1972  4,5/5

 

Publié le 2 février 1972.

Produit par Neil Slaven.

Durée:38:00.

Label:Deram.

Genre:blues,heavy blues,blues-rock.

 

Du bleu au pourpre.

 

Que s’est-il donc passé pour que Stan Webb, après avoir dissous Chicken Shack, alors auteur d’une discographie correcte et notamment d’un bon dernier album (Accept), resurgisse soudainement, d’on-ne-sait-trop-où, avec de la bonne matière, inspirée de son Freddie King favori ou puisée dans ses racines blues ?

Que lui est-il passé par la tête pour revenir sous la forme d’un power trio de heavy-blues détonant, articulé autour d’illustres inconnus, le batteur Paul Hancox (venu de Mungo Jerry) et le bassiste John Glascock (issu de Toe Fat et futur Jethro Tull) ?

Qu’est-il arrivé pour qu’Imagination Lady (clin d’œil à peine voilé à Mme McVie) de 1972, hérité d’un Webb qui erre alors comme une âme en peine, en arrive à figurer parmi les grands disques anglais de rock des années 1970 ?

Faut-il être animé d’une volonté farouche pour riposter de la sorte aux critiques qui tombent sur lui, « le loser » comme il se définit et comme on le considère souvent ?

Faut-il être gonflé et sûr de son fait pour repartir sur une aussi surprenante mouture à trois (et surtout à deux inconnues) et la transformer en une excellente et cohérente formation ?

Enthousiasmant, ce line-up réduit consiste en une efficace unité heavy-blues,  ardente avec sa guitare rougie comme un tisonnier, dotée d’une batterie pilonnée, fracassée, sans répit, sans égards, et d’une basse épaisse qui ronronne sans la moindre retenue.

Le Chicken Shack nouveau ne craint pas de se frotter aux cadors du genre et ne tarde pas à le démontrer. Un majestueux Crying Won’t Help You Now (King) nous installe immédiatement dans le vif du sujet. Daughter Of The Hillside reproduit un haut niveau d’excellence, comme Cream, référence en la matière, en était coutumier.

Le If I Were A Carpenter qui suit, repris au folkeuxTim Hardin, peut laisser espérer un retour au calme comme le démontre sa phase introductive. Peine perdue, Stan Webb, Paul Hancox et John Glascock le torturent comme jamais, jusqu’à le rendre méconnaissable.

Dans la famille « lourd et carré », arrive I’m Going Down, un des fleurons de ce disque. Poor Boy, autre grand moment du LP, prépare un puissant Telling Your Fortune (figurant sur Accept), typiquement heavy-rock, avec solo de batterie (un peu longuet) en prime, auquel  Webb met un terme en reprenant les choses à son compte.

Le pop optimiste I’m A Loser ponctue ce brûlot discographique exceptionnel qui repousse les limites du blues. Du bleu, il vire au pourpre. S’il est un Chicken Shack qu’il faut avoir, c’est bien celui-ci (RAZOR©).

 

1. Crying Won't Help You Now.

2. Daughter of the Hillside.

3. If I Were a Carpenter.

4. Going Down.

5. Poor Boy.

6. Telling Your Fortune.

7. The Loser.

 

Stan Webb:guitare,chant.

John Glascock:basse.

Paul Hancox:batterie.

LP Studio 6 - 1973

 

Chicken shack unlucky boy

 

CHICKEN SHACK

UNLUCKY BOY – 1973  3,5/5

 

Publié en 1973.

Produit par Neil Slaven.

Durée:38:20.

Label:Deram.

Genre:blues,rock,blues-rock,hard rock,heavy blues.

 

Retour sur terre.

 

Fan ou pas fan, tout le monde s’accorde à reconnaître que Stan Webb a frappé fort pour son retour aux affaires. Imagination Lady, fait avec un trio de fortune, new look, ramène Chicken Shack aux premières loges d’un rock littéralement scotché par la démonstration.

Qui, au lendemain du brûlot publié par ce groupe resserré à trois unités, ne guette pas du coin de l’œil le Unlucky Boy qui s’annonce en 1973 ? Il n’en est pas un qui n’attende pas confirmation de la prouesse discographique précédente.

Unlucky Boy paraît, un an plus tard (1973) et, ô surprise, le line-up en question est touché au plus profond de sa rythmique. Ca démarre mal. Une énième version de Chicken Shack prend le relais : Paul Hancox conserve sa batterie, tandis que le bassiste John Glascock disparaît au profit du rebelle Bob Daisley (qui travaillera beaucoup avec Gary Moore).

Agrémenté  de cuivres et de piano (Chris Mercer et Tony Ashton), Unlucky Boy fait encore et toujours dans la veine blues-rock, mais est moins créatif et percutant que l’exceptionnel prédécesseur.

Stan Webb pète le feu et se montre prolifique dans son apport à l’écriture (six pistes). S’il ne confirme pas Imagination Lady, Unlucky Boy, dernier disque avant que Webb ne vire tout le monde et prenne le chemin de Savoy Brown, n’en constitue pas moins un LP efficace, et non dénué de charme. De ce bon disque de blues-rock, la palme revient à  You Know You Could Be Right placé en introduction. De là à dire qu’après c’est moins bon, il y a un pas et je ne le franchirais pas (RAZOR©).

 

1. You Know You Could Be Right.

2. Revelation.

3. Prudence's Party.

4. Too Late to Cry.

5. Stan the Man.

6. Unlucky Boy.

7. As Time Goes Passing By.

8. Jammin' with The Ash.

9. He Knows the Rules.

 

Stan Webb:guitare,chant.

Bob Daisley:basse.

Tony Ashton:piano.

Paul Hancox:batterie,percussions.

Chris Mercer:saxophones.

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