James Gang.

BIOGRAPHIE.

 

JAMES GANG/Cleveland (Ohio)

 

James gang 3

 

Actif de 1966 à 1977,1996,1998,2001,2005–06,2012.

Genre:rock,hard rock.

Label:ABC,MCA,Atco,One Way Records.

James Gang : l’ombre de Joe Walsh.

Dissous au début de l’année 1977, James Gang se rappelle, de temps en temps, au bon souvenir de ses fans, mais ces réapparitions sont surtout tributaires du calendrier de Joe Walsh avec The Eagles. En 1996, deux ans plus tard, en 2001, entre 2005 et 2006, puis, plus récemment en 2012 mais, depuis, plus de son, plus d’images, le groupe a la bonne idée de se remontrer pour le plus grand plaisir de ceux qui n’ont jamais oublié celui qui fut un des meilleurs groupes de hard rock américain des 60’s/70’s.

Fondée à Cleveland en 1966 par Jim Fox, batteur, la première mouture de James Gang intègre le bassiste Tom Kriss, le guitariste Ronnie Silverman, le claviériste et chanteur Phil Giallombardo, rejoint par le lead guitariste Greg Grandillo, rapidement remplacé par Dennis Chandler, lui-même aussi vite suppléé par John Michalski. Fox cherche alors la formule gagnante.

Il la trouve lorsqu’il parvient à recruter le guitariste Glen Schwartz, un fan de Jeff Beck et du Spencer Davis Group. James Gang évolue alors sous forme d’un trio remarqué notamment pour ses prestations en public : Fox, Kriss et Schwartz. Ce dernier quitte pourtant le groupe, fin 1967, pour se rapprocher du Pacific Gas & Electric (Are You Ready ?), avant de se convertir au christianisme et de jouer dans des formations de rock chrétien.

James gang joe walshL'apport déterminant de Joe Walsh.

Joe Walsh change la donne.

En bénéficiant de l’apport de Joe Walsh, piqué aux Measles, en lieu et place de Schwartz, James Gang alors passé en quintet ne perd pas au change.

Mieux, le futur guitariste d’Eagles lui donne une impulsion nouvelle. Mark Barger de Golbal M Productions, manager de James Gang, met le groupe en relation avec ABC Records qui le signe par l’entremise de sa filiale Bluesway, en janvier 1969.

Un premier LP, Yer Album, hard rock/blues-rock, s’installe à la 83ème place du Billboard 200. Sorti en mars 1969, cet excellent disque produit par Bill Szymczyk, laisse entrevoir l’énorme potentiel de ce groupe repassé en trio et de son guitariste.

Il s’avère être le seul et unique de Tom Kriss sous cette bannière. Le bassiste est remplacé par Dale Peters.

Le trio Walsh, Fox et Peters publie en juillet 1970 un deuxième opus, Rides Again, sur lequel figure le titre le plus connu de James Gang, 'Funk # 49. Meilleur que son devancier, il bénéficie de la qualité du songwriting et de l’originalité du jeu de guitare de Walsh. Avec Peters, on tient là la meilleure mouture de James Gang.

Le meilleur James Gang.

C’est en tout cas celle qui, à Pittsburg en ouverture d’un concert des Who, tape dans l’œil de Pete Townshend et que ce dernier convie pour ouvrir la tournée européenne 71 de la formation anglaise. Le guitariste des Who en pince alors pour le jeu de Joe Walsh qu’il assimile beaucoup au sien.

Le James Gang est à son meilleur niveau, ce que ne dément pas le troisième LP, paru en avril 1971, et sobrement appelé Thirds. Certifié Or, Thirds est introduit par Walk Away qui fait N° 51 dans les charts. Joe Walsh, soumis à une énorme pression pour tenir le groupe à bout de bras à l’écriture et conscient des limites de ses partenaires, signe là son ultime travail studio pour James Gang. Il prend la direction de Barnstorm et du Colorado.

James Gang In Concert sort à la fin de l’été 71. Enregistrée en mai 1971 au Carnegie Hall, la prestation d’ensemble déçoit. La performance de Walsh est un peu l’arbre qui cache la forêt ; elle situe les limites décriées par le guitariste sur les potentialités du groupe. Si l’album est la dernière occasion de retrouver Walsh au sein de James Gang, il scelle aussi la fin de l’aventure aux manettes de Bill Szymczyk.

James gang jim fox

« Quand Joe nous a quittés en septembre 71, il était alors très fatigué. De la route surtout. Mais tout le monde l’était. Je pense plutôt qu’il ne supportait plus ce que nous étions et qu’il n’était plus en état de faire face à la pression pesant sur lui et sur le groupe. Joe avait une femme et un enfant, suffisant pour avoir envie de se retrouver auprès des siens, mais il était surtout  individualiste, développant une musique qui lui était propre. C’est ce sur quoi il a préféré rebondir plutôt que sur James Gang. » (Jim Fox)

Un seul être vous manque…

Fox et Peters font signer Roy Kenner, guitariste qui prend également le chant, et Dominic Troiano, autre guitariste.Tous deux viennent de Bush, formation canadienne. Le quatuor repart pour un cycle de deux LP, Straight Shooter et Passin 'Thru (1972), vraiment pas convaincants du tout.

Ces échecs motivent le départ de Troiano pour Guess Who. Tommy Bolin est sollicité pour le suppléer. Ce dernier s’implique conséquemment dans l’écriture des deux disques suivants, Bang (septembre 1973) et Miami (juillet 1974) sans parvenir toutefois à rehausser beaucoup le niveau.

Après la tournée Miami, Bolin n’est plus membre de James Gang ; il veut à tout prix en sortir et continuer à travailler comme guitariste de session pour de multiples groupes et artistes de rock et de jazz, avant de s’engager avec Deep Purple pour remplacer Ritchie Blackmore (1975). Son départ signe la fin de James Gang.

… et tout est de l’à-peu-près.

Privé de guitariste digne de ce nom, le duo Fox/Peters met un terme à James Gang après le départ de Bolin. D’où le nom de Reborn (Renaissance) qui intitule le huitième opus du groupe en mai 1975. Depuis le départ de Joe Walsh, James Gang enfile les disques très moyens au point que les ventes baissent considérablement et que les fans s’éloignent de plus en plus.

Jesse Come Home (février 1976) referme le catalogue dans la médiocrité, malgré le retour d’un revenant, Phil Gaillombardo. La matière manque indiscutablement de consistance, les acteurs ne sont plus inspirés. L’ombre de Joe Walsh plane sur le baissé de rideau définitif d’un groupe dont l’apogée est concentrée sur la période 1969/1971. Sur ce créneau temporel, il fut très très respecté (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

James gang yer album 1969

 

JAMES GANG

YER’ ALBUM – 1969  3,5/5

 

Publié le 29 mars 1969.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:49:40.

Label:Bluesway/ABC.

Genre:rock,hard rock.

 

Un bel avenir en perspective.

 

James Gang voit le jour en 1966 à Cleveland. Jimmy Fox (batteur), Tom Kriss (bassiste), Ronnie Silverman (guitariste), Greg Grandillo (guitariste vite remplacé par Dennis Chandler) et Phil Giallombardo (claviériste) en sont les initiateurs.

Par le jeu des chaises musicales, des arrivées et des départs, le groupe, quintet dans son origine devient trio par la force des choses. C’est la désaffection d’un de leurs membres lors d’un concert qui fait qu’ils se retrouvent à trois sur scène.

L’idée est conservée de poursuivre en trio et c’est dans cette configuration que naît Yer Album avec Joe Walsh, Jim Fox et Tom Kriss (publié en 1969), Joe Walsh venant relayer Glen Schwartz.

Yer Album mêle des reprises de Buffalo Springfield comme Bluebird, des Yardbirds de Beck, Dreja, McCarty, Relf et Samwell-Smith (Lost Woman) et de… Mort Shuman (Stop, cosigné avec Jerry Ragovoy), avec des compositions personnelles ou collectives des trois membres.

James Gang nous livre un album varié (vous avez même droit à une Rhapsodie au piano avec Wrapcity In), facile à écouter, parfois un peu exagérément étiré (quatre pistes sur 11 dépassent les six minutes : Bluebird, Lost Woman, Take A Look Around et Stop).

Bien interprété par des musiciens talentueux et adeptes de l’impro, disposant d’une matière honnête, placé dans un registre blues rock, parfois pop et rock progressif, ce premier album (et le seul pour l’excellent Tom Kriss) prédit un bel avenir au James Gang et à Walsh. Tout n’est pas encore parfait, ni bien rôdé, c’est un album de début avec ses imperfections mais aussi les charmes de son époque. Bil Szymczyk est aux manettes, ce qui ne gâche rien. Donc… (RAZOR©).

 

1. Introduction.

2. Take a Look Around.

3. Funk #48.

4. Bluebird.

5. Lost Woman.

6. Stone Rap.

7. Collage.

8. I Don't Have the Time.

9. Wrapcity in English.

10. Fred.

11. Stop.

 

Joe Walsh:chant,guitare,piano,claviers.

Jim Fox:chant,orgue,claviers,batterie.

Tom Kriss:flûte,vibraphone.

Bill Szymczyk:orgue,maracas,tambourin.

Jerry Ragavoy:piano.

Marge,Linda,Ken,Jill,Barry,Crazy Jon:choeurs.

The Seymour Barab Strings

LP Studio 2 - 1970

 

James gang rides again 1970

 

JAMES GANG

RIDES AGAIN – 1970  4/5

 

Publié en juillet 1970.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:35:09.

Label:ABC.

Genre:rock,hard rock.

 

Superbe moment.

                                       

Après un bon premier album (Yer de 1969), James Gang y va d’un second LP, publié un an plus tard : Rides Again (en écoute intégrale ici). Pour l’occurrence, Tom Kriss, son bassiste, est remplacé par Dale Peters. Le groupe évolue donc toujours sous la forme d’un trio. Bill Szymczyk est aux manettes comme sur l’opus précédent.

Rides Again est le meilleur opus de la bande à Joe Walsh avec Thirds, son suivant. Enregistré à Los Angeles est court (35 minutes), il est électrique dans sa phase initiale, plus acoustique dans sa deuxième partie. Il est un excellent disque auquel on réfère prioritairement dès lors que l’on évoque ce trio qui, ici, fait montre de beaucoup de cohésion et de percussion. C’est aussi qui est évoqué pour situer les premières grandes joutes guitaristiques de Joe Walsh.

Le guitariste a alors 22/23 balais quand il entre en studio ; le moins que l’on puisse dire est qu’il tire son épingle du jeu, distillant des riffs d’une belle puissance et des soli inspirés. Rides Again est fervent, les passages rock sont du meilleur tonneau, les plages acoustiques d’une grande douceur ; le paquet est bien ficelé et particulièrement appréciable à écouter.

Les temps forts situent un groupe en évolution par rapport à Yer Album, plus précis, moins brouillon, au son plus calé : l’énergique rock Funk 49 avec beau riff et belle basse, le récréatif instrumental Ashtonpark, The Bomber qui débouche sur un Bolero de Ravel à la guitare, le bon hard blues qu’est Woman.

Dans un genre plus acoustique, plus apaisé, l’affaire, superbement produite, est toute aussi emballante : Garden Gate, There I Go Again (avec Rusty Young à la Pedal Steel) et Thanks, deux belles petites ballades, ainsi que  le mélancolique Ashes The Rain And I. Rides Again offre un superbe moment de détente, dont il serait stupide de se priver. Et en voiture, cheveux au vent, zizique à donf, c’est encore mieux (RAZOR©).

 

1. Funk #49.

2. Asshtonpark.

3. Woman.

4. The Bomber:Closet Queen/Boléro/Cast Your Fate to the Wind.

5. Tend My Garden.

6. Garden Gate.

7. There I Go Again.

8. Thanks.

9. Ashes, the Rain and I.

 

Joe Walsh:chant,guitare,claviers.

Dale Peters:choeurs,guitare,percussions.

Jim Fox:chant,orgue,claviers,batterie,percussions.

Rusty Young:steel guitare.

Jack Nitzsche:cordes.

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