Janis Joplin.

BIOGRAPHIE.

 

JANIS JOPLIN/San Francisco (Californie)

 

Janis joplin 1

 

Née Janis Lyn Joplin, le 19.01.1943 à Port Arthur (Texas).

Décédée le 4.10.1970 à Los Angeles (Californie).

Années actives:1963-1970.

Label:Columbia.

Genre:rock psychédélique,acid rock,blues rock,blues,folk.

Site officiel:www.officialjanis.com

 

Un des premiers acteurs du club des 27.

De son vrai nom, Janis Lyn Joplin, celle que le monde musical appelait plus souvent et affectueusement Pearl, est morte à l’âge de 27 ans à Los Angeles. Cette disparition si précoce, doublée de celles aussi prématurées de certains de ses collègues huppés et influents de la profession, l’a fait intégrer parmi les premières et pour l’éternité ce qui allait former le fameux club des 27, nom donné aux disparus notoires du rock et du blues et qui s’est définitivement imposé dans l’inconscient collectif avec le décès de Kurt Cobain en 1994.

Janis joplin

Janis joplin 2

Janis joplin 3Janis Joplin Digest.

Chanteuse américaine de blues, Janis Joplin se fait remarquer dès la deuxième moitié des 60’s alors qu’elle évolue au sein des Big Brother And The Holding Company dont la première apparition officielle en public avec elle remonte à juin 1966 à l’Avalon Ballroom de San Francisco.

Avec ce groupe phare de la place psychédélique du moment, engagé par le label indépendant Mainstream Records, elle enregistre deux LP dont le légendaire et incontournable Cheap Thrills et signe une prestation mémorable au festival de Monterey 1967, performance qui contribue pour beaucoup à l’immense popularité de Big Brother And The Holding Company.

Une période solo pleine d’interrogations.

Leur collaboration dure deux ans et deux albums, Janis et le guitariste Sam Andrew, membre fondateur de Big Brother, quittant la formation californienne pour aller fonder le Kozmic Blues Band, auteur d’un seul LP, I Got Dem Ol’ Kozmic Blues Again Mama !, sorti durant le troisième trimestre 1969 et disque d’or en à peine deux mois.

Cette même année 1969, Janis Joplin prend part à Woodstock, mais, en dépit de la qualité de son disque, doit se résoudre à s’en séparer moins d’un an après sa formation, la presse reprochant à celle qui est devenue une icône, de ne pas avoir un groupe à la hauteur de l’unicité de son organe vocal.

Dans le même temps, Janis Joplin dérape de plus en plus côté alcool et drogue.

Une jeunesse compliquée.

Partant de là, elle va plus faire parler d’elle dans la rubrique faits divers que dans les pages des presses musicales rock. A l’étroit dans son milieu, rebelle depuis une enfance texane passée à être moquée et mise à l’écart au regard de son physique, voire humiliée à l’image du titre dont elle hérite durant ses années universitaires de « garçon le plus laid » du campus, Janis Joplin en garde un souvenir douloureux qui va favoriser sa marginalisation et sa vie dissolue de bohême, amorcées dès sa rupture à 17 ans avec sa famille.

Dès 1963, elle s’installe à San Francisco, ville de la contre-culture par excellence qui, de par la mouvance hippie fortement représentée, précipite ses expériences avec le sexe, la drogue et l’alcool. Amphés, héroïne, whisky, relations d’un soir… un cycle infernal s’annonce qui va mettre à mal sa carrière et sa relation avec le public dans un premier temps, sa santé dans la foulée.

Janis joplin cooke

Le premier road manager de Janis.

« Beaucoup de gens pensent que la dernière phase de sa carrière fut la plus compliquée. Faux, sa traversée du désert personnelle la plus difficile, elle l’a connu quand elle a quitté Big Brother et qu’elle a monté le Kozmic Blues Band. Elle a vu en cette nouvelle direction artistique un grand défi, parfois insurmontable, qu’elle avait des doutes à penser mener à terme seule et avec succès. Elle a d’ailleurs estimé cette phase solo comme un échec. Elle est alors entrée dans la période certainement la plus sombre de sa carrière, celle qui a favorisé toutes les dérives les plus conséquentes en termes de consommation d’alcool et de prises de drogue ». (John Byrne Cooke)

La dope comme compagne.

Deux ans après avoir débarqué en Californie, Janis Joplin n’a plus que la peau et les os, au point que sa déchéance ne passe pas inaperçue auprès de ses familiers qui, avec infiniment de sagesse et d’attention, lui intiment le conseil de s’éloigner de ce mode de vie qui, à brève échéance, la mène droit six pieds sous terre.

Pour preuve, en 1969, elle consomme quotidiennement 200 dollars de came ; on dit même que, dans l’attente de son passage sur la scène de Woodstock, elle se charge à l’alcool et à l’héro. Ce que confirme sa prestation discutable du 16 août 69 où elle apparaît parfois fébrile.

Elle rompt un temps avec cette existence menée au rythme des abus en prenant quelques vacances brésiliennes au début de l’année, mais, à son retour sur le sol américain renoue de plus belle avec ses vieux démons, bien qu’elle s’en défende.

La personnification de l’esprit power flower.

Cette période correspond avec la création de son premier vrai groupe à elle, comme elle dit, le Full Tilt Boogie Band, recruté pour l’essentiel parmi des musiciens canadiens. Avec cette bonne petite formation country-rock, Janis Joplin  participe à des concerts durant lesquels ses performances sont très appréciées. Elle y retrouve un statut de tête d’affiche, signe de sa légendaire popularité.

La texane vit cependant ses dernières heures en public et, après un album avec le Full Tilt Boogie publié à titre posthume en janvier 1971 (Pearl), le quatrième de sa discographie studio, elle s’éteint le 4 octobre 1970 d’une overdose, deux semaines seulement après Jimi Hendrix. Parmi ses dernières volontés : que ses amis fassent la fête avec les 2500 dollars qu’elle laisse à cet effet.

C’était bien dans l’esprit de celle qui, beatnik dans l’âme et mieux que personne, personnifie la mouvance hippie des 60’s. Investie dans la lutte des afro-américains qui subissent la ségrégation, elle est l’adepte d’un style de vie inspiré par l’art, la littérature et la musique.

D’elle, on retiendra surtout une carrière fulgurante qui n’aura finalement duré que trois ans mais qui aura marqué la musique, un personnage authentique, en décalage avec les artistes féminines du moment mais à côté duquel les starlettes d’aujourd’hui font pâle figure, une voix rocailleuse et l’exceptionnelle interprète de blues et de rock qu’elle fut. Le 19 janvier 2015, celle qui, à force d’une rage héritée de son adolescence, s’est imposée parmi les hommes, aurait eu 72 ans. Qui l’a oublié ? (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S AVEC BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY.

LP Studio 1 - 1967

 

Big brother front

 

BIG BROTHER AND THE HOLDING COMPANY

BIG BROTHER AND THE HOLDING COMPANY – 1967  3/5

 

Publié en août 1967.

Produit par Bob Shad.

Durée:33:51.

Label:Mainstream,Columbia.

Genre:rock psychédélique,blues-rock,blues.

 

Les premiers pas de Janis en studio.

 

Big Brother, formé en 1965 à San Francisco, apparaît officiellement au début de l’année 1966 à Berkeley (Open Theater). Big Brother est le nom  donné à Chet Helms qui organisait les premiers bœufs du groupe dans une maison de Haight-Ashbury.

Cette même année voit Janis Joplin se joindre à la formation initiale et chanter pour le groupe à l’Avalon Ballroom de Frisco, groupe  constitué de Peter Albin au chant, Sam Andrew (guitare), James Gurley (guitare) et de Chuck Jones.

Le groupe, dans sa nouvelle mouture, enregistre son premier album (éponyme) pour Mainstream Records dans un club de Chicago. Il permet à Big Brother de se faire un nom sur la scène national après avoir donné des garanties sur celle san franciscaine.

L’album, trempé dans le blues-rock psychédélique, sort en 1967, en plein Summer Of Love et six mois avant le festival Pop de Monterey où Big Brother va connaître la consécration et passer d’une formation lambda à un groupe de pointe de l’échiquier psychédélique.

Les membres mâles de Big Brother, pourtant de fortes personnalités, conscients de détenir en Janis Joplin, une voix unique, vont se mettre en retrait et laisser la grande dame exprimer sa puissance scénique et vocale. Cet album, auquel on peut reprocher une production un peu brouillonne, marque les premiers pas de Janis Joplin en studio ; elle y fait montre d’une voix très âpre et bluesy caractérisée par un fort accent texan.

En dépit de beaux passages comme Bye Bye Baby, Easy Rider, Down On Me, Call On Me, il ne connaîtra pas, à sa sortie, le succès de Cheap Trills qui allait lui succéder. Initialement paru sous Big Brother And The Holding Company, sa publication initiale ne fait pas mention de la présence de Janis Joplin en son sein.

Ce n’est qu’après coup, quand Columbia a repris le catalogue, que ce point de détail a été mis en avant, mettant sous les feux de l’actualité Big Brother & The Holding Company dès lors injustement considéré comme le backing band de Pearl. La publication par Columbia en 1970 se fait sous le titre Big Brother & The Holding Company Featuring Janis Joplin et intègre deux titres supplémentaires : les excellents Coo Coo et The Last Time.

Même si ce disque n’arrive pas à la cheville de Cheap Thrills, une œuvre incontournable du rock psychédélique, il n’en a pas moins son intérêt dans la compréhension de l’évolution de ce groupe et de son leader féminin (RAZOR©).

 

1. Bye, Bye Baby.      

2. Easy Rider.    

3. Intruder.       

4. Light Is Faster Than Sound.     

5. Call On Me.   

6. Women Is Losers.  

7. Blindman.     

8. Down On Me.

9. Caterpillar.    

10. All Is Loneliness.

 

Janis Joplin:chant.

Peter Albin:basse.

Sam Andrew:guitare,chant.

David Getz:batterie.

James Gurley:guitare,chant.

LP Studio 2 - 1968

 

Big brother cheap thrills

 

BIG BROTHER AND THE HOLDING COMPANY

CHEAP TRILLS – 1968  5/5

 

Publié le 12 août 1968.

Produit par John Simon.

Durée:37:11.

Label:Columbia.

Genre:rock psychédélique,acid rock,blues-rock.

 

Taillé sur mesure pour Pearl.

 

Premier album de Big Brother And The Holding Company chez CBS, alias Columbia, un grand label et deuxième pour son compte. Le disque éponyme précédent, et au succès limité à la seule baie de San Francisco, bien qu’ayant été publié chez Mainstream, un petit éditeur discographique, a permis au groupe de se faire un nom et d’enregistrer ce Cheap Thrills (en écoute intégrale ici) que l'on peut traduire par sensations fortes, publié en août 1968, qui fait un carton avec plus d’un million d’exemplaires vendus en un mois et qui couronne Janis Joplin comme la star féminine de la fin des sixties.

Cheap Thrills, deuxième et dernier disque de Pearl avec le Big Brother, figure à la première place des ventes américaines pendant deux mois, restant classé pendant 66 semaines !

Album très influent de son époque, Cheap Thrills est considéré comme l’album de Janis Joplin avant d’être celui du Big Brother, tant elle l’éclabousse de cette voix rocailleuse jamais égalée.

La musique est d’une grande énergie et taillée sur mesure pour la texane, la guitare de James Gurley n’a jamais été si psychédélique. Qu’y trouve-t-on donc qui puisse faire de cet album une des références en matière de blues psychédélique ?

Trois reprises, et non des moindres : le classique Summertime de Gershwin (quelle voix râpeuse et implorante !) où les prestations agressives des guitaristes Sam Andrew et James Gurley se mettent au niveau de la performance vocale de Janis Joplin, le bouillonnant Piece Of My Heart d’Erma Franklin (la sœur d’Aretha), Ball And Chain, morceau de Big Mama Thornton de près de 10 minutes, avec lequel le groupe et Janis avaient clos le Festival de Monterey.

On y trouve aussi le bluesy Turtle Blues, un titre de Janis Joplin qui ouvrait la face B, à l’époque (enregistrement studio dans les conditions du live), le suave et envoûtant Combination of The Two (Hendrix, quand tu nous tiens…), I Need A Man To Love, Oh Sweet Mary (en duo avec Peter Albin).

La pochette, rappelons-le, est une création de Robert Crumb qui, pour les profanes, était le père de Fritz The Cat, la BD symbole de la contre-culture en vogue fin 60, début 70 (à découvrir, c’est génial !).

Cheap Thrills est l’album de tous les succès pour Big Brother et surtout pour la blueswoman blanche. Janis Joplin quitte le groupe en 1968 et si, le Big Brother continue sa carrière, orphelin de son icône, il ne connaîtra plus jamais le succès de Cheap Thrills, qui doit figurer en très bonne place dans votre collection (RAZOR©).

 

1. Combination of the Two.

2. I Need a Man to Love.

3.  Summertime.

4. Piece of My Heart.

5. Turtle Blues.

6. Oh Sweet Mary.

7. Ball And Chain.

 

Janis Joplin:chant.

Peter Albin:basse,guitare.

Sam Andrew:basse,guitare,chant.

James Gurley:basse,guitare.

David Getz:piano,batterie.

John Simon:piano.

 

LP Live '68 - 1998

 

Big brother winterland68

 

BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY

LIVE AT WINTERLAND ’68 – 1998  4/5

 

Publié le 2 juin 1998.

Enregistré les 12/13 avril 1968.

Produit par Bob Irwin.

Durée:75:46

Label:Columbia/Legacy.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.

 

Surtout ne pas rater ça !  

 

Il aura fallu trente ans pour que le feu Winterland Arena (Ballroom), salle de spectacle et patinoire san-franciscaine aujourd’hui remplacé par des immeubles d’habitation,  rouvre enfin ses portes pour nous donner l’opportunité d’assister au concert de Big Brother & The Holding Company, groupe attitré du lieu de réjouissances d’alors.

Là même où le Band fait ses adieux et où Peter Frampton enregistre son Comes Alive de 1975, la foule se presse pour voir Janis Joplin, le mythe Joplin, car il ne faut pas se leurrer, c’est elle la star et c’est avant tout pour elle que le public se déplace en masse les 12 et 13 avril 1968.

Cheap Thrills (Columbia), disque phare de l’acid-rock et un des meilleurs témoignages de toute l’histoire du rock, est passé par là. L’engouement pour Pearl est complètement fou et il aurait dommage de manquer ce rendez-vous.

Il aura fallu, en fait, que Columbia, pour marquer le trentième anniversaire de la signature de leur partenariat, exhume de ses archives, ces trésors enfouis. Sustenté par les deux albums studio que l’association Joplin/BBHC a au compteur, le concert tel que restitué sur Live At Winterland '68 (en écoute intégrale ici), sorti tardivement en 1998 se scinde en deux courtes phases de 7 titres chacune.

Il a l’avantage de la cohérence, de la puissance, de l’énergie, mais pas de la nouveauté, car rien que nous connaissions du répertoire d’alors de cette formation n’apparaît ici, et encore moins de l’ambiance, particulièrement fadasse en dépit de la bonne forme et des improvisations d’une Janis chauffée à blanc, derrière laquelle les musiciens s’effacent.

Quelques petites surprises n’auraient pas été de trop pour en faire un immense album. Malgré cela,  Live At Winterland montre un groupe au faîte de son art et à une période cruciale de son existence ponctuée par une séparation huit mois plus tard. Il ne faut surtout pas rater ça et dire aussi : j’y étais, même 30 ans plus tard (RAZOR©).

 

1. Down on Me.

2. Flower in the Sun.

3. I Need a Man to Love.

4. Bye Bye Baby.

5. Easy Rider.

6. Combination of the Two.

7. Farewell Song.

8. Piece of My Heart.

9. Catch Me Daddy.

10. Magic of Love.

11. Summertime.

12. Light is Faster than Sound.

13. Ball and Chain.

14. Down on Me.

 

Peter Albi:basse,chant.

Sam Andrew:guitare,chant.

David Getz:batterie,chant.

James Gurley:guitare,chant.

Janis Joplin:chant principal.

DISCOGRAPHIE 70'S AVEC FULL TILT BOOGIE BAND.

LP Studio 2 -  1971

 

Janis joplin pearl

 

JANIS JOPLIN (WITH THE FULL TILT BOOGIE BAND)

PEARL – 1971  5/5

 

Publié le 11 janvier 1971.

Produit par Paul Rothchild.

Durée:34:03.

Label:Columbia.

Genre:rock,blues,blues-rock.

 

Grand frisson garanti.

 

Pearl (en écoute intégrale ici) était le surnom de Janis Joplin, ça a été aussi son dernier album studio. A son écoute, on peut aisément imaginer de quoi on a été privé avec sa mort, d’autres moments d’anthologie auraient relayé maigrelette mais merveilleuse discographie. Sa fin, pourtant programmée au regard de son existence constamment sur le fil du rasoir, a des relents de gâchis, d’inachevé et le meilleur était sans doute à venir.

Paradoxalement, alors qu’elle ne profitera pas des retombées de ce merveilleux disque qui constitue ses derniers enregistrements, au motif de mourir d’une overdose pendant les sessions, Janis pète ici le feu comme rarement. L’album, suffisamment alimenté pour être édité, est publié à titre posthume, apparaissant dans les bacs début janvier 1971.

L’émotion qui découle de son écoute n’en est que plus forte et les Mercedes Benz, A Woman Left Lonely, Move Over ou Me And Bobby McGhee se parent d’une profondeur supplémentaire. La voix est puissante et maîtrisée, l’artiste balance entre rage, espoir et tristesse et la prestation est superbement soutenue par celui qu’elle considère comme son premier vrai groupe à elle, le Full Tilt Boogie, formation à ossature canadienne héritée du Kozmic Blues Band précédent, composée de John Till (guitare), Richard Bell (piano), Brad Campbell (basse), de Ken Pearson (orgue) et de Clark Pierson (batterie), tous d’excellents musiciens de studio.

Produit par Paul A. Rothchild, l’homme derrière les Doors, Pearl, malgré son côté assez concis, n’en affiche pas moins une grande vivacité et fait montre d’aucune faille. Même les titres moins exposés médiatiquement,  Move Over, Mercedes Benz, Me And Bobby McGhee étant hors concours, sont de veritable petits trésors : Turtle Blues, Summertime ou Piece of my Heart, Half Moon, Get It while You Can, Trust Me.

Janis vit ses chansons à fond et se donne comme personne. Elle y est entière et envoûte littéralement l’auditeur. Personne n’était insensible à sa voix et à son charisme. Sur Pearl, il faut y rajouter une maturité nouvelle, née sous Cheap Thrills, l’album qui précède.

Pearl est un disque à avoir dans toute discothèque qui se veut de référence ; c’était ça les sixties et c’était ça Janis Joplin : de la fougue, de la rage, de l’énergie, du talent, du charisme au service d’interprétations exceptionnelles et uniques qui relèvent aujourd’hui de la légende. Le grand frisson est ici garanti (RAZOR©).

 

1. Move Over.

2. Cry Baby.

3. A Woman Left Lonely.

4. Half Moon.

5. Buried Alive In The Blues.

6. My Baby.

7. Me And Bobby McGee.

8. Mercedes Benz.

9. Trust Me.

10. Get It While You Can.


Janis Joplin:chant,guitare.

John Till:guitare.

Brad Campbell:basse.

Clark Pierson:batterie.

Richard Bell:piano.

Ken Pearson:claviers.

DISCOGRAPHIE COMPLEMENTAIRE 2000.

LP Sessions 71 - 2012

 

Janis joplin the pearl sessions 2012

 

JANIS JOPLIN

THE PEARL SESSIONS – 2012  5/5

 

Publié en 2012.

Enregistré entre le 5 septembre et le 3 octobre 1970.

Durée:133:31.

Label:Columbia.

Genre:blues rock,country rock,funk rock.

 

Pour les purs et durs de Janis.

 

42 ans que la rebelle s’en est allée d’une overdose. Elle n’aura donc jamais connu Pearl (janvier 1971), son dernier album studio publié quelques mois après sa disparition.

Le voilà qui revient sous la lumière des projecteurs après une première réapparition en 1999, rebaptisé, pour des besoins essentiellement mercantiles, The Pearl Sessions (en écoute intégrale ici).

L’édition 2012 est remastérisée, avec rajout de monos d’origine et complétée par un second disque qui recense des versions alternatives, des démos, deux live, un Pearl instrumental sans intérêt et des enregistrements de l’ambiance de travail qui a dicté ces sessions. Rien de bien nouveau sous le soleil donc, dans sa première partie. Pearl, on connaît et on adore depuis longtemps.

La seconde a plus d’intérêt car elle dévoile des aspects jamais dévoilés de l’atmosphère en studio autour de Janis. Les voyeurs y trouveront de quoi peaufiner leur savoir sur l’artiste et matière à alimenter leurs conversations passionnées, histoire d’en mettre plein les mirettes aux autres, d’autant plus que l’offre discographique s’accompagne d’un beau livret très instructif. Mais c’est tout.

Alors on réservera cette parution très complète aux purs et durs, les autres n’auront qu’à revenir à la version initiale de Pearl, ce qui suffira amplement. Pearl est un bijou, original comme réédition sous cette forme ; que l’on brode autour ne me dérange pas dans la mesure où il ne dénature pas cette œuvre, ni la dévalorise ou l’occulte. Au contraire, pour les aficionados, les vrais clients des Pearl Sessions, c’est un plus incontestable. Sony Legacy Recordings a fait du bon job (RAZOR©).

 

Disque 1.

1. Move Over.

2. Cry Baby.

3. A Woman Left Lonely.

4. Half Moon.

5. Buried Alive In The Blues.

6. My Baby.

7. Me And Bobby McGee.

8. Mercedes Benz.

9. Trust Me.

10. Get It While You Can.

11. Me and Bobby McGee (The mono single masters).

12. Half Moon (The mono single masters).

13. Cry Baby (The mono single masters).

14. Get It While You Can (The mono single masters).

15. Move Over (The mono single masters).

16. A Woman Left Lonely (The mono single masters).

 

Disque 2.

1. Overheard In The Studio...

2. Get It While You Can (take 3).

3. Overheard In The Studio...

4. Get It While You Can (take 5).

5. Overheard In The Studio...

6. Move Over (take 6).

7. Move Over (take 13).

8. Move Over (take 17).

9. Me And Bobby McGee (demo version).

10. Me And Bobby McGee (take 5 - alternate).

11. Cry Baby (alternate version).

12. A Woman Left Lonely (alternate vocal).

13. Overheard In The Studio...

14. My Baby (alternate take).

15. Overheard In The Studio...

16. Get It While You Can (take 3).

17. My Baby (alternate take).

18. Pearl (instrumental).

19. Tell Mama (live).

20. Half moon (live).

 

Janis Joplin:chant. 

John Till:guitare,choeurs.  

Brad Campbell:basse,choeurs.

Clark Pierson:batterie,choeurs.

Kean Pearson:claviers,choeurs.

Richard Bell:piano,choeurs.

Sandra Crouch:tambourin.

Bobby Hall:congas,bongo.

Bobby Womack:guitare acoustique sur 9.

Pearl:guitare acoustique sur 7,chœurs.

Vince Mitchell,Phil Badella,John Cooke:choeurs.

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