May Blitz.

BIOGRAPHIE.

 

MAY BLITZ/Angleterre

 

May blitz 3

 

Actif entre 1969 et 1971.

Label:Vertigo,Paramount.

Genre:hard-rock,rock psychédélique,rock progressif.

 

Produit de la belle maison Vertigo.

Qu'elle était belle l'écurie Vertigo Records du début des années 70 ! La filiale de Philips/Phonogram était certainement une des plus intéressantes de la place britannique avec Black Sabbath, Uriah Heep, Gentle Giant, Nucleus, Colosseum, Rod Stewart ou encore Juicy Lucy. De grands disques sont associés à ce label spécialisé dans le rock progressif, comme, notamment, Valentyne Suite (Colosseum/1969), le premier à arborer le célèbre logo spiraloïde de la maison Vertigo ou encore le surprenant 666 des grecs d'Aphrodite's Child.

May Blitz a fait partie de ce team prolixe ; sans avoir jamais compté parmi les piliers de la maison d'édition et du rock en général, il n'en a pas moins été un très bon groupe, à défaut d'avoir été populaire. Pratiquant d'un rock lourd, May Blitz a été fondé en 1969 par la volonté de Tony Newman, batteur aussi puissant que jazzy, issu du Jeff Beck Group, après qu'il ait remplacé Micky Waller au poste pour les besoins de Beck-Ola (1969).

Un power-trio explosif.

Tony Newman s'adjoint deux musiciens canadiens, le guitariste et chanteur James Black et le bassiste Reid Hudson en appoint au chant. May Blitz est constitué en trio, mais la tierce en question n'a pas pour intention de faire dans la dentelle. 

Calquée sur le format et la formule initiés par Cream, la bande à Newman a pour dessein de pratiquer un heavy rock/blues avec des notes psyché et prog et s'est fixé la puissance comme schéma directeur.

May blitz 1

May blitz lp

A cette fin, les acteurs du groupe optent pour une appellation qui puisse être à la mesure de l'effet sonore recherché ; May Blitz n'est pas là pour compter fleurette et le fait que son nom réfère au bombardement de Liverpool par les allemands en mai 1944 indique de quelle manière il compte en découdre dans le rock : faire le maximum avec un minimum. Entendez par là se mettre à trois pour nourrir le plus de bruit.

Mission accomplie puisque May Blitz développe la force, l'explosivité et l'agressivité annoncées. Si l'originalité n'est pas sa tasse de thé, May Blitz fait, malgré tout, don d'un sens mélodique et de raffinement dans ce déferlement de décibels d'où le choix de Vertigo de l'avoir pris sous son aile.

Deux albums certes, mais quels albums !

Le label n'a pas à regretter ce partenariat, la formation de Newman étant très suivie et appréciée en public, ainsi que l'auteur d'une succincte mais aussi l'une des plus sympathique discographie de ce rock lourd ambiant. Elle se résume, en effet, à deux albums. Pas de quoi sauter au plafond en termes de quantité, la faute à des ventes qui ont toujours été d'une grande faiblesse ; par contre, la qualité est là et bien là.

Le premier des deux LP est éponyme et sort en 1970, quelques semaines après que le power-trio ait finalisé les derniers détails de sa constitution. Distribué aux Etats-Unis par Paramount, il ne passe pas inaperçu avec sa pochette au graphisme surprenant et un tantinet provoc', mettant en vedette une femme obèse et très légèrement vêtue, arborant capeline ; le sujet, né sous le coup de crayon caustique de Tony Benyon, tient plus du siemens que de l'humain.

Si le flacon n'a rien d'engageant dans les bacs, il n'en est pas moins dépourvu de l'ivresse coutumière distillée par les artistes Vertigo à l'image de titres très réussis, tels que l'ouvreur Smoking The Day Away, I Don't Know son suivant, et le final Virgin Waters. Il est à regretter cependant que le public n'ait pas mordu à l'hameçon de ce disque ayant pignon sur rue du rock lourd et s'en soit détourné.

May blitz tony newman

« May Blitz a été une très grande expérience pour moi dans la tentative de créer un power-trio. Même s'il n'a alors pas connu le succès escompté, il a eu une vie bien à lui ; il était certainement en avance sur son temps.

 

Réédité en 2002, May Blitz obtenu un 5 étoiles dans un magazine de jazz ; il est bien mieux estimé aujourd'hui. » (Tony Newman)

Tony Benyon, 4ème May Blitz ?

Le pendant féminin de Kink Kong remet le nez à la fenêtre six mois plus tard sur le recto du deuxième LP. La star graphique de l'album précédent y trône aux côtés d'une flopée de personnages aussi déjantés qu'elle. Tony Benyon en est encore l'auteur.

Comme le LP éponyme, The 2nd Of May (1971) recèle son lot de gâteries comme Snakes And Ladders, The 25th Of December 1969, For Mad Men Only ou High Beech. Malgré une tendance à partir en sucette du fait de la longueur de certains soli, le numéro 2 et dernier opus du catalogue studio a encore du corps. Plus décontracté, il n'a cependant pas plus l'adhésion de l'auditoire rock du moment et son insuccès tue dans l’œuf toute velléité de poursuivre l'aventure.

May Blitz n'est plus, après que Vertigo, en 1971, ait décidé de ne pas prolonger la collaboration plus loin. Black et Hudson repartent alors au Canada quand Tony Newman prend la direction de Three Man Army des frangins Gurvitz, un trio bien moins sémillant que ne le fut May Blitz (RAZOR©).

 

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

May blitz lp

 

MAY BLITZ

MAY BLITZ – 1970 3,5/5

 

Publié en 1970.

Produit par May Blitz.

Durée:42:39.

Label:Vertigo (U.K.),Paramount (U.S.A)

Genre:hard rock,rock progressif,rock psychédélique,blues-rock.

 

Ne fait pas le chemin à vide.


Ce genre de cocos qui manient le heavy rock avec une telle puissance, ça n’est vraiment pas recommandé pour les oreilles sensibles aux acouphènes, bourdonnements, chuintements, sifflements ou autres tintements.

Le choix du nom, May Blitz, n’est pas un hasard et définit bien l’effet dévastateur que le groupe compte faire subir à son environnement. Il colle à la musique pratiquée par cette panzer-division comme les morpions au bas-ventre.

May Blitz, pour la petite histoire, fait référence aux sept nuits de mai 1941 qui ont vu les bombardements allemands réduire à néant la ville de Liverpool. Entendez par là que ce trio de déménageurs grand-bretons évoluant dans le registre de Cream ou du JHE ne fait pas dans la poésie, en dépit de spasmes plutôt raffinés.

Du lourd, voire du lourdingue, pas spécialement recherchée mais avec du groove, dotée de la dose requise pour être taxée d’agressive et de puissante, la musique de May Blitz alimentant le premier LP (en écoute intégrale ici), éponyme comme beaucoup de premier disque, du groupe emmené par Tony Newman (batterie), Jamie Black (guitare, chant) et Reid Hudson (basse) n’offre rien de vraiment novateur dans le genre, si ce n’est quelques incursions prog.

Malgré cela, l’écoute n’est pas dénuée d’intérêt avec quelques bons riffs qui retiennent l’attention à défaut de scotcher sur le canapé, quelques soli bien exécutés à défaut d’être mémorables, une jolie basse et un batteur, un ancien de la maison Jeff Beck, puissant et compétent. L’ensemble manque de maturité, c’est parfois un peu trop simpliste, mais ça ne laisse pas insensible.

On joue ici dans le milieu de tableau de la ligue 1 et le trio a encore à bosser pour arriver à la cheville des cadors, mais ça pousse derrière. Pour ceux qui aiment les décibels et qui ne se posent pas trop de questions, voilà une chose qu’elle est bonne (RAZOR©).


1. Smoking the Day Away.

2. I Don't Know.

3. Dreaming.

4. Squeet.

5. Tomorrow May Come.

6. Fire Queen.

7. Virgin Waters.


Reid Hudson:basse,chant.

Tony Newman:batterie,percussions.

James Black:chant,guitare.

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