Deep Purple.

BIOGRAPHIE.

 

DEEP PURPLE/Hertford (Angleterre)

 

Deep purple 2

 

Actif entre 1968 et 1976, 1984 et aujourd'hui.

Label:Tetragrammaton,Warner Bros,Polydor,BMG,EMI,Edel.

Genre:hard rock,heavy metal,blues-rock,rock progressif.

Site officiel:deeppurple.com


Une longévité qui impose le respect !

Si le hard rock avait son Mont Rushmore, celui-là même qui a inspiré la pochette de leur premier LP, In Rock de juin 1970, nul doute que Deep Purple y trônerait, aux côtés de deux autres monstres sacrés de la place anglaise, du genre et du moment : j'ai nommé Black Sabbath et Led Zeppelin.

Les trois formations constituent en effet la quintessence du hard rock et du métal ; figures de proue anglaises du genre, ces groupes légendaires ont marqué à vie plusieurs générations de fans, Deep Purple en tête qui a écoulé plus de 100 millions d'albums et dont le riff mémorable de Smoke On The Water, instillé par le banni Ritchie Blackmore, a suscité les vocations de millions de guitaristes en herbe et influencé les Scorpions, Iron Maiden, Metallica, Van Halen, Judas Priest, Def Leppard et autres Dream Theater.

Toujours actif, Deep Purple a connu tous les honneurs, traversé toutes les tempêtes, mais demeure encore et toujours englué dans des divisions tenaces entre anciens et modernes et qui ne datent pas d'aujourd'hui, lesquelles ont plombé l'ambiance au moment d'entrer au Rock And Roll Hall Of Fame.

Rassemblé au 3ème millénaire autour de Ian Gillan, Roger Glover et Ian Paice, les membres fondateurs (avec Jon Lord et Ritchie Blackmore), de l'ancien Dixie Dregs débarqué en 1994, Steve Morse, et de Don Airey, remplaçant depuis 2002 de feu Jon Lord (décédé en 2012), Deep Purple est à quelques encablures de fêters ses 50 ans d'activité. Respectable longévité pour un groupe peu épargné par les déchirements internes...

Lancé suite au ratage de Roundabout.

Deep Purple est né de la tentative ratée de Roundabout, un projet de super groupe, né en septembré 1967 dans le cerveau embrumé de l'ex-batteur des Searchers Chris Curtis et financé par un riche drapier londonien Tony Edwards, vouant un vif intérêt pour la musique, et son collectif d'investisseurs HEC Enterprises (John Coletta et Ronald Hire). L'idée de départ est d'inviter, sur scène, autour d'un noyau fixe, des musiciens qui effectueraient une rotation. Ils joueraient et laisseraient leur place à d'autres, en quelque sorte.

La base stable en question serait constituée de Curtis, de l'ancien Artwoods Jon Lord (claviériste), du guitariste Ritchie Blackmore, de Nick Simper (bassiste). Serait, en fait, car le projet Roundabout, dont le nom est malgré tout conservé, ne voit pas le jour, amenant Lord et Simper à prendre la route de l'Allemagne pour le compte du virtuel Flowerpot Men et Curtis à aller voir ailleurs.

Si le concept est abandonné, le nom de Rounabout est utilisé pour lancer une autre mouture. Jon Lord, Ritchie Blackmore et Nick Simper en sont directement à l'initiative qui, en mars 1968, organisent des auditions pour recruter un chanteur et un batteur. Les deux recrues sélectionnées sont issues des Maze : Rod Evans et Ian Paice.

Deep purple 3Deep Purple 70's.

Deep purple 2015Deep Purple aujourd'hui.

Deep purple ian gillanIan Gillan.

Deep purple ritchie blackmoreRitchie Blackmore.

Deep purple roger gloverRoger Glover.

Deep purple jon lordFeu Jon Lord.

Deep purple ian paiceIan Paice.

Le Pourpre fait flamber Hush.

Le line-up ainsi constitué s'engage dans une tournée nordique (Danemark et Suède) au printemps 1968. A leur répertoire des reprises comme la couverture énergique du Hush de Joe South et quelques instrumentaux originaux prétextes à longues improvisations de guitare et de claviers. A cette occasion, le nom de Roundabout est délaissé au profit de Deep Purple (ou Mark 1) qui, dès lors, se plonge dans d'intenses répétitions du côté de South Mimms (Hertfordshire) où le groupe a réservé une maison de campagne.

L'année 1968 se concrétise par un premier LP, The Shades Of Deep Purple, publié en juillet pour le compte du label américain Tetragrammaton et en septembre au Royaume-Uni (Parlophone). S'il fait parler de lui chez l'Oncle Sam, sur le sol grand-breton, il ne fait pas se lever les foules en dépit de sa qualité. Les américains font de Hush, un des titres-phares de l'album, un surprenant N° 4 du Billboard 100.

Même combat pour le deuxième opus du groupe, The Book Of Taliesyn, libéré en octobre 68 aux States (Tetragrammaton) et au milieu de 69 au Royaume-Uni (Harvest/EMI), il fait plus parler de lui aux Etats-Unis (N°54) qu'en Grande-Bretagne.

L'éponyme Deep Purple ou Deep Purple III (juin 69/USA, Novembre 69/UK) est le dernier avec le line-up d'origine, Simper et Evans quittant le navire au terme du disque, et le premier à contenir autant d'originaux (7). 162 chez l'Oncle Sam, ce Lp ne connaît pas la même réussite que ses devanciers outre-Atlantique en raison de problèmes financiers affectant le label Tetragrammaton et souffre d'une manque de promotion manifeste. De son côté, Deep Purple en est encore à chercher sa voie musicale entre rock progressif, rock psychédélique, classique et hard rock.

Quand le Mark II s'en mêle.

Mark II s'annonce alors qui consiste en la deuxième version de Deep Purple, celle qui voit Simper et Evans être remplacés par deux membres d'Episode Six, Roger Glover et Ian Gillan. On tient là le line-up légendaire de Deep Purple, celui qui signe les trois pièces d'anthologie à venir : In Rock, Fireball et Machine Head.

Comme le suggère sa célèbre pochette, Deep Purple In Rock (juin 1970/Harvest) est un disque gravé dans la pierre. C'est par cette œuvre incontournable du catalogue que s'opère le vrai changement musical d'un Deep Purple soudainement devenu plus heavy. A la production, Martin Birch s'attache à donner un sens à ce déferlement de décibels.

Le monumental et indispensable In Rock, emmené par le planétaire Child In Time et un Speed King qui porte bien son nom, est un album fondateur du genre. N°4 au Royaume-Uni, il fait l'objet d'une tournée de promotion qui s'est étirée sur 15 mois et contribue au véritable décollage de Deep Purple en Europe.

Un peu plus d'un an plus tard, en juillet 1971 (USA), sort le 5ème volet discographique : Fireball, inspiré et subtil mais plus expérimental et moins hard. Il paraît en septembre 1971 sur le Vieux Continent. Premier opus du groupe à atteindre la place suprême des charts british (32 aux Etats-Unis), l'album vraisemblablement le plus sous-estimé du Pourpre a contre lui d'être pris en sandwich entre In Rock et Machine Head, les deux monstres sacrés du catalogue.

Un riff planétaire.

Le virulent et virtuose Machine Head (mars 1972), enregistré sur les bords du Lac Léman (Montreux), met le hard rock à un niveau rarement atteint. Outre sa qualité exceptionnelle, l'incontournable Machine Head est également populaire pour abriter le titre-star du groupe, Smoke On The Water, dont le riff est aussi célèbre que l'anecdote inspirée de faits réels lui ayant donné naissance : l'incendie d'une aile du casino de Montreux où se produit alors Zappa.

La même année 72, Deep Purple y va d'un live tout aussi hors normes : Made in Japan. Il précède le très décevant Who Do We Think We Are, 4ème pan du deuxième line-up alors dans la tourmente et éreinté, ainsi que la 7ème levée studio de la discographie globale.

En dépit de son statut de premier couac vynilique, le disque en question se vend bien, aux Etats-Unis notamment. Les tensions qui minent alors Deep Purple et le mauvais relationnel avec Blackmore notamment, occasionnent les départs de Ian Gillan (pour le Ian Gillan Band) et de Roger Glover (carrière solo), amènent à sa dissolution après un dernier concert à Osaka (Japon) le 23 juin 1973. C'en est fini du Mark II, deuxième mouture du Pourpre.

Deep purple gillan

« … Nous avons survécu car nous sommes une famille et nous ne nous moquons pas des gens en faisant des numéros de cirque. Nous ne suivons également aucune des lois du business. Nous ne sommes pas tentés par l’argent. Nous sommes en bonne santé et le groupe est en forme, en faisant de la bonne musique. Je ne crois pas que beaucoup de gens trouveraient ça de bon goût de faire revenir Ritchie. » (Ian Gillan)

Le Mark III maintient le niveau.

Glenn Hughes (ex-Trapeze) à la basse et au chant, puis David Coverdale au chant, prennent les places laissées vacantes pour ce qui est le point de départ du Mark III, lequel dès septembre 1973, se remet à l'ouvrage et pousse la porte du studio de Montreux pour les sessions d'enregistrement du huitième opus de Deep Purple, le dénommé Burn (février 74), plus blues et funky. Pour des motifs contractuels, Hughes n'est pas crédité sur cet album au demeurant très bon, et qui, grâce à la patte de Blackmore, maintient Deep Purple à un excellent niveau.

L'album suivant, Stormbringer (novembre 1974), hard funk, est en quelque sorte le disque requiem de Deep Purple. Dernier LP pour Ritchie Blackmore (il fondera Rainbow dans la foulée), Stormbringer brille par intermittence seulement, mais contient une pièce exceptionnelle, le monstrueux Soldier Of Fortune.

Passé sous l'influence de Coverdale et de Hugues, Deep Purple (Mark IV) recrute Tommy Bolin à l'été 75 et sort le numéro 10 de son catalogue, le faible Come Taste The Band (octobre 1975) ; il préfigure l'arrêt imminent de la formation anglaise rendu effectif en 1976 par la voix de Jon Lord et Ian Paice, les seuls membres de la première heure.

Retour en 2013 avec Now What ? !

Accro aux drogues dures, Bolin quitte Deep Purple le 19 juillet 1976, fonde le Tommy Bolin Band, sort deux LP solos et meurt peu de temps après d'une oderdose (4 décembre 1976). De son côté, Coverdale monte Whitesnake que rejoignent Lord en 1978 et Paice en 1980, tandis que Hugues se lance dans une carrière solo erratique.

Alors qu'il semblait définitivement enterré, le groupe se reforme en 1984 à l'initiative du Mark II (Gillan, Glover, Blackmore, Paice et Lord) et repart à la conquête du monde. Depuis, après d'autres mouvements de personnel, Deep Purple 8ème mouture a continué à tourner et à alimenter sa riche discographie qu'il vient de compléter par un 19ème album studio, Now What ?! (2013), produit par Bob Ezrin, dont le moins que l'on puisse admettre est qu'il rappelle le meilleur Pourpre des 70's (RAZOR©).


 

BIOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 4 - 1970

 

Deep purple in rock

 

DEEP PURPLE

IN ROCK – 1970  5/5

 

Publié en juin 1970.

Produit par Deep Purple.

Durée:43:30.

Label:Harvest.

Genre:hard rock,heavy metal.

 

Le Pourpre entre dans l'Histoire.

 

La pochette de In Rock (en écoute intégrale ici) est légendaire, le visuel mythique et osé. Osé car faire un parallèle avec les grands présidents des Etat-Unis, c'est un peu prétentieux, d'autant que le Deep Purple du moment n'appartient pas encore à un quelconque gratin de l'histoire du rock. Il est un bon groupe de hard rock mais pas un monstre sacré, trimbalant derrière lui 3 disques sympas mais pas non plus géniéux. Le line-up derrière cette première tierce discographique se cherche toujours.

En changeant de personnel, Deep Purple entre dans la phase dite Mark II et c'est par cette porte qu'il le fait : In Rock, sorti en juin 70. Peut-être son visuel parodique sert-il à annoncer la couleur du nouveau Pourpre et son intention de venir bouleverser le marché US sur lequel il peine à s'imposer alors ? Dans le genre, vous allez voir ce que vous allez voir, désormais les grands du monde, c'est nous ! Amis ricains, tenez-vous bien !

En tous cas, c'est réussi, tant au niveau de l'effet que du rendu. Cet album est séminal. En matière de hard rock, nous avons affaire à l’un des plus grands binômes de tous les temps. En effet, Deep Purple s'affirme comme une figure inamovible de ce genre musical et In Rock comme un passage obligé sur ces terres heavy.

In Rock est le quatrième opus du groupe de Gillan, Blackmore, Lord, Glover et Paice. Deep Purple va donner le jour à un album intense, novateur et original, puissant et plein de finesse, un album fondateur du rock des seventies dans lequel les grands moments se succèdent : le furieux Speed King (quel riff assassin et quelle voix, ce Ian Gillan), Bloodsucker, plus lent mais tout aussi égal, l’extraordinairissimo Flight Of The Rat, Hard Lovin’ Man, lourd mais puissant en phase terminale.

Et puis il y a cet épique et anthologique Child In Time, 10 minutes, calme dans ses couplets et déchaîné dans ses refrains, aux mélodies vocales géniales, au solo de guitare énormissimo. C’est le titre qui porte l’album à bout de bras et une pièce angulaire de la musique rock, un titre gigantesque qui fera d’In Rock un album référence du genre et qui ouvrira les portes de la notoriété mondiale à Deep Purple (5 virtuoses) pour l’éternité (RAZOR©).

 

1. Speed King.

2. Bloodsucker.

3. Child In Time.

4. Flight Of The Rat.

5. Into The Fire.

6. Living Wreck.

7. Hard Lovin' Man.

 

Ritchie Blackmore:guitare.

Ian Gillan:chant.

Roger Glover:basse.

Jon Lord:orgue,claviers.

Ian Paice:batterie.

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