Crawler.

BIOGRAPHIE.

 

CRAWLER/Londres (Angleterre)

 

Crawler 1

 

Actif entre 1976 et 1979.

Label:Epic Records.

Genre:blues-rock,hard rock,rock progressif.


La vie après Kossoff.

Avec Crawler, on bascule dans l'après Paul Kossoff. Le légendaire guitariste de Free, à sa dissolution, rebondit sur Back Street Crawler qu'il crée de toutes pièces en 1975. Sa mort par arrêt cardiaque, le 19 mars 1976 sur un vol Los Angeles-New York, scelle la fin de Back Street Crawler ; les membres restants poursuivent l'aventure sous une nouvelle incarnation : Crawler. C'est aussi simple que cela.

Crawler back street crawlerNé sur les cendres de Back Street Crawler...

Crawler 3...Crawler est une entité à part entière...

Crawler terry wilson slesser...emmenée par son chanteur Terry Wilson-Slesser.

Crawler lpL'éponyme Crawler, un magnifique premier LP.

Le problème, c'est que la disparition de Kossoff a occulté le prolongement du projet né sur les cendres du groupe initié par le guitariste. Dans un environnement rock qui bascule alors vers le disco, le punk et la new wave, Crawler en a été la superbe mais très sous-estimée émanation heavy-blues.

Atlantic, alors obnubilé par le seul effet Kossoff, se désintéresse totalement de la démarche engagée par Terry Wilson-Slesser, Tony Braunagel, John Rabbit Bundrick, Terry Wilson et Geoff Whitehorn.

C'est sous d'autres cieux et autour d'un encadrement refondu que Crawler va exprimer son talent. Et Dieu sait s'il est immense. Rendons donc à César ce qui lui appartient...

Quatre membres de Back Street Crawler sont les initiateurs de Crawler, le cinquième étant celui designé pour succéder au défunt Kossoff, à savoir Geoff Whitehorn.

Le noyau de Free.

Si le natif de Newcastle, Terry Wilson-Slesser (alias Terence Arthur Wilson), en est et en reste le chanteur, son homologue américain de l'Arkansas Robert Terry Wilson, ancien Blackwell, Bloontz et ex collaborateur de John Martyn en est toujours le bassiste.

Les texans Tony Braunagel, batteur, et le claviériste John Rabbit Bundrick sont également dans le coup ; ces musiciens se connaissent depuis longtemps. Depuis la fin de Free, pour certains.

Geoff Whitehorn est la pièce rapportée. Londonien, il est guitariste et pallie au pied levé la perte occasionnée par la mort de Kossoff. Atlantic Records a alors dans ses cartons un certain Mick Taylor et veut l'imposer dans le nouveau projet.

Le groupe lui oppose un refus net et précis et tente, dans le même temps, de faire sortir de sa tanière Peter Green, l'ancien Fleetwood Mac.

Pas rétabli psychologiquement, ce dernier décline la proposition ; le choix des musiciens se porte alors sur Geoff Whitehorn, sollicité pour boucler l'album Second Street (Back Street Crawler) à la mort de son prédécesseur.

Une entité à part entière.

Le label renâcle : c'est Taylor ou la suite se fera sans lui. De Back Street Crawler, groupe de soutien de Kossoff, la formation devient Crawler, une entité anglo-américaine à part entière et avec sa propre identité ; elle rebondit sur Epic et maintient le choix de l'ancien guitariste d'If et de Maggie Bell. Nous sommes en 1976. Geoff Whitehorn va vite s'avérer guitariste plus fiable que l'ersatz de Kossoff miné par les drogues depuis la fin de Free. Joueur créatif, il inspire confiance et la transmet à ses chevronnés partenaires. Il suffit, pour s'en convaincre, de se reporter sur les deux LP studio de son catalogue : deux disques de haute volée blues-rock, heavy blues.

La révélation Whitehorn.

L'éponyme Crawler (1977) est le premier des deux. Puissant, énergique, le groupe sonne plus comme un collectif rôdé que comme un backing band de Kossoff. Without You Babe, You Got Money et Stone Cold Sober en sont les plus belles pièces. Le public américain ne s'y trompe pas qui réserve à ce disque un accueil très favorable, aidé en cela par un lot de titres régulièrement programmé sur les ondes FM.

Crawler geoff whitehorn portrait

« Crawler était un groupe complètement différent de Back Street Crawler, mais j'ai dû endosser le costume de Paul Kossoff, quoi qu'il en soit. Au début, j'ai flippé car on ne remplace pas une légende comme Paul, mais après le premier concert, j'étais rassuré. Les fans m'ont vite adopté et tout s'est enchaîné derrière. » (Geoff Whitehorn)

En pleine explosion punk, l'album peine toutefois à tracer sa route en dépit de sa qualité. Il confirme cependant que le choix de Whitehorn était finalement le bon, le guitariste se montrant à son avantage sur cet album. Pour beaucoup d'observateurs, ce guitariste est une révélation.

Un potentiel mal connu.

Snake, Rattle & Roll (1978) ne jouit pas de la même popularité dans le cœur des fans de Crawler. Même s'il dispose encore de grandes chansons, il touche moins sa cible. On lui objecte généralement un aspect commercial un peu trop marqué. Le groupe rompt au terme de ce deuxième disque.

Au fil des décennies, le catalogue, grâce à John Rabbit Bundrick, s'est élargi de titres live et de démos enregistrés pendant la période d'activité de Crawler (Pastime Dreamer/1997, Snakebite/2001, Live Agora/2002, Roots-Chapter 1 - A Prehistory Of Crawler/2003). Ils constituent une offre plus complète sur un groupe dont le potentiel fut grand, à défaut d'être considéré à sa juste valeur (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1977

 

Crawler lp

 

CRAWLER

CRAWLER – 1977 4/5

 

Publié en 1977.

Produit par Alan Callan,Crawler.

Durée:37:44.

Label:Epic Records.

Genre:blues-rock,hard rock.

 

Les héritiers de Kossoff.

 

Tout ce qui touche de près ou de loin à Paul Kossoff ou tout ce qui lie à cet immense guitariste porte le sceau de la qualité. La seule chose qui rapproche le musicien ayant porté Free sur les fonds baptismaux de la présente œuvre, c’est le groupe Crawler, formé sur les restes des Back Street Crawler qu’il a créé.

Car pour le reste, Kossoff vient de s’éteindre, victime d’un œdème pulmonaire, résultante de ses nombreuses dérives. Aussi, après sa mort, la maison de disques, Atlantic Records, a pour projet de continuer à capitaliser sur le nom de Back Street Crawler, en proposant à Mick Taylor, en rupture de Stones, puis à Peter Green, de reprendre le poste de Kossoff.

Ce qu’ils refusent l’un comme l’autre. Et ce à quoi s’opposent avec force les membres orphelins (John « Rabbit » Bundrick, Tony Braunagel, Terry Wilson et Terry Wilson-Slesser) qui quittent Atlantic (virés !) pour Epic et recrutent le soliste de If, Geoff Whitehorn. Ils profitent de la circonstance pour raccourcir leur nom à Crawler.

Seulement voilà, dans le double contexte punk et disco ambiant et sans son leader charismatique, la formation peine à sortir la tête de l’eau, malgré deux albums de très bonne qualité.

L’éponyme Crawler tombe le premier, en 1977, suivi de Rattle Snake & Roll en 1978. Délicieux mélange de funk, de rock et de soul, il sensibilise plus le marché américain qui s’enflamme plus pour le disque et plus particulièrement sur Stone Cold Sober, ce qui l’amène à ouvrir pour Kansas notamment.

Reconnaissons à ce premier album une belle tenue sur le plan de l’écriture, une belle énergie, de la puissance. Une voix bluesy intéressante, une guitare brillante, une rythmique travailleuse, les claviers virevoltants de John Rabbit Bundrick dont le départ pour les Who scelle la fin de Crawler, il n’en faut pas plus pour s’intéresser à ce disque qui, s’il ne pérennise pas vraiment l’héritage laissé par Kossoff, n’en est pas moins très agréable à écouter. Il mérite donc d’être exhumé ou découvert (RAZOR©).

 

1. Without You Babe.

2. You Got Money.

3. Sold On Down The Line.

4. One Too Many Lovers.

5. You Are My Savior.

6. Pastime Dreamer.

7. Never Loved A Woman.

8. You And Me.

9. Stone Cold Sober.

 

Terry Wilson-Slesser:chant.

Geoff Whitehorn:guitare.

Tony Braunagel:batterie,chant.

John “Rabbit” Bundrick:claviers.

Terry Wilson:basse.

Ted Bunting:saxophone.

Chris Wood:flute.

Tony Carr:percussions.

Stevie Lange:chant.

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