J. Geils Band.

BIOGRAPHIE.

 

THE J.GEILS BAND/Boston (Massachussetts)

 

J geils band

 

Formé en 1967.

Années actives:1967/1985,1999,2006,2009/2010.

Label:Atlantic,WEA,Rhino,Beat Goes On,Capitol,EMI.

Genre:rock,blues-rock,pop-rock,hard rock,Arena rock,boogie rock.

Site officiel:www.jgeilsband.com

 

Du R & B bien lourd.

Avec une lourdeur puisée dans le meilleur du blues-rock de la Vieille Angleterre, un son hérité des sphères psychédéliques de l’Oncle Sam, le J. Geils Band est un des groupes américains les plus en vue et les plus percutants du début des 70’s.

Né à Boston en 1967, il prend d’abord appui sur un trio de blues acoustique constitué de celui qui en est à l’initiative, le new yorkais John W. Geils Jr. plus connu sous le nom de J. Geils, du bassiste Danny Klein, de l’harmoniciste Magic Dick, de son vrai nom Richard Salwitz. Le batteur Stephen Jo Bladd et le chanteur Peter Wolf, renforcent la structure de départ, ce qui permet au groupe en se densifiant d’en profiter pour passer  à l’électrique. En 1968, le claviériste Seth Justman vient se greffer sur cette mouture qui va rapidement  se tailler une solide réputation de groupe de scène où elle brille en couvrant essentiellement un répertoire de reprises R & B.

J. Geils Band marque les esprits.

Pour les besoins de son premier LP, l’éponyme J.Geils Band, publié en novembre 1970 pour Atlantic Records, le groupe, qui tient en Justman, Wolf et Geils, trois acteurs capables d’écrire, substitue progressivement aux reprises une écriture qui lui est propre. Ce premier disque marque les esprits, même si la puissance qu’il démontre en live peine à donner sa pleine mesure en studio. Le mal en affectera d’autres que J.Geils Band, et non des moindres, aucune raison de s’inquiéter. La bande à Geils a la bénédiction de la critique pour continuer sur cette voie.

Bill Szymczyk aux manettes.

The Morning After (1971), placé sous la patte de Bill Szymczyk qui sera leur producteur jusqu’en 1976, a pour lui de détenir en son sein un Top 40, Looking For A Love, une reprise du duo Alexander/Samuels qui prépare à ce que va être la formation de Boston à l’avenir et sur une longue durée : un squatteur de charts. Avec Whammer Jammer et Cry One More Time couvert par Gram Parsons sur son premier album solo, ils constituent les belles surprises de ce disque très abouti.

Pas génial, mais terriblement efficace.

Le graal du catalogue, c’est par le live du nom de Full House que J. Geils le décroche en 1972 et qui va faire beaucoup pour sa popularité. Enregistré au Cinderella Ballroom de Detroit, ce disque marque son  apogée. Il est efficace et réussi même si la feuille de route pour y parvenir ne se pare pas de beaucoup d’originalité. Sans tralalas, ni détours, ça va direct là où ça doit toucher et ça touche. Faut pas lui en demander plus. C’est gagnant.

Peter wolf j geils

« Au début de l’aventure, nous ne nous attendions pas à ce que le nom de J. Geils Band aille au-delà des limites de Boston. C’est la raison pour laquelle le groupe est resté sur ce nom quand j’ai rencontré J. Geils. Moi j’y croyais, mais quand le manager m’a dit que si je voulais jouer avec Geils, je pouvais le faire à la seule condition que ce soit sous le nom de J. Geils, je me suis incliné. Partant de là, nous nous sommes appliqués à jouer de la bonne musique.» (Peter Wolf)

Le tête-à-tête avec Bloodshot, en 1973, continue à montrer un groupe convaincant qui suscite l’envie de taper du pied, de se dégourdir les guiboles avec sa belle, mais qui n’a pas besoin d’être génial, ni révolutionnaire pour parvenir à son but.

Freeze Frame, le plus vendeur.

Il se fait pour la quatrième fois de rang, troisième pour ce qui concerne les disques studio, avec le même line-up. L’écriture est à 80% conduite par le tandem Wolf/Justman ou Justman/Wolf, je vous en laisse le choix. Cet album fait 10 aux States, une place qu’il n’atteindra plus avant son album multi platine de 1981, Freeze Frame, leur opus le plus vendeur et N° 1 du Billboard 200 en 1982.

Les fans divisés.

Tout se qui s’engage alors dans la suite de cette belle collection réalisée entre 70 et 73, divise les fans. Certains y voient une sorte de pipi de chat discographique induit par l'allègement du son et le passage à un pop-rock tendance Arena, quand dans la tribune opposée, les supporters de la lourdeur de la première heure continuent à agiter les fanions d’approbation. En terme commercial, il est difficile de décrocher le pompon à chaque fois. Sur le plan artistique, la deuxième partie discographique du J. Geils fait valoir des travaux qui restent bons, mais auxquels il manque l’étincelle pour faire péter le baril.

Ladies Invited (1973), Nightmares And Other Tales From The Vinyl Jungle (1974), Hotline (1975), Monkey Island (1977) qui marque la fin de la période Atlantic au profit de celle EMI, plus commerciale, plus rémunératrice aussi, et qui va fédérer une autre clientèle, puis Sanctuary (1978) ont encore suffisamment d’arguments pour les accompagner jusqu’au terme des 70’s.

Entre tensions et réglements de compte.

Le J. Geils Band va alors connaître un engouement extraordinaire et ouvrir pour les Stones, mais les tensions entre Wolf et les autres amènent la formation à se séparer en 1984, non sans avoir signé préalablement un quatorzième LP studio, You’re Gettin’ Even While I’m Gettin’ Odd : leur plus mauvais. Là-dessus tout le monde est d’accord.

Si Le J. Geils Band a repris du service depuis, une tournée effectuée sans son guitariste fondateur en 2012, a mis le feu aux poudres entre John Geils et ses anciens partenaires contre lesquels ce dernier a intenté une action en justice (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

J geils j geils lp

 

J. GEILS BAND

THE J. GEILS BAND – 1970  4/5

 

Publié le 16 novembre 1970.

Produit par Dave Crawford,Brad Shapiro.

Durée:33:22.

Label:Atlantic Records.

Genre:rock,blues-rock.

 

Du blues-rock épais comme de la couenne.

 

Ces américains du Massachussetts ont fait leurs premières gammes dans les bars ; ils en ont conservé l’énergie et la chaleur quand dans le même temps, ils en ont façonné leur belle cohésion.

En arpentant les bouges des environs de Worcester, dès 1967, année de sa formation, le J. Geils Band, n’a pas d’autre ambition que celle de bien figurer sur cette place. Il n’échafaude alors pas le moindre plan de carrière, semblant se contenter d’être le premier sur Boston que le deuxième sur la scène nationale. Sa seule volonté est de faire de la bonne musique, paraissant se satisfaire de ce minimum vital.

Sans génie, sans être plus original que ça, sans chercher à innover ou à épater la galerie, le J. Geils Band traverse gentiment mais efficacement les 70’s, ne fidélisant dans son sillage que les fondus de rock et de blues-rock bien gras, lourdingue, et ceux qui ont succombé à leurs très convaincantes prestations scéniques.

C’est d’ailleurs là, sur les planches, que cette formation, formée autour de J.Geils, guitariste, Danny Klein, bassiste, de l’harmoniciste  Magic Dick alias Richard Salwitz, un des plus grands joueurs d’harmonica du rock, du batteur Stephen Bladd, du claviériste Seth Justman et du chanteur de Boston Peter Wolf, a livré ses plus belles batailles.

Un premier contrat en 1970, sous label Atlantic Records, aboutit à la sortie de cet album éponyme, The J. Geils Band (en écoute intégrale ici), favorablement reçu par la critique. Bien huilé, graveleux, sans tralalas, efficace, J. Geils Band, l’album, possède tous les ingrédients qui contribuent à considérer ce premier travail comme bien fait : dynamisme, intensité, détermination, excitation, plaisir, huile de coude.

Homework, Pack Fair And Square, First I look At The Purse, le John Lee Hooker de service Serves You Right To Suffer sont les très beaux porte-drapeaux de ce premier enregistrement de studio d’un groupe dont on regrettera qu’il ait le plus souvent eu le pied sur la pédale de frein et pas assez misé sur son énorme potentiel. En se penchant sur son bilan général, il est établi que le J.Geils Band n’a pas été loin de décrocher la timbale (RAZOR©).  

 

1. Wait.

2. Ice Breaker.

3. Cruisin' for a Love.

4. Hard Drivin' Man.

5. Serves You Right to Suffer.

6. Homework.

7. First I Look at the Purse.

8. What's Your Hurry.

9. On Borrowed Time.

10. Fair and Square.

11. Sno-Cone.

 

Peter Wolf:chant.

Seth Justman:orgue,piano.

Danny Klein:basse.

J. Geils:guitare.

Magic Dick:harmonica.

Stephen Bladd:batterie.

LP Studio 2 - 1971

 

J geils the morning after

 

J. GEILS BAND

THE MORNING AFTER – 1971  4/5

 

Publié en octobre 1971.

Produit par Bill Szymczyk,Seth Justman.

Durée:34:37.

Label:Atlantic.

Gnere:blues-rock.

 

Le J. Geils Band maintient le niveau.

 

J’ai été séduit par le premier album éponyme précédent. Leur deuxième, The Morning After (en écoute intégrale ici), paru en 1971 me plaît tout autant. Le convaincant et tonique mélange de blues, de rock et de soul que J. Geils Band reconduit ici, maintient un niveau quasi identique que son devancier au catalogue.

Les  J. Geils Band ratissent large autour de Boston et se constituent un bon petit matelas de fidèles. Personne ne criera au scandale de retrouver le troisième album (un live) du groupe, Full House, parmi les très grands disques de rock, même si encore une fois, rien de vraiment novateur ne transpire dans leur musique. Leur manière de pratiquer est, certes basique, mais elle te file une putain d’envie de taper de la savate.

Si le live est leur terrain d’expression favori, si, face au public ils donnent leur pleine mesure et débordent d’une énergie communicative, cette puissance ne se retrouve pas toujours dans leurs travaux studio.  

Quoi qu’il en soit, ce deuxième LP les positionne au rang des meilleurs groupes de rock & roll du moment. The Morning After vous colle aux basques d’entrée avec un excellent rhythm & blues I Don’t Need You No More.

Puis, l’instrumental Whammer Jammer vous entraîne aussitôt dans le sillage de cet harmoniciste d’exception qu’est Magic Dick, destination une planète nommée boogie. S’enchaînent alors un bon funky répondant au nom de So Sharp, puis Usual Place, excellente ballade, Gotta Have Your Love et Looking For A Love, plus rocks.

C’est alors au tour de Cry One More Time, lent R & B, (reprise par Gram Parsons sur G.P) de prendre la suite, avant que Floyd’s Hotel et le hard rock It Ain’t What You Do ne clôturent efficacement cet album réussi. J’aime ce genre de disques simple et efficace qui déménagent et sentent  la sueur, qui exhalent la bière et la saucisse à l’ail. Tu ne te poses pas de questions, tu consommes et tu ranges jusqu’à la prochaine fois. The Morning After mérite un détour rien que pour ça (RAZOR©).

 

1. I Don't Need You No More.

2. Whammer Jammer.

3. So Sharp.

4. The Usual Place.

5. Gotta Have Your Love.

6. Looking for a Love.

7. Gonna Find Me a New Love.

8. Cry One More Time.

9. Floyd's Hotel.

10. It Ain't What You Do (It's How You Do It!).

 

Peter Wolf:chant.

J. Geils:guitare.

Seth Justman:claviers.

Danny Klein:basse.

Magic Dick:harmonica.

Stephen Bladd:batterie,chant.

LP Live 1 - 1972

 

J geils full house

 

J.GEILS BAND

FULL HOUSE – 1972  5/5

 

Publié le 26 septembre 1972.

Enregistré les 21 et 22 avril 1972 au Cinderella Ballroom de Detroit.

Produit par Geoffrey Haslam,J. Geils Band.

Durée:35:45.

Label:Atlantic.

Genre:rock,blues-rock.

 

Grand soir pour vos varices.

 

Le live Full House (en écoute intégrale ici) est l’un des albums de rock les plus denses qu’il m’ait été donné d’écouter. Pendant environ 40 minutes, vous prenez un souffle effroyable dans la tronche. Le J.Geils Band a vraiment le sens du spectacle et en donne pour son argent

Précédé d’une réputation incendiaire, il met le feu partout où il passe. Il crache la lave dans les bars, explose les salles de spectacles, fait opération terre brûlée dans les stades. Qu’importe le contenant, il distille de l’ivresse. Sans révolutionner le rock, mais en faisant le job.

Là, c’est au Cinderella Ballroom de Detroit qu’il allume ses cartouches et l’énergie qu’il déploie à le faire est phénoménale pour un rendu positionnant le disque dans le Gotha des très grands live du rock d’alors.

C’est un groupe en pleine possession de ses moyens, au sommet de sa vigueur qui évolue dans le cadre de Detroit (il n’est qu’à entendre les réactions venues de la fosse), une scène pourtant pas impressionnable en matière de décibels pour avoir alimenté le rock garage et accouché des Stooges, des MC5, de Grand Funk Railroad, Alice Cooper ou Ted Nugent.

Mélange sans prétention ni subtilité, mais hautement frénétique de blues, funk, soul et rock, leur troisième jet, studios et live confondus, est une explosion spontanée, sans calcul ni quelconque forme de limite, qui influe davantage sur le bas du corps,  que sur le cortex cérébral.

N’en déplaise, il fait partie de ce qui s’est fait de mieux en matière de live de toute l’histoire du rock. Ravageur ! J.Geils Band fait pourtant partie de ces groupes dont la notoriété prime sur le succès. Inutile de passer en revue les titres, le présent répertoire étant tricoté avec les pelotes des LP qui précèdent, la seule chose que vous puissiez faire de bien, c’est de l’acquérir au plus vite.

Accrochez votre ceinture, mes pépères. Une fois que la loco a enclenché, derrière ça souque à un rythme de cinoque derrière un Peter Wolf remonté comme un coucou suisse. Ce soir, c’est le grand soir pour vos varices et votre souffle. Gardez la Ventoline à portée de main, sait-on jamais, mais je vous promets que vous allez les recracher les Gauloises, mes cadets… (RAZOR©).

 

1. First I Look at the Purse.

2. Homework.

3. Pack Fair and Square.

4. Whammer Jammer.

5. Hard Drivin' Man.

6. Serves You Right to Suffer.

7. Cruisin' for a Love.

8. Looking for a Love.

 

Stephen Bladd:batterie,chant.

J. Geils:guitare.

Seth Justman:claviers,chant.

Danny Klein:basse.

Magic Dick:harmonica,trompette.

Peter Wolf:chant.

LP Studio 3 - 1973

 

J geils bloodshot

 

J.GEILS BAND

BLOODSHOT – 1973  4/5

 

Publié le 12 avril 1973.

Produit par Bill Scymczyk.

Durée:36 :45.

Label:Atlantic.

Genre:blues-rock,rock.

 

Bloodshot fait de la résistance.

 

Une petite confidence pour planter le décor. Quand je chronique un album ou que je retouche son contenu, voire le modernise, j’ai pour habitude de réécouter en même temps le disque auquel il réfère. Pour l’heure, au moment de passer au relooking du commentaire portant sur Bloodshot (en écoute intégrale ici), je viens juste d’en découdre avec le live qui le précède chronologiquement, Full House, toujours une bombe plus de quatre décennies après, avant d’enchaîner avec son suivant, quatrième levée du catalogue et troisième studio.

Le choc est brutal entre l’énergie qui est déployée et restituée via Full House et qui semble faire défaut sur Bloodshot, lui donnant la sensation de ne pas appartenir au même groupe. Difficile d’avoir une vie dans l’ombre d’un tel géant. Full House a placé la barre très haute, mais Blooshot fait malgré tout de la résistance, montrant ses biceps en de maintes occasions.

Le J. Geils Band a été capable de publier un brûlot discographique de la trempe de Full House, héritant dans le mouvement d’un statut nouveau duquel on exige beaucoup. Abstraction faite de la folie furieuse que l’on prête à son disque phare et que l’on ne retrouve pas également sur beaucoup de configurations studio de n’importe quel groupe concurrent, ce qui suit est encore très crédible, même placé sous le jugement d’un kop pinailleur et qui va encore renâcler, traîner des pieds, au motif que Full House ci, que Full House ça.

Non, soyons beau joueur, alors que s’égrènent les notes de Bloodshot entre mes esgourdes, ce disque ne marque en rien un frein dans la formidable ascension du J. Geils Band. Pour moi, en quatre jets, on a droit à quatre belles satisfactions.

L’album dispose de bons acteurs, de belles pièces originales et d’une production soignée en mode Sczymczyk. L’effort est louable. En  l’étalonnant avec ce qui est comparable, les deux premiers studios, il diffère, en ce sens que le J. Geils Band de Bloodshot est moins graveleux, mais cette différence ne nuit en rien à la qualité globale du disque. Certains s’engouffrent dans ce qu’ils voient comme une faille pour alimenter un pataquès qui n’a pas lieu d’être à mon sens.

Personnellement, je ne retiendrais que le seul plaisir que j’ai eu à écouter ce disque concluant animé par des pistes de qualité. Mon désintérêt va vers Don’t Try To Hide It et, à un degré moindre, le reggae Give It To Me, de la chair à FM, quoi que son final me plaise bien.

Pour le reste, j’aime ce mélange de rock tous azimuts et de ballades funky. J’ai toujours passé un bon moment en tête-à-tête avec Bloodshot. Maintenant aussi, même si j’ai encore les décibels de Full House qui tournent en écho dans mes oreilles. Pas bon pour mes acouphènes tout ça (RAZOR©).

 

1. (Ain't Nothin' But a) Houseparty.

2. Make up Your Mind.

3. Back to Get Ya.

4. Struttin' With My Baby.

5. Don't Try to Hide It.

6. Southside Shuffle.

7. Hold Your Loving.

8. Start All Over Again.

9. Give It to Me.

 

Stephen Bladd:percussions,batterie,chant.

J. Geils:guitare.

Seth Justman:claviers,chant.

Danny Klein:basse.

Magic Dick:harmonica,trompette.

Peter Wolf:chant.

Mike Hunt:saxophone.

LP Studio 4 - 1973

 

J geils ladies invited

 

J. GEILS BAND

LADIES INVITED – 1973  3,5/5

 

Publié en novembre 1973.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:41:16.

Label:Atlantic.

Genre:rock,blues-rock.

 

Honnête.

 

Comme son titre le laisse supposer, c’est autour du thème de l’amour et des femmes qu’est articulé ce quatrième album studio du J.Geils Band, Ladies Invited (en écoute intégrale ici).  Plus funky et soul, le répertoire se partage entre du bon blues-rock et des ballades agréables.

En dépit d’un manque de titres porteurs, ce disque, à propos duquel j’ai pu lire des critiques assassines qui tiennent plus de propos revanchards à l’endroit un groupe qui s’éloigne de son identité originelle en édulcorant son son que d’une réelle faillite du présent travail, même s’il n’est pas ce que j’ai entendu de mieux dans ma vie, fait partie de cette longue liste de produits situés entre le moyen de gamme et le bon.

On prendra donc du plaisir, mais par parcelles ; il n’est pas et ne sera jamais mon disque de chevet, c’est clair, mais il a droit à une légitime considération parce qu’il stocke quelques belles petites noisettes.

Le travail réalisé est honnête ; l’écriture est complètement assumée, ce qui veut dire que les reprises en sont pour une fois bannies, et de qualité, mais pas constante. Il manque quelque chose sur son bulletin pour le faire passer dans une classe supérieure.

Personnellement,  je  focalise plus sur les trois premiers titres (Did You No Wrong, I Can’t Go On et Lay Your Good Thing Down) ainsi que sur Chimes et My Baby Don’t Love Me (RAZOR©).

 

1. Did You No Wrong.
2. I Can't Go On.
3. Lay Your Good Thing Down.
4. That's Why I'm Thinking of You.
5. No Doubt About It.
6. The Lady Makes Demands.
7. My Baby Don't Love Me.
8. Diddyboppin'.
9. Take a Chance (on Romance).
10. Chimes.


Peter Wolf:chant.

Jay Geils:guitare.

Richard Salwitz:harmonica.

Danny "D.K." Klein:basse,saxophone.

Stephen Jo Bladd:batterie,percussions.

Seth Justman:claviers,chant.

LP Studio 5 - 1974

 

J geils nightmares

 

J. GEILS BAND

NIGHTMARES…AND OTHER TALES FROM THE VINYL JUNGLE – 1974  4/5

 

Publié en septembre 1974.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:40:47.

Label:Atlantic.

Genre:rock,blues-rock.

 

Indéniable progression.

 

Très bon disque. Nightmares And Other Tales From The Vinyl Jungle (en écoute intégrale ici) est une belle vitrine pour Peter Wolf. A double titre. Au chant d’abord, poste où il brille encore plus qu’à l’accoutumée, livrant une de ses meilleures prestations du catalogue du J. Geils Band.

A l’écriture également où son association avec Seth Justman fonctionne du feu de Dieu, il n’est qu’à écouter la qualité des titres ici collectés, plus costauds et plus spectaculaires que sur l’album précédent.

Le groupe dans son ensemble fait preuve d’énormes dispositions individuelles et collectives, à l'instar du génial harmoniciste qu'est Magic Dick. Il est maintenant parfaitement huilé, bien que plus lissé que dans ses premières heures et en progression indéniable. Rien de bien gênant à l’écoute de ce Nightmares And Other Tales From The Vinyl Jungle, cinquième du nom et sorti en 1974.

Les six musiciens sont au top de leur art. C’est indéniable, le J. Geils Band s’améliore à chaque sortie et son meilleur travail, c’est sous Atlantic qu’il faut le chercher (jusqu’à Monkey Island).

Ce Nightmares, tonique, frai et enjoué, peut être considéré comme un des plus excitants et probants produits de cette période. La patte de Szymczyk engendre une ambiance spéciale qui n’est pas pour me déplaire. Vous voyez le topo ? (RAZOR©)

 

1. Detroit Breakdown.

2. Givin' It All Up.

3. Must Of Got Lost.

4. Look Me in the Eye.

5. Nightmares.

6. Stoop Down #39.

7. I'll Be Coming Home.

8. Funky Judge.

9. Gettin' Out.

 

Stephen Bladd:percussions,batterie,chant.

J. Geils:guitare,mandoline.

Seth Justman:claviers,chant.

Danny Klein:basse.

Magic Dick:harmonica,trompette.

Peter Wolf:chant.

LP Studio 6 - 1975

 

J geils hotline

 

J. GEILS BAND

HOTLINE- 1975  4/5

 

Publié en septembre 1975.

Produit par Bill Szymczyk,Allan Blazek.

Durée:41:17.

Label:Atlantic.

Genre:rock.

 

Le J. Geils Band ne lâche rien.

 

Nightmares, pour faire court, fut très bon. Hotline (en écoute intégrale ici), sorti en 1975, ne lui est pas inférieur, d’où le constat à ce niveau de carrière que le J. Geils Band est sacrément surprenant. Sa période Atlantic est à marquer d’une pierre blanche ; le bilan est plutôt élogieux. La bande de Boston n’a pas commis le moindre impair ; on aime ou on n’aime pas son lissage sonore depuis quelques LP, ça peut se concevoir, mais jamais la matière n’a failli.

A chaque album, on se dit qu’il sera difficile au prochain de faire mieux ; à chaque album, on constate qu’à défaut de supplanter le travail précédent, le J. Geils Band égale au moins la performance. Chemin faisant, il amasse les disques de qualité et enrichit son catalogue de pièces de haute volée.

Hotline prolonge le bon pli pris par la formation et même si  le nouvel album n’a pas la lourdeur de celui auquel il succède, il n’en est pas moins un excellent disque de hard blues, R & B, funk et soul, solide, intéressant et qui mérite une écoute attentive et complète.

Il a des moments qui, indéniablement, sont des arrêts de rigueur : Love-Itis est un tueur, mais retenez également Believe in Me, Easy Way Out, Jealous Love, Mean Love. J. Geils Band ne lâche rien et laisse, une fois encore, l’auditeur sur le cul. Avec ce cohérent Hotline (RAZOR©).

 

1. Love-Itis.

2. Easy Way Out.

3. Think It Over.

4. Be Careful (What You Do).

5. Jealous Love.

6. Mean Love.

7. Orange Driver.

8. Believe In Me.

9. Fancy Footwork.

 

Stephen Bladd:percussions,batterie,chant.

J. Geils:guitare.

Seth Justman:claviers,chant.

Danny Klein:basse.

Magic Dick:harmonica,trompette.

Peter Wolf:chant.

Juke Joint Jimmy:guitare.

LP Studio 7 - 1977

 

J geils monkey

 

The J. GEILS BAND

MONKEY ISLAND – 1976  3,5/5

 

Publié en juin 1977.

Produit par The J.Geils Band.

Durée:41:44.

Label:Atlanctic.

Genre:rock.

 

Le dernier d’Atlantic.

 

Après l’excellent live Blow Your Face Out,  publié en 1976, dans lequel la bande à Wolf et Geils crache le feu en public, J. Geils Band sort un septième album studio : Monkey Island (en écoute intégrale ici) daté de 1977.

La particularité de ce disque est d’avoir été publié sous le nom de Geils, mais il est bel et bien à mettre au crédit du line-up du moment : Bladd, Geils, Justman, Klein, Dick et Wolf. Donc c’est du J. Geils Band, point barre.

C’est même le dernier de la belle période Atlantic. En passant chez le concurrent EMI, le son va changer, fédérant autour de lui une nouvelle clientèle. J. Geils Band deviendra alors plus commercial et  perdra de sa superbe.

Dès lors, profitez encore de cet album explosif et varié, cohérent,  via ce qui constitue leur meilleur ici : un Surrender funky, Monkey Island (9 minutes  sublimes), Wreckage, la ballade I’m Fallin, le hard Somebody.

Après ce dernier disque pour Atlantic, le J. Geils Band ne sera plus vraiment le même, ce qui ne signifie pas moins bon. Il change de file, tout simplement, privilégiant à la galère artistique, les espèces sonnantes et trébuchantes. J. Geils Band en a donc fini de ramer dans l’Atlantic, place à  EMI dont les bons comptes font les bons… EMI (RAZOR©).

 

1. Surrender.

2. You're the Only One.

3. I Do.

4. Somebody.

5. I'm Falling.

6. Monkey Island.

7. I'm Not Rough.

8. So Good.

9. Wreckage.

 

Stephen Jo Bladd:percussions,batterie,chant.

J. Geils:guitare.

Seth Justman:claviers,chant.

Danny Klein:basse.

Magic Dick:harmonica, trompette,harmonium.

Peter Wolf:chant.

Ronnie Cuber,Lew Del Gatto:saxophone.

Cissy Houston:chant sur 1.

Arif Mardin:cordes.

Alan Rubin,Lew Soloff,Randy Brecker:trompette.

G. Diane Sumler,Harriet Tharpe,Luther Vandross,Theresa Reed,Barbara Ingram,Micehlle Cobbs,Even Benton:choeurs.

Frank Vicari,Michael Brecker:saxophone.

LP Studio 8 - 1978

 

J geils sanctuary

 

THE J. GEILS BAND

SANCTUARY – 1978  4/5

 

Publié en novembre 1978.

Produit par Seth Justman,Joseph Wissert.

Durée:36:52.

Label:EMI.

Genre:rock.

 

Mon meilleur EMI.

 

Avec Sanctuary (en écoute intégrale ici), débute la période EMI Records, celle qui sera la plus prolifère en matière commerciale, partant de là la plus rémunératrice et la plus populaire pour le J. Geils Band.

Sanctuary (1978) a donc une importance historique dans la carrière du groupe américain. Désormais plus pop, ce disque est couvert d’or rapidement, ce qui n’avait plus été d’actualité depuis 1973 avec Bloodshot (et bien sûr avec Full House en 1972).

Ce changement de maison de disque n’altère en rien l’énergie et la détermination qui ont toujours animées cette formation. Wild Man, Just Can’t Stop Me et One Last Kiss (Top 40 en 1978) en sont les preuves tangibles.

Toutefois, avec Joe Wissert aux manettes (le choix est discutable), dès les premières mesures, il ne faut pas être grand clerc pour constater une métamorphose sonore ; le son, s’il reste dur vire franchement au pop. Wissert (producteur notamment de Earth, Wind & Fire) a travaillé cet aspect à des fins de ratisser une nouvelle cible. Le choix du titre Take It Black en atteste.

Mes choix portent plutôt sur Teresa, très belle ballade pop plaintive. Wild Man nous replonge dans la période Atlantic. Sanctuary crache le feu, c’est sublime.  Ce dernier titre est une piqûre de rappel pour ne pas oublier que le J. Geils Band, sur scène, c’était quand même quelque chose (CF Full House).

Ce premier album pour  EMI n’est pas pour me déplaire, loin s’en faut.  Je lui reconnais des atouts auxquels je ne m’attendais pas, du fait du changement de cap professionnel et artistique. Après, c’est une autre paire de manches, je n’y étais plus (RAZOR©).

 

1. I Could Hurt You.
2. One Last Kiss.
3. Take It Back.
4. Sanctuary.
5. Teresa.
6. Wild Man.
7. I Can’t Believe You.
8. I Don’t Hang Around Much Anymore.
9. Just Can’t Stop Me.


Jerome Geils:guitares.

Peter Wolf:chant.

Magic Dick:harmonica.

Seth Justman:claviers,chœurs.

Stephen Jo Bladd:batterie,chœurs.

Danny Klein:basse.

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