Fuzzy Duck.

BIOGRAPHIE.

 

FUZZY DUCK/Londres (Angleterre)

 

Fuzzy duck 1

 

Actif entre 1970 et 1971.

Labels:MAM,Repertoire.

Genre:heavy rock prog,hard rock,rock progressif.

 

Quand les anglais canardent le rock.

Groupe formé en Angleterre en 1970 et dont le nom, bien que Mick Hawksworth s'en défende dans une interview, réfère à un jeu alors en vogue dans le cercle des fêtards avinés londoniens, Fuzzy Duck fait partie de cette palanquée de formations ayant déferlé sur le rock progressif dès le début des années 70, mais qui a manqué le bateau pour atteindre le cap menant à la notoriété.

Elle n'est donc pas une des plus populaires du genre, bien qu'ayant laissé derrière elle un album plutôt costaud et une série de performances publiques remarquées.Le groupe ne dure d'ailleurs que quasiment le temps de réaliser son unique LP et de publier deux singles en parallèle, les dénommés Double Time Woman et Big Brass Band, respectivement sortis en août et novembre 1971.

Un seul LP, mais qui n'est pas passé inaperçu.

Fuzzy Duck est fondé dans le nord de Londres, autour de Mick Hawksworth, bassiste de session,chanteur, passé par les psychédéliques Five Day Week Straw People et Andromeda où il côtoie John DuCann, guitariste-chanteur d'Atomic Rooster, de Paul Francis, batteur transfuge de Tucky Buzzard, groupe de hard rock britannique (1969), du guitariste et chanteur Grahame White (décédé en 2008) et du claviériste Roy Sharland (Spice et The Crazy World Of Arthure Brown). Avant que le seul et unique LP ne tombe dans leur escarcelle, Grahame White quitte les Fuzzy Duck au profit de Garth Watt Roy qui, si je ne m'abuse figure sur les deux singles précédemment évoqués.

Signé par la filiale MAM, filiale de Decca Records, le label fort britannique, les londoniens enregistrent l'éponyme Fuzzy Duck, tiré à un volume dérisoire de 500 pièces. Ceci explique cela; en terme de popularité, il y avait mieux à faire quoi que ce canard arborant une coiffure afro en couverture du LP n'est pas passé inaperçu dans le miieu.

Fuzzy duck mick hawksworth

"Le choix du nom des Fuzzy Duck ne réfère pas à l'ancien jeu poussant à la consommation d'alcool resté célèbre au Royaume-Uni. En fait, c'est le concepteur graphique de la pochette, Jonathon Coudrille, qui a eu l'idée du nom. Un grand nom pour un groupe. J'ai influencé pour l'idée du T-Shirt étoilé et du sac en bandoulière, mais tout le reste, y compris le nom, vient de lui". (Mick Hawksworth)

Genre Pander Division.

Comme l'affaire est pliée fin 1971, le groupe a eu vraiment peu d'espace pour développer sa marque : une marque unique brodée autour de l'orgue et des guitares, inscrite dans une belle lourdeur prog, pas le meilleur rock de la planète, ni le plus inspiré, mais suffisamment maîtrisé pour pouvoir prétendre au respect ; le potentiel était là, encore eut-il fallu, au regard des promesses entretenues et qui les situaient dans la mouvance de groupes comme Wishbone Ash ou Atomic Rooster, un peu de temps pour peaufiner certains réglages.

A défaut d'être un modèle de songwriting, la matière élaborée par Fuzzy Duck, sous la direction du manager Gordon Mills,que l'on retrouve dans le giron de Tom Jones et de Gilbert O'Sullivan notamment,ouvre la voie à une musique d'une grande simplicité mais très efficace et vitaminée. Leur format culminant au delà des 5 minutes n'est en rien pénalisant dans la mesure où la prestation, jamais géniale toutefois, reste carrée et suscite constamment l'intérêt.

A défaut de scotcher au strapontin, elle accroche et ne laisse pas insensible. Une place est également accordée aux prouesses instrumentales émanant de la guitare geignarde de White (riffs, soli) et de l'orgue virevoltant et bouillonnant de Sharland, le duo étant soutenu par une rythmique impassible et déterminée à souquer ferme, sans chichis, ni tralalas, allant direct au but, genre Pander Division. Les fans de Cactus ou de la première vague des groupes de rock prog en mode heavy/psych inondant la scène du début de la fin des 60's, début des 70's (Uriah Heep, Deep Purple, Wishbone Ash...) sauront trouver en ces gaziers de quoi les satisfaire (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio unique - 1971

 

Fuzzy duck lp

 

FUZZY DUCK

FUZZY DUCK – 1971 3,5/5

 

Publié en 1971.

Produit par Fuzzy Duck.

Durée:54:30.

Label:MAM.

Genre:rock progressif,hard rock.

 

Mouais...

 

Elle n’est pas mimi la pochette de l'unique album, éponyme cela va de soi, des Fuzzy Duck ? Je me souviens comme si c’était hier de ce vinyle éponyme de septembre 1971 qui a circulé sous le manteau dans la cour du bahut, mais qui a disparu aussi rapidement des écrans radars. Les on-dit avancent que Fuzzy Duck, à quelques années près, aurait pu dézinguer tout le monde et s’affirmer comme un des cadors du heavy rock prog british ambiant… Mouais, j’veux bien.

Difficile d’imaginer qu’il ait pu mettre sous l’éteignoir des pointures comme Deep Purple, écarter de la course au podium un Sabbath, jouer dans la cour de l’Atomic Rooster ou déloger de son piédestal l’autre larron du genre, le mythique Led Zep… Il faut raison garder, dire qu’il talonne ces groupes… Mouais, mais y a encore du boulot. Qu’ils aient pu boxer avec des Uriah Heep, Argent, Camel ou Andromeda dont est issu Hawksworth, son membre fondateur, j’veux bien. Et encore.

J’veux bien mais encore eut-il fallu que l’embryon de ce vilain petit canard ne soit pas étouffé dans l’œuf aussi prématurément, qu’il ait eu le temps de se laisser pousser la bite. En effet, aussitôt né dans le nord londonien (1970), aussitôt disparu (1971), le temps de déposer sur acétate quelques traces de son existence artistique, lesquelles révèlent, ce que je leur accorde, un vrai talent, mince argument qui n’a visiblement pas été suffisamment probant pour convaincre au moment opportun, à défaut de durer.

Londoniens articulés autour des expérimentés Paul Francis à la batterie, Grahame White au chant et à la guitare, Mick Hawksworth (ex-Andromeda), bassiste-chanteur et Roy Sharland (Spice et The Crazy World Of Arthur Brown) aux claviers, Fuzzy Duck, groupe chapeauté par Gordon Mills (Tom Jones, Gilbert O’Sullivan), n’a donc qu’un LP à exhiber à la face du monde (chez MAM, embryon de Decca Records).

Il profite de cette seule opportunité d’appartenir au monde vinylique du rock pour prendre à témoin ses auditeurs que son statut de relativement bonne formation de heavy rock n’a rien d’usurpé, mais le parallèle avec Atomic Rooster ou avec un Wishbone Ash en plus fougueux, a quelque chose d’indécent et de déplacé. Mouais, j’veux bien. On est effectivement dans le même registre, toutes proportions gardées, mais relativisons de grâce.

Dominée par les joutes entre un Hammond furieux et une guitare tueuse, portée par une rythmique de baroudeurs (Paul Francis bat et Mick Hawksworth basse), la musique de Fuzzy Duck remue bien certes, affiche de la brillance certes, de la simplicité et de l’énergie, OK. Leur hard rock est classique et imparable, poivré, mordant, mais ne fait pas montre d’un grand génie. Ca a le mérité d’être efficace et accrocheur.

Ces volatiles ont été élevés au grain et au grand air et ça se détecte vite au regard de la vigueur qu’ils développent et de la santé qu’ils affichent, mais c’est quand même pas d’la volaille de Bresse. Le bât blesse au niveau des textes. C’est là d’ailleurs que se situe leur vraie déficience, car pour le reste le bilan est globalement satisfaisant.

Mais ça accroche, l’essentiel est là, grâce à l’orgue virevoltant de Roy Sharland et à la guitare azimutée de Grahame White, à des vocaux qui ne laissent pas indifférents, des riffs de malades et des solis de déjantés, même si ça ne fait pas montre de beaucoup d’originalité.

Dans cet ordre d’idées : Time Will Be Your Doctor qui donne un aperçu de ce dans quoi on fout les pattes. Et derrière, ça enchaîne, du lourd façon Grosse Bertha : Mrs Prout, Aftermoon Moon, le carré More Than I Am, Country Boy, In Our Time, le cosmique A Word From Big D.

Ce disque a été rééditéen 1990 (Label Reflection), à partir de l’offre originale de 1971, avec quatre boni enregistrés après que Grahame White ait quitté le groupe (avant la sortie du LP) et que Garth Watt-Roy a remplacé. Ceux-ci tiennent la route.

Ces nord-londoniens survoltés mais loin d’être géniaux ont vraiment le feu au cul ; on ne s’y ennuie pas, mais on n’en a rien de vraiment créatif à en attendre. Pour moi, c’est encore trop superficiel. Le hard rock anglais de l’époque avait bien le vent en poupe, mais pas avec ce disque . Coin Coin !!! (RAZOR)


1. Time Will Be Your Doctor.

2. Mrs Prout.

3. Just Look Around You.

4. Afternoon Out.

5. More Than I Am.

6. Country Boy.

7. In Out Time.

8. A Word From Big D.

 

Bonus.

9. Double Time Woman.

10. Big Brass Band.

11. One More Hour.

12. No Name Face.

 

Mick Hawksworth:basse,chant,12 cordes,guitares,cello sur 7.

Roy Sharland:orgue,chant sur 8,piano sur 3.

Paul Francis:batterie,percussions.

Grahame White:guitare électrique,chant,guitare acoustique sur 2.

Garth Watt Roy:guitare électrique,chant.

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