Led Zeppelin.

BIOGRAPHIE.

 

LED ZEPPELIN/Londres (Angleterre)

 

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Actif de 1968 à 1980,réunions en 1985,1988,1990,1995,2007.

Label:Atlantic,Swan Song.

Genre:hard rock,heavy metal,blues-rock,folk-rock.

Site:www.ledzeppelin.com


Le défricheur du hard rock.

Sa musique est ancrée dans le blues et ses influences sont noires et américaines ; elles ont pour nom Skip James, Muddy Waters ou Howlin' Wolf. Le folk et la musique celtique sont également des facteurs prégnants dans l'univers musical de Led Zeppelin, pas hermétique non plus au rock & roll, au jazz, à la country, à la world music, au reggae ou à la soul, selon son positionnement artistique du moment et son évolution.

Jamais engoncé dans un quelconque carcan, Led Zeppelin dote ainsi son british blues du début de carrière, d'une énergie et d'une lourdeur rock telles qu'il jette les bases du hard rock pour lequel il est considéré comme le défricheur du genre.

A la violence, la dureté et la puissance de leur jeu, les anglais intègrent les influences évoquées précédemment, celle folk notamment, légères, sensuelles, et qui lui confèrent une multiplicité musicale exceptionnelle de même qu'elles lui apporetent une popularité indéboulonnable, plus de 3 décennies après que le groupe ait cessé officiellement son activité.

Sur scène, cette musique donne sa pleine mesure ; il n'est pas plus complice, uni et en osmose totale que ce quatuor mythique, désuni par la mort de John Bonham (25 septembre1980), son légendaire batteur, le meilleur au monde de l'avis général. Led Zeppelin n'a jamais imaginé un seul instant continuer sans lui. Il s'arrête ; Led Zep a vécu mais ne sera jamais un autre Led Zep.

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Un groupe très vendeur 3 décennies plus tard.

Led Zeppelin, dans les 70's, correspond à ce que furent les Beatles et les Byrds dans les 60's. Encore très vendeur aujourd'hui, Led Zep, comme on dit, a écoulé plus de 200 millions d'albums sur la planète ; plus de la moitié (107 millions) l'ont été chez l'Oncle Sam. Seuls les Beatles et Presley ont fait mieux à ce jour. Dire qu'il est une des formations les plus cultes du rock relève du poncif.

Groupe londonien, Led Zeppelin est créé en 1968 à l'initiative du guitariste Jimmy Page, après une rencontre avec Robert Plant (chanteur) ; les deux musiciens font appel à la rythmique John Paul Jones (basse) et John Bonham (batterie), dit Bonzo.

Le Lead Ballon de Keith Moon.

Avant d'être Led Zeppelin, le quatuor est The New Yardbirds lors de l'année 1968. Il est constitué sur les cendres des Yardbirds, quand Jimmy Page, alors leader guitariste de ces derniers, est redevable de quelques concerts. Il les assure avec un line-up de substitution, qui mute en Led Zeppelin le 9 novembre 1968, à l'occasion d'un concert donné au London Roundhouse de Chalk Farm.

Le choix du nom de Led Zeppelin découle d'une plaisanterie entre Keith Moon et celui qui est encore au sein des Yardbirds, datant de deux ans auparavant (1966).

Le batteur des Who, jamais avare de petites blagues, prédit à son alter ego guitariste, lors d'un enregistrement en commun (Beck's Bolero sur lequel figure aussi Paul Jones), que le projet de montage de groupe que Page a en tête (Moon/Page/Paul Jones et Hopkins) allait s'écraser comme un « Lead ballon », autrement dit comme un Zeppelin de plomb. C'est l'expression en vogue pour qualifier un mauvais plan.

A la mort des Yardbirds et à la suite de l'intérimaire New Yardbirds, Jimmy Page repense à cet épisode et lui donne vie. Lead ayant une connotation négative dans la langue de Shakespeare car référant à la défonce, Page fait tomber le a et nomme son nouveau combo Led Zeppelin. Peter Grant en devient le manager.

Un contrat mirobolant.

Mais l'essentiel est ailleurs. Dans l'engagement de cinq ans proposé à Led Zeppelin et par le grand manitou de la maison Atlantic Records, Ahmet Ertegun ; il dote le groupe de moyens effarants pour démarrer dans la carrière et ce, d'autant que le quatuor n'est pas encore bien connu.

Mais qui oserait cracher sur ces 200.000 dollars versés à titre d'avance ? Led Zeppelin met le mouchoir dessus et s'attelle à sortir rapidement un premier LP, enregistré en 36 heures et en octobre 68, alors qu'il est impliqué parallèlement dans une tournée britannique.

Eponyme, ce premier jet sort dans la première quinzaine de janvier 1969. Sur les plans sonore et musical, il est le fidèle miroir du Led Zep live et du style Zeppelin, à savoir du hard rock lourd sur des fondements blues, auréolé de notes psychés et d'intermèdes folk.

29ème LP de tous les temps (Rolling Stone Magazine), il corrobore, de par son visuel, l'idée du ballon indirectement initiée par Keith Moon, en dévoilant l'image du Hinderburg (dirigeable allemand) en flammes.

Riffs ravageurs, solos démonstratifs, chant puissant, rythmique d'enfer, Led Zeppelin séduit au-delà des frontières anglaises. Les américains craquent pour lui, d'autant que la première tournée sur le sol US, en lieu et place du Jeff Beck group, est un triomphe. Peu de formations se risquent alors à se produire à leur suite, après une telle déferlante.

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« Du premier au troisième LP, le changement artistique a été très agréable à gérer pour nous ; à chaque fois, nous avons produit quelque chose de nouveau et de différent qui nous a bien plu à tous les 4. » (Robert Plant)

L'exceptionnel Led Zeppelin II.

La suite discographique s'appelle Led Zeppelin II, publié le 22 octobre 1969 ; rien d'original dans le titre mais encore une fois, l'essentiel est ailleurs. Brown Bomber, comme on l'appelle aussi, est l'ancêtre du hard rock et du heavy metal. Il dévoile le titre resté le plus commercial de Led Zep (4ème du Billboard 100) : le décapant Whole Lotta Love, retenu aujourd'hui comme support musical de la marque Dior pour promouvoir son parfum Homme sur les écrans TV (Robert Pattinson). Entre Whole Lotta Love, Heartbreaker ou Bring It On Home, c'est riffs assassins à foison.

Ecrit pour l'essentiel sur la route et dans les chambres d'hôtel de la tournée américaine, Brown Bomber connaît un succès exceptionnel. Bénéficiant de l'implication technique d'Eddie Kramer, ingénieur du son connu pour ses travaux avec Hendrix, il traduit une évolution heavy rock plus marquée d'un Led Zeppelin s'éloignant progressivement de ses influences blues pour installer son propre style. Tout quidam se prétendant connaisseur de rock se doit d'avoir sur sa table de chevet ce disque parfait.

Retraite galloise.

Led Zeppelin III (octobre 1970) prend une direction plus folk-rock. Alimenté pour moitié des 10 titres, par un lot de très belles balades acoustiques, il se démarque nettement de ce qui précède. Travaillé dans un cadre bucolique (au Pays de Galles), dans des conditions rudimentaires (pas d'électricité, ni d'eau courante), mais apaisantes, et répondant à un besoin de souffler un peu après une tournée américaine harassante de 25 spectacles en moins d'un mois, Led Zeppelin III se fait plus nuancé et fait montre d'une nouvelle maturité de son tandem du songwriting Page/Plant.

De cette retraite galloise naissent des joyaux du catalogue zeppelinien, comme les grandioses Immigrant Song et Celebration Day, les Gallows Pole, Bron-y-Aur Stomp et le mémorable Since I've Been Loving You. La critique ne déborde pourtant pas d'enthousiasme pour ce disque.

Le planétaire Stairway To Heaven.

Avec plus de 37 millions de pièces écoulées dans le monde, l'album que l'on qualifie de Led Zeppelin IV (1971), mais dont rien sur sa pochette n'indique qu'il le soit, bat des records de popularité. Son visuel représente la photo d'un homme ployant sous le fardeau de fagots. Il n'a de Led Zeppelin IV que le fait de venir après le N° 3. Cet anonymat est délibéré de la part de leurs auteurs, en réaction au peu de considération dont la presse spécialisée a fait montre à propos de leur LP précédent.

Dans une attitude anti-commerciale délibérée, Jimmy Page décide que Led Zeppelin IV se ferait sans titre et sans information ; seuls 4 symboles correspondant aux 4 membres figurent à l'intérieur, prétextant que les noms, les titres, c'est du ronflant et que ça ne veut rien dire. Atlantic, bien évidemment, l'a saumâtre.

Mais l'album, que les fans nomment généralement Four Symbols, marche du feu de Dieu (26 pour Rolling Stone), entraîné par Black Dog, When The Levee Breaks et, surtout, par le monumental Stairway To Heaven dont l'ébauche est née pendant la pause prise dans le cottage spartiate de Bron-Yr-Aur.

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Premiers ratés.

Houses of the Holy (mars 1973) est le premier opus du catalogue à être intitulé autrement que par un chiffre. Sa pochette est encore sujette à problèmes ; pour le coup, le visuel initialement proposé par le concepteur Storm Thogerson est rejeté par le groupe, occasionnant un retard dans la mise sur le marché du LP.

Prévu en 1972, Houses of the Holy sort un an après. Il se démarque une nouvelle fois de ce qui précède, du fait de son orientation vers des voies musicales telles que le reggae et le funk. Houses of The Holy laisse beaucoup de fans sur leur faim malgré le succès de ses ventes. Des titres comme No Quarter, D'yer Mak'er ou The Song Remains the Same en sont issus.

En 1974, le contrat avec Atlantic prend fin et Robert Plant a de sérieux problèmes de cordes vocales. Swan Song Records est créé par Led Zeppelin pour lui permettre de signer un sixième LP. Dans le même temps, son chanteur charismatique se fait soigner pour être prêt à y prendre part.

Tout le monde se retrouve autour de Physical Graffiti, double album édité fin février 1975. Le seul de Led Zep dans ce format, dont, au regard de l'inégalité de son contenu, il aurait été préférable qu'il puisse être réduit à LP classique.

John bonham

Les malheurs de Plant.

Physical Graffiti est la première déception discographique engendrée par ce groupe qui, à ce moment précis de sa carrière, est sur le toit du monde. Led Zeppelin sent le groupe usé jusqu'à la corde et qui, après 5 opus de top niveau, semble un peu à court d'inspiration.

Les 6 titres du premier des deux disques, dont un certain Kashmir, additionnés de quelques pioches du second (In The Light et Sick Again), auraient certainement suffi.

Trop irrégulier, il annonce le recul d'une légende. Hélas, Robert Plant doit en passer encore par la case hôpital ; un accident de voiture en Grèce l'immobilise pour un temps. La grande tournée automnale 75 est, de ce fait, annulée.

Pour meubler ce vide, il est question de réaliser un nouvel album, même si c'est en marge du timing initialement prévu. L'état d'urgence de lui profitera pas.

Plant revient bancale et dans une chaise roulante, début 1976, mais contribue malgré tout à la préparation du 7ème volume du catalogue : Presence, envoyé dans les bacs en avril de cette même année.

Publié sur l'étiquette maison, Swan Song Records, Presence, enregistré fin 75 en Allemagne (Munich) n'a pas les retombées escomptées parce que trop à court d'idées et placé sous l'omniprésence de Jimmy Page.

Un film, The Song Remains The Same, ainsi que le live du même nom (1976), une gigantesque tournée américaine dans la foulée (1977) permettent à Led Zeppelin de repartir du bon pied jusqu'à ce que cette dernière ne soit interrompue avant son terme par la mort du fils de Robert Plant, Karac décédé de maladie le 26 juillet 1977.

Une fin annoncée.

Très attaché à son enfant, Robert Plant est dévasté et sa peine influe aussitôt et conséquemment sur le futur de Led Zep. Pendant des mois, Plant se met en marge du milieu et de la vie de groupe. Il évoque souvent sa volonté de tout plaquer.

Sur l'insistance de John Bonham, il revient au printemps 1978, alors que Led Zeppelin est en proie à de gros déboires fiscaux ; Led Zeppelin au grand complet est du double come-back public de Knebworth (4 et 11 août 79), deux ans après la mort du petit Karac et 4 ans après son dernier passage en Angleterre.

Led Zeppelin réalise ensuite In Through the Out Door (20 août 79), enregistré en Suède. John Paul Jones use de toute son influence et fait appel à toute sa lucidité pour donner vie à ce projet, à un moment où Plant a du mal à se remettre du drame l'ayant frappé, où Plant est à fond dans l'héroïne et où Bonzo, de plus en plus dépressif, déconne grave aussi.

Dernier LP du groupe dans sa mouture anthologique, il précède d'un an la disparition de John Bonham, le 25 septembre 1980. Le 4 décembre, le sort de Led Zeppelin, certainement le plus grand groupe de rock de tous les temps, est scellé. Plant, Page et Paul Jones n'ont plus le cœur à continuer sans leur ami ; ils se consacrent dès lors à leurs carrières respectives.

Malgré quelques réunions informelles, l'idée de reformer Led Zeppelin ne s'est jamais concrétisée depuis leur arrêt. Au regard de la faible motivation qui anime Robert Plant, il y a peu d'illusions à se faire sur ce projet (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

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LED ZEPPELIN

LED ZEPPELIN – 1969 5/5

 

Publié le 12 janvier 1969 (U.S.A),le 28 mars 1969 (U.K)

Produit par Jimmy Page.

Durée:44:52.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock,blues-rock,heavy metal.

 

Une déferlante nommée Led Zep.

 

Quand Led Zeppelin fait ses premières gammes, courant 1968, alors qu'il n'est encore que le New Yardbirds et qu'il fait sa transition dans le british blues, qui peut imaginer un seul instant la puissance de la déferlante qui va s'abattre sur le rock quelques mois plus tard ?

En effet, début 1969, le monde musical va se prendre une de ces baffes tueuses dans la gueule, avec ce groupe anglais. Le rock devient soudainement brutal, énergique, lourd et puissant. Des singes hurleurs débarquent, pour reprendre une expression de mon père. Oui mais quels singes hurleurs, papa !

29ème album de tous les temps, enregistré en 36 heures, dit-on, le Led Zep nous balance en pochette de son Led Zeppelin I (en écoute intégrale ici) la destruction du Zeppelin Hindenburg. L’album, pas très populaire à sa sortie, est pourtant annonciateur de ce que sera le style du Led Zep plus tard, à savoir du hard rock bien lourd, teinté de notes de blues et autour duquel il tissera ses légendaires arabesques acoustiques.

Le son est unique, Jimmy Page (qui l’a produit) est monstrueux et Robert Plant fait du Plant, avec une voix si caractéristique. La rythmique s'affirme déjà comme une valeur sûre supplémentaire du groupe. L’entente entre les musiciens est au top et ça se ressent.

Led Zep livre donc un album qui s’ouvre on-ne-peut-mieux, avec Good Times, Bad Times, mais ce qui retient l’attention du vinyl dans sa face A, c’est sans conteste le monumental Dazed and Confused, né dans des circonstances controversées sous les Yardbirds de Page parce qu'inspiré par le titre de Jake Holmes (1967).

En face B, Communication Breakdown (dont le texte fait allusion à Nervous Breakdown d’Eddie Cochran), Your Time Is Gonna Come (l’histoire d’une nana infidèle qui va morfler pour ses écarts), tout sonne live et c’est réellement sublime. On prend et on en reprend sans aucune modération (RAZOR©).

 

1. Good Times Bad Times.

2. Babe I'm Gonna Leave You.

3. You Shock Me.

4. Dazed and Confused.

5. Your Time Is Gonna Come.

6. Black Mountain Side.

7. Communication Breakdown.

8. I Can't Quit You Baby.

9. How Many More Times.

 

Robert Plant:harmonica,chant.

Jimmy Page:guitares,choeurs.

John Paul Jones:basse,orgue,claviers,choeurs.

John Bonham:batterie,percussions,timbales,choeurs.

Viram Jasani:tabla sur 6.

LP Studio 2 - 1969

 

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LED ZEPPELIN

LED ZEPPELIN II – 1969 5/5

 

Publié le 22 octobre 1969 (U.S.A),le 31 octobre 1969 (U.K).

Produit par Jimmy Page.

Durée:41:38.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock.

 

Cultissime !

 

Led Zeppelin II (appelé aussi Brown Bomber, le bombardier marron en raison de la couleur dominante de sa pochette) nous ramène à l’année 1969. En octobre. Led Zep est alors le plus grand groupe du monde, tatata tatata… Une icône ! C’est par cet album que tout s’est accéléré.

Bien dans le prolongement du premier opus, Led Zeppelin II (en écoute intégrale ici) porte la signature de Jimmy Page, son âme, son producteur, son virtuose, son guitar-hero et Robert Plant assoie définitivement sa manière de chanter.

De leur côté, John Paul-Jones fait tout en subtilité avec sa basse et Robert Bonham pilonne et cogne ses fûts comme peu de batteurs du rock sauront le faire. Mais c’est Page et ses riffs qui déchire le plus, un peu comme quand il s’éclatait chez les Yardbirds, son ancien band. Comme dans le mystérieux Whole Lotta Love, morceau culte.

Remettons les choses dans le contexte du moment : nous sommes moins d'un an après la sortie du tonitruant Led Zep I et être capable, non seulement, de confirmer aussi vite, mais surtout d'en remettre une couche et de récidiver dans le haut de gamme, c’est phénoménal ! Qui plus est quand on sait que Led Zep II a été conçu entre les concerts, sur la route !

Led Zep II explore de nouveaux domaines déjà précédemment entrevus mais différemment avec un blues qui se fait plus progressif et une ambiance quelque peu psyché et plus lourde. Le blues est une base d’inspiration de cet album rock qui, outre Whole Lotta Love (le plus grand succès du Led Zep), nous transporte avec Thank You, une ballade folk joviale dans laquelle Plant alterne un chant teinté de la douceur de sa voix avec un refrain incisif et déchirant. Il en découle une ambiance mystique agréable.

Heartbreaker (d’inspiration blues) est un régal avec un chant puissant qui subitement laisse place à une envolée de guitare solo. What Is and What Should Never Be est intéressant (avec sa structure complexe novatrice et progressive).

The Lemon Song revisite le blues à sa source tandis que Ramble On consiste en un déchaînement rythmique qu’une guitare acoustique vitaminée rehausse. Et puis, il y a sur cet album, le fameux Moby Dick sur lequel Bonham montre tout son talent et Living Loving Maid, titre populaire.

L’album prend fin (et de quelle façon !) sur Bring It On Home. La critique l’a acclamé. Pour la petite histoire, Led Zep II a été certifié 12 fois disque de Platine en 1999… Incontournable, mes petits loups et pour cause, Led ZepII est une des plus grandes œuvres de tout le rock et de tous les temps (RAZOR©)

 

1. Whole Lotta Love.

2. What Is and What Should Never Be.

3. The Lemon Song.

4. Thank You.

5. Heartbreaker.

6. Living Loving Maid (She's Just A Woman).

7. Ramble On.

8. Moby Dick.

9. Bring It On Home.

 

John Bonham:batterie.

John Paul-Jones:basse,orgue sur 3.

Jimmy Page:guitares,choeurs,thérémine sur 1.

Robert Plant:chant,harmonica sur 9.

LP Studio 3 - 1970

 

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LED ZEPPELIN

LED ZEPPELIN III – 1970 5/5

 

Publié le 5 octobre 1970(U.S.A),le 23 octobre 1970 (U.K).

Produit par Jimmy Page.

Durée:43:04.

Label:Atlantic.

Genre:folk-rock,hard rock.

 

Virage folk.

 

En 1970, Led Zeppelin en a ras la casquette de la route et des hôtels ; les acteurs sont tannés, rincés, vidés par la tournée américaine et s'octroient une pause pour recharger les accus. La villégiature ciblée par le tandem de l'écriture qui éprouve un gros besoin de souffler et de resserrer les liens entre eux, a pour cadre la campagne galloise et un cottage isolé de Bron-Yr-Aur, sans eau courante, ni électricité.

Sans courant pour brancher les amplis, Page et Plant, pour la première fois en vacances ensemble, se rabattent sur les grattes sèches et commencent plancher sur les chansons qui vont alimenter le 3ème LP de Led Zeppelin. L'ambiance bucolique, légère et apaisante induit un travail présentement plus folk, même si le blues (Since I've Been Loving You) et le rock (Immigrant Song, Celebration Day, Out On The Tiles)ne sont jamais bien loin dès lors que l'on réfère à ce groupe.

Cette direction aux ¾ acoustique ne plaît pas à la critique, ni ne comble complètement les attentes du supporter club qui espérait autre chose de la part du dépositaire du hard rock. Il est vrai que les anglais prennent tout le monde à revers avec ce disque étonnant et si différent de ce qui précède et qui a cloué le bec au rock.

Led Zeppelin III (en écoute intégrale ici) a pour lui de démontrer la richesse et la variété de ses auteurs, suffisamment intelligents et lucides pour éviter de se cantonner dans un registre unique. Il doit compter autant que les deux monstrueux disques auxquels il succède. Le vrai fan de Led Zeppelin l'a compris depuis longtemps, car c'est sûr, il a ce volume 3 dans sa discothèque personnelle. Entre nous, avec le deuxième opus, c'est celui vers lequel je reviens le plus souvent. Interprétez ça comme bon vous semble (RAZOR©).

 

1. Immigrant Song.

2. Friends.

3. Celebration Day.

4. Since I've Been Loving You.

5. Out On The Tiles.

6. Gallows Pole.

7. Tangerine.

8. That's The Way.

9. Bron-Y-Aur Stomp.

10. Hats Off to (Roy) Harper.

 

John Bonham:batterie,percussion,choeurs.

John Paul Jones:basse,orgue,synthétiseur Moog,mandoline,double basse sur 9.

Jimmy Page:guitares,pedal steel guitare,banjo,dulcimer,basse sur 8,choeurs.

Robert Plant:chant,harmonica.

LP Studio 4 - 1971

 

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LED ZEPPELIN

LED ZEPPELIN IV – 1971 5/5

 

Publié en novembre 1971.

Produit par Jimmy Page.

Durée:42:34.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock,heavy metal,folk,blues-rock,rock.

 

Best of à lui tout seul.

 

Quatrième album de Led Zep, sorti à l’automne de 1970 et chef d’œuvre absolu ! Aboutissement, sommet de leur art, point culminant de leur musique, appelez ça comme vous voulez, mais c’est tellement vrai…

Les morceaux de Led Zeppelin IV (en écoute intégrale ici) figurent au panthéon du rock, toujours copiés, jamais égalés (Prince, Rage against the Machine, Nirvana, White Stripes…).

Best Of à lui tout seul, le IV de Led Zeppelin, c’est Black Dog et ses riffs d’enfer, avec un Robert Plant rageur dans son interprétation ; c’est Rock and Roll, solidement construit, ou encore The Battle of Evermore, aux notes celtes, sur lequel Sandy Denny (chanteuse de Fairport Convention) vient faire la pige.

C'est aussi Misty Mountain Hop, morceau classique, débutant par un riff de gratte qui revient en boucle tout au long du morceau, Four Sticks, un peu plus speed, Going to California, une bien belle ballade acoustique, et When the Levee Breaks, au tempo lourd et carré, appuyé par un harmonica qui improvise et une mélodie lancinante. Mais c'est surtout Stairway to Heaven, les enfants, le chef d’œuvre du XXème siècle, gravé dans le rock ad vitam eternam.

Tout a déjà été dit sur ce monument de la musique des années 60/70 ; Plant, Page, Bonham et Paul-Jones sont magiques ! 66ème pour Rolling Stone… Vous le reconnaîtrez, même s’il ne porte pas de nom sur sa pochette ; c’est celui qui représente un vieil homme transportant des fagots de bois. Vous y êtes ? Alors gardez le bien au chaud et écoutez, écoutez, écoutez… (RAZOR©).

 

1. Black Dog.

2. Rock and Roll.
3. The Battle Of Evermore.

4. Stairway to Heaven.

5. Misty Mountain Hop.

6. Four Sticks.

7. Going to California.

8. When The Levee Breaks.

 

John Bonham:batterie.

John Paul Jones:basse,piano électrique,mellotron,mandoline sur 7,recorder,guitare acoustique sur 3.

Jimmy Page:guitares,mandoline sur 3.

Robert Plant:chant,tambourin,harmonica sur 8.

Sandy Denny:chant sur 3.

Ian Stewart:piano sur 2.

LP Studio 5 - 1973

 

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LED ZEPPELIN

HOUSES OF THE HOLY – 1973 4/5

 

Publié le 26 mars 1973.

Produit par Jimmy Page.

Durée:40:57.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock,heavy metal.

 

Manque d'un peu de coffre.

 

Avec Houses Of The Holy (en écoute intégrale ici), Led Zeppelin nous livre encore un bien bel album de rock. Un cinquième de rang à voler très haut.Du rock pur et dur.

Même s’il n’a pas le coffre des ouvrages précédents du groupe, ce disque, sorti en 1973, porte enfin un nom, pas un numéro. Son malheur est de sortir après Led Zeppelin IV (Stairway To Heaven), une pièce maîtresse du catalogue de Led Zep.

Il n'en demeure pas moins qu'il reste un bel album. Ce très bon disque (qui tire son nom d’un morceau qui ne sera finalement pas retenu sur leur cinquième ouvrage) débute plutôt de jolie manière avec les 5’30 de plaisir générées par le titre mythique et étrange The Song Remains The Same.

Rain Song et ses 7’30, quoique douces, me paraissent un peu longues et quelconques. Je passerais sous silence Over The Hills And Far Away qui me laisse indifférent (exception faite du fait que ce morceau révèle une puissance et un talent indéniables de la rythmique), pour retenir surtout D’Yer Mak’er (Jamaïca prononcé à la jamaïcaine), titre loufoque et plein d’humour, No Quarter et son solo de guitare fabuleux et le titre de clôture The Ocean.

5 albums entre 1969 et 1973 et 5 de très haute qualité. Face à tel constat, on s’incline ; on a à faire à des monstres (RAZOR©).

 

1. The Song Remains The Same.

2. The Rain Song.

3. Over The Hills And Far Away.

4. The Crunge.

5. Dancing Days.

6. D’yer Mak’er.

7. No Quarter.

8. The Ocean.

 

John Bonham:batterie.

John Paul Johns:orgue,mellotron,basse,piano,synthétiseur,clavecin.

Jimmy Page:guitare acoustique et électrique,pedal steel guitar, thérémin.

Robert Plant:chant.

LP Studio 6 - 1975

 

Led zeppelin physical graffiti 1

 

LED ZEPPELIN

PHYSICAL GRAFFITI – 1975 3,5/5


Publié en février 1975.

Produit par Jimmy Page,Peter Grant.

Durée:82:15.

Label:Swan Song.

Genre:hard rock,blues-rock,folk-rock.


Inégal et surfait.


La critique de l'époque a fait les yeux doux à Physical Graffiti (en écoute intégrale ici) et commercialement, il fut un énorme succès, l'album s'offrant même le luxe de figurer en tête du prestigieux Billboard 200 américain entre le 22 mars et le 26 avril 1975. Délogé par le volume 8 de Chicago début mai, il n'en demeure pas moins une des forces vives du catalogue des anglais. Pour les seuls Etats-Unis, plus de 16 millions de pièces ont été écoulées. Tout est dit.

Pourtant, dans sa construction, rien ne laisse alors deviner le sort que Physical Graffiti est en passe de connaître. En effet, ce sixième LP, en s'appuyant pour partie sur des laissés pour compte exhumés des sessions des albums précédents et que d'aucuns considèrent comme une opération fonds de tiroirs visant à masquer le manque d'inspiration de son binôme du songwriting, n'indique rien de bon spontanément, d'autant qu'il est alors de notoriété publique que le groupe s'essouffle à tous les niveaux, la drogue s'invitant dans le quotidien de Page son auteur-compositeur en chef.

D'autres chansons (8) ont été enregistrées début 74 à l'occasion des sesssions de Physical Graffiti. Malgré cette architecture contestable dans la forme, au regard de ce que l'on est en droit d'attendre d'un tel phénomène, Physical Graffiti est considéré comme le 70ème meilleur disque de tous les temps (Rolling Stone Magazine). A l'écoute de cet album, il ne le doit, il me semble et ça n'engage que moi, qu'à son seul nom. Sur le fond, Physical Graffiti est assez inégal.

Cet agencement permet de publier un double LP, ce qui est une première pour Led Zeppelin. Personnellement, j'aurais préféré moins, mais un peu mieux. Tout ne s'impose pas ici et réduire ce format de double à simple LP aurait bénéficié à la qualité et surtout à la constance de ce disque. Quoi qu'il en soit, Physical Graffiti s'inscrit comme étant le dernier bon Led Zep.

L’enregistrement de Physical Graffiti s’est fait sous leur propre label, Swan Song et ce, pour la première fois. Retenons surtout de ce lot, le fabuleux, original et hypnotique Kashmir, nimbé de fonds de violons et de synthés. Kashmir est et reste une des plus grandes réussites du groupe.

Led Zep renoue aussi avec le bon vieux hard-rock qui lui a donné ses lettres de noblesses et domine son sujet sur Custard Pie ; il nous livre également un mélodique The Rover ou encore un très bon In My Time of Dying. On a droit à quelques belles ballades en dirigeable comme dans Down By Seaside, à quelques délicieuses ambiances acoustiques (Bron-Y-Aur, Ten Years Gone). Personnellement j’ai aimé également Trampled Under Foot. Le reste m'a laissé de marbre et c'est en cela que ce disque, à mon sens, est inégal et surfait ou, c'est selon, bien servi par l'aura attachée à ses auteurs. Mais bon, soyons lucides, ça sent la fin de cycle (RAZOR©).


Disque 1.

1. Custard Pie.

2. The Rover.

3. In My Time Of Dyong.

4. Houses of The Holy.

5. Trampled Under Foot.

6. Kashmir.

Disque 2

7. In the Light.

8. Bron-Yr-Aur.

9. Down by the Seaside.

10. Ten Years Gone.

11. Night Flight.

12. The Wanton Song.

13. Boogie with Stu.

14. Black Country Woman.

15. Sick Again.

 

Jimmy Page:guitare acoustique,guitare électrique,mandoline.

Robert Plant:chant,harmonica.

John Paul Jones:basse,claviers,Mellotron,mandoline.

John Bonham:batterie,percussions.

DISCOGRAPHIE LIVE (REUNION).

LP Réunion - 2012

 

Led zeppelin celebration day 2012

 

LED ZEPPELIN

CELEBRATION DAY – 2012 4/5

 

Publié le 19 novembre 2012.

Enregistré à Londres le 10décembre 2007 (O2 Arena).

Produit par Jimmy Page.

Durée:115:35.

Label:Atlantic,Swan Song, Three P Films Limited.

Genre:hard rock,,heavy metal.

 

Une si longue attente...

 

Le 10 décembre 2007, 18.000 spectateurs de l’O2 Arena londonien ont l’immense privilège d’assister à la réunification du mythique Led Zeppelin pour un spectacle historique donné en l’honneur d’Ahmet Ertegün.

L’annonce de leur retour déclenche une véritable hystérie auprès des fans. Le fondateur de la compagnie discographique Atlantic Records, producteur du Dirigeable et ami du groupe, est en effet décédé un an auparavant des suites d’une chute dans les coulisses d’un concert des Stones à New York donné en l’honneur de Bill Clinton.

Led Zeppelin, le trio qu'il en reste s'entend, se reforme pour l’occasion pour un tour de force de plus de deux heures et de 16 titres de son répertoire ; il en découle Celebration Day (en écoute intégrale ici), sorti en 2012.

Jimmy Page, Robert Plant et John Paul-Jones, qui ont mis un terme au groupe légendaire à la mort de leur ami et batteur mythique John Bonham (1980), sont rejoints par Jason son fils, plutôt doué (les chiens ne font pas des chats), mais avec le trouillomètre à zéro.

Le fiston s’en sort très très bien, même si papa Bonzo était quand même d’un calibre supérieur, pour ne pas dire exceptionnel. Il est toujours considéré comme le meilleur frappeur de tous les temps.

Le concert est de très bon niveau. Led Zep revisite ses classiques: Whole Lotta Love, Black Dog, Rock And Roll, Kashmir, Stairway To Heaven, Dazed And Confused. Les images (du DVD) défilent parfois un peu vite, s’attardent rarement sur Paul-Jones et sur le gamin.

Qu’à cela ne tienne, la prestation est flamboyante et fait taire les sceptiques sur le niveau et l’énergie que les trois survivants sont encore capables de déployer. Plant reste Plant ; sa voix est toujours intacte. Page est fidèle à lui-même. Paul Jones travaille comme un fou et le petit assure grave, dans l’ombre des trois dinosaures.

C’est du rock précis, tonique, collectif. Du vrai rock, quoi. Pas du rock de Bisounours. Sur ce terrain que des ersatz de formations occupent aujourd’hui par effraction, Led Zep, outre le fait qu’il a comblé beaucoup de fans, ce jour là, remet l’église au milieu du village. Le boss c'est encore lui.

Grandiose, mais hélas sans lendemain, malgré les rumeurs de reformation qui ont circulé dans la foulée de ce concert ! Contentons-nous déjà de voir l’unique prestation d’un Led Zep enfin reconstitué sortir de la collection privée de Page. Il nous aura fait baver cinq ans, le salopard… (RAZOR©).

 

1. Good Times Bad Times.

2. Ramble On.

3. Black Dog.

4. In My Time of Dying.

5. For Your Life.

6. Trampled Under Foot.

7. Nobody's Fault but Mine.

8. No Quarter.

9. Since I've Been Loving You.

10. Dazed and Confused.

11. Stairway to Heaven.

12. The Song Remains the Same.

13. Misty Mountain Hop.

14. Kashmir.

15. Whole Lotta Love.

16. Rock and Roll.

 

Jimmy Page:guitare.

Robert Plant:chant.

John Paul-Jones:basse.

Jason Bonham:batterie.

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