Eric Burdon.

BIOGRAPHIE.

 

ERIC BURDON (Newcastle/Angleterre – UK)

 

Eric burdon une voix caracteristique

 

Né le 11 mai 1941 à Newcastle Upon Tyme.

Actif depuis 1962.

Labels:SPV,Polydor,Universal Music,Sony, BMG,MGM,One Way Records,Repertoire,Avenue,Rhino Entertainment,Line records,Teldec,Flying Eye,Sanctuary,CBS,EMI,Decca,Readymade Records,Lojinx.

Genre:rock & roll,blues-rock,folk-rock,rock psychédélique,R&B,funk,soul,pop-rock.

Site officiel:ericburdon.com

 

Ambassadeur de la british invasion et du blues boom.

Eric Burdon, un des derniers émissaires du british blues boom du début des 60's et alors force motrice des Animals, est toujours dans le coup à quelques encablures de célébrer de ses printemps (qu'il aura en mai 2021).

Celui qui fut une des voix les plus caractéristiques et les plus prenantes du rock arpente toujours les scènes aujourd'hui, même si, côté studio, sa discographie personnelle est, depuis 2013, restée bloquée sur Til' Your River Runs Dry.

Il est toutefois quasi acquis que la récente tournée qu'il a assuré soit son ultime tour de piste, après avoir fait ses adieux au public français, lors de son passage à l'Olympia en octobre dernier (2019).

Ses dernières apparitions publiques montrent que l'artiste de Newcastle Upon Tyme n'a rien perdu de sa superbe, ses concerts étant toujours suivis par des cohortes de fans.

Eric burdon jeuneNé  en 1941 à Newcastle, Eric Burdon...

Eric burdon animals 2...devient le leader naturel des Animals...

Eric burdon animals 1...un acteur majeur de la british invasion...

Eric burdon and war...avant de devenir celui de War.

Eric burdon bandLe Eric Burdon Band.

Eric burdon til your river runs drySon dernier LP sorti en 2013... 

Eric burdon retraite...annoncerait-il une retraite proche ?

Ses adieux à Paris.

Mais il sera bien difficile de le faire revenir sur sa décision de poursuivre sa carrière, dans le contexte actuel, qui plus est avec les problèmes qui lui sont tombés dessus en Hollande récemment.

Figure charismatique du british blues, même si moins fougueux et moins sensuel qu'hier, l'ancienne gloire des sixties, véritable bête de scène au début de sa carrière, a perdu l'envie de consacrer l'essentiel de son temps dans les aéroports et n'a plus envie de se prendre la tête à son âge.

Ses ennuis avec les organisateurs de l'étape d'Amsterdam lors de la dernière tournée européenne (2019) ont visiblement achevé de le convaincre de prendre sa retraite plus tôt que prévu...

Une voix caractéristique.

Eric Burdon voit le jour le 11 mai 1941 dans la ville industrielle du nord de l'Angleterre, Newcastle Upon Tyne. Enfant d'une famille très modeste, il grandit dans cette cité portuaire proche de la frontière entre l'Angleterre et l’Écosse. Gamin, il n'a pas dans l'idée de devenir chanteur.

Ado, Eric croise la route d'un marin, voisin de palier de l'immeuble où il vit avec sa famille. Ce dernier le connecte pour la première fois avec la musique en lui faisant écouter les disques de R & B achetés lors de ses escales aux États-Unis.

Il s'éprend alors de cette musique en vogue outre-Atlantique et de ses artistes comme Fats Domino, Ray Charles, Bo Diddley ou Bill Doggett.

En entendant Muddy Waters, il envisage pour la première fois de devenir artiste, mais, comme il ne joue d'aucun instrument et n'en a apparemment pas les compétences, il préfère focaliser sur le travail de sa voix, dont la puissance est la caractéristique principale.

Pour preuve, il est écarté de la chorale de sa paroisse au motif de chanter plus fort que les autres choristes, son organe vocal supplantant les voix de tous les membres.

Du skiffle au R & B.

De là à fonder un premier groupe, il n'y a qu'un pas. Eric Burdon le franchit alors qu'il est étudiant en arts graphiques et en photographie au Newcastle College Of Art And Industrial Design, mais c'est surtout pour tirer au flanc, avec son pote John Steel, décrocheur comme lui, qu'il se réfugie dans la musique.

Dans un premier temps, il se produit dans les clubs de blues et de jazz de la périphérie de Newcastle et se fait remarquer par sa puissance vocale.

Il fonde alors les Pagan Jazzmen (fin 1956/début 1957) avec John Steel, Alan Sanderson et James Crawford, lesquels interprètent alors des chansons de skiffle et de jazz traditionnel, avant de se reconvertir dans le R & B et le rock & roll et de muter en The Pagans.

Dave Ashcroft, également étudiant, vient alors grossir les rangs des « païens » avant qu'Alan Price ne le fasse à son tour. A l'été 1959, le groupe se constitue comme suit : Eric Burdon, John Steel, Alan Sanderson, Jimmy Crawford et Alan Price.

Quand John Steel décroche un emploi dans un bureau de dessin industriel chez l'avionneur De Havilland Company, le groupe n'y résiste pas.

Mais ce dernier, peu fait pour ce type de vie, revient vite à Newcastle et, à l'occasion d'une rencontre avec Burdon, fomente avec ce dernier un projet de reformation (The Kansas City Seven, alias The KC7), auquel est associé Alan Price et qui ressemble plus à un big band qu'à un groupe classique (1960/61).

De KC7 aux Animals.

En perdant deux de ses éléments (Danny Okpoti et Pat Odoi), le KC7 devient par la même occasion le KC5 (61/62) et le groupe-maison du Downbeat Club (Newcastle).

Lors d'un spectacle du quintet, Chas Chandler du groupe rival The Kon-Tors, tombe sous le charme du jeu de piano de Price et le harcèle pour intégrer sa formation, moyennant un contrat plus avantageux que celui alors proposé par le KC5. Price accepte l'offre de Chandler.

Son départ scelle la fin d'activité du KC5, mais le pianiste ne prend pas son pied au sein des Kon-Tors, alors il crée sa propre formation, The Alan Price Rhythm And Blues Combo (Alan Price, Chas Chandler, John Chunky Bourne, Geoff Hedley et un guitariste inconnu).

Peu convaincant au chant, Alan Price se tourne alors vers Eric Burdon qui devient le chanteur principal de l'Alan Price Combo, en contrepartie d'une rémunération de plus de 4 dollars par semaine.

Le line-up d'alors (Eric Burdon, Alan Price, Hilton Valentine, John Steel et Chas Chandler) donne le jour aux Animals (1962), lequel va devenir un des groupes les plus importants de la scène R & B britannique du début des 60's.

Dès leur deuxième single, les Animals atteignent la première place des charts anglais comme américains avec le titre House Of The Rising Sun (1964).

Au fil des années, ils enchaînent les succès (I'm Crying, Don't Let It Be Misunderstood, Bring It On Home To Me, We Gotta Get Out Of This Place, It's My Life, Don't Bring Me Down...). Progressivement toutefois, le groupe s 'éloigne de ses racines blues ; l'incarnation d'origine se sépare en septembre 1966.

Entre carrière solo, des Animals psychédéliques et le projet War.

Eric Burdon, alors sujet de discorde au sein du combo, au regard de ses tensions régulières avec Price et de sa consommation de plus en plus marquée d'alcool et de drogue, rebondit en solo en publiant un premier LP personnel, Eric Is Here (mars 1967).

Malgré l'arrêt des Animals, il repart sous Eric Burdon & The Animals (ou The New Animals), dans une version plus psychédélique (fin 1966). Cette incarnation composée d'Eric Burdon, John Weider, Vic Briggs (puis Andy Summers) et David McCulloch (puis Zoot Money) signe San Franciscan Nights (7), Good Times (20) ou encore Ring Of Fire (35) avant d'être dissoute en décembre 1968.

Eric burdon portrait

« Le nom d'Animals vient d'un membre d'une bande dont je faisais partie. Un mec avec qui j'ai souvent traîné... il s'appelait Animal. C'était son surnom. J'ai suggéré que ce nom soit retenu pour refléter l'esprit de notre groupe. Finalement, nous sommes devenus les Animals. La presse s'est emparée de ce fait pour vendre l'histoire comme quoi notre nom venait du fait que nous nous comportions comme des bêtes sur scène. » (Eric Burdon)

Après avoir déménagé en Californie, Burdon, toujours aussi épris de soul, de blues et de R&B, se relance auprès de War, un groupe funk-rock américain originaire de Long Beach et évoluant jusque là sous Nightshift, avant d'avoir été The Creators.

La nouvelle entité a pour objectif de faire passer un message de fraternité et de dénoncer le racisme, la famine, la violence et s'y emploie dès son sublime premier album paru sous Eric Burdon & War, le dénommé Eric Burdon Declars War (MGM/1970). Celui-ci est suivi d'un second LP, la même année, tout aussi convaincant : The Black-Man's Burdon.

Le Eric Burdon Band avant une longue absence.

Malgré le succès de cette association, Eric Burdon, épuisé par la vie sur la route, quitte le groupe qui devient alors War et amorce, dès 1971, une carrière solo, son intérêt pour le blues étant de plus en plus prégnant. Il se rapproche alors de Jimmy Witherspoon, chanteur de jump blues avec lequel il enregistre Guilty (fin71/MGM).

Il forme ensuite le Eric Burdon Band, impliqué dans Sun Secrets (décembre 1974/Capitol), puis dans Stop, publié en juillet 1975. L'artiste a alors tourné le dos à la musique noire, même s'il choisit ce moment pour sortir un album de titres inédits enregistrés avec War, Love Is All Around (1976/ABC Records).

Eric Burdon retrouve ensuite Zoot Money pour les besoins de Survivor (Polydor/1977), dernier LP studio de la décennie des 70's. Cette même année, il déménage en Allemagne avec femme et enfant, mais la drogue contrecarre alors sa carrière et ses projets ne rencontrent plus l'adhésion de ses fans.

Le Rock And Roll hall Of Fame en 1993.

Il faudra attendre les 90's pour refaire parler de lui, via son association avec Brian Auger au sein d'une unité nommée Eric Burdon – Brian Auger Band et leur opus Access All Areas (septembre 1993) ; celui-ci revisite avec efficacité et originalité des chansons des Animals avec lesquels il est intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame un an plus tard. Le partenariat avec Auger durera de 1991 à 1994.

Depuis il poursuit bon an, mal an, une carrière faite de hauts et de bas, de nouvelles expériences musicales et de retrouvailles (il réactive les Animals en 2016). Sa discographie s'est enrichie de 5 nouveaux LP depuis le début du nouveau millénaire (Til' Your River Runs Dry en 2013 étant le dernier). Peintre, acteur, écrivain, Eric Burdon a désormais de quoi meubler une retraite qui paraît de plus en plus actée (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE THE ANIMALS 60'S.

LP Studio US N° 5 - 1966

 

Animals animalism 66

 

THE ANIMALS

ANIMALISM – 1966  5/5

 

Publié en novembre 1966.

Produit par Tom Wilson.

Durée:39:54.

Label:MGM.

Genre:blues-rock,R & B.

 

Des Animals de compagnie.

 

Dans la masse des groupes anglais qui a émergé lors du British Blues Boom, les Animals ont été un des pionniers et boxé dans la catégorie des très grands. Il faut s’en souvenir. La bande à Eric Burdon, son leader charismatique, est une des valeurs sûres des sixties.

Formé en 1962, il ne lui faut pas attendre des lustres pour apparaître aux premières loges des ventes, à côté des Beatles ou des Stones. Le titre puisé dans les entrailles du folk traditionnel U.S, The House Of The Rising Sun, considéré encore aujourd’hui comme leur morceau le plus populaire (1964), annonce d’autres succès comme l’écologique We Gotta Get Out Of This Place (1965).

Les Animals sont, par ailleurs, des précurseurs pour avoir, avec les Stones, importé le rhythm & blues noir américain sur le Vieux Continent (Ray Charles, Bo Diddley). Alors qu’ils évoluent encore sous l’identité d’Alan Price Combo, ces fils des quartiers ouvriers de Newcastle interprètent avec une telle férocité, une telle ferveur, les standards des géants du blues, que le choix de les identifier comme The d'Animals (1963) s'impose naturellement.

Animalism (ne pas confondre avec Animalisms avec un S) est sorti en novembre 1966 chez Decca, après que le groupe ait explosé et que Price, son initiateur, ait quitté la formation l’année précédente, est assurément leur meilleur album.

Sans surprise, les douze chansons d'Animalism mettent le R&B, le blues et la soul à l’honneur et réunissent le line-up originel des Animals, le meilleur, le seul, le vrai : Burdon, Chandler, Valentine, plus Rowberry et Jenkins.

All Night Long signé Frank Zappa, Louisiana Blues, Outcast, les reprises comme Hit The Road de Ray Charles, Shake de Sam Cooke, Hey Gip de Donovan, Rock Me Baby de B.B King ou encore Smokestack Lightning d’Howlin Wolf sont les notes dominantes d’un disque qui saisit parfaitement le côté bestial d’un groupe alors à son pic et pour lequel Zappa a contribué. Indispensable, cela va de soi. De ce groupe, c’est cet album qu’il faut et pas un autre (RAZOR©).

 

Face 1.

1. All Night Long.

2. Shake.

3. The Other Side of This Life.

4. Rock Me Baby.

5. Lucille.

6. Smokestack Lightning.

 

Face 2.

7. Hey Gyp.

8. Hit the Road, Jack.

9. Outcast.

10. Louisiana Blues.

11. That's All I Am to You.

12. Going Down Slow.


Eric Burdon: chant.

Chas Chandler:basse.

Dave Rowberry:claviers.

Hilton Valentine:guitare.

Barry Jenkins:batterie.

John Steel:batterie sur 9 et 11.

DISCOGRAPHIE WAR 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Eric burdon declares war 1970

 

ERIC BURDON & WAR

DECLARES WAR – 1970  4/5

 

Publié en mai 1970.

Produit par Jerry Goldstein.

Durée:41:45.

Label:MGM Records.

Genre:soul psychédélique,blues-rock psychédélique,funk.

 

Une association qui a du sens.

 

En deux ans de carrière (1969/71) et deux albums (Declares War et Black Man's Burdon), le chanteur anglais Eric Burdon et les angelins funky de War auront démontré que leur rapprochement avait du sens. Leur association, fut-elle furtive, n'en a pas moins été ambitieuse, courageuse et imaginative, bien qu'osée et pour le moins aventureuse.

Fan de musique noire américaine, Eric Burdon apporte la preuve, s'il était besoin de le faire, que, sur l'opus qui nous intéresse (Declares War/mai 1970), il chante plus black qu'un black. Il a cette musique noire en lui et la restitue comme s'il l'avait vécue.

Sa prestation vocale remarquable (Spill The Wine est taillé pour lui) est appuyée par un bataillon de musiciens particulièrement affûtés, War, anciennement Nightshift, qui dotent la performance de sensibilités afro et latino appréciées.

Mélange de soul, de funk, de blues relevé de touches psychédéliques, Eric Burdon Declares War s'appuie sur 5 titres seulement (The Vision Of Rassan, Tobacco Road, Spill The Wine, Blues For Memphis Slim et You're No Stranger) pour une durée d'écoute de près de 42 minutes.

Deux morceaux accaparent l'essentiel de celle-ci, Tobacco Road et Blues For Memphis, deux jams étirés au delà des 13 minutes. Porteur d'un message au dos du disque (We the People, Have Declared War Against The People, For The Right To Love Each Other), l'album en question a fait 18 aux States et 50 au Royaume-Uni.

Récompensé d'un Gold Award, Eric Burdon And War Declares War s'avère efficace dans sa globalité, même si l'ouvreur The Vision Of Rassan est le maillon le moins impressionnant du répertoire.

Nous tenons pour le coup une des dernières grandes performances de Burdon. Rares seront alors les fois où il atteindra encore ces sommets. Profitons-en...(RAZOR©).

 

1. The Vision Of Rassan.

2. Tobacco Road.

3. Spill The Wine.

4. Blues For Memphis Slim.

5. You're No Stranger.

 

Eric Burdon:chant.

Lee Oskar:harmonica.

Charles Miller:flûte,saxophone ténor.

Howard Scott:guitare,chœurs.

Lonnie Jordan:orgue,piano.

Bee Bee Dickerson:basse,chœurs.

Harold Brown:batterie.

Dee Allen:conga,percussions.

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