Rainbow.

BIOGRAPHIE.

 

RAINBOW/ Londres (Angleterre - Royaume-Uni)

 

Rainbow 1

 

Nommé également Ritchie Blackmore's Rainbow.

Actif de 1975 à 1984,de 1993 à 1997,depuis 2015.

Labels:Polydor,BMG.

Genre:hard rock,heavy metal,rock progressif.

 

Ritchie Blackmore : un artiste qui joue la musique qu'il aime.

Ne tournons pas autour du pot, ne succombons pas au politiquement correct et reconnaissons de bonne grâce que Ritchie Blackmore n'est pas le plus grand diplomate du rock.

Ses coups de gueule, ses coups de griffe, ses sautes d'humeurs, son côté « Je veux avoir la main sur tout ce que j'entreprends » sont connus de tous ; certains de ses détracteurs grossissent même le trait dès lors qu'il s'agit d'évoquer cet aspect de la personnalité de l'ancien guitariste et fondateur de Deep Purple (avec Jon Lord).

Rainbow ritchie blackmoreRainbow : l'oeuvre de Ritchie Blackmore.

Rainbow backstageObjectif : refaire du rock.

Rainbow blackmoreC'est qui le patron ?

Rainbow first lp risingRising, le premier LP de Rainbow.

Rainbow dio blackmoreRonnie James Dio et Ritchie Blackmore.

Ritchie Blackmore n'est pas un tricheur. Il est timide mais il est cash, et, même s'il dit que, pour plaire, il faut être naturel, être soi-même, à être trop franc, trop direct, à ne pas y aller par quatre chemins, il passe pour un gars peu attachant, antipathique, qui a un caractère de cochon que certains contempteurs mettent sur le compte d'un melon aussi gros qu'une pastèque.

Un statut de star mondiale.

Insensible aux statuts qu'on lui prête, même s'il accepte de bonne grâce les compliments, Ritchie est avant tout, et surtout, un artiste qui joue la musique qu'il aime et les musiciens qui le soutiennent dans ses projets, ne comprennent, ni n'admettent pas toujours ses orientations, ses choix, ses décisions.

Toujours en quête de nouvelles inspirations, habité en permanence par un appétit pour l'improvisation et la nouveauté, l'auteur du riff anthologique de Smoke On The Water n'a pas été un partenaire (un patron plutôt) facile pour tous ceux qui ont été amenés à croiser sa route ou à accompagner sa carrière.

Quand il quitte Deep Purple pour la seconde fois (la première, c'est en 1975), en 1993 et en pleine tournée, ce personnage au caractère bien trempé, qui sait ce qu'il veut et comment l'obtenir, met en scène le mystère qu'il entretient (et continue d'entretenir) autour de sa personne.

Ses départs sonnent à chaque fois comme autant d'envies de passer à autre chose. Quand Ritchie étouffe et a besoin de nouveaux défis, d'autres horizons, de se lever le matin pour quelque chose de complètement différent, il tourne la page sans état d'âme.

J'aime, je n'aime pas, je n'aime plus.

Il opère ainsi avec Deep Purple, mais également avec Rainbow, le deuxième projet dans lequel il s'est profondément impliqué (et qu'il s'implique toujours aujourd'hui) et qu'il a alterné avec le groupe qui en a fait la star mondiale qu'il est devenu.

Pour les besoins de Blackmore's Night, groupe d'inspiration médiévale montée avec son épouse, il n'a pas agi différemment. Ritchie Blackmore est ainsi fait qui passe du noir au blanc. C'est j'aime, je n'aime pas, je n'aime plus...

Versatile, l'homme est déroutant et son aventure à la tête de Rainbow est une raison supplémentaire, pour ceux qui ont le Ritchie dans le pif, de lui reprocher ses comportements un tantinet despotiques.

Il fait valser les musiciens, change de line-up pour un oui, pour un non, exerce un contrôle sur tout, police son hard rock...

Quand, en novembre 1974, Deep Purple y va de son neuvième album studio (Stormbringer), les fans sont frappés par les influences soul, funk et bluesy de ce disque, d'une part, et par le peu d'implication de son guitariste dans son songwriting. Ce n'est pas dans ses habitudes...

Rainbow, pour refaire du rock.

A vrai dire, il a déjà la tête ailleurs. Ritchie se contente, pour le coup, de faire le job, afin de partir la tête haute. En juin 1975, ce que tout le monde subodore, devient effectif. Blackmore quitte Deep Purple pour lequel il ne sent plus très motivé.

Il a dans ses cartons le projet de réaliser un LP solo et de refaire du rock. A cette fin, il recrute parmi ses connaissances des musiciens pour prendre part à son enregistrement. Blackmore se tourne vers une formation qu'il connaît bien, Elf, qui a longtemps assuré l'ouverture des concerts de Deep Purple aux États-Unis.

L'anglais en débauche les ¾ de l'effectif, à savoir Ronnie James Dio (chant), Craig Gruber (basse), Gary Driscoll (batterie) et Mickey Lee Soule (claviers).

L'album en question, Ritchie Blackmore's Rainbow se classe 11ème des charts britanniques et 30ème au Billboard. Rainbow est né.

Ce premier LP enregistré, Blackmore congédie les anciens musiciens d'Elf, ne conservant que Ronnie James Dio, dont la gamme vocale polyvalente l'autorise à chanter avec un égal bonheur du hard rock que des ballades.

Il sollicite le bassiste écossais Jimmy Bain, le claviériste californien Tony Carey ainsi que le batteur anglais Cozy Powell, alors en marge du milieu musical (il fait des courses motos) après avoir été du Jeff Beck Group (1970/1972), de Bedlam (1972/1974) et avoir mis un terme à son Cozy Powell's Hammer Band (1974/1975).

La valse des line-up.

Ces musiciens donnent le jour à Rising (Polydor/1976), un grand disque de heavy metal (48 au Billboard), dont seuls les deux titres alors aboutis (Stargazer et Do You Close Your Eyes) vont être défendus sur la route à l'occasion d'une courte tournée nord-américaine (du 5 novembre au 7 décembre 75) dont la ville de Montréal a l'honneur d'accueillir la première date et Tampa (Floride) la dernière.

Enregistré en février 1976 à Munich, Rising est définitivement bouclé avant la tournée estivale 76 en Europe. Rainbow véhicule déjà à cette époque une solide réputation de groupe live.

Ce statut n'empêche pas Ritchie Blackmore de renvoyer Carey en pleine tournée, au motif que son jeu de claviers est décidément trop complexe pour Rainbow, avant de se raviser et de le repêcher, faute de candidats.

Quand la tournée 76 mène le groupe au Japon à la fin de cette année, le guitariste britannique s'en prend alors à Jimmy Bain, ne le trouvant plus aussi compétent que ça ; il le renvoie début janvier 1977. Carey subit une pression identique peu après ; il préfère démissionner que de se faire virer comme un malpropre.

Au cours de cette tournée sont enregistrés deux doubles albums : On Stage (1977) et Live In Germany, publié en 1990. L'étape européenne de 1976 fait également l'objet d'un coffret de six CD (Deutschland Tournée 1976/2006).

Mark Stein (Vanilla Fudge), Matthew Fisher (Procol Harum), Eddie Jobson (Roxy Music) sont auditionnés pour pourvoir au remplacement de Carey. C'est finalement le canadien David Stone qui enlève le job de claviériste.

Côté bassiste, Mark Clarke (Colosseum, Uriah Heep) est pressenti. Il tient même la corde jusqu'à ce que le patron ne change d'avis au dernier moment et n'assure lui-même les parties de basse de la moitié des titres du nouvel album. Bob Daisley assure le reste.

Rainbow ronnie romero portrait

« Travailler avec Ritchie est mieux que ce à quoi je m'attendais compte tenu de tous les commentaires entendus à propos de son sale caractère. Je tendais le dos mais il a toujours été très sympa avec moi. Lui et les siens m'ont toujours très bien traité. C'est finalement très facile de travailler avec lui. C'est une légende et je suis très honoré d'apprendre le meilleur à son contact. Pour moi, c'est une bénédiction. » (Ronnie Romero)

Celui-ci s'appelle Long Live Rock 'N' Roll (Polydor/Avril 1978). C'est le cadre du Château d'Hérouville qui est retenu pour les sessions débutées en avril 77, soit un an avant sa publication.

La raison de la lenteur de sa réalisation réside dans le fait que les enregistrements ont été suspendus pour régler les problèmes de recrutement précédemment évoqués et pour pouvoir assurer la fin de la tournée 77.

Ritchie Blackmore n'accorde de marge de manœuvre à personne. Pas même à Dio, pourtant un élément déterminant de la réussite de Rainbow. Il est le seul maître à bord et entend bien faire respecter cette situation, d'autant qu'il décide d'orienter sa formation une direction plus commerciale.

Dio quitte Rainbow, tandis que les dernières recrues, Daisley et Stone, sont à leur tour écartées.

Le boss tente bien de mettre la main sur Ian Gillan, alors empêtré dans les dettes et musicalement engagé dans une voie expérimentale sans issue (Ian Gillan Band).

Il essuie un refus de l'ancien chanteur charismatique de Deep Purple (jusqu'en 1973), mais obtient l'adhésion d'un autre membre du groupe, Roger Glover, lequel prend la basse de Rainbow.

Un Rainbow plus commercial.

Finalement, c'est Graham Bonnet qui enlève la mise pour remplacer Dio. Dans le même temps, Don Airey est intégré aux claviers. Cozy Powell, lui, est toujours là pour le quatrième album studio, mais pour la dernière fois.

Ce disque, c'est Down To Earth (Polydor/juillet 79) qui marque un changement par rapport à ce qui précède. Plus commercial, le nouveau Rainbow appelé de ses vœux par Blackmore, est calibré pour les radios, surtout celles américaines où il jouit d'une belle popularité (N°66 au Billboard).

En Angleterre, l'album, une référence du hard rock mélodique, se classe au 6ème rang des charts et fait disque d'or.

Bonnet viré, Powell démissionnaire, Blackmore se tourne vers l'Amérique pour pourvoir à leur remplacement. Comme il a l'intention de prolonger dans le rock FM pour son projet de Difficult To Cure (Polydor/1981), Blackmore engage respectivement Joe Lynn Turner, un frontman taillé pour le genre, ainsi que Bobby Rondinelli, un jeune batteur de 25 ans. Don Airey est le cinquième larron.

Le volume 5 de Rainbow s'avère le meilleur album de Rainbow classé dans les charts UK. Troisième en Grande-Bretagne, il entre dans le top 50 au Billboard. Deux singles en sont extraits qui connaissent le succès : I Surrender (N°3) et Can't Happen Here (N°30) au Royaume-Uni.

Après une compilation publiée en 1981, Rainbow enchaîne par un 6ème opus plus homogène et qui rencontre un accueil favorable aux États-Unis, Straight Between The Eyes (avril 1982/Polydor), à l'appel duquel Don Airey n'est pas, remplacé par David Rosenthal. Le claviériste s'en est allé après la tournée de soutien de Difficult To Cure.

L'album suivant, Bent Out Of Shape (1983) offre déjà moins d'intérêt, malgré de bons scores auprès des publics britannique (N°11) et américain (N°34). Cet opus (avec Chuck Bürgi à la place de Rondinelli) est le dernier avant que Blackmore et Glover ne partent reformer Deep Purple (MK II).

De Rainbow à Blackmore's Night.

Rainbow est alors mis en sommeil (1984), avant d'être réactivé en 1993 quand le guitariste, après une énième prise de bec avec Ian Gillan (également revenu) quitte le Pourpre en pleine tournée.

Le retour de Rainbow s'accompagne d'un nouveau line-up : Doogie White (chant), Greg Smith (basse), John O. Reilly (batterie), Paul Morris (claviers) entourent Blackmore. Celui-ci assure l'enregistrement du 8ème et dernier LP de Rainbow, Stranger In Us All (1995).

En 1997, après un dernier concert à Esbjerg (Danemark), Ritchie met un terme à sa formation et s'en va former Blackmore's Night avec son épouse Candice Night.

Rainbow est ressuscité fin 2015 pour quelques concerts européens. Le chanteur Ronnie Romero, le batteur David Keith (de Blackmore's Night), le bassiste Bob Nouveau et le claviériste suédois Jens Johansson ont été convaincu par les arguments de Blackmore de refaire du bon vieux rock'n'roll, mais uniquement pour le plaisir et pour les fans qui voulaient entendre les anciens titres de Rainbow. Car pour le reste, le mythique guitariste a toujours Blackmore's Night chevillé au cœur (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1975

 

Ritchie blakmore s rainbow lp 1975

 

RITCHIE BLACKMORE'S RAINBOW

RITCHIE BLACKMORE'S RAINBOW – 1975  5/5

 

Publié en août 1975.

Produit par Martin Birch,Ritchie Blackmore,Ronnie James Dio.

Durée:36:54.

Label:Polydor.

Genre:hard rock.

 

Coup d'essai, coup de maître.

 

Stormbringer est le neuvième LP studio du catalogue de Deep Purple. Publié en novembre 1974, il est surtout le dernier de la période 60/70 auquel prend part Ritchie Blackmore, l'emblématique guitariste des anglais de Hertford.

Membre fondateur, il est de toute la discographie alors existante du groupe, mais, pour le coup, il traîne des pieds et se fait plutôt discret ; son influence dans la démarche artistique de Deep Purple est alors moins marquée, pour ne pas dire carrément absente, supplanté qu'il est par les derniers entrants, David Coverdale et Glenn Hughes, qui dotent la musique du Pourpre de notes plus soul, funky et blues.

On le sent moins impliqué dans le jeu de guitare, sur la réserve quant à ses soli mais aussi peu concerné dans la composition. Et ça, ce n'est pas bon signe. Ritchie, en froid avec Ian Gillan depuis un moment, a visiblement des envies d'autres choses et d'ailleurs.

Deep Purple ne répondant plus à ses envies de se lever le matin pour faire du rock, Ritchie a en tête un projet personnel qu'il va nommer Rainbow, mais qui, pour l'heure, porte encore l'identité de Ritchie Blackmore's Rainbow, comme pour mieux montrer à ses détracteurs que c'est bien lui le patron.

Il met à profit une pause que Deep Purple s'octroie en pleine tournée américaine 75 pour rejoindre les gars qu'il a choisi pour mener à bien son entreprise, à savoir les ¾ des musiciens d'Elf et enregistrer un titre avec eux (Black Sheep Of The Family).

Ces derniers ne sont, ni plus, ni moins, que la formation ouvrant leurs concerts américains. Donc il connaît et il apprécie. Surtout Ronnie James Dio, un chanteur hors normes.

Après avoir mis le pied à l'étrier, Blackmore convoque le personnel en question (saut le gratteux, cela va de soi) pour des sessions qui se déroulent entre le 20 février et le 14 mars 1975 au Musicland Studio de Munich.

Celles-ci se déroulent sous la houlette de Martin Birch, producteur de Deep Purple et au vu et su de ces derniers, lesquels ne devaient pas être mécontents de le voir prendre une autre voie, les relations entre les deux parties étant de plus en plus tendues.

La séparation officielle intervient dans la foulée ; Blackmore, libéré de ses contrats, confirme la suite de sa carrière sous Rainbow, mais pas sous cette mouture là, puisque l'album est à peine publié (août 1975) que le line-up a déjà explosé sous la pression du guitariste. Parmi les musiciens retenus pour l'enregistrement de Ritchie Blackmore's Rainbow, seul Dio est épargné.

Classé 11ème dans les classements d'albums britanniques et 20ème au Billboard 200, ce disque dévoile un hard rock mélodique de grande qualité et une osmose totale et inégalable entre un cador de la guitare et un chanteur exceptionnel. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître, même si la suite discographique sous Rainbow sera quasiment du même tonneau.

On retiendra ici plus particulièrement l'ouvreur Man On The Silver Mountain, la ballade Catch The Rainbow, Sixteenth Century Greensleeves, The Temple OF The King, Self Portrait, Snake Charmer... C'est du lourd (RAZOR©).

 

1. Man On A Silver Mountain.
2. Self Portrait.
3. Black Sheep Of The Family.
4. Catch The Rainbow.
5. Snake Charmer
6. The Temple Of The King.
7. If You Don't Like Rock 'n' Roll.
8. Sixteenth Century Greensleeves.
9. Still I'm Sad.

 

Ritchie Blackmore:guitare.

Ronnie James Dio:chant.

Craig Gruber:basse.

Gary Driscoll:batterie.

Mickey Lee Soule:piano,mellotron,orgue,clavinet.

LP Studio 2 - 1976

 

Rainbow rising 1976

 

RAINBOW

RISING – 1976  4,5/5

 

Publié en mai 1976.

Produit par Martin Birch.

Durée:33:28.

Label:Polydor.

Genre:hard rock,heavy metal.

 

Ritchie refait du rock.

 

Bien qu'il pointe à la 48ème place du Billboard 200 et 5 places plus loin (N°53) dans les classements d'albums britanniques, Rising vaut bien mieux que ces chiffres.

Le deuxième LP de Rainbow, par ordre d'apparition au catalogue, est incontestablement le meilleur travail de la bande à Ritchie.

S'il ne faut retenir qu'un créneau dans sa discographie, c'est surtout sur la période initiale qu'il convient de se poser : Rising (1976), son prédécesseur, Ritchie Blackmore's Rainbow (1975) et celui qui le suit, Long Live Rock 'n' Roll (1978) constituent, en effet, la quintessence de la collection du groupe.

Le précédent Ritchie Blackmore's Rainbow vole déjà très haut mais cela ne semble pas être assez pour le leader et initiateur de Rainbow qui congédie son personnel (sauf Ronnie James Dio) dans la foulée. Ce sera une constante dans l'histoire de la formation fondée alors qu'il ronronne chez Deep Purple.

Pour le coup, il repart avec un nouveau line-up, dans lequel on retrouve le claviériste Tony Carey, le batteur Cozy Powell ainsi que le bassiste Jimmy Bain. Ritchie Blackmore's Rainbow devient Rainbow, signe que le présent projet s'inscrit plus dans une démarche collective.

Rainbow articule ici son travail autour d'un répertoire plus concis que précédemment, passant de 9 à 6 titres mais en s'appuyant sur un lot de morceaux plus puissants enchaînés à vitesse grand V et auxquels la prestation vocale de Dio donne une dimension supplémentaire.

Rising, épuré des ballades de l'album qui précède, s'écoule sur un rythme plus conséquent ; c'est sans conteste un très grand disque de rock. Ce que Blackmore prend plaisir à refaire visiblement : du rock (RAZOR©).

 

1. Tarot Woman.
2. Run With The Wolf.
3. Starstruck.
4. Do You Close Your Eyes.
5. Stargazer.
6. A Light In The Black.

 

Jimmy Bain:basse.

Ritchie Blackmore:guitare.

Tony Carey:claviers.

Ronnie James Dio:chant.

Cozy Powell:batterie.

  • 4 votes. Moyenne 4.5 sur 5.

Commentaires