David Byron.

BIOGRAPHIE.

 

DAVID BYRON/Epping (Essex – UK)

 

David byron intro 2

 

Né David Garrick, le 29 janvier 1947 à Epping,mort le 28 février 1985 à Reading (Berkshire – UK).

Actif de 1967 à 1985.

Label:Bronze,Repertoire,Mercury,Arista,Creole,Majestic Rock,CHA Promotions.

Genre:hard rock,heavy metal,rock progressif,art rock,soft rock,rock.

Site Internet: www.davidbyron.net

 

C'est Byron ou moi !

Fut une époque où, malgré l'hostilité déclarée de la presse à son endroit, Uriah Heep continuait à se maintenir dans le gratin des groupes de hard rock des 70's. Les fans faisaient abstraction de ce matraquage médiatique en règle et répondaient présents partout où la formation était annoncée.

Jusque là, le groupe, pas les plus grands musiciens pris individuellement, affiche une maîtrise collective et une détermination hors du commun que beaucoup d'artistes lui envie, fait montre d'une passion telle pour réussir qu'il suscite l'admiration et le respect. Uriah Heep croit dur comme fer en son potentiel et en son étoile.

Mais, à partir de 1974, des problèmes en interne viennent compliquer un peu plus les choses. Gerry Bron, fondateur du label Bronze Records abritant Uriah Heep depuis ses débuts, cumule également les casquettes de manager et de producteur.

David byron introDavid Byron : le chant plutôt que le foot.

David byron 67 the stalkers david byron garrick mick box rog penlington richard herd alf raynorLes Stalkers, première expérience de groupe...

David byron spice...puis les Spice...

David byron uriah heep...marchepied pour Uriah Heep...

David byron 1...dont Byron est le chanteur charismatique.

David byron take no prisonersTake No Prisoners (1975), premier LP solo.

Il est tellement impliqué dans la vie de ses protégés que ceux-ci, jusqu'ici en phase avec ses conseils et ses décisions, commencent désormais à le discuter, voire même à s'en plaindre.

Les frictions entre les musiciens et le technicien deviennent légion quand, dans le même temps, une rivalité se fait croissante entre David Byron, chanteur et Ken Hensley, le guitariste/claviériste et auteur principal du groupe sur lequel Uriah Heep s'appuie pour continuer à exister artistiquement. Parallèlement, Gary Thain est de plus en plus miné par l'héroïne...

Dans ce contexte, le sixième album studio Wonderworld (le dernier pour Thain qui meurt d'une overdose quelques mois plus tard), publié en juin 1974, se révèle un véritable chemin de croix pour ce beau monde.

David Byron, plus particulièrement, dont l’ego surdimensionné le conduit à péter de plus en plus les plombs, est en proie à des problèmes récurrents d'alcool et devient ingérable pour ses partenaires, au point que ces derniers, après un nouvel incident à Philadelphie où le frontman insulte les 20.000 spectateurs, prient leur chanteur légendaire (1969/1976) de faire ses valises après un très décevant High And Mighty (juin 1976). Pour Hensley, c'est Byron ou lui.

Uriah Heep perd alors un des meilleurs chanteurs que le milieu du rock ait connu.

Pour Byron, la descente aux enfers commence qui s'achève en février 1985 quand il est retrouvé mort dans son appartement londonien. Une des plus grandes voix du hard rock s'éteint alors...

Le chant plutôt que le foot.

David Byron est né David Garrick, le 29 janvier 1947, à Epping, au sein d'une famille qui respire musique. Sa mère chante dans un groupe de jazz tandis que certains autres membres chez les Garrick jouent d'un instrument ou dansent.

Après des études menées jusqu'en 1964 à la Forest School de Walthanstow, un quartier de la périphérie londonienne, Byron, pourtant excellent footballeur, prend la voie de la musique à la fin de sa scolarité.

A 16 ans, il se voit proposer une place dans un groupe local mais préfère, après une audition concluante (il interprète avec succès Johnny B. Goode), rejoindre une formation semi-professionnelle nommée les Stalkers et dans laquelle il fait la rencontre de Mick Box avec lequel il va partager l'aventure Uriah Heep. C'est sa première véritable expérience de groupe.

Ce partenariat avec Box débouche sur Spice que Paul Newton, à la basse, et Alex Napier, à la batterie, complètent et va durer deux ans : de 1967 à 1969. C'est le père de Paul Newton qui fait office de manager.Spice décroche un engagement avec United Artists pour lequel il enregistre un single, What About The Music/In Love (novembre 1968).

Il se produit régulièrement dans des endroits comme le Marquee où Gerry Bron les remarque et, après avoir enrichi l'effectif d'un multi-instrumentiste et songwriter en la personne de Ken Hensley, jette les bases de ce qui donnera Uriah Heep.

Le chanteur légendaire d'Uriah Heep...

A la même période, Byron (et Box) travaille comme chanteur de session pour Avenue Records afin d'arrondir ses fins de mois. Après avoir enregistré plus d'une centaine de chœurs, de duos, il met fin à ce travail quand Uriah Heep constitue une charge personnelle trop lourde qui l'empêche de cumuler les deux.

David Byron est, bien évidemment, de la période glorieuse d'Uriah Heep. Durant une dizaine d'albums entre 1969 et 1976,celui-ci se montre un redoutable frontman, doté d'une gamme vocale phénoménale qu'il rehausse sur scène d'une formidable et énergique présence.

Pendant les années qu'il passe au sein d'Uriah Heep, David Byron est même l'élément charismatique des anglais. Ainsi, on le retrouve sur Very 'Eavy Very' Umble (1970), Salisbury et Look At Yourself (1971), Demons and Wizards et The Magician's Birthday (1972), Live et Sweet Freedom (1973), Wonderworld (1974), Return To Fantasy (1975) et High and Mighty (1976). La période discographique 72/75 est couverte d'or et d'argent.

… remercié pour son comportement préjudiciable.

Quand les premiers problèmes relationnels entre lui et ses partenaires voient le jour en 74, David Byron sent vraisemblablement que ses jours au sein d'Uriah Heep sont comptés.

Comme il souffre de ses problèmes d'addiction à l'alcool, son comportement devient de plus en plus intolérable en interne.

Son image désormais salement écornée, déteint sur le groupe. Dans l'intérêt de tout le monde, il est remercié après d'énièmes frasques au terme d'une tournée espagnole (Juillet 76).

Sa seule issue du moment est de rebondir en solo, ce qu'il fait mais pas de la manière la plus mémorable. Les deux LP qu'il signe sous son nom, Take No Prisoners (1975) qui bénéficie malgré tout du soutien de Mick Box, de John Wetton et de Ken Hensley (David est encore chez Uriah Heep) et son suivant, Baby Faced Killer (Arista/1978) qui l'amène à flirter parfois avec le disco (African Breeze), sont bien loin d'Uriah Heep et tendent à diviser les irréductibles fans du groupe.

David byron mick box

« David était l'un des meilleurs chanteurs avec qui j'ai jamais travaillé. Il ne s'est jamais contenté de chanter une chanson, mais la vivait à fond. De ce fait, il a touché tous ceux qui ont entendu sa voix, il était très convaincant. Je pense que c'était son plus grand atout. Il est devenu très charismatique et se comporter en star, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il ne pouvait pas être une personne ordinaire, comme les autres. Il ne pouvait pas. Il vivait la musique comme une rock star. » (Mick Box).

Une carrière individuelle perturbée par la bouteille.

Bien que miné par la dive bouteille, Byron consacre ce qui lui reste de motivation et d'énergie pour tenter de se relancer dans un collectif. Dans cette optique, il répond favorablement aux demandes répétées de Geoff Britton (batteur de East Of Eden et de Wings) de le rejoindre dans un projet de nouveau groupe (1977) qui implique également David Clempson, guitariste passé par Bakerloo, Colosseum et Humble Pie, ainsi que Damon Butcher (claviériste) et Willie Bath (basse).

Rough Diamond publie un seul album, éponyme (Island Records/mars 1977), avant de se séparer juste après la publication du LP, par ailleurs très mal distribué.

Byron reprend alors sa carrière solo en enregistrant le Baby Faced Killer évoqué précédemment (1978) ainsi qu'un single Rich Man's Lady/All In Your Mind, la même année.

Si, en 1980, Uriah Heep semble avoir passé l'éponge des déboires précédents en l'invitant à réintégrer le groupe, David Byron repousse cette proposition et forme le Byron Band (avec Robin George, Bob Jackson, Roger Flavell, Mel Collins et John Shearer) que signe le label Creole Records.

Le Magicien.

Après trois singles qui ne touchent pas leur cible, Every Inch Of The Way/Routine, Never Say Die/Little By Little et Rebecca/Tired Eyes (tous les trois en 1981), le Byron Band y va d'un LP, On The Rocks (1981) qui n'émeut pas plus la critique que les fans de Byron et d'Uriah Heep.

Son alcoolisme étant récurrent, Byron n'y est plus. Ses vieux démons ont finalement raison de lui. Il s'éteint de complications hépatiques et épileptiques induites par l'alcool, en février 1985. A 38 ans et dans l'indifférence la plus injuste.

Uriah Heep, à l'occasion de la tournée de promotion d'Equator (mars 1985), son 16ème opus sorti 12 jours après sa mort, lui dédie The Wizard, premier succès du groupe des deux côtés de l'Atlantique. David Byron incarnait à merveille ce Magicien (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1975

 

David byron take no prisoners

 

DAVID BYRON

TAKE NO PRISONERS – 1975  3/5

 

Publié en mars 1975.

Produit par Peter Gallen,David Byron.

Durée:40:17.

Labels:Bronze (UK),Mercury (USA).

Genre:hard rock,rock progressif.

 

Pas indispensable.

 

Soyons cohérent. Take No Prisoners souffre par trop d'une réelle qualité dans son écriture pour l'évaluer à la hausse. En dehors de quelques rares titres qui tiennent la route ici, à savoir Man Full Of Yesterdays, Midnight Flyer, Roller Coaster et Silver White Man, l'ensemble est mièvre et sans réel bénéfice.

L'intérêt est ailleurs, notamment dans le fait que Uriah Heep (Mike Box, Lee Kerslake, Ken Hensley et John Wetton), même en phase terminale, s'est mobilisé pour soutenir le projet de son frontman, alors que le torchon brûle entre la troupe et leur chanteur auquel il est de plus en plus reproché son comportement de star.

Même s'il affiche, au milieu des 70's, un sacré melon, il n'en demeure pas moins un chanteur hors normes, le meilleur qui ait occupé ce poste au sein de Uriah Heep, un des plus grands spécialistes de tous les temps. On peut s'en rendre compte ici et c'est sa prestation générale au chant qui sauve finalement le disque.

Son premier LP, pas plus que son second, Baby Faced Killer (1978), sont réellement mémorables. On ne s'étendra pas sur le sujet. Seuls les fans d'Uriah Heep et de Byron pourront s'en satisfaire et l'acquérir. A part eux... (RAZOR©).

 

1. Man Full Of Yesterdays.

2. Sweet Rock 'n' Roll.

3. Steamin' Along.

4. Silver White Man.

5. Love Song.

6. Midnight Flyer.

7. Saturday Night.

8. Roller Coaster.

9. Stop (Think What You're Doing).

10. Hit Me With A Withe One.

 

David Byron:chant.

Mick Box:guitare.

Lou Stonebridge:claviers.

Denny Ball:basse.

Lee Kerslake:batterie sur 1/3/5/7/8/9/10.

Pete Thompson:batterie sur 2/4/6.

Ken Hensley:guitare acoustique sur 10.

John Wetton:mellotron sur 1/5.

Irene Chanter,Doreen Chanter,Martha Smith,Neil Lanchaster,Chas Mills,Russ Stone:choeurs.

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