Paul Kossoff.

BIOGRAPHIE.

 

PAUL KOSSOFF/Londres (Angleterre)

 

Paul kossoff 1

 

Né Paul Francis Kossoff, le 14 septembre 1950 à Hampstead (Angleterre).

Décédé le 19 mars 1976 à New York (U.S.A).

Actif de 1968 à 1976.

Labels:AM,Island,Phonogram,Atlantic,Atco,Eagle Records.

Genre:blues-rock,blues,hard-rock.

Un talent exceptionnel.

Malgré une cure de désintoxication engagée en 1975, le cœur de Paul Kossoff s’est un premier temps arrêté, avant que les médecins ne le relancent au bout d’une demi-heure d’efforts. Le deuxième arrêt lui est, par contre, fatal. L’ex leader de Free est victime d’un arrêt cardiaque le 19 mars 1976, sur un vol Los Angeles-New York. La drogue a raison de lui alors qu’il n’affiche que 25 printemps et qu’il est un guitariste vénéré dans le milieu.

Dans cette Angleterre blues-blanche des 60’s, véritable pépinière de surdoués de la 6 cordes, son nom est malheureusement éclipsé par ses contemporains, les Clapton, Beck, Page, pour ne reprendre que les plus notoires. Kossoff n’a alors rien du guitariste star. Véritable passionné de l’instrument, il joue chaque note comme si sa vie en dépend. En studio comme sur scène.

Loin de posséder la virtuosité d’Eric Clapton, la grâce de Jeff Beck ou la prétention de Jimmy Page, celui qui a Hendrix pour héros sait tirer de son jeu instinctif matière à émotion pour le porter dans des couches stratosphériques. Talent exceptionnel, le Kos, comme on dit affectueusement, appartient à la caste des 50 plus grands guitaristes de tous les temps. Son vibrato puissant et fluide reste inscrit dans la mémoire collective de ceux qui ont connu le phénomène.

Paul kossoff 2

L’exemple Clapton.

Paul Kossoff voit le jour dans la banlieue londonienne en 1950, un 14 septembre. Fils de l’acteur David Kossoff, Paul fait ses premières armes dans la musique en apprenant la guitare classique alors qu’il n’a que 10 ans. Tant qu’à faire de la guitare, autant se donner les bases techniques nécessaires. David Kossoff met donc le rejeton entre les mains d’un professeur londonien ; à charge pour ce dernier de lui enseigner également à lire une partition, et ce malgré une dyslexie partielle frappant l’élève.

Paul aime trop l’instrument et jouer, pour ne pas être rapidement bridé par l’enseignement théorique ; il laisse tomber les cours mais ne renonce pas à la guitare, d’autant qu’il est doué dit-on alors.

Un concert des Bluesbreakers de Mayall, version Eric Clapton, achève de le convaincre que son avenir est là, à la place de ce guitariste dont tout le monde parle alors. Nous sommes en 1965 et le Kos, requinqué par ce qu’il vient de voir, reprend les leçons avec Colin Falconer pour précepteur.

Celui-ci est musicien de studio à Londres et a joué non seulement avec Clapton, Beck et Page, mais également avec des artistes comme Steve Howe, Ian Moss, Big Jim Sullivan, les Everly Brothers, Wes Montgomery, Johnny McClachan, Albert Lee, Ray Smith ou encore Jerry Donahue.

Hendrix, son héros.

Clapton sert d’émulation pour Kossoff, mais comme il ne peut pas encore vivre de la guitare, il occupe un emploi, chez le célèbre Selmer, dans le centre névralgique de la musique londonienne où sont concentrés les commerces d’instruments de musique, les studios d’enregistrement et les maisons d’édition discographique. Il y croise alors tous ceux que pop, rock, blues et jazz font vivre, Hendrix notamment auquel il voue un véritable culte.

Les premières salves décochées depuis sa guitare, une Gibson Les Paul encore basique, le sont pour le compte des Black Cat Bones, son propre groupe formé en 1966 et officiant essentiellement sur le circuit de la capitale anglaise.

De Black Cat Bones à Free.

Black Cat Bones n’échappe pas à la contagion ambiante du blues-rock. Paul Kossoff y est accompagné de Paul Tiller (co-fondateur), chanteur et harmoniciste, des frères Brooks, le guitariste Derek et le bassiste Stuart, ainsi que du batteur Terry Sims, suppléé par Frank Perry, lui-même évincé par Simon Kirke. Début 1968, celui-ci est recruté parmi le public.

La formation des débuts de Kossoff ouvre certaines dates de Fleetwood Mac, prend part à la moitié des  enregistrements de l’album de Champion Jack Dupree , When You Feel The Feeling You Was Feeling (Blue Horizon/1968), avant de faire office de groupe de soutien pour la tournée que le bluesman et pianiste américain effectue au Royaume-Uni. Au sein de Black Cat Bones et au contact de Peter Green, Paul Kossoff puise toute l’expérience qui va lui servir pour la suite de sa carrière. Lui comme Kirke ne sont toutefois pas du seul LP de Black Cat Bones, le dénommé Barbed Wire Sandwich (novembre 1969), leur avenir étant tout tracé du côté de Free.

Paul kossoff free

Pour ce nouveau projet, le Kos fait montre d’un enthousiasme énorme. Il a la pêche et croit dur comme fer à sa rencontre, au Fickle Pickle Club (Finsbury Park), avec le chanteur Paul Rodgers de Brown Sugar. Plus que jamais ancré dans le blues-rock, Free se constitue autour de Rodgers (18 ans) et Kossoff (17 ans). Il n’est pas difficile de convaincre Kirke (18 ans) d’être de la partie. Dans cette optique, le jeune bassiste surdoué de 15 ans (mort en mars 2015 à 62 ans), Andy Fraser, fait le quatrième.

Une part active dans la popularité de Free.

Réuni un soir pour répéter, Free donne son premier concert à cette occasion au Nag’s Head Pub de Battersea, vivier qui a vu éclore de jeunes talents comme Jethro Tull, Chicken Shack. Nous sommes le 19 avril 1968 et Free est lancé après que les membres soient tombés d’accord sur ce nom proposé par Alexis Korner.

Free installe alors un son et un style qui lui sont propres, faits d’un mélange tonique de rock et de blues inspiré des King, B.B et Albert. Entre 1968 et 1973, après qu’un break ne mette temporairement fin à ses activités en 1971, la formation londonienne enchaîne 6 albums studio et deux live ; Paul Kossoff est de toute la brillante discographie de Free réalisée chez Island Records et prend une part active dans le succès de Free : Tons Of Sobs  et Free en 1969, Fire And Water et (le très décevant) Highway en 1970, Free At Last et Heartbreaker, respectivement en 1972 et 1973.  

Si Free doit beaucoup à Kossoff dans sa popularité, Andy Fraser est celui par lequel le groupe atteint des sommets pour être l’auteur d’All Right Now, le tube planétaire du groupe, N° 1 dans plus de 20 pays. Avec la notoriété vient la pression et Free commence à imploser au point de se séparer une première fois en 1971.

Paul kossoff simon kirke

« Free s’est reformé pour essayer de venir en aide à Paul. Avec le recul, il s’avère que ce fut une erreur de notre part. A l’époque, nous ne savions rien sur les méthodes de réadaptation et de traitement des toxicomanies. Et surtout, nous ignorions à quel point le Koss avait déjà plongé. Le mal était très profond et sa descente aux enfers bien entamée. Partant de là, reformer un groupe et réactiver Free auquel Paul tenait beaucoup, n’a pas été la meilleure décision.» (Simon Kirke)

Quand les drogues prennent le dessus.

Affecté par la situation, Kossoff profite de cette rupture pour s’engager, en 1971, dans un projet éphémère avec son complice Simon Kirke, le bassiste japonais Tetsu Yamauchi et le claviériste John Rabbit Bundrick. Le quatuor publie un album très moyen, l’éponyme Kossoff, Kirke, Tetsu And Rabbit (1972). Faut-il voir une relation de cause à effet entre la faiblesse de ce disque et la plongée de plus en plus profonde de Kossoff dans les drogues ?

La reformation de Free, après que Fraser et Rodgers aient pactisé, aurait pu constituer une opportunité pour le Kos de se refaire une santé. Dans tous les sens du terme : sur un plan physique et sur un autre professionnel. La tournée américaine de Free, engagée à la suite de sa réunion et de Free At Last, enfonce un peu plus le guitariste de plus en plus dépendant des stupéfiants et au Mandrax notamment.

Heartbreaker (1973), sans Fraser, scelle la fin d’un groupe qui n’est jamais parvenu à se réconcilier vraiment depuis 1971. Paul Kossoff y livre une prestation honorable, mais se voit mettre dans les pattes Snuffy Walden pour pallier ses absences et son manque de fiabilité induits par des prises accrues de drogues.

Paul kossoff backstreet crawler

L’après Free.

Si Paul Rodgers s’en va former Bad Company, Kossoff opte pour une voie solo se traduisant par l’excellent album Back Street Crawler (1973) pour Atlantic. Ce disque donne son nom au groupe que constitue le guitariste en 1975. Back Street Crawler comprend également Mike Montgomery, Terry Wilson et Tony Braunagel.

Hélas, la qualité de cette formation auteur de 2 LP (The Band Plays On et Second Street) est éclipsée par la mauvaise publicité faite par la dépendance aux drogues de Kossoff.

Les rumeurs sont telles qu’elles occultent le reste et que le groupe est mort-né avant d’avoir pu prouver quoi que ce soit.

Le 3 mars 76, la terrible nouvelle tombe.

Récupéré une première fois par le corps médical, Paul Kossoff ne parvient pas à se sortir de cet enfer personnel. Décision est alors prise de faire appel une nouvelle fois à Snuffy Walden pour compenser les défaillances dans le jeu de guitare de Kossoff. En février 1976, Walden le remplace même au pied levé pour assurer quelques dates d’une tournée hachée par les annulations. Le 3 mars 1976, la nouvelle tombe : Paul Kossoff est décédé. Back Streer Crawler sort Back Street Crawler en novembre, à la mémoire de Kossoff, dont les cendres reposent au Golders Green Crematorium avec pour  épitaphe « All Right Now ». (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE BLACK CAT BONES 60'S.

LP Studio 1 - 1969

 

Black cat bones barbed wire snadwich

 

BLACK CAT BONES

BARBED WIRE SANDWICH – 1969  3/5

 

Publié en 1969.

Produit par David Hitchcock.

Durée:40:47.

Label:Decca.

Genre:blues-rock,rock psychédélique,acid rock,british blues.

 

En retard d’un train.

 

Formé en 1966 sur le circuit des clubs londoniens, Black Cat Bones est plus connu pour avoir été le premier groupe de Paul Kossoff que pour l’unique album Barbed Wire Sandwich (en écoute intégrale ici) chez Decca Records (1969) témoignant de son activité dans le rock.

Et c’est regrettable, car si, en effet, l’existence de cette formation fut brève, le LP qui s’y rattache mérite un meilleur sort. Sans Black Cat Bones, il n’y aurait pas eu les Free (Kossoff et Kirke), Foghat (Price) ou autres Bad Company (encore Kirke) qui suivirent.

Paul Tiller, Paul Kossoff, que l’on ne présente plus, les Brooks Brothers (Derek et Stuart) et Terry Sims contituent le line-up d’origine de ce groupe de blues-rock révélé par Mike Vernon, line-up vite bouleversé par le départ de Sims, remplacé par Frank Perry, lui-même troqué pour Simon Kirke, tandis que Brian Short prend la place de Paul Tiller, avant que le Koss et Kirke ne s’éloignent également.

Rod Price (guitare) et Phil Lenoir (batterie) sautent alors dans la brèche et Black Cat Bones continue son petit bonhomme de chemin sur l’échiquier anglais. Les Brooks, Lenoir, Price et Short vaquent alors aux tâches de création et d’enregistrement de Barbed Wire Sandwich. L’album n’a pas le succès escompté, sans que sa qualité puisse être une seule seconde remise en question. Black Cat Bones n’y résistera pas.

Le seul reproche qui puisse être fait à ce disque, pourrait être le fait qu’il n’offre pas beaucoup de surprises. C’est du blues rock conventionnel, lourd, comme les rosbeefs savent très bien le faire. Dans la lignée des démarrages de Free, Foghat, de Cream, du Fleetwood Mac ou de Savoy Brown ; la prestation, si elle est dépouillée, est très estimable et l’album plutôt bien foutu avec en point d’orgue quelques très belles pistes comme Chauffeur, Please Tell Me Baby, Death Valley Blues, Feelin’ Good, Sylvester’s Blues et le Good Lookin’ Woman final.

Si Price n’est pas Kossoff, il montre ici un vrai talent, à l’image de Short qui se révèle très bon chanteur. Barbed Wire Sandwich est l’exemple-type qui débarque après que les concurrents aient ratissé le terrain et à un moment où le public se détourne du genre. Il est aujourd’hui encore très agréable à écouter même s’il ne faut pas en attendre de grosses surprises (RAZOR©).

  

1. Chauffeur.

2. Death Valley Blues.

3. Feelin' Good.

4. Please Tell Me Baby.

5. Coming Back.

6. Save My Love.

7. Four Women.

8. Sylvester's Blues.

9. Good Lookin' Woman.

 

Brian Short:chant.

Stuart Brooks:basse.

Derek Brooks:guitare.

Rod Price:guitare.

Phil Lenoir:batterie.

DISCOGRAPHIE FREE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

Free ton

 

FREE

TONS OF SOBS - 1969  3,5/5

 

Publié en mars 1969.

Produit par Guy Stevens.

Durée:38:55.

Label:Island.

 

Des gamins aux dents longues.

 

Les guitaristes (complémentaires) Paul Rodgers et Paul Kossoff, le gamin Andy Fraser (15 ans à peine) à la basse et Simon Kirke, batteur… retenez bien leurs noms ou celui du groupe qu’ils forment en 1968, à Londres : les Free, un groupe né de la seconde vague de blues qui a balayé le Royaume-Uni de la fin des sixties.

Les deux premiers nommés, alors talentueux et prometteurs guitaristes sont étiquetés comme étant d’indéniables pointures ; Fraser a fait un petit stage chez Papy Mayall et ses Bluesbreakers, tandis que Kirke, au jeu lourd, est un batteur déjà confirmé (il fondera Bad Company avec Paul Rodgers).

Le Free de Tons Of Sobs (écouter en intégralité ici) est encore un groupe de blancs becs, ce qui ne l’empêche pas de pratiquer un blues-rock électrique énorme, qui impactera sur les générations à venir. Les comparaisons avec les Cream, Led Zep ou Beck vont bon train. Ils n’en sont toutefois pas là, quoi que leur lourdeur les en approche.

Pour un début dans le métier, Free fait montre d’une belle puissance, d’une belle ambition, à défaut d’inventivité et de maturité.  Tons Of Sobs (mars 1969) n’affiche pas moins de 8 originaux (notamment dus à Rodgers) sur les 10 proposés par le LP.

Pour des ados, l’effort est à signaler. Bon nombre de groupes  (et non des moindres) aimeraient se targuer d’une telle prestation pour un premier jet. De ce disque honnête, il faut retenir plus spécialement Worry, Over The Green Hills, Goin’ Slow Down, Walk In My Shadow. Free, pour l’heure, doit encore  se contenter de vivre dans l’ombre des géants, All Right Now le propulsera sur le devant de la scène, en 1970 (RAZOR©).

 

1. Over the Green Hills (Pt. 1).

2. Worry.

3. Walk in My Shadow.

4. Wild Indian Woman.

5. Goin' Down Slow.

6. I'm a Mover.

7. The Hunter.

8. Moonshine.

9. Sweet Tooth.

10. Over the Green Hills (Pt. 2).

 

Andy Fraser:basse.

Simon Kirke:batterie.

Paul Kossoff:guitare.

Paul Rodgers:chant.

Steve Miller:piano.

LP Studio 2 - 1969

 

Free 1969

 

FREE

FREE – 1969  4/5

 

Publié en octobre 1969.

Produit par Chris Blackwell.

Duré :35:56.

Label:Island Records.

 

Dépouillé.

 

Après un premier LP des plus honnêtes et une longue tournée pour assurer sa promotion, Free revient aux affaires courantes et replonge notamment dans l’enregistrement d’un deuxième album, sujet à discorde, du fait, d’un côté, de la volonté du duo de l’écriture Fraser/Rodgers de canaliser un Kossoff un peu trop spontané, et enclin à étaler ses soli de gratte, et, de l’autre, le même Kossoff, pas d’accord pour que son talent technique soit ainsi bridé.

Il faut toute la diplomatie de Chris Blackwell, le boss d’Islands Records, pour trancher dans le vif et assurer la sortie, alors très compromise, de l’album. Baptisé Free, il aurait pu ne pas être du tout, tant l’affrontement entre les deux parties ont été loin.

Pas plus que le premier album, cet éponyme n’a suscité mon intérêt de son temps, en octobre 1969. Le recul permet de l’appréhender à une plus juste appréciation.

Huit titres sur neuf sont l’apanage du tandem Fraser/Rodgers. Délaissant quelque peu le blues et s’écartant, dans le même temps, du hard-rock, Free se complaît dans un mid-tempo pas déplaisant. En émergent quelques plages mémorables comme  I’ll Be Creepin’ qui a étonnamment raté sa carrière en simple, Songs Of Yesterday (sur lequel la basse accrocheuse de  Fraser fait un drôle de numéro et qui voit Kossoff y aller d’un solo gentillet), Trouble On Double Time (signé par Free dans son ensemble et bis repetita, quant à la prestation de Fraser), ainsi que Mouthful Of Grass.

Woman et Broad Daylight, plus hard, méritent également une attention particulière. Free Me et Mourning Sad Morning, pas vraiment emballants, s’ils étaient privés du soutien vocal de Paul Rodgers, ont un côté plutôt sympa. Paul Rodgers, sur ce dernier titre, y révèle une voix  très agréable. La flûte de Chris Wood contribue à clore très joliment cet album, que je n’avais pas réécouté depuis longtemps et pour lequel j’avoue avoir eu un petit coup de cœur depuis. Il vaut mieux que les impressions initialement laissées (RAZOR©).

 

1. I'll Be Creepin'.

2. Songs of Yesterday.

3. Lying in the Sunshine.

4. Trouble on Double Time.

5. Mouthful of Grass.

6. Woman.

7. Free Me.

8. Broad Daylight.

9. Mourning Sad Morning.

 

Paul Rodgers:chant.

Paul Kossoff:guitare.

Andy Fraser:basse.

Simon Kirke:batterie.

Chris Wood:flûte.

LP Studio 3 - 1970

 

Free fire and water front

 

FREE

FIRE AND WATER – 1970  5/5

 

Publié le 26 juin 1970.

Produit par Free,John Kelly,Roy Thomas Baker.

Durée:35:01.

Label :Island,A&M,Polydor.

 

La pièce maîtresse de Free.

 

Et de trois ! Fire And Water (en écoute intégrale ici), paru en 1970, est l’album par lequel Free prend son envol, porté qu’il est, par le succès planétaire qu’est All Right Now. Toutefois, ce dernier, placé en fin de liste, s’il est significatif de la production musicale du groupe anglais, ne constitue pas pour autant le meilleur titre de ce disque. Il y a mieux, c’est dire la qualité du produit.

Le mieux, c’est le groovy Mr Big, par exemple, le langoureux Fire And Water, les ballades Heavy Load, Remember et Oh I Wept. Le rock est toujours aussi lourd avec des appétences soul.

Avec une basse omniprésente tenue par le surdoué Andy Fraser, un chanteur, Paul Rodgers, doté d’un organe vocal gorgé de feeling, un batteur à la frappe lourde et froide (Simon Kirke) et un Paul Kossoff visiblement mis sous contrôle et pas assez en valeur à mon gré, sur un tempo essentiellement lent, empreint de mélancolie (comme Don’t Say You Love Me), Free déroule calmement sept titres variés et posés invitant à une détente feutrée.

Arrive alors All Right Now, le méga tube au refrain mémorable, au riff des plus simples, venant en soutien du chant de Rodgers… un million d’exemplaires écoulés en un mois, l’apothéose d’une carrière, la pièce maîtresse de Free. Tout est dit. C’est LE disque de Free (RAZOR©).

 

1. Fire And Water.

2. Oh I Wept.

3. Remember.

4. Heavy Load.

5. Mr. Big.

6. Don't Say You Love Me.

7. All Right Now.

 

Paul Rodgers:chant.

Paul Kossoff:guitare.

Andy Fraser:basse.

Simon Kirke:batterie.

LP Studio 4 - 1970

 

Free highway

 

FREE

HIGHWAY – 1970  3/5

 

Publié en décembre 1970.

Produit par Free.

Durée:35:58.

Label:Island.

 

Choix artistique contestable.

 

Les deux premiers albums, Tons Of Sobs et l’éponyme, ont installé Free parmi les groupes les plus prometteurs de la seconde vague du blues anglais, sans cependant jamais leur permettre de toucher les dividendes, auxquels leur talent précoce leur permettait d’accéder. Le succès vient avec Fire And Water, porté par le phénoménal All Right Now.

Highway (en écoute intégrale ici), numéro 4 du catalogue, sorti en décembre 1970, enregistré très vite après le Festival de Wight auquel le groupe prend part avec bonheur, ne confirme malheureusement pas l’envol amorcé. Paul Kossoff, toxico, y va de ses écarts et abus, Fraser et Rodgers se bouffent le nez à la moindre occasion ; le groupe supporte mal la pression, du fait de son jeune âge et se liquéfie, lentement.

Ce nouveau LP studio pour Island Records est plus tranquille et plus cool que ceux qui le précèdent. C’est peut-être l’explication de son manque d’intérêt auprès du public et du peu de crédit que lui a accordé la critique, pas vraiment préparés à ce changement de cap.

L’autre raison concerne également une pochette manquant d’attractivité, pas bandante sur le plan esthétique, qui plus est, dépourvue de la moindre identification, ce mauvais choix de visuel détournant les clients potentiels de cet achat.

Au XXIème siècle, nous avons la chance de pouvoir disposer de Highway sur un support modernisé et techniquement amélioré, donc d’appréhender dans les meilleures conditions le produit en question. L’affaire s’avère acceptable. Ce disque de soft rock, inspiré par la musique des U.S.A et notamment le Band,  est de facture moyenne  et révèle des titres qui passent juste juste, à la manière de The Stealer, du planant Be My Friend, de Brother Jake, de Love You So, Soon I Will Be Gone, Ride On A Pony ou d’Highway Song.

L’orientation prise est surprenante de la part d’un groupe aux origines blues dont les uniques prétentions annoncées sont de culminer sur le devant de la scène blues-rock/hard-rock. Ses dispositions pour qu’il en soit ainsi, sont unanimement reconnues. Présentement, le choix artistique est donc plus que discutable.

En dépit de sa qualité moyenne malgré une ambiance agréablement décontractée, cette orientation les a détournés de leur public et les a fait rentrer dans le rang, aussi vite qu’ils s’en sont extirpés. Fraser et Rodgers peuvent s’en mordre les doigts car Highway se noie alors dans la masse des albums quasi similaires du moment, n’ayant rien de plus, ni de moins, à proposer que la concurrence (RAZOR©).

 

1. The Highway Song.

2. The Stealer.

3. On My Way.

4. Be My Friend.

5. Sunny day.

6. Ride On a Pony.

7. Love You So.

8. Bodie.

9. Soon I Will Be Gone.

 

Paul Rodgers:chant.

Paul Kossoff:guitare.

Andy Fraser:basse.

Simon Kirke:batterie.

LP Studio 5 - 1972

 

Free free at last1

 

FREE 

AT LAST – 1972  2,5/5

 

Publié en juin 1972.

Produit par Free.

Durée:36:38.

Label :Island Records..

 

Retrouvailles en demie teinte.

 

Free s’est séparé en 1970 au terme de l’enregistrement d’Highway (en écoute intégrale ici). L’année 1971 est consacrée à des desseins personnels, Peace, un power trio, pour Paul Rodgers et Toby pour Andy Fraser, par ailleurs vite abandonnés.

Paul Kossoff, dont la santé se détériore de plus en plus pour raison de dope (son addiction est déjà responsable de la dissolution du groupe en 1970), et Simon Kirke publient, quant à eux, un album avec le bassiste japonais Tetsu Yamauchi et John Rabbit Bundrick, claviériste texan.

Les quatre membres d’origine de Free, malgré l’état précaire de Kossoff, se remobilisent autour d’un nouveau projet, Free At Last, sorti en juin 1972 et qui, dans leur esprit, peut se muer en un traitement salvateur pour le guitariste accro.

Ce projet les voit revenir sur des terres plus rock, où ils ont fait valoir de sérieux arguments dans un passé récent (Fire And Water), pour tenter de reprendre l’élan amorcé par All Right Now.

Hélas, il semblerait que l’indolence qui affecte Kossoff gagne les autres membres, allant jusqu’à rendre leur jeu apathique, jusqu’à les priver de toute inspiration. Il se situe dans la lignée de Highway, en pire. C’en est pitoyable. Cet album de retrouvailles est un coup d’épée dans l’eau.

Si Free feint encore l’unité au sein du collectif, ce n’est qu’apparence. Free souffre. Free, c’est bel et bien fini. Ce cinquième LP studio de neuf pistes n’a rien de mémorable ou d’accrocheur. On peut, en le retournant dans tous les sens, trouver une raison de s’attarder sur Little Bit Of Love mais au-delà…

Tout est résumé dans le titre qui clôture Free At Last : Goodbye. Au revoir, Messieurs et merci pour tout. Adieu, Paul Kossoff, qui crèvera de son addiction aux stups, que l’on n’oubliera jamais. Ce qui n’est pas le cas pour cet album (RAZOR©).

 

1. Catch A Train.

2. Soldier Boy.

3. Magic Ship.

4. Sail On.

5. Travellin' Man.

6. Little Bit Of Love.

7. Guardian Of The Universe.

8. Child.

9. Goodbye.

 

Paul Rodgers:piano,chant.

Paul Kossoff:guitare.

Andy Fraser:basse.

Simon Kirke:batterie.

LP Studio 6 - 1973

 

Free heartbreaker sealed lp record 419805

 

FREE

HEARTBREAKER – 1973  4/5

 

Publié en janvier 1973.

Produit par Free,Andy Johns.

Durée:35:45.

Label :Island Records.

 

Bel adieu.

 

Malgré la tumultueuse tournée de promo 1972, qui voit le guitariste junkie Paul Kossoff, raide défoncé, briller par son absence et son instabilité dans tous les sens du terme, attitude provoquant son départ (voulu ou contraint ?), d’une part, lors des sessions d’enregistrement de Heartbreaker, et  la décision du jeune Fraser (20 ans) d’autre part, de quitter cette formation en proie à une progression fortement réfrénée sur le plan artistique, Free continue à y croire.

Cet acharnement à ne pas sombrer, se révèle fructueux, Heartbreaker (en écoute intégrale ici), sixième album studio, a vraiment une belle gueule. Publié en janvier 1973, il réunit, outre Kirke et Rodgers, les anciens Free, John Rabbit Bundrick (et un pote du nom de Snuffy Walden), Tetsu Yamauchi qui ont bossé avec Kirke et Kossoff, dans le créneau libéré par la première rupture de Free (1971), ainsi que…  Kossoff, réduit à l’état de loque et de musicien de session, car (anormalement) non crédité comme membre à part entière de Free.

Heartbreaker est une belle surprise, en effet. Souffrant de la perte de Fraser (son suppléant n’a pas son génie, mais assure le coup), mais bénéficiant du jeu inventif de John Rabbit Bundrick (ainsi que de son aptitude à l’écriture) et d’une prestation globalement satisfaisante d’un Paul Kossoff, en meilleure forme visiblement, Heartbreaker affiche plus de cohérence que les insignifiantes directions prises par Highway (Travellin’ In Style est le seul à repiquer au truc) et Free At Last.

Cerise sur le gâteau : Paul Rodgers se remet à bien chanter. Et l’on a pu juger, dans le passé, de l’excellence de sa voix particulièrement expressive.  Wishing Well, Muddy Water, Common Mortal Man, Heartbreaker plaident incontestablement en sa faveur et étaient le constat que Free est de retour à un excellent niveau. Malheureusement, cet album achève la carrière d’une formation éminemment marquante du rock. La mort de Paul Kossoff en 1976 réduit à néant toute idée de reformation. Free disparaît l’année même de ce Heartbreaker et nous a fait un beau cadeau avant de tirer sa révérence (RAZOR©).

 

1. Wishing Well.

2. Come Together In The Morning.

3. Travellin' in Style.

4. Heartbreaker.

5. Muddy Water.

6. Common Mortal Man.

7. Easy on My Soul.

8. Seven Angels.

 

Paul Rodgers:chant,guitare.

Paul Kossoff:guitare.

John "Rabbit" Bundrick:claviers,choeurs.

Tetsu Yamauchi:basse.

Simon Kirke:batterie.

"Snuffy" Walden:guitare sur 7.

Rebop Kwaku Baah:congas sur 1.

DISCOGRAPHIE PAUL KOSSOFF SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1973

 

Paul kossoff back street crawler 1971

 

PAUL KOSSOFF

BACK STREET CRAWLER - 1973

 

Publié en 1973.

Produit par Paul Kossoff,Bob Potter.

Durée:35:54.

Label:Island.

Genre:blues-rock,hard rock,jam rock,instrumental rock.

DISCOGRAPHIE BACK STREET CRAWLER - 70'S.

 

BACK STREET CRAWLER/Angleterre

 

Back street crawler 1

 

Actif entre 1975 et 1976.

Label:Atlantic Records.

Genre:blues-rock,hard rock,heavy métal.


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Derrière Back Street Crawler, on retrouve un certain Paul Kossoff, que les initiés aux choses du rock auront tôt fait de ficher comme un des plus grands guitaristes des années 60 et 70's. Quand Paulo monte ce groupe, il présente déjà un beau pédigrée, venant notamment d'en terminer avec Free, séminale formation de blues-rock britannique.

Andy Fraser le précède dans le départ de cette sémillante formation, reprochant alors au Koss un manque de fiabilité récurrent depuis que l'héroïne a pris le dessus sur l'artiste ; souvent défaillant, voire carrément absent aux spectacles programmés, Paul Kossoff met à mal l'équilibre de Free, sa viabilité, au point que les membres du groupe lui mettent Wendell Richardson dans les pattes, histoire de parer à toute éventualité.

La goutte d'eau qui fait déborder le vase, c'est la tournée américaine Heartbreaker qui voit Kossoff incapable de l'assurer ; trop, c'est trop : Free explose en 1973.

Si Fraser s'en va former les Sharks et Rodgers et Kirke Bad Company, Paul Kossoff poursuit son petit bonhomme de chemin seul et publie un LP solo du nom de Back Street Crawler (1973), dans lequel, malgré son état et son addiction aux drogues, il s'en sort très bien.

Back Street Crawler : des bluesmen aguerris.

Back Street Crawler l'inspire pour nommer le groupe qu'il va fonder à la suite avec d'autres joueurs de blues chevronnés comme Terry (Wilson) Slesser, chanteur, son presqu'homonyme le texan Terry Wilson, bassiste, Tony Braunagel, batteur, section rythmique d'Atlantic Records, et le claviériste Mike Montgomery.

Atlantic Records, le nom est lâché : l'avisé Ahmet Ertegun, son fondateur, jette son dévolu sur ce groupe. Nous sommes en 1975 quand ce magnifique attelage commence à être montré du doigt, pas exclusivement pour les problèmes de santé de Kossoff -et Dieu sait s'il sont profonds et de notoriété publique- mais pour la qualité de la musique qu'il développe. Entre 1975 et 1976, Back Street Crawler va montrer tout ce dont il est capable et fédérer autour de son nom, en assurant avec succès une première tournée britannique, puis en sortant le très remarqué The Band Plays On (sept.75).

Ce disque est un peu l'album de Montgomery qui signent 6 des 10 titres, seul, et 2 autres en coécriture. Kossoff s'y montre à son avantage, plus que dans Free et dans la tournée de promotion qui s'engage derrière et qu'il perturbe une nouvelle fois en tombant malade.

Sont-ce les raisons pour lesquelles le claviériste quitte le groupe ? Entre septembre et décembre 1975, Paul Kossoff atteint un point de non-retour : alcool, drogues, maladies à répétition, problèmes cardiaques... ses amis, sa famille ne peuvent plus grand chose pour lui.

Mort à 26 ans...

John Rabbit Bundrick pallie le départ de Montgomery, début 1976, au moment où Back Street Crawler doit se produire aux Etats-Unis pour une série de dates. Encore une fois, le manque de fiabilité de Kossoff amène le groupe, alors plongé dans la préparation d'un deuxième LP (Second Street/1976), à annuler certains concerts. Sous la houlette du producteur Glyn Johns, Back Street Crawler s'attache les services d'un guitariste supplémentaire, WG Snuffy Walden ; à charge pour lui de venir en soutien des défaillances et des absences de Kossoff.

A nouveau, comme à l'époque de Free, les parties de guitare sont de moins en moins confiées au Kos. Walden va même jusqu'à le remplacer sur scène en février 1976. Le 19 mars de cette même année, ce qui était annoncé, tombe : Paul Kossoff mort d'un arrêt cardiaque sur un vol Los Angeles-New York ; la drogue a enfin raison de cet incurable junkie. Il allait sur ses 26 ans.

Après la disparition de son légendaire musicien, le groupe continue sous Crawler, signant 2 LP avec Geoff Whitehorn en lieu et place du défunt guitariste ; l'héritage de Paul Kossoff étant devenu trop lourd à assumer, il s'arrête en 1978 (RAZOR©).

 

LP Studio 1 - 1975

 

Paul kossoff backstreet crawler

 

BACK STREET CRAWLER

THE BAND PLAYS ON - 1975 

 

Publié en octobre 1975.

Produit par Back Street Crawler.

Durée:44:16.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock,blues-rock.

LP Studio 2 - 1976

 

Back street crawler 2nd street

 

BACK STREET CRAWLER

2ND STREET – 1976  4/5

 

Publié en novembre 1976.

Produit par Back Street Crawler.

Durée:37:53.

Label:Atlantic.

Genre:hard rock,blues-rock.

 

Tout acquis à son Koss.

 

Eric Clapton, Peter Green, Mick Taylor, Jimmy Page, Jeff  Beck… on ne compte plus les guitaristes exceptionnels que la Vieille Angleterre a envoyés au casse-pipe pour la représenter dignement sur la scène rock internationale.

Les noms de ces spécimen uniques sont ceux les plus évoqués par les spécialistes, encore que cette sélection prestigieuse pourrait être élargie à d’autres virtuoses dont Paul Kossoff fait incontestablement partie depuis ses premiers pas dans le métier, sous la bannière de Black Cat Bones.

Les Robin Trower, Gary Rossington, Warren Haynes n’ont jamais caché leur admiration pour le jeu du Koss. Avec Free, en solo, puis au sein de Back Street Crawler, Koss justifie, sans jamais faillir, son statut de géant du rock et de la guitare.

La formation qu’il monte en 1975, baptisée du nom de son premier album en solitaire, Back Street Crawler, et sur laquelle Atlantic Records essaie avidement de capitaliser après que Kossoff ait passé l’arme à gauche en mars 1976 (la même année disparaît un autre oublié de cette liste, Tommy Bolin), est sa dernière famille ; 2nd Street est le dernier bébé que ce junkie invétéré ne verra pas naître.

Back Street Crawler a alors les moyens de ses ambitions, le premier opus The Band Plays On (1975) en fournissant la preuve incontestable. A 25 ans et perturbé par une santé qui va déclinante, le Koss assure encore une dernière fois dans 2nd Street (1976), album de blues-rock enregistré lors de sessions sur le sol américain (Los Angeles, New York), dans le cadre d’une tournée.

Le batteur texan Tony Braunagel, le chanteur anglais Terry Wilson-Slesser, le bassiste Terry Wilson (ce n’est pas une erreur, il y a bien deux Terry Wilson ici), le claviériste John « Rabbit » Bundrick encadrent  un Kossoff qui, au regard de son jeu plus mélancolique et plus en émotion que jamais, sent que le temps lui est désormais compté. Il jette ses dernières forces dans ce projet assurément très mésestimé.

2nd Street (en écoute intégrale ici) est un grand album oublié et des pistes comme Blue Soul, Some Kind Of Happy, le rock énergique Stop Doing What You’re Doing, l’acoustique Raging River, le merveilleux blues Some Kind Of Happy, les 6 minutes de Just For You, On Your Life ou le final de Leaves In The Wind sont là pour le rappeler, pour appuyer là où ça fait mal.

Si le Koss y est déchirant, la réussite de ce disque tient également dans la prestation très remarquée de Bundrick aux claviers et dans la beauté de la voix soul de Terry Wilson-Slesser (notamment Just For You), éléments qui se combinent parfaitement.

Kossoff et le Rabbit  avaient d’indéniables accointances ; ils se complètement sublimement. Il eut été intéressant de voir ce que la suite aurait donné. Comme le talentueux bassiste Terry Wilson et l’expérimenté batteur Tony Braunagel, au jeu simple et efficace, se contentent de conduire la troupe sans jamais envahir le devant de la scène, il résulte de ce 2nd Street un ouvrage sur lequel l’aspect émotionnel prime et qui laisse libre cours au talent du guitariste anglais.

Le Kossoff de l’après Free maintient un niveau élevé, cet opus incroyablement bon laissait entrevoir de belles promesses pour l’avenir de cette formation. La drogue en a décidé autrement (RAZOR©).

 

1. Selfish Lover.

2. Blue Soul.

3. Stop Doing What You’re Doing.

4. Raging River.

5. Some Kind of Happy.

6. Sweet, Sweet Beauty.

7. Just for You.

8. On Your Life.

9. Leaves in the Wind.

 

Terry Wilson-Slesser:chant.

Paul Kossoff:guitare.

Terry Wilson:basse,guitare acoustique,guitare électrique.

John "Rabbit" Bundrick:claviers,chant.

Tony Braunagel:batterie,chant.

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