Peter Green.

BIOGRAPHIE.

 

PETER GREEN/Londres (Angleterre)

 

Peter green 1

 

Né Peter Allen Greenbaum, dit Peter Green.

Né le 29 octobre 1946 à Bethnal Green (Angleterre).  

Actif depuis 1966.

Label:Epic,Reprise,PVK,Creole.

Genre:blues,blues-rock,rock.

 

Génial guitariste de blues blanc.

Mick Fleetwood, pourtant comblé au-delà de toute espérance par la fructueuse carrière de Fleetwood Mac, ne tarit pas d’éloges sur la première mouture du groupe, celle blues-rock formée avec Peter Green et intitulée Peter Green's Fleetwood Mac Blues Band. Il avance que ce Fleetwood Mac là aurait été, en termes de créativité, l’égal de Led Zeppelin si son génial guitariste, alors en proie à une schizophrénie récurrente aggravée par une accoutumance au LSD, ne l’avait pas quitté en 1970.

A ce moment précis, Fleetwood Mac vient tout juste de sortir des titres comme Black Magic Woman et Man of the World, qui lui permettent d’être considéré comme le meilleur groupe de Grande-Bretagne. Difficile donc de donner tort à Mick Fleetwood quand, parallèlement, un monstre sacré comme B.B King le tient comme le seul guitariste blanc, avec Clapton, à lui avoir filer des frissons.

Peter green s fleetwood mab blues band

Peter green fine art photo

Peter green 3

Schizophrénie et LSD.

Peter Green. Evoquer ce nom, c’est référer à un des plus grands guitaristes de blues et de blues-rock de tous les temps. Né le 29 octobre 1946 dans l’East End londonien, cet autodidacte peu passionné par les études, débute son parcours comme bassiste. Bobby Dennis and The Dominos, The Tridents et The Muskrats sont les premières formations dans lesquelles il évolue à la basse.

Il passe à la lead guitare au sein des Peter B’s (Looners) de Peter Bardens et Mick Fleetwood, groupe qui fait le lien avec les Bluesbreakers de Mayall. Il y remplace alors Eric Clapton, parti formé les Cream avec Jack Bruce et prend part à l’excellent album A Hard Road (1967), avant de quitter à son tour les Bluesbreakers pour former Fleetwood Mac.

Peter Green est déjà un guitariste remarquable, fluide, doté d’un sens aiguisé de la mélodie, de la composition et du chant, ce que n’a pas encore Clapton, d’où la raison pour laquelle Mayall remplace le God par Green quand le premier nommé prend un peu de recul.

Fleetwood Mac est créé en juillet 1967 par Peter Green et Mick Fleetwood, avec Bob Brunning (puis John McVie) et Jeremy Spencer. Son premier LP, complètement blues, fait top 5 au Royaume-Uni, mais Fleetwood Mac va installer progressivement son propre style et Peter Green y prend toute sa part, grâce aux sublimes compositions dont il dote le répertoire du groupe : Black Magic Woman, Stop Messin' Round, Albatross, Man Of The World, Green Manalishi, Rattlesnake Shake, ainsi que Oh Well, tremplin pour la carrière de Fleetwood Mac aux U.S.A.

Fleetwood Mac est certainement le plus grand groupe de blues-rock quand, en mai 1970, Peter Green lui tourne le dos après 3 albums (Fleetwood Mac, Mr Wonderful et Then Play On).

A la suite de cette rupture, il enregistre un premier disque pour son compte, The End Of The Game (1970). A oublier, il n'est pas son meilleur travail, loin s'en faut. 

Le souci de liberté et de mysticité qui l’anime, l’envie d’une vie communautaire en Allemagne mais surtout la prise répétée d’acides, remettent en question ce talent inouï et l’existence de Green bascule, au sortir de Fleetwood Mac, des scènes et studios vers les hôpitaux et les cliniques psychiatriques. Il engage l’essentiel de son argent à retrouver un équilibre mental fragilisé, quand dans le même temps, la presse à sensation britannique se fait fort de le descendre en flèche.

La surprise In The Skies.

Dépressif, Peter Green est contraint de mettre la musique de côté, allant même jusqu’à donner ses guitares et commence une lutte contre ses démons, rythmée par les séjours en centres de soins, les thérapies lourdes et longues qui en font un zonzon docile et soumis. Il en émerge une première fois sur la fin des 70’s qui le voient revenir avec un nouvel album, In The Skies (1979/Créole), dont personne ne soupçonne qu’il puisse être de qualité à ce point. La critique loue ce come-back discographique fleurant bon la guérison.

Peter green mcvie

« Le départ de Peter Green a été un grand choc pour tout le monde. Peter a écrit cette musique incroyable qu’est the Green Manalishi.

Peter a essoré le blues et jouait 50 fois mieux que la plupart des guitaristes noirs. Nous avons tous essayé de lui parler, mais … » (Christine McVie)

Hélas, il retombe dans ses maux et signe aussitôt des disques insignifiants pour ce qui concerne ceux réalisés durant les 80’s, alimentés essentiellement par des titres écrits par son frère Mike. C’est la rechute. La maladie et la dépression ont une nouvelle fois raison de lui. Peter Green se met en marge du milieu une dizaine d’années.

Peter green 2

L’envie à défaut des moyens.

En 1996, grâce au soutien de Nigel Watson et de Cozy Powell notamment, il revient à la tête du Splinter Group et réalise quelques albums, encore et toujours moyens et privilégiant surtout les reprises.

Il n’est, en effet, toujours pas en mesure de retrouver la qualité d’écriture dont il fit montre sous Fleetwood Mac. Souvenons-nous des Albatross, Black Magic Woman, Man of the World ou encore The Green Manalishi, évoqués par ailleurs.

Le Splinter Group est dissous en 2005 après une dispute avec Watson, mais l’essentiel est sauf : Peter Green a toujours l’envie, à défaut des moyens. Il est surtout vivant, revenu du diable vauvert.  

Ce désir de se remontrer au premier plan et de prouver que ses problèmes psychiques sont désormais derrière lui, se traduit par le montage, en 2009, de Peter Green & Friends. Malgré sa bonne volonté et une tournée européenne révélatrice de la popularité toujours très forte de l’artiste, l’ancien Bluesbreakers (John Mayall), peine à retrouver sa virtuosité technique, celle qui a jeté les bases de Fleetwood Mac, énorme groupe de blues-rock anglais (RAZOR©).    

DISCOGRAPHIE BLUESBREAKERS 60'S.

LP Studio 3 - 1967

 

Peter green bluesbreakers a hard road

 

JOHN MAYALL & THE BLUESBREAKERS

A HARD ROAD – 1967  5/5

 

Publié en février 1967.

Produit par Mike Vernon.

Durée:37:13.

Label:Decca, London (U.S.A).

Genre:blues,blues-rock.

 

L’heure du Green God.

 

Après le fracassant Bluesbreakers With Eric Clapton (1966), John Mayall apporte une deuxième pièce de choix et consécutive au patrimoine du blues british : A Hard Road (février 1967). Le line-up change, la performance demeure.

Mayall a cette particularité de s’entourer, et de révéler surtout, de jeunes musiciens talentueux. Exit The God à la guitare, Peter Green s’y colle à son tour. Aynsley Dunbar à la batterie, John Almond et Alan Skidmore au saxo, ainsi que John McVie entourent ici un John Mayall, très attendu par la critique et qui doit rendre des comptes en cas d’échec d’A Hard Road.

Ne remplace pas Clapton qui veut. Seulement voilà, le God a plus la tête à faire fructifier son talent au plus vite et Papy Mayall, en fixant son choix sur Peter Greenbaum, dit Green sait qu’il joue gagnant, tant le Green God (surnom de Peter) est monstrueusement doué. B.B King, sommité en la matière, disait de lui que le futur Mac était le seul dont il avait réellement peur.

John Mayall, rompu aux choses de la musique, ne fait jamais les choses à la légère. Au travers de l’écoute de ce troisième album, la décision du chef s’avère donc judicieuse. Peter Green, charmant compagnon de travail et partageant aussi le domicile du Maître, s’intègre vite et bien, colle au plus près des desseins des Bluesbreakers.

La remarque vaut moins pour Dunbar (voir sa prestation en solo sur Rubber Duck), plus démonstratif, formant, avec McVie, une rythmique très efficace, mais qui ne dure pas. A Hard Road, derrière lequel on retrouve Mike Vernon à la production, révèle un blues électrique dans toute sa splendeur.

Ouvert avec le morceau titre par lequel Peter Green (qui chante aussi) montre, sans trop en faire et sans tarder, que le costume qu’il endosse n’est pas trop grand pour lui, l’album est partagé entre les bons originaux de Mayall (A Hard Road, It’s Over, Another Kinda Love, Hit The Highway, Leaping Christine, There’s Always Works, Top Of The Hill et Living Alone), l’apport croustillant de Green (The Same Way, l’extraordinaire The Supernatural) et les reprises bien senties de classiques du Chicago Blues (You Don’t Love Me de Willie Cobb, The Stumble et Someday After A While de Freddie King, Dust My Blues d’Elmore James).

Ce Peter Green prépare le terrain au futur Fleetwood Mac C’est un grand disque, avec de grands acteurs, pour de superbes moments…(RAZOR©).

 

1. A Hard Road.

2. It's Over.

3. You Don't Love Me.

4. The Stumble.

5. Another Kinda Love.

6. Hit The Highway.

7. Leaping Christine.

8. Dust My Blues.

9. There's Always Work.

10. The Same Way.

11. The Supernatural.

12. Top of The Hill.

13. Someday After a While (You'll Be Sorry).

14. Living Alone.

 

John Mayall:chant,guitare,harmonica,piano,orgue.

Peter Green:guitare,chant.

John McVie:basse.

Hughie Flint,Aynsley Dunbar:batterie.

John Almond,Alan Skidmore:saxophones.

Ray Warleigh:instruments à vent.

DISCOGRAPHIE FLEETWOOD MAC 60'S

LP Studio 1 - 1968

 

Fleetwood mac peter greens

 

FLEETWOOD MAC

PETER’S GREEN FLEETWOOD MAC – 1968  5/5

 

Publié le 24 février 1968

Produit par Mike Vernon.

Durée:35:05.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Un must du blues.

 

Disque de blues-rock culte. Vous tenez là, avec Eric Clapton, un des meilleurs guitaristes anglais de blues de tous les temps. L’ex-Bluesbreakers Peter Green se retrouve à la tête d’une petite formation de derrière les fagots : Fleetwood Mac, inspiré des noms des acteurs de la section rythmique, Mike Fleetwood et John McVie. Pour l’heure, elle évolue encore sous Peter Green’s Fleetwood Mac, l’homme orchestre de l’instant, car, faut-il le rappeler, elle est créée à l’initiative de son guitariste.

Si vous aimez le blues, vous devez vous poser coûte que coûte sur cet album de février 1968, enregistré un an avant dans les studios CBS de Londres, par ces jeunes musiciens que la musique noire américaine attire. Il démarre une carrière qui va, au fil des décennies, des turbulences qui l’animent, des succès qui la jalonnent, virer rapidement en saga et faire de Fleetwood Mac un des plus gros vendeurs de l’histoire du rock.

Pour ses débuts, Peter Green a recruté Mike Fleetwood (batteur) et John McVie (bassiste) auquel est venu se joindre Jeremy Spencer sublime joueur de slide guitare (également pianiste, compositeur et très bon chanteur) ; cette formation sort, pour Blue Horizon, un premier opus bien dans la tradition du blues anglais du moment, sauf que, pour le coup, on a à faire à un must, de par le feeling qui s’en dégage, la virtuosité tant individuelle et collective, par l’énergie qu’il transmet.

On y retrouve des reprises des cadors du genre, comme Robert Johnson (Hellhound On My Trail), Homesick James (Got To Move) ou de Howlin’ Wolf (No Place To Go) ainsi que des compositions de Peter Green et de Jeremy Spencer. N° 4 des charts britanniques, l’album nous entraîne dans différentes directions : blues, blues-rock, boogie. Il met aussi dans un bel état pour peu que le blues soit votre tasse de thé (RAZOR©).

 

1. My Heart Beat Like a Hammer.

2. Merry Go Round.

3. Long Grey Mare.

4. Hellhound on My Trail.

5. Shake Your Moneymaker.

6. Looking for Somebody.

7. No Place to Go.

8. My Baby's Good to Me.

9. I Loved Another Woman.

10. Cold Black Night.

11. The World Keep on Turning.

12. Got to Move.

 

Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare,piano.

John McVie:basse sauf 3.

Bob Brunning:basse sur 3.

Mick Fleetwood:batterie.

LP Studio 2 - 1968

 

Fleetwood mac me wonderful

 

FLEETWOOD MAC

MR WONDERFUL – 1968  3/5

 

Publié le 23 août 1968.

Produit par Mike Vernon.

Durée:41:30.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Dans l'esprit de Chicago et du Delta.

 

Mr Wonderful (en écoute intégrale ici), deuxième LP de Fleetwood Mac à sortir en 1968 et dont la pochette représente un Mick Fleetwood déjanté, est encore un disque pour les inconditionnels de blues. Peter Green semble déjà être mis en minorité puisque le Peter Green’s Fleetwood Mac devient Fleetwood Mac, malgré l’énorme succès de son album précédent, l’énergie et le talent déployés par son guitariste légendaire.

En désunion avec l’album initial, Mr Wonderful reste cependant d’un bon niveau, de par la qualité qui se dégage de ses interprétations en live de studio et l’envie de s’éclater sur du blues qui se devine. Vous avez aimé le premier ? Vous aimerez la fièvre du deuxième, réalisé  dans l’esprit des bluesmen américains !

La différence entre les deux premiers opus de la formation britannique se situe dans l’ajout, sur Mr Wonderful, d’une section de saxos ne sauvant le disque de sa mièvrerie et dans la participation, certes encore partielle de la claviériste Christine Perfect (future McVie), venue de Chicken Shack, mais qui dénote déjà le talent qui sommeille en elle. Sur les parties qu’elle assure, elle fait déjà la nique à ces messieurs et à Peter Green notamment, dont la prestation n’est pas aussi huppée que sur le LP précédent. La faute à la dope qui s’est invité depuis et qui fragilise et le jeu de guitare de Green, et son chant.

La sélection des titres prête également à discussion ; la matière est ici moins emballante et donne le sentiment à l’auditeur de redondance et de longueur ; bref, le disque lasse au bout d’un temps. On décroche progressivement et seul le fan invétéré de blues reste accroché à son siège.

Je recommande sur cet album Love That Burns, Dust My Broom (repris par de nombreuses formations du moment), le sublime Stop Messin’ Round, Coming Home (hommage à Elmore James), I’ve Lost My Baby. Pour moi, c’est une déception après les espoirs engendrés par celui qui le précède. On peut oublier ce disque (RAZOR©).

 

1. Stop Messin' 'Round.

2. I've Lost My Baby.

3. Rollin' Man.

4. Dust My Broom.

5. Love That Burns.

6. Doctor Brown.

7. Need Your Love Tonight.

8. If You Be My Baby.

9. Evenin' Boogie.

10. Lazy Poker Blues.

11. Coming Home.

12. Trying So Hard to Forget.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

Christine Perfect:claviers,piano,chant.

Duster Bennett:harmonica.

Steve Gregory,Dave Howard,Johnny Almond,Roland Vaughan:saxophones.

LP Studio 3 - 1969

 

Fleetwood mac then play on

 

FLEETWOOD MAC

THEN PLAY ON  - 1969  5/5

 

Publié le 9 septembre 1969.

Produit par Fleetwood Mac.

Durée:53:39.

Label:Reprise.

Genre:blues-rock,rock progressif.

 

La fin d’une période.

 

Peter Green est là. Mais c’est la dernière fois qu’il œuvre aux destinées de Fleetwood Mac. Nous sommes en 1969 et le leader charismatique du Mac en mode blues, de plus en plus tanné par le LSD et perturbé par sa schizophrénie maladive, quitte le groupe après Then Play On pour, en 1970, s’en aller rejoindre une secte.

Par contre, portion congrue pour le guitariste Jeremy Spencer, présent sur la photo et uniquement crédité au piano Oh Well et  bienvenue à Danny Kirwan, un jeune guitariste talentueux qui assure également le chant. Les seuls changements se situent à ce niveau.

Pour le reste, le line-up de Then Play On reconduit la section rythmique habituelle, à savoir le bassiste métronome John McVie et le batteur inventif Mike Fleetwood.

Then Play On réunit 13 titres, très bons par ailleurs. Cet album fait la transition entre le Mac d’hier (période Green) et l’époque à venir. Il marque surtout la fin d’une grande période, une vraie rupture avec le Fleetwood Mac sensé servir de soutien au talentueux penchant blues de son guitariste. L’entrée de Kirwan correspond aux nouvelles orientations plus modernes décidées en interne et desquelles Green est carrément exclu.

Côté musique, Then Play On, c’est d’abord et avant tout l’album qui abrite Oh Well, un blues génial de 9 minutes et un classique du Mac version Green, dont j’aime tout particulièrement l’intermède flamenco-acoustique et l’interprétation de Green.

Le titre qui ouvre l’album (Coming Your Way) et celui qui le clôture (Before The Beggining) figurent également parmi les très grandes chansons du groupe. Closing My Eyes se pare d’une très grande émotion tandis que My Dream (instrumental) est également une petite perle.

Kirwan montre la virtuosité et l’audace pour lesquelles il été recruté  au travers deux  morceaux assez éthérés (Although The Sun Is Shining, When You Say). Je suis moins preneur pour les deux instrumentaux qui s’enchaînent  Searching For The Madge et Fighting Fot The Madge.

Dans des registres différents, ce disque, somme toute ambitieux, et réalisé pour Warner Bros., figure parmi les meilleurs des Mac et peut-être le meilleur de la période Green. Pour un disque supposé faire le lien entre deux générations, il va au-delà de sa fonction. J’aime (RAZOR©).

 

1. Coming Your Way.

2. Closing My Eyes.

3. Show-biz Blues.

4. My Dream.

5. Underway.

6. Oh Well.

7. Although The Sun Is Shining.

8. Rattlesnake Shake.

9. Searching For Madge.

10. Fighting For Madge.

11. When You Say.

12. Like Crying.

13. Before The Beginning.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica,violoncelle sur 6.

Danny Kirwan:chant,guitare.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie,percussions.

Jeremy Spencer:piano sur 6.

Christine Perfect:piano (non créditée).

Big Walter Horton:harmonica (non crédité).

Sandra Elsdon:flûte sur 6 (non créditée).

COMPILATIONS FLEETWOOD MAC.

LP Compilation US - 1969

 

Fleetwood mac english rose compl us 1969

 

FLEETWOOD MAC

ENGLISH ROSE – 1969  4,5/5

 

Publié en janvier 1969.

Produit par Mike Vernon.

Durée:40:14.

Label:Epic.

Genre:blues rock.

 

Indispensable.

 

English Rose (en écoute intégrale ici), publié en 1969, est une compilation U.S qui s’appuie sur la période artistique 1967/68 de Fleetwood Mac. Son pendant britannique, c’est The Pious Bird Of Good Amen, au contenu quasi équivalent, mais édité après English Rose. Elle s’installe après les deux premiers LP du groupe : l’éponyme Fleetwood Mac et Mr Wonderful de 68.

Après le succès qu’est Black Magic Woman (qui ne figure nulle part que sur les compils et qui n’est pas une composition de Santana), Fleetwood Mac y va d’un deuxième titre phare, Albatross, peut-être le seul instrumental de son époque à avoir cartonné. Ces deux tubes apparaissent pour la première fois sur English Rose. Danny Kirwan, guitariste, vient alors de rejoindre le Mac engagé dans une tournée aux States.

English Rose compile des titres U.K (6) de Mr Wonderful avec lequel il doublonne quelque peu, des titres de singles, des titres qui seront libérés sur Then Play On et un inédit.

Pour réaliser cet English Rose (publié par Epic), Blue Horizon a pioché dans son catalogue (1969). Il en résulte une version américaine de Mr Wonderful, très proche du premier album, quoi que meilleure, avec une production meilleure ; l’album sonne comme un groupe de rock qui joue du blues et les compositions du nouveau Kirwan ne sont pas étrangères à ce constat.

Il offre au groupe la possibilité d’enrichir son style alors cantonné dans le blues traditionnel. Dans la période blues du Mac, c’est un achat qui s’impose car tous les titres ont leur intérêt (RAZOR©).

 

1. Stop Messin' Round.

2. Jigsaw Puzzle Blues.

3. Doctor Brown.

4. Something Inside of Me.

5. Evenin' Boogie.

6. Love That Burns.

7. Black Magic Woman.

8. I've Lost My Baby.

9. One Sunny Day.

10. Without You.

11. Coming Home.

12. Albatross.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare.

Danny Kirwan:chant,guitare électrique.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

LP Compilation européenne - 1969

 

Fleetwood mac the pious bird of good omen

 

FLEETWOOD MAC

THE PIOUS BIRD OF GOOD OMEN  4,5/5

 

Publié le 15 août 1969.

Produit par Mike Vernon.

Durée:36:45.

Label:Blue Horizon.

Genre:blues,blues-rock.

 

Intemporel.

 

L’album que Fleetwood Mac sort en 1969, The Pious Bird Of Good Omen est une compilation (européenne), chronologiquement positionnée entre la compil’ américaine English Rose de janvier 1969 et l’album studio Then Play On de septembre 1969.  

Elle se compose notamment des quatre premiers singles parus au Royaume-Uni, ainsi que leurs faces B, de pistes de Mr Wonderful (deux) et de deux titres d’Eddie Boyd (Just The Blues, The Big Boat). Il peut être confondu avec English Rose qui était le pendant de cet album aux Etats-Unis, mais avec des pistes différentes.

The Pious Bird Of Good Omen, mélange de British Blues et de Chicago Blues va révéler des morceaux devenus intemporels comme Black Magic Woman (qui a été créée par Peter Green et non pas par Santana), Albatross (Green qui signe aussi Rambling Pony et Looking For Somebody), I Believe My Time Ain’t Long (Jeremy Spencer également crédité à l’écriture de The Sun Is Shining) ou qui connaitront le succès international comme Need Your love So Bad (reprise de Little Willie John).

Fleetwood Mac reprend avec infiniment de talent Coming Home d’Elmore James et Stop Messin’ Round (Clifford Adams). Danny Kirwan impose sa touche sur un excellent Jigsaw Puzzle Blues.

J’aime beaucoup l’atmosphère détendue de cet album au blues efficace, que je conseille à quiconque souhaite se familiariser avec le Fleetwood Mac. Peu d’artistes de blues ont atteint ce niveau. C’est intemporel (RAZOR©).

 

1. Need Your Love So Bad.

2. Coming Home.

3. Rambling Pony.

4. The Big Boat.

5. I Believe My Time Ain't Long.

6. The Sun Is Shining.

7. Albatross.

8. Black Magic Woman.

9. Just the Blues.

10. Jigsaw Puzzle Blues.

11. Looking for Somebody.

12. Stop Messin' Round.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,guitare slide.

Danny Kirwan:chant,guitare électrique sur 7/10.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

Eddie Boyd:chant,piano sur 4/9.

LP Compilation - 1971

 

Fleetwood mac the original fleetwood mac 1971

 

FLEETWOOD MAC

THE ORIGINAL FLEETWOOD MAC – 1971  5/5

 

Publié en mai 1971.

Produit par Mike Vernon.

Durée:42:58.

Label:Blues Horizon.

Genre:blues-rock,blues.

 

Incontournable.

 

Qu’il vaut le coup cet Original Fleetwood Mac (en écoute intégrale ici) de 1971, placé dans la discographie entre Kiln House (septembre 1970) et Future Games (septembre 1971) !

Ce superbe album sous estimé est une compilation, non pas de chutes des albums précédents, mais de divers titres très intéressants enregistrés par le Fleetwood Mac de l’époque 1967/68.

De Drifting à Rambling Pony 2, on appréciera le génial Peter Green qui est au faîte de son art, excellent dans ses compositions personnelles, dans ses interprétations des reprises de standards comme celle de B.B King (Worried Dream), sublime dans son jeu de guitare, délicat et criant de vérité, dans sa voix, soutenu par un sublime binôme à la rythmique (McVie et Fleetwood) et par le surdoué blondinet irlandais Danny Kirwan.

C’est fait dans la grande tradition du blues et Jeremy Spencer à la slide embellit l’ouvrage. Dans The Original Fleetwood Mac, la musique parle d’elle-même. On prend les yeux fermés (RAZOR©).

 

1. Drifting.

2. Leaving Town Blues.

3. Watch Out.

4. A Fool No More.

5. Mean Old Fireman.

6. Can't Afford to Do It.

7. Fleetwood Mac.

8. Worried Dream.

9. Love That Woman.

10. Allow Me One More Show.

11. First Train Home.

12. Rambling Pony #2.

 

Peter Green:chant,guitare,harmonica.

Jeremy Spencer:chant,slide guitare.

John McVie:basse.

Mick Fleetwood:batterie.

Danny Kirwan:chant,guitare.

Bob Brunning:basse sur 12.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 2 - 1979

 

Peter green in the skies 78

 

PETER GREEN

IN THE SKIES – 1979  4,5/5

 

Publié en mai 1979.

Produit par Peter Vernon-Kell.

Durée:40:18.

Label:PVK/EMI.

Genre:blues,blues-rock.

 

Le vert de l’espoir.

 

Que Mitch Reynolds, vieux pote de l’époque Fleetwood Mac, celui qui a poussé au cul Peter Green pour qu’il revienne en studio et l’a convaincu d’en remettre une couche, soit béni des Dieux.

Entre schizophrénie et abus de LSD (l’une découle de l’autre), prison et asile psychiatrique, une convalescence sous traitements de choc et médocs qui le tannent et le coupent de tout, notre plus grand guitariste de blues blanc (avec Clapton et Bloomfield s’entend) ne met plus un pied devant l’autre et est à deux doigts de verser dans la cloche.

Comme par enchantement, le voilà qui réapparait, en 1979, dans une industrie musicale à laquelle il a tourné le dos depuis 1971 et son pitoyable The End Of The Game, annonciateur de la chaotique traversée du désert qui se trame.

In The Skies (en écoute intégrale ici) nous permet de retrouver un Peter Green, mieux équilibré, en paix avec ses fantômes d’hier, qui procure à nouveau du plaisir comme du temps des premières joutes sous Fleetwood Mac.

Peter Greenbaum, père de Black Magic Woman que Santana, faussement crédité comme auteur, a intronisé dans les plus hautes sphères du rock, est de retour. Les preuves sont là : si ça vous excite, c’est qu’il y a anguille sous roche. Et là, ça chatouille grave dans le bas ventre…

Son entourage proche, porté par le catalyseur qu’est Reynolds, soulagé sur l’état de santé de son Green après des années d’inquiétude, souhaite une réapparition à la hauteur de l’artiste, lui donne les moyens de ce come-back fracassant et de redevenir heureux de réaliser ce qu’il sait faire de mieux : jouer le blues.

Le claviériste Peter Bardens (futur Camel) avec lequel il a joué dans le Peter B’s Looners, le guitariste américain Snowy White dit Milou, qui s’est lié d’amitié avec Green au milieu des années 70, le bassiste Kuma Harada recommandé par White, feu Reg Isidore, batteur des meilleurs albums de Robin Trower, le percussionniste Lennox Langton, sont sur le pont de cet album de la renaissance de Peter Green. Une pure beauté, vous dis-je !

Malgré 5 instrumentaux sur 9 titres (Green adore ça, souvenez-vous de son mémorable Albatross), In The Skies est captivant et brillant d’A à Z et replace Peter Green sur le haut du panier bluesy après 8 pénibles et douloureuses années dans la pénombre.

Le fait d’avoir été assisté par des familiers lui a surtout permis de reprendre espoir, partiellement de la confiance et de recommencer à se montrer, lui qui hait les projecteurs. N’oublions pas qu’il est quand même resté cinq années sans jouer et qu’il a fallu faire des pieds et des mains pour le déloger de l’état de zombie qu’il était alors devenu.

Pour le reste, c’est du blues, encore du blues, toujours du blues : Tribal Dance, Proud Pinto, le remake d’A Fool No More (de la période FM), In The Skies, Slabo Day et Apostle, c’est bigrement bandant. Green est incontestablement sur le chemin de la guérison. Enfin, à ce stade de sa carrière, on le pense (RAZOR©).

 

1. In the Skies.

2. Slabo Day.

3. A Fool No More.

4. Tribal Dance.

5. Seven Stars.

6. Funky Chunk.

7. Just for You.

8. Proud Pinto.

9. Apostle.

 

Peter Green:chant,guitare.  

Snowy White:guitare.

Peter Bardens:claviers.

Kuma Harada:basse.

Reg Isidore:batterie.

Lennox Langton:percussions,congas,bongos,timbales.

Godfrey Maclean:batterie.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.