Cozy Powell.

BIOGRAPHIE.

 

COZY POWELL/Birmingham (UK)

 

 

Cozy powell s hammer

 

 

Né Colin Trevor Flooks, le 29 décembre 1947 à Cirencester (Gloucestershire), décédé le 5 avril 1998 à Bristol.

Actif entre 1964 et 1998.

Labels:Polydor.

Genre:hard rock,blues-rock,rock progressif,heavy metal,rock instrumental,jazz fusion.

 

 

Victime de son tempérament de feu...

 

Colin Trevor Flooks jouait de la batterie comme il roulait : furieusement. Hélas, il en est mort, la route et la vitesse l'ont tué. En effet, le 5 avril 1998, alors qu'il circule sur l'autoroute au volant de sa Saab 9000 Turbo et que les conditions météorologiques sont exécrables, il perd le contrôle de son véhicule et fait plusieurs embardées, avant de retomber sur le toit.

Cozy powell introCozy Powell : un homme qui ne tient pas en place.

Cozy powell vitesse"I Play Drums Like I Drive : Crazy !"

Cozy powell 1Pressenti pour remplacer John Bonham...

Cozy powell 2Un batteur puissant et adroit...

Cozy powell batteur du jeff beck group...embauché par Jeff Beck.

Cozy powell dance with the devilSon titre-phare fait 3ème des charts UK 74.

Il meurt alors que l'ambulance vient de franchir juste les grilles de l'hôpital de Bristol. Selon le rapport d'enquête de la police, il était positif à l'alcool, n'avait pas bouclé sa ceinture, roulait bien au-delà des limitations en vigueur quand un pneu a éclaté et téléphonait en conduisant... La totale.

 

« I Play Drums Like I Drive : Crazy ! », comme il aimait le rappeler, non sans une dose d'auto-dérision et de provocation, aurait pu servir d'épitaphe à Cozy Powell pour résumer le personnage débordant d'énergie et au tempérament de feu qu'il a été.

 

Un batteur puissant et adroit.

 

L'homme ne tient pas en place et quand il parle, il donne toujours l'impression d'être speed. La batterie est pour lui un excellent moyen de tempérer cette hyper activité ; il trouve son équilibre dans le rythme effréné des tournées et dans son retrait en pleine nature dans une ferme qu'il a acquise, à 70 miles de Londres.

 

Batteur physique, réputé pour ses performances avec de multiples groupes et artistes de rock, tels que Jeff Beck Group, Black Sabbath, Whitesnake, Gary Moore, Brian May ou Rainbow notamment, pressenti pour prendre la place de John Bonham au sein de Led Zeppelin à la mort de ce dernier, Cozy Powell a laissé l'image d'un excellent technicien de la batterie.

 

A la vitesse, il alliait la puissance et la dextérité, au point de devenir une référence de l'instrument et de jouer un rôle important dans la carrière de certaines grandes stars du rock...

 

The Sorcerers et le circuit teuton.

 

Né Colin Flooks à Cirencester dans le comté de Gloucester, Cozy Powell est un enfant adopté. Très tôt, l'ado agité qu'il est alors se met à la batterie pour canaliser un trop-plein d'énergie.

Guère passionné par l'école, Colin la quitte rapidement (16 ans), non sans avoir pris part à quelques groupes (The Corals) durant sa courte scolarité.

 

S'intéressant plus aux caisses, aux fûts et aux cymbales et persuadé que son avenir se situe là, ce dernier précipite son entrée dans la vie active et intègre, dès 1965, les Sorcerers, un groupe basé à Birmingham.

 

Au sein de cette formation, il côtoie Ken Aston, chanteur, Pete Ball, claviériste, Chris Moore, guitariste et Roy Black, bassiste. Celle-ci, à l'instar de nombreux autres groupes britanniques du moment, prend la route de l'Allemagne et arpente le circuit des clubs teutons.

 

Les Sorcerers demeurent trois ans en Germanie et y enregistrent une petite poignée de singles pour divers labels allemands de moindre importance : Sweet Love/With You (Saba/1966), Baby Lass Uns Tanzen Gehen/I Love A Girl From Heidelberg (Kerston Records/1967) et Love Is A Beautiful Thing, repris aux Young Rascals, couplé avec Amen (Paletten Records/1967). Cozy Powell, 16 ans lors de son entrée en Allemagne, y travaille alors dans l'illégalité.

 

Très sollicité.

 

En 1968, le groupe rentre en Angleterre et reprend ses habitudes sur le circuit de Birmingham mais troque le nom de The Sorcerers pour The Young Blood, avant d'être signé par Pye Records pour lequel il enregistre successivement Just How Loud/Masquerade, Bang-Shang-A-Lang, repris aux Archies, Green Light/Don't Leave Me In The Dark en 1968 et The Continuing Story Of Bungalow Bill (The Beatles), un an plus tard.

 

Cozy Powell se plaint alors de son sort, trouvant peu compatible son désir de puissance et son potentiel technique avec le genre gentillet pratiqué par The Young Blood.

 

Il décide donc, en 1968, de rejoindre le Ace Kefford Band, fondé par l'ancien bassiste de The Move, après une dépression nerveuse induite par une prise de LSD.

 

Atlantic Records prend le groupe sous son aile (septembre 1968) et lui permet d'enregistrer un single, For Your Love, repris aux Yardbirds (face B, Gravy Booby Jamm) avant qu'il ne change de nom pour Big Bertha en 1969.

 

A la fin de cette décennie, Cozy Powell, en parallèle de ces diverses implications, se pose comme un des dix batteurs les plus sollicités de la place. Il est alors un musicien de studio très prisé, de Michie Most notamment qui, dès qu'il en a l'opportunité, fait appel à lui, surtout quand la nécessité d'avoir un batteur agressif et puissant le réclame. Ce travail permet à cet autodidacte de gagner correctement sa vie. 

Auprès des meilleurs du rock.

 

Son carnet de relations s'étoffe à vitesse grand V et c'est Jeff Beck qui, le premier, lui propose une collaboration dans le Jeff Beck Group deuxième version, en avril 70. Avant qu'il n'accepte de l'intégrer, il fait une pige au festival de Wight auprès de Tony Joe White.

 

Au sein de la nouvelle formation de Jeff Beck, Powell prend part à Rough And Ready (octobre 1971) et à l'éponyme Jeff Beck Group (juillet 1972), après quoi le guitariste anglais, toujours accroché à son idée de power-trio avec Tim Bogert et Carmine Appice, met fin à cette aventure, en juillet 1972, en licenciant tous ses musiciens.

 

Alors installé aux États-Unis, Powell se rapproche ponctuellement de Johnny Winter et de Spirit avant de fonder son premier groupe, Bedlam (1972) et de sortir, sous cette identité, un album éponyme en août 1973 (Chrysalis), produit par Felix Pappalardi, puis à la fin de la même année, de publier, sous son propre nom et sur une idée de Mickie Most, un instrumental, Dance With The Devil, lequel atteint la 3ème place des charts britanniques (janvier 1974). Ce titre est enregistré durant les sessions pour RAK Records, le label de Most.

Cozy powell mickie most

« Cozy pouvait jouer à peu près n'importe quoi, quoi qu'en pensent certains. Son jeu n'était pas qu'une question de puissance. Il avait aussi de la sensibilité comme il le montre sur Brother Louie de Hot Chocolate, un disque de soul. » (Mickie Most)

Cozy Powell's Hammer, sessions de studio et collaborations.

 

Le succès de Dance With The Devil le motive pour créer sa propre formation, le Cozy Powell's Hammer (avril 1974), mais, malgré deux singles, Na Na Na/Mistral (10ème des charts UK) et The Man In Black/After Dark, tous deux sortis en 1974, il n'insiste pas et préfère se concentrer entièrement à son travail de studio.

 

Le Cozy Powell's Hammer est abandonné en avril 1975, comme le projet Strange Brew, avec l'ex Humble Pie Clem Clemson, suite à une fracture du poignet de son ami guitariste.

 

A cette période, le batteur est très sollicité mais c'est sur Rainbow qu'il jette son dévolu en 1975. Il va y rester 5 ans et 4 albums.

 

Quant il quitte le groupe de Ritchie Blackmore, en novembre 1980, il fait derrière une pige furtive pour The Hooligans de Graham Bonnet, un ancien de Rainbow, puis rejoint le Michael Schenker Group (1982) avant d'intégrer Whitesnake de 1982 à 1985.

 

Après un court intermède avec Phenomena (1985), Cozy rebondit auprès de Keith Emerson et Greg Lake avec lesquels il fonde Emerson Lake & Powell (un album éponyme en 1986), travaille successivement avec Forcefield, Gary Moore (1988), Black Sabbath (1988 à 1991, puis 1994-1995), réactive ponctuellement le Cozy Powell's Hammer (1992/1993) pour une tournée européenne, accompagne Brian May sur son tour américain Use Your Illusion de 93 et prend part à deux de ses albums (Back To The Light et Another World), puis poursuit sa route auprès de feu Peter Green, du suédois Yngwie Malmsteen (1997), fait enfin une session pour le Zombies Colin Blunstone sur son album The Light Inside (1998).

 

5 avril 1998 : le drame.

 

C'est sa dernière avant que le drame de Bristol ne l'enlève à ses proches, fans et amis du milieu. Loving You, titre de l'album de Blunstone publié peu de temps après la mort de Powell, lui est dédié au regard de la gentillesse, de la simplicité et du talent dévoilés par le batteur durant son enregistrement.

 

Un dernier LP solo de l'artiste, Especially For You (novembre 1998), sort après sa mort et vient compléter un catalogue impressionnant au regard des groupes dans lesquels il s'est impliqué et des sessions auxquelles il a pris part.

 

Cozy Powell est aujourd'hui considéré un monstre sacré du rock, un batteur de légende. Il a surtout été un ami fidèle très apprécié durant toute sa carrière (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1979

 

Cozy powell over the top 79

 

COSY POWELL

OVER THE TOP – 1979  4/5

 

Publié en 1979.

Produit par Martin Birch.

Durée:44:28.

Label:Polydor.

Genre:rock instrumental.

 

Le meilleur de Powell.

 

Imaginez un peu le niveau de la section rythmique pointant sur ce disque de Cozy Powell, Over The Top (1979), son premier en solo.

A la batterie, cela va de soi car il joue à domicile, Cozy Powell, batteur puissant et efficace, qui s'il n'est plus le plus fin des techniciens de l'instrument, n'en demeure pas moins un de ses maîtres incontestés. N'a-t-il pas été pressenti pour reprendre la batterie de Led Zep à la mort de John Bonham ? 

 

A la basse, Mossieur Jack Bruce, une sommité à ce poste (Blues Incorporated d'Alexis Korner, Graham Bond Quartet, les Bluesbreakers de Mayall, le power-trio mythique Cream, West Bruce & Laing...), certainement le meilleur bassiste de tous les temps...

 

Powell et Bruce, c'est du lourd ici et c'est la seule constante sur les 7 titres de cet excellent disque, instrumental sur toute la ligne.

 

Derrière ce duo s'invite une poignée de musiciens pas piqués des vers : Bernie Marsden, guitariste pour Whitesnake et qui, avant de l'intégrer, vient de refuser une offre de Paul McCartney pour rejoindre son groupe Wings, Gary Moore (guitariste) débarqué de Thin Lizzy, Dave Clempson (également guitariste), passé par Bakerloo, Colosseum, Humble Pie notamment et contacté par Deep Purple pour suppléer le départ de Ritchie Blackmore.

 

Outre les guitaristes, pointent aussi, à tour de rôle, des claviéristes de renom comme Don Airey de culture jazz (Colosseum II) et Max Middleton (Jeff Beck Group, Hummingbird). Vu le pedigree des acteurs, le lien avec le jazz est vite fait.

 

Le disque est d'ailleurs d'obédience jazz-rock. Et instrumental, comme dit précédemment. Pour un LP de ce type, l'écoute est particulièrement intéressante.

 

Jamais il n'engendre l'ennui ; il suscite plutôt la curiosité dans la mesure où Powell ne cherche pas à tirer la couverture à lui mais laisse libre cours à ses invités qui s'impliquent sans calculer dans le projet.

 

Chacun des intervenants apporte une touche individuelle exaltante. Les guitares se montrent belles, les claviers et synthés sont étincelants, la rythmique donne toute sa puissance.

 

Over The Top, qui se situe un peu dans ce que faisait Dixie Dregs ou Jeff Beck, est collectif (tous les acteurs contribuent à l'écriture) et bénéficie du talent conjugué des grands musiciens qui entourent Powell. C'est sans conteste son meilleur disque personnel (RAZOR©).

 

1. Theme 1.

2. Killer.

3. Heidi Goes To Town.

4. El Sid.

5. Sweet Poison.

6. The Loner.

7. Over The Top.

 

Cozy Powell:batterie,percussion sur 3,cloches,clochettes sur 7,gong sur 7,tympani sur 7.

Jack Bruce:basse.

Bernie Marsden:guitare rythmique sur 1,guitare sur 4.

Gary Moore:guitare sur 2.

Dave Clempson:guitare sur 5/6.

Don Airey:piano sur 1/7/4,Moog sur 1/7/4,Yamaha sur 1/5/3/7.

Max Middleton:piano sur 5,Fender Rhodes sur 5/6,Moog sur 6.

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