Chris Youlden.

BIOGRAPHIE.

 

CHRIS YOULDEN/Dagenham (Essex – UK)

 

Chris youlden intro

 

Né Christopher Thomas Youlden, le 1er janvier 1943 à Dagenham.

Actif dans les années 60/70, retour dans les 90's.

Labels:Deram,London,Big Pink.

Genre:blues,blues-rock,soul,funk,rock.

 

Les grandes heures du british Blues.

Les anciens vous le confirmeront : Chris Youlden était une des grandes voix de l'ère du british blues des 60's/70's.

Entré dans l'histoire pour avoir été le chanteur et le songwriter de Savoy Brown, il est celui par lequel le groupe de blues-rock anglais a connu ses plus grandes heures.

Son chant et son écriture, sur le créneau 1968/1970, ont porté Savoy Brown sur les fonds baptismaux du rock. C'est dans cet espace temporel que la discographie des londoniens est la plus brillante.

Chris youlden 1Leader charismatique de Savoy Brown...Chris youlden savoy brownLes heures de gloire du britiqh blues.Chris youlden raw sienna savoy brownExceptionnel Raw Sienna (1970).Chris youlden nowhere road 1973Le non moins formidable Nowhere Road.Chris youlden 3La discrétion vant l'oubli.

La gloire avec Savoy Brown...

A cette époque, le natif de Daghenham ainsi que les guitaristes Kim Simmonds et Dave Peverett tirent le groupe vers le haut mais c'est tout un collectif qui est au diapason.

Avec Youlden et Simmons, Dave Peverett (second guitariste) et la rythmique composée de Roger Earl (batterie) et Tony Stevens (basse), on tient là la meilleure mouture de toute l'histoire de cette formation, celle qui a mis l'Amérique à ses pieds.

Getting To The Point (1968), Blue Matter et A Step Further (1969) et, le plus exploratoire du lot, le merveilleux Raw Sienna (1970) symbolisent un groupe alors au sommet de son art mais mis sous pression par la maison de disques, à un moment où le blues s'estompe et où Led Zeppelin s'impose comme la nouvelle norme.

La poussée du label précipite le départ de Savoy Brown (1971) de celui qui est alors le leader charismatique (c'est lui qui porte monocle et chapeau haut de forme sur de nombreuses photos du groupe), le complément vocal parfait pour la guitare acidulée de Simmonds ainsi que l'attraction des performances scéniques des anglais.

...avant la discrétion...

Cette contrainte motive un peu plus son désir de se jauger individuellement ; le fait d'être reconnu comme très influent dans la réussite de ce lot vinylique et la confiance qu'il tire de cette implication suscitent en lui des idées et des ambitions nouvelles qu'il préfère thésauriser pour son propre compte.

Sa décision n'a alors rien d'incohérent, ni de condescendant ; Youlden se sent prêt à voler de ses propres ailes et, pour le coup, ses débuts en solitaire confortent le bien-fondé de ce choix de carrière.

Surtout, ils ne laissent pas la critique insensible, ses deux premiers albums étant considérés comme des spécimens aboutis par la presse spécialisée.

...puis l'oubli.

Si l'amorce de sa discographie personnelle porte le sceau de la qualité et s'avère aussi pertinente que son investissement dans le collectif précédent, elle n'a pas, cependant, la caisse de résonance souhaitée dans les bacs.

L'insensibilité du public pour son travail solo initie la lente mais inexorable disparition de son auteur, lequel progressivement accentue son retrait de la scène musical.Youlden met à profit ce repli en rebondissant dans des études en sociologie dont il ressort diplômé.

Il remet le nez à la fenêtre à la fin des 70's et, dès le début de la décennie suivante, se retrouve au milieu des Ot's, puis des Slammers. Depuis ? Plus rien...

Deux LP personnels sous-estimés.

Nowwhere Road, en 1973, inaugure le catalogue solo de Youlden. Il surprendra ceux qui sont restés sur Savoy Brown et espèrent ici repiquer au truc.

Son auteur prend le contre-pied de ce pour quoi il est attendu, du blues-rock, et développe une veine plus funk rock qui aurait pu l'éloigner de son panel de fans tant elle se démarque radicalement de son glorieux passé collectif.

Bien que divisant ceux-ci, il n'en livre pas moins une prestation qui, bien qu'irrégulière, s'avère globalement convaincante.

Des titres de la trempe de Street Sounds, One October Day, Standing On The Corner, Chink Of Sanity, In The Wood et, plus particulièrement, Wake Up Neighbour, justifient à eux-seuls les raisons pour lesquelles il ne faut pas se détourner du rebond en solo de l'artiste.

Chris youlden portrait

« A la fin des 60's, la pression était sur nous pour décider ce que nous allions faire. Led Zeppelin étaient les rois à cette époque; l'aspiration de chaque groupe de guitares était de les imiter, et ils donnaient le ton à ce qui se passait. Le blues s'estompait. Je développais mon écriture, mais je pense que le reste du groupe s'intéressait davantage au heavy rock. » (Chris Youlden)

Outre le chanteur remarquable qu'il est, Youlden est également un auteur-compositeur talentueux et en apporte la preuve avec Nowhere Road à propos duquel il est est à regretter que le reste du présent lot collecté, sans être mauvais pour autant, ne se hisse pas au niveau des chansons citées précédemment.

Si l'entame de son parcours personnel est plutôt encourageante, Chris Youlden la conforte avec un second LP, City Child, aussi solide que son devancier et dans une filière funk et jazz identique.

Si Nowhere Road a généralement les faveurs de la Youldenie, son suivant, sorti en 1974, ne permet pas de déceler en l'investissement de son auteur un quelconque relâchement.

City Child demeure encore très cohérent et s'avère très intéressant de bout en bout, son appréciation se faisant de plus en plus marquée au fil des écoutes.

Des morceaux comme Conjure Wife, The Morning Light, Peace Of Mind, Little Cog In A Big Wheel et Spare Change garantissent encore de bons moments à l'auditeur et maintiennent l'intérêt pour le travail de Youlden.

Nowhere Road et City Child sont deux pièces mésestimées du catalogue de l'ex-Savoy Brown.

Un come-back avant le renoncement.

Son répertoire personnel en compte quatre mais les deux autres sont très éloignées de sa période initiale ; la première d'entre elles, Second Sight (1991) et sa suivante, Matico (1993) correspondent au retour aux affaires de Youlden et sont réalisées sur des labels moins prestigieux.

De l'eau a coulé sous les ponts entre ces deux périodes, la voix de Chris a à peine changé, mais son intérêt pour le métier s'est estompé, justifiant son long retrait du milieu.

Ses productions discographiques du come-back suscitent encore de l'intérêt au regard des commentaires positifs liés à ces disques mais n'appellent pas de suite.

Chris Youlden s'évapore une nouvelle fois dans la nature ; seule la publication d'une vingtaine de titres enregistrés entre 1987 et 1991, collectés sous Closing Time en 2018 et crédités à Youlden et aux Slammers, rappellent qu'il a été un des plus grands vocalistes du blues anglais (RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP solo Studio 1 - 1973 

 

Chris youlden nowhere road 1973

 

CHRIS YOULDEN

NOWHERE ROAD – 1973  4,5/5

 

Publié en 1973.

Produit par Barry Murray.

Durée:38:19.

Label:Deram,London.

Genre:soul,funk-rock,funk.

 

Un contre-pied convaincant.

 

Après avoir été le brillant chanteur de Savoy Brown entre 1968 et 1971, Chris Youlden, fait le choix de'une autre destinl à un moment où le collectif dans lequel il évolue est placé devant ses responsabilités par le label.

La maison de disques de Savoy Brown, Decca Records, dans le même temps que le blues commence à s'effilocher en Angleterre et que Led Zeppelin établit une norme musicale plus lourde, met la pression à Youlden et ses partenaires pour prendre la tendance qui s'amorce.

Le chanteur n'adhère pas à cette vision d'avenir et plante ses camarades au profit d'une carrière en solo pour laquelle il se sent prêt.

En portant le groupe à bout de bras dans le songwriting sur le créneau temporel évoqué en préambule, Youlden contribue à l'envolée de Savoy Brown sur le plan national et à asseoir sa notoriété de l'autre côté de l'Atlantique où on voue un culte à cette formation explosive de blues-rock.

Confiant en ses moyens, il travaille à un premier album qui va en surprendre plus d'un. De par son humeur, différente de ce à quoi il nous a habitués à entendre sous Savoy Brown et de par sa qualité dans un registre funk-rock qu'il maîtrise tout aussi bien.

Nowhere Road (1973) est alimenté par de très belles chansons dont certaines frôlent l'exceptionnel : Street Sounds, One October Day, Standing On The Corner, Chink Of Sanity, In The Wood et, plus particulièrement, Wake Up Neighbour.

Ce lot justifie à lui-seul les raisons pour continuer à suivre cet artiste. Très sous-estimé et à découvrir impérativement (RAZOR©2022).

 

1. Nowhere Road.

2. One October Day.

3. Chink Of Sanity.

4. Crying In The Road.

5. Mamma Don't You Talk So Loud ?

6. Standing On The Corner.

7. In The Wood.

8. Wake Up Neighbour.

9. Street Sound.

10. Time Will Tell.

11. Pick Up My Dogs.

 

Chris Youlden:chant.

Danny Kirwan,Chris Spelding,Ray Fenwick:guitare électrique.

Foggy Lyttle:guitare acoustique.

Andy Silvester,Roy Babbington:basse.

Bruce Rowland:batterie.

Mike McNaught,Pete Wingfield:piano.

Sue & Sunny:chœurs.

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