Paul Rodgers.

BIOGRAPHIE.

 

PAUL RODGERS/Middlesborough (Angleterre – UK)

 

Paul rodgers 2

 

Né Paul Bernard Rodgers, le 17 décembre 1949 à Middlesborough.

Actif depuis 1967.

Labels:Atlantic,Victor Entertainment,SPV GmbH,E1Music.

Genre:hard rock,blues,blues-rock,R&B.

Site Internet officiel:paulrodgers.com

 

La voix du blues et de la soul british.

Quand Freddie Mercury est décédé en 1991, Queen, par la voix de Roger Taylor et de John Deacon, ont juré mordicus qu'il n'y aurait pas de suite officielle au groupe, orphelin de son leader charismatique.

Pour les membres de la rythmique, il leur est déjà difficilement concevable de continuer sans Freddie, alors voir un autre chanteur occuper durablement le poste de frontman laissé vacant par leur défunt ami serait absolument insupportable donc, pour le coup, inenvisageable.

Un compromis est cependant trouvé qui consiste à poursuivre l'aventure en invitant ponctuellement certains artistes, ces circonstances exceptionnelles visant surtout les réunions destinées à honorer la mémoire de Freddie.

Cette vacance dure jusqu'en 2004, date à laquelle Paul Rodgers reprend à son compte la lourde charge de réactiver Queen qui, par ailleurs, a des envies nouvelles de repartir en tournée et d'écrire de nouvelles chansons.

Paul rodgers middlesburgh 1966 the roadrunnersDes Roasrunners (1966)...Paul rodgers free...à Free (1968)...Paul rodgers bad company...puis à Bad Company (1973)...Paul rodgers 1... le cursus exceptionnel de Paul Rodgers.Paul rodgers queenQueen + Paul Rodgers.Paul rodgers muddy waters tribute lpMuddy Waters Blues en 1993.

La parenthèse Queen + Paul Rodgers.

Rodgers, ancien Free et Bad Company, tombe à pic pour répondre à ces attentes et tenter de se glisser dans le costume de Mercury, même s'il apparaît évident que la planche est savonnée, la mission difficile, tant les profils des deux artistes sont très éloignés.

Pour parer à toute éventualité et ne pas risquer d'écorner l'image de Queen, ni celle de Rodgers, pour donner parallèlement tout espoir de réussite au projet, il est constitué un partenariat identifié sous Queen + Paul Rodgers.

Cette appellation appuie bien sur le fait que ce dernier n'est pas un Queen à part entière mais apparaît en qualité de guest.

L'association ne convainc pas, les fans surtout, même si la qualité de l'implication à l'écriture de Rodgers et son talent de chanteur (il est une des voix les plus expressives du blues et de la soul) ne peuvent, en aucun cas, être mis en accusation.

En mars 2009, après deux albums enregistrés en tournée (Return Of The Champions/2005 et Super Live In Japan/2006) et un opus studio (The Cosmos Rocks/2008), le partenariat est mis en berne.

Paul Rodgers et deux anciens membres du line-up d'origine, Simon Kirke et Mick Ralphs, réactivent dans la foulée, Bad Company (2010), 26 ans après l'avoir arrêté (1984).

Un cursus exceptionnel.

Paul Rodgers compte parmi les plus beaux CV du rock. Chanteur unique et spectaculaire, auteur-compositeur talentueux et inventif, multi-instrumentiste autodidacte, producteur avisé, l'artiste a publié, depuis 1968 et ses premiers pas avec Free, des albums à profusion.

En une carrière qui va au-delà de 5 décennies, celui qui est vu comme un des plus grands chanteurs de tous les temps a vendu (tout confondu) 125 millions de disques, ce qui lui a valu d'être nominé aux Grammy Awards pour l'ensemble de son œuvre.

Toujours actif à ce jour, le septuagénaire (72 ans) de Middlesborough mais désormais citoyen canadien, a toujours fière allure sur scène et n'a peut-être jamais aussi bien chanté...

Une grande carrière se dessine.

Né à Valley Road, quartier de Grove Hill (Middlesborough), Paul Bernard n'est pas ce que l'on appelle un élève très passionné par sa scolarité.

La musique l'intéresse bien plus et la radio familiale constamment allumée lui renvoie les airs venus de l'autre côté de l'Atlantique.

Ceux-ci forgent alors l'artiste qui sommeille en lui. Muddy Waters, John Lee Hooker, Howlin' Wolf, Wilson Pickett, Otis Redding, James Brown, Ray Charles, Elmore James sont ses premières influences ; les Beatles également.

L'école lui offre toutefois l'opportunité de mettre le pied à l'étrier de la musique et du chant dans la mesure où il intègre la chorale scolaire d'une part, et, de l'autre, côtoie Colin Bradley avec lequel il va faire ses premières expériences de groupe.

Paul a 15 ans quand il intègre comme bassiste les Roadrunners (1964) avant de glisser au chant, au regard de sa voix déjà très spécifique collant bien au registre de Chess et de la Motown et aux succès des Stones et de Chuck Berry que les kids ont à leur répertoire.

Cette expérience dans la formation chaperonnée par le frère de Colin (Joe Bradley) dure deux ans, jusque fin 1966 ; elle façonne un peu plus la voix et le style scénique du jeune Paul.

John McCoy, entrepreneur de musique local et propriétaire de plusieurs clubs dans la région, voue une attention particulière à ces gamins qui se frottent sans complexes à des groupes plus matures et plus particulièrement à son chanteur auquel il prédit déjà une grande carrière.

Des Roadrunners à Free.

Fin 1966, les Roadrunners, sans Colin Bradley, prennent la direction de Londres où est concentrée l'essentiel de l'activité musicale. Ils quittent le Teesside pour franchir un cap et, surtout, pour s'investir professionnellement dans la musique.

A changement de vie, changement de nom ; les Roadrunners deviennent les Wild Flowers (début 1967) mais, face à la concurrence et à la difficulté, l'affaire tourne court au bout de six mois et chacun des membres rentre chez lui.

Employé dans un atelier de peinture et en désaccord avec ses parents, Rodgers, qui aime la vie d'artiste, a d'autres horizons en tête. A 16/17 ans, il décide de tenter sa chance jusqu'au bout et, dans un premier temps, monte Brown Sugar, un groupe de reprises de blues (1967).

Il ne s'y épanouit pas vraiment aussi, quand il croise la route de Paul Kossoff un soir dans un club où Brown Sugar se produit, l'idée d'un rapprochement est avancée, d'autant que le guitariste s'ennuie tout autant au sein de Black Cat Bones qu'il a créé avec le batteur Simon Kirke.

Invité à taper le bœuf, le guitariste se trouve des affinités avec le chanteur. Free naît ce soir là (1968). On sait ce qu'il advient de cette formation-phare du blues-rock, une des pionnières du hard rock britannique qui, à l'époque de sa dissolution (1973), a écoulé plus de 20 millions d'albums et assuré plus de 700 concerts à travers le monde.

Paul rodgers portrait

« All Right Now est arrivé très tôt dans la carrière de Free. C'était le gros morceau par définition. Mais nous nous sommes séparés avant de partir en tournée en Amérique pour défendre le titre et l'album. En termes de carrière, c'était vraiment désastreux pour nous. Mais la chanson a été assez forte pour survivre malgré tout cela. Elle a fait le tour du monde depuis et aujourd'hui encore, elle est énormément jouée. » (Paul Rodgers)

Bad Company, du lourd.

Quand ce groupe légendaire (All Right Now, c'est lui) est une première fois arrêté au printemps 1971 (il s'accorde une pause), Paul Rodgers constitue un trio, Peace, avec le bassiste Stewart McDonald et le batteur Mick Underwood.

Ce combo dans lequel Paul tient la guitare rythmique et chante, ouvre notamment pour Mott The Hoople (1971) avant de disparaître quand Free se retrouve en 1972.

La page de Free étant définitivement tournée un an plus tard (1973), Paul Rodgers décline une offre de Deep Purple de devenir son chanteur au départ de Ian Gillan et rebondit sur Bad Company, fondé avec Mick Ralphs (guitare), Boz Burrell (basse) et Simon Kirke.

Ce line-up enchaîne les succès et se pose comme un des plus gros vendeurs de hard rock de l'époque.

Les années 70 sont les années Bad Company, les trois premiers LP du groupe (Bad Company/74, Straight Shooter/75 et Run With The Pack /76) se classant dans le top 5 des albums des deux côtés de l'Atlantique et leurs singles (Bad Company, Can't Get Enough, Good Lovin' Gone Bad, Feel Like Makin' Love, Ready For Love, Shooting Star, Rock 'n' Roll Fantasy...) faisant à chaque fois mouche dans les charts.

Bad Company, c'est du lourd, surtout sur la période 1973/76 (après ça part un peu en sucette) et la voix de Paul Rodgers est une des bases de sa phénoménale réussite.

Après un sixième opus raté (Rough Diamonds/1982) de l'incarnation originelle, Paul Rodgers sent bien que son Bad Company suscite moins d'intérêt, en interne comme auprès du public, et décide d'arrêter les frais en 1982.

Le groupe est toutefois régulièrement réactivé au fil des décennies suivantes (1998, 2001 et depuis 2008) et Paul y revient toujours avec plaisir.

Un brillant parcours.

Après avoir entamé une carrière solo (Cut loose/1983), Paul Rodgers se rapproche d'un Jimmy Page en pleine errance après la cessation de Led Zeppelin suite à la mort de John Bonham.

Si l'idée de monter The Firm est ambitieuse et excitante sur le papier, dans les faits, elle s'avère moins fructueuse qu'envisagée.

Le quatuor auquel prennent part également l'ancien batteur d'Uriah Heep, Chris Slade, et le bassiste Tony Franklin, un ancien de la maison Roy Harper, n'a comme seule vocation qu'aider à sortir l'ancien Led Zep de l'ornière personnelle et professionnelle dans laquelle il végète depuis le 4 décembre 1980.

Dans ce contexte, les deux albums crédités à ce groupe (The Firm/1985 et Mean Business/1986) qui n'a pas été créé pour durer, n'ont pas les retombées que cette association aurait pu générer.

The Law (1991), The Paul Rodgers Band (1995), Queen (2004), Bad Company et d'autres collaborations alternent avec sa carrière solo depuis. Son brillant parcours, toujours en cours aujourd'hui, ne s'est jamais éloigné du blues et de la soul qu'il interprète comme nul autre (RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP Hommage - 1993

 

Paul rodgers muddy waters tribute lp

 

PAUL RODGERS

MUDDY WATER BLUES : A TRIBUTE TO MUDDY WATERS – 1993  4,5/5

 

Publié le 14 juin 1993.

Produit par Billy Sherwood.

Durée:65:49.

Label:Victory Music.

Genre:blues-rock,blues,soul,R&B.

 

Une voix avec laquelle il faut toujours compter.

 

On peut affirmer sans se tromper que Paul Rodgers fait partie du gratin planétaire des chanteurs blancs de blues, toutes époques confondues. Le britannique, tant dans son rôle de frontman au sein de Free ou de Bad Company, qu'impliqué dans des projets collectifs moins mémorables (The Firm, Willie And The Poor Boys, The Law ou plus récemment avec Queen), a toujours fait de sa voix un sublime instrument en soi.

Au début des 90's, alors que ses expériences de la décennie précédente avec les groupes cités l'ont éloigné du devant de la scène, l'artiste, dont le premier LP solo (Cut Loose/1983) est un échec, a réellement la nécessité de refaire parler de lui, d'autant plus qu'il a tourné le dos à Bad Company (1984).

Il doit coûte que coûte redorer son blason et reprendre sa place dans le gotha du blues-rock ou aggraver un peu plus son passage à vide.

Pour se remettre dans le coup, comme il n'est pas le meilleur songwriter de la place et que le blues et ses racines restent sa meilleure arme, Muddy Waters et son répertoire un de ses alliés les plus sûrs et les mieux maîtrisés, il s'arroge les poids lourds de la guitare pour en faire des soutiens de première force, à savoir, pêle-mêle, Jeff Beck, David Gilmour, Buddy Guy, Brian May, Steve Miller, Gary Moore, Trevor Rabin, Neal Schon, Slash. Du beau linge, en effet.

Le projet Muddy Waters consiste en un hommage à un bluesman qu'il s'est fait fort d'interpréter durant ses divers mandats avec Free et Bad Company.

Paul Rodgers joue la carte de la sécurité et, en même temps, sur du velours. Il est dans son élément, il sait faire et tant le plateau gratiné d'invités que la sélection des titres du mississippien de Rolling Fork confortent un peu plus la pertinence d'un tel projet.

Le natif de Middlesbrough s'y montre très convaincant et à l'aise, virtuose et d'une grande sensibilité. Le résultat est à la hauteur des efforts consentis pour réunir la fine fleur musicale ainsi que pour sélectionner la matière blues née sous la plume de McKinley Morganfield et estampillée Muddy Waters de même que les classiques du genre (Sonny Boy Williamson, Willie Dixon, Booker T. Jones) que ce dernier a repris à son actif. Amateurs de blues et férus de rock y trouvent un intérêt commun et y prennent un plaisir égal.

Rodgers et ses comparses font de Muddy Water Blues : A Tribute To Muddy Waters (1993/Victory Music) le meilleur endroit de son catalogue individuel pour profiter de la merveilleuse voix blues-rock de l'artiste anglais. A en juger par le résultat et par sa nomination aux Grammy Awards pour l'album, sa réputation n'est vraiment pas usurpée (RAZOR©2022).
 

1. Muddy Water Blues.

2. Louisiana Blues.

3. I Can't Be Satisfied.

4. Rollin Stone.

5. Good Morning Little Schoolgirl (Pt 1)

6. I'm Your Hoochie Coochie Man.

7. She's Alright.

8. Standing Around Crying.

9. The Hunter.

10. She Moves Me.

11. I'm Ready.

12. I Just Want To Make Love To You.

13. Born Under A Bad Sign.

14. Good Morning Little Schoolgirl (Pt 2).

15. Muddy Water Blues Electric.

 

Paul Rodgers:chant,guitares.

Jason Bonham:batterie.

Pino Palladino:basse.

Ian Hatton:guitare.

Buddy Guy:guitare sur 1.

Trevor Rabin:guitare sur 2 et 7.

Brian Setzer:guitare sur 3.

Jeff Beck:guitare sur 4,5 et 12.

Steve Miller:guitare sur 6.

Jimi Haun:guitare.

Ronnie Foster:orgue Hammond.

Jimmie Wood:harmonica.

David Gilmour:guitare sur 8.

Slash:guitare sur 9.

Gary Moore:guitare sur 10.

Brian May:guitare sur 11.

Neal Schon:guitare sur 13 et 15.

David Paich:piano,orgue Hammond.

Richard Sambora:guitare.

Billy Sherwood:percussions.

  • 1 vote. Moyenne 5 sur 5.

Commentaires