Golden Earring.

BIOGRAPHIE.

 

 

GOLDEN EARRING/La Haye (Pays-Bas)

 

Golden earrings 1969 intro

 

Formé en 1961 et toujours actif.

Labels:MCA,Polydor,Track,Universal,CBS,Capitol,Mercury,21,Polygram,Atlanctic,Atco,First Quake,Red Bullet.

Genre:hard rock,rock progressif,rock psychédélique.

Site officiel:golden-earring.nl

 

Une fin précipitée.

En 2019, Golden Earring a fêté ses 50 ans de carrière. A cette occasion, les papy-rockers néerlandais ont, une nouvelle fois, assuré. Comme ils l'ont toujours fait, depuis leurs débuts en 1961.

Mais le spectacle donné à la Ahoy Arena de Rotterdam le 16 novembre de même cette année pourrait être leur dernier, la faute à la Covid d'une part et aux problèmes de santé qui affectent désormais leur guitariste et membre fondateur du groupe, George Kooymans.

En révélant avoir été diagnostiqué atteint de SLA (Sclérose Latérale Amyotrophoque), plus connue sous le nom de maladie de Charcot, affection dégénérative qui dégrade progressivement les muscles, Kooymans annonce du même coup se retirer, contraint et forcé, de Golden Earring.

Cette nouvelle constitue un véritable choc pour une formation qui, unie comme les cinq doigts de la main (le line-up d'origine est toujours le même aujourd'hui), a toujours juré mordicus qu'elle ne s'arrêterait que lorsqu'un de ses membres ne serait plus en mesure de tenir son rôle pour raison de santé. Et c'est le cas aujourd'hui.

Bien que toujours très actif et programmé pour 2021, le groupe reste fidèle à ses promesses et ne se sentant pas de continuer sans son guitariste, renonce officiellement.

Kooymans a prévenu ses partenaires fin 2020 du mal qui ne lui permet plus une bonne pratique de son instrument et qui, à terme, l'empêchera carrément de jouer, ainsi que du diagnostic établi par l'hôpital universitaire de Louvain. Évolutive, cette maladie est également incompatible avec la vie sur les routes.

Barry Hay, Cesar Zuiderwijk et Rinus Gerritsen ont tu la nouvelle jusqu'à sa récente officialisation dans la presse. Il va de soi que cette fin précipitée n'est pas celle à laquelle Golden Earring, groupe incontournable du patrimoine rock hollandais qui s'est rendu célèbre pour ses titres comme Radar Love, When The Lady Smiles ou Twilight Zone, s'était préparé...

Golden earring 1Golden Earring, une mouture ambitieuse...

Golden earring 2021...contrainte de passer la main...

Golden earring kooymans...suite aux problèmes de Kooymans.

Golden earring ahoy arena 16 novembre 2019Et si l'Ahoy Arena était leur ultime concert ?

Golden earring radar love Radar Love, le succès de Golden Earring.

Les Tornadoes comme rampe de lancement.

L'histoire de Golden Earrring est étroitement liée à la ville de La Haye.

En 1961, dans le quartier de la Terletstraat, une bande de jeunes adolescents fonde un groupe de de rock, essentiellement instrumental, les Tornadoes.

Cette formation, comme il s'en monte beaucoup à l'époque en Europe, sous l'impulsion de deux copains, Marinus Gerritsen et George Kooymans, écume les clubs régionaux, les salles locales et les fêtes scolaires.

Comme, de l'autre de la Mer du Nord, un groupe anglais s'est préalablement approprié cette identité et qu'il est populaire, le groupe haguenais change son nom pour Golden Earrings, lequel réfère à la chanson du même nom des Hunters (1961/Fontana Records), combo instrumental de type Shadows.

Cette mouture ambitieuse attire l'attention de Freddy Haayen, producteur néerlandais nouvellement débarqué chez Polydor (1964) pour lequel il signe aussitôt les High Numbers (entendez par là les futurs Who).

Ce dernier, après un concert du groupe à Scheveningen (1965), attire Golden Earrings chez Polydor, lui propose un premier contrat et devient son manager.

Dans la foulée, un single Please Go/Chunk Of Steel (1965) est publié.

Un groupe sans complexes.

Le line-up, alors composé de Rinus Gerritsen, George Kooymans, Frans Krassenburg, Jaap Eggermont et Peter De Ronde, se montre déterminé et ambitieux au point de pousser son manager à réserver les studios londoniens de Pye Records pour les besoins de That Day, deuxième single et numéro 2 des charts bataves.

Un premier LP sort cette même année, Just Earrings, d’obédience british beat, influencé par les groupes britanniques de l'époque (les Stones, les Who, les Kinks, les Zombies ou les Hollies) et alimenté par les propres originaux des bataves.

Bien qu'encore très peu connu, Golden Earrings rivalise sans complexes avec la plupart des formations de l'Old Albion. L' Amérique ne va alors pas tarder à le découvrir...

Un épique Eight Miles High.

En 1967, Krassenburg, chanteur, s'efface au profit de Barry Hay. Le groupe ne cesse de progresser et installe définitivement son propre style.

Il enchaîne une série de singles qui vont squatter le top 10 des classements néerlandais : In My House (N°10/1967), Sound Of The Screaming Day (N°4/1967), Together We Live, Together We Love (N°5/1967), I've Just Lost Somebody (N°8/1968), Dong-Dong-Di-Ki-Di-Gi-Dong (N°1/1968), Just A Little Bit Of Peace In My Heart (N°3/1968), Where Will I Be (N°7/1969) et Another 45 Miles (N°3/1969).

Sur la même période 1967/1969, les 4 albums publiés (Winter-Harvest/1967, Miracle Mirror/1968, On The Double et Eight Miles High/1969), se montrent particulièrement audacieux et convaincants.

Fort du succès de Eight Miles High, une grande confiance, un vrai sens du collectif habitent un groupe harmonieux, porté par la force de l'écriture du tandem Gerritsen/Kooymans, mais que Peter De Ronde quitte en 1967. Puis c'est au tour de Sieb Warner de l’intégrer en lieu et place du batteur Jaap Eggermont (1969).

Des 70's tonitruantes.

Golden Earrings tombe le « s » final et devient Golden Earring quand, dans le même temps et pour basculer dans la nouvelle décennie, le line-up se fixe autour de Kooymans, Gerritsen, Hay et du nouveau batteur Cesar Zuideewijk. Le quatuor restera inchangé jusqu'à aujourd'hui (1970).

Les seventies s'avèrent prolifiques et fructueuses pour les bataves : tournées américaines, têtes d'affiche aux côtés des monstres sacrés du rock du moment (Led Zeppelin, Jimi Hendrix, Aerosmith, Eric Clapton, Procol Harum, King Crimson, Doobie Brothers, Rush, 38 Special, Kiss...), réalisation de 9 albums dont l'excellent et remarqué Moontan (Polydor/1973), disque d'or aux States, ainsi qu'un succès mondial avec Radar Love (N°7 UK et N°13 USA) qui assure depuis, à ceux que l'on appelle désormais les Hollandais Volants (à cause de Zuiderwijk qui prend plaisir à sauter par dessus sa batterie), un statut de superstar internationale, jamais démenti à ce jour.

Une notoriété renforcée par MTV.

Dans les années 80, Golden Earring prolonge un peu plus sa popularité en plaçant Twilight Zone (Polygram/1982) dans le top 10 du Billboard, faisant, du même coup, mieux que Radar Love.

Le titre en question est un succès sur le réseau MTV, la chaîne câblée fraîchement lancée (1981) et contribue, un peu plus, à asseoir la notoriété du groupe. Des tournées américaine, canadienne et européenne s'engagent à la suite.

A l'occasion de l'étape hollandaise, un film immortalise le concert et donne le jour au troisième album live du groupe, Something Heavy Going Down: Live From The Twilight Zone (1984).

Le succès est encore au rendez-vous en 1984 avec When The Lady Smiles, N°1 aux Pays-Bas, ainsi qu'en Belgique, et N°3 au Canada.

Golden earring barry hay portrait

« Cette nouvelle de la maladie de Goerge est un coup fatal pour le groupe. Nous avons toujours dit que nous continuerions jusqu'à ce que l'un de nous tombe. Que George, le plus dur d'entre nous, soit le premier, c'est inattendu. Poursuivre sans lui, ça ne se fera pas. Nous sommes un quatuor dont chaque pièce est irremplaçable. Nous ne pouvons imaginer intégrer un nouveau. Alors nous allons nous satisfaire de ces merveilleuses 50 années que nous avons vécues et partagées. » (Barry Hay)

 

 

Aux États-Unis, par contre, cette chanson qu'Hillary Clinton fait sienne pour sa campagne présidentielle américaine 2008, est une vraie déception puisque le single n'atteint que la 76ème place du Billboard.

Une fois son dix-huitième album sorti (The Hole/1986), Golden Earring s'accorde alors une trêve. Kooymans et Hay la mettent à profit pour enregistrer, en 1987, leurs deuxièmes albums respectifs personnels : Solo pour le guitariste, Victory Of Bad Taste en ce qui concerne le chanteur.

Quant au groupe, il se réunit à nouveau à la fin des 80's pour publier Keeper Of The Flame (1989).

Actif jusqu'à ce que...

Durant les décennies suivantes, Golden Earring continue à enchaîner les concerts (dont un retour en Angleterre en mars 2009), essentiellement au Benelux, délaissant les grandes tournées internationales qui nécessiteraient des moyens financiers supplémentaires que les hollandais ne veulent plus investir à ce niveau de leur carrière.

Ils n'en poursuivent pas moins dans le même temps l'enrichissement de leur discographie, l'alimentant depuis 1991 (Bloody Buccaneers) de près d'une quinzaine de pièces supplémentaires (6 studios, 6 live et 3 compilations).

En l'état actuel des choses, l'EP The Hague (2015) est le dernier legs discographique de Golden Earring. L'Ahoy Arena de Rotterdam pourrait bien être leur ultime contact avec le public depuis la triste nouvelle de l'état sanitaire de son guitariste charismatique (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 5 - 1969

 

Golden earring eight miles high 69

 

GOLDEN EARRING

EIGHT MILES HIGH – 1969  3,5/5

 

Publié en novembre 1969.

Produit par Fred Haayen.

Durée:37:51.

Label:Polydor,Atlantic.

Genre:hard rock,rock progressif,rock psychédélique.

 

Fortement recommandé.

 

La grande majorité des fans du groupe ont acheté ce disque pour la reprise épique du titre de Clark, McGuinn et Crosby (The Byrds), publiée trois ans auparavant, au début de l'année 66 : Eight Miles High, un classique de l'époque psychédélique interdit d'ondes aux States pour sa connotation avec la prise de drogues et dont le format étiré s'est avéré également peu compatible avec celui privilégié par les radios américaines. D'où sa difficulté à le promouvoir radiophoniquement.

Malgré cela, il demeure un titre culte du psychédélisme et Golden Earring (qui, pour le coup, se débarrasse du The) l'a fait sien pour alimenter la deuxième face du vinyle d'origine (plus de 19 minutes) et nommer ainsi son 5ème album.

La prise de risque est énorme et même si elle s'en sort honorablement, la formation batave ne parvient pas à se hisser au niveau de l'original et à faire oublier leurs auteurs. Elle se perd parfois dans de trop longues improvisations qui trahissent un tantinet le remplissage.

Néanmoins, cet album est celui qui fait franchir un cap déterminant aux Flying Dutch, jusque là cantonné dans un style pop. Les hollandais basculent avec bonheur dans un heavy psych de qualité.

La suite de sa carrière s'annonce alors autrement plus convaincante et Eight Miles High en est le premier palier. Il faut en être (RAZOR©).

 

1. Landing.
2. Song Of A Devil's Servant.
3. One Huge Road.
4. Everyday's Torture.
5. Eight Miles High.

 

George Kooymans:lead guitare,chant.
Barry Hay:flûte,guitare rythmique,chant.
Rinus Gerritsen:basse,orgue,piano.
Sieb Warner:batterie,percussion.

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