Status Quo.

BIOGRAPHIE.

 

STATUS QUO/Londres (Angleterre)

 

Status quo 3

 

Actif de 1962 à 2015.

Labels:Fourth Chord,Sanctuary,Eagle,Polydor,Vertigo,Pye,Cadet Concept.

Genre:rock,hard rock,boogie-rock,rock & roll.

Site officiel:www.statusquo.co.uk

Status Quo : 118 millions d’albums vendus.

Carrée, simple, sans chichis, efficace, énergique et recommandée pour se refaire la cerise quand le moral n’y est plus, ainsi peut-on qualifier la musique de Status Quo qui, aujourd’hui encore et  plus de 50 ans après ses débuts, est toujours aussi engageante et fait éternellement jeune.

A la manœuvre de cette formation de boogie-hard rock britannique créée, dès 1962, sur l’assise des Scorpions, puis des Specters, trois acteurs encore lycéens à la Sedgehill School de Londres: Francis Rossi, Alan Lancaster, les plus entreprenants et Alan Key, un ami qui ne fait pas long feu dans cette aventure.

Les premières gammes se font à partir de deux guitares et d’un orgue branché sur un Vox AC30. Jess Jaworski intègre alors le trio et récupère les claviers tandis que, dans le même temps, est recruté  un batteur, Barry Smith. Les  Specters donnent un premier concert en mai 1962, au Samuel Jones Sports Club de Dulwich. Leur route croise celle des Cadets auxquels il pique John Coghlan qui bat pour ce groupe. Exit Barry Smith.

Des Scorpions aux Specters…

L’enthousiasme de ces jeunes musiciens au répertoire encore limité à reprendre du Shadows, du Spotnicks ou du Tornadoes, est déjà très communicatif, au point qu’ils sont régulièrement sollicités pour des mariages, par la base aérienne proche du local dans lequel ils répètent ou par des clubs ouvriers locaux. Néanmoins, ils décrochent de plus en plus d’engagements. En 1964, les Specters, en pleine explosion british-blues, sont de respectables acteurs de la scène musicale de Londres.

Status quo 5

Sous la houlette de Pat Barlow, le groupe tourne de plus en plus, amenant ses membres à lâcher leurs études. Sauf Jaworski dont les parents s’opposent à ce qu’il abandonne l’école. Roy Lynes, organiste semi-professionnel saute dans la brèche.

Fin 1965, l’heure est venue pour eux de se projeter sur l’enregistrement d’une démo, histoire de faciliter la signature d’un contrat discographique.

La reprise du morceau de Leiber, Stoller et Donida, I (Who Have Nothing) séduit Ronnie Scott de Valley Music qui les met en relation avec John Schroeder du label Piccadilly Records. Un contrat de 5 ans est signé en juillet 1966. Les débuts des Specters ne sont pas payants. Leurs premiers 45 tours ne font pas recette.

L’ambiance devient morose au sein de la maison d’édition. Les Specters se remettent en question en changeant de nom pour un nouveau départ : The Traffic. Le nom est déjà pris et Steve Winwood le crie haut et fort. Le Traffic de Rossi devient The Traffic Jam pour éviter toute embrouille. Flop. Il faut autre chose.

… puis The Status Quo.

Rick Parfitt, un proche des Specters avec lesquels ses Highlights ont partagé, en 1965, l’animation du camp de vacances d'été Butlin's à Minehead, intègre alors la formation pour tenir la seconde guitare et renforcer les harmonies vocales. Il faut désormais appeler cette nouvelle mouture, The Status Quo. Nous sommes à la fin de l’année 67 et Londres succombe à la mode de l’acid et du psychédélique. The Status Quo également qui le 5 janvier 1968 publie pour Pye un single, Pictures Of Matchstick Men dont la teneur psychédélique amène l’encadrement du groupe à en faire le titre principal, alors qu’il est initialement prévu pour être la face B de Gentleman Joe’s Sidewalk Cafe.

Le coup est gagnant, ce dernier prenant place à la 7ème place des charts U.K (N°12 aux Etats-Unis). L’ombre de l’illégale Radio Caroline, station pirate émettant depuis deux navires ancrés au large de l’Angleterre, plane sur cette réussite soudaine restée célèbre et ayant contribué à sortir The Status Quo de ses échecs à répétition.

Status quo caroline

22 Top 10 entre 1968 et 1990.

Un second single rencontre également du succès, Ice In The Sun, qui fait 8 chez lui, 70 chez l’Oncle Sam. Ils donnent le top départ à une belle habitude prise par Status Quo de signer dans sa carrière une soixantaine de hits placés dans les charts britanniques dont 22 top 10 entre 1968 et 1990. Pas mal pour un groupe de rock. La carrière de The Status Quo décolle enfin ; le groupe est programmé à la B.B.C, fait les premières parties de groupes et artistes plus huppés, intègre les fameuses Peel Sessions destinés à promouvoir les groupes en herbe, tournent dans le pays.

Au single à succès (Pictures Of Matchstick Men) succède rapidement un premier LP, agencé à la hâte.

Il est essentiellement alimenté par des compositions de Rossi et de Lancaster de l’époque Specters et de morceaux plus récents faits ensemble. Le pop psychédélique Picturesque Matchstickable Messages From The Status Quo sort en septembre 1968. Original, imaginatif, il suscite beaucoup de promesses, mais n’assoit pas encore suffisamment la crédibilité du groupe.

The Status Quo tombe le The.

Un an plus tard, Spare Parts (Pye Records) révèle encore un Quo psychédélique. Ce sera la dernière fois. Le groupe commence à travailler ses compositions, à montrer plus de sérieux ; sur les injonctions du label, il délaisse les pitreries scéniques et les accoutrements excentriques. Il y a le feu, le protégé de Pye est sommé de montrer autre chose sans quoi…

La réaction attendue se fait par Ma Kelly's Greasy Spoon (du nom d’un café de Finchley Road), sorti en octobre 1970. Le changement de style est radical, The Status Quo tombe le The, Status Quo naît et adopte ce qui fera sa marque de fabrique : le boogie-rock. Dans le même temps, il doit faire sans Roy Lynes qui quitte le groupe fin 1970.

Le volume 4 du catalogue, Dog Of Two Head (novembre 1971), confirme Ma Kelly’s et la direction hard rock/boogie-rock prise. C’est basique mais ça paie. Status Quo envoie du décibel, balance du riff, installe un rythme de malade et insuffle une énergie incroyable. Status Quo va bien ; il est heureux d’en avoir fini de manger du pain noir et transmet à l’auditoire son état d’esprit requinqué. Les radios FM suivent mais les retombées tardent encore à venir. Pye est abandonné au profit de Vertigo.

L’ère Vertigo, le détonateur.

La réussite dans les chiffres vient avec Piledriver (décembre 1972). Tout le monde est unanime à considérer ce cinquième opus comme le point de départ de Status Quo, lequel désormais est tête d’affiche des festivals comme celui de Reading où il partage l’événement avec les Faces. Status Quo est réclamé partout et pointe pour la première fois sur le sol français le 28 octobre 1973 où il se produit à l’Olympia dans le cadre de la tournée de promotion de Hello, sixième album sorti un mois plus tôt.

Status Quo ne dévie pas de sa stratégie hard rock boogie gagnante dans ses prochains albums et va même encore plus loin. La preuve par Hello évoqué précédemment et qui reste 28 semaines dans les charts. Vertigo se frotte les mains ; tous les médias n’ont d’yeux que pour ce groupe à la musique régénératrice, lourde, grasse mais terriblement excitante.

Hello, entré directement à la première des charts (il reste classé 7 mois durant) est l’album de Caroline, single publié le 31 août 1973 pour justement promouvoir Hello. Le titre fait top 5 et s’écoule en deux temps et trois mouvements à plus de 200.000 pièces. Les retombées sont planétaires et l’emblématique Caroline est aujourd’hui l’hymne définitif du groupe. Status Quo est désormais la coqueluche des anglais ; l’engouement en France est également très fort. Les Etats-Unis en sont, par contre, moins friands.

Status quo rossi 2

« Qui aurait pu imaginer en 1962, lorsque nous avons débuté ce qui est devenu Status Quo, que nous serions encore réunis et actifs 50 ans plus tard ? Pas moi.

A dire vrai, nous pensions à la fin des 70’s que l’aventure allait se terminer. Nous craquions alors un fric fou. L’argent est toujours la motivation aujourd’hui.

Si je devais mourir demain, mais quelle belle vie j’aurais eu ! J’ai eu de la chance ; je n’ai jamais été malade et pourtant… » (Francis Rossi).

Des disques d’or à la pelle.

Quo (mai 74) est le septième LP studio. Considéré comme le plus hard du catalogue du fait de l’apport conséquent de Lancaster à l’écriture (6 sur 8 sont de lui, seul ou en cosignature), il continue sur la voie royale tracée depuis Piledriver : 2ème des charts, disque d’or au Royaume-Uni et en France.

Le racé et varié On The Level (février 1975) connaît la même destinée commerciale que Quo. Ce disque de 10 titres, dont une grande majorité tranchants, est porté par Down Down qui atteint le premier rang des classements britanniques. Les ventes sont encore une fois exceptionnelles. Le Quo, qui vient de passer une seconde fois à l’Olympia parisien (janvier 75) et qui fait un crochet par le Palais Des Sports (2 juin 1975), est au sommet avec une musique qui demeure toujours sans prétention mais terriblement efficace.

Un contrat avec Levi’s.

Status Quo aborde l’année 1976 avec Blue For You (mars 76). Il fait N° 1. C’est la troisième fois en trois ans que cette distinction couronne le travail de Status Quo qui, sans se soucier du qu’en-dira-t-on et des modes, poursuit son petit bonhomme de chemin. Les ingrédients sont toujours les mêmes : du rythme, de la vitesse, de l’énergie, de la simplicité. Ca fait toujours battre la semelle ou dodeliner du chef. Cerise sur le gâteau, Status Quo devient l’ambassadeur de la marque de jean’s Levi’s. La pochette de Blue For You ne peut pas démentir ce nouveau partenariat.

Live !, comme son nom l’indique, est un album enregistré en public (via le studio mobile des Stones). A Glasgow fin octobre 1976. Sorti en mars 1977, ce disque classé 14 semaines dans les charts et couvert d’or en France et au Royaume-Uni, est le premier du genre pour Status Quo. Cet album de référence du groupe réunit l’essentiel de ses titres majeurs. La presse l’encense et le qualifie de monument du rock, voire d’orgasme rock and rollien. Malgré un son discutable, il est vrai qu’on tient là un des disques les plus chauds du rock.

Status Quo moins mordant.

Les meilleurs choses ont une fin et la fin, tout au moins le déclin, s’affiche en filigrane de la réalisation de Rockin’ All Over The World (novembre 1977) dont la chanson titre empruntée à John Fogerty fait N° 5. L’album se démarque nettement de la dernière production du Quo. Le son est plus lissé, moins rugueux et Status Quo moins mordant. Il est le reflet de ce temps d’alors. Paradoxalement, il marche bien ; on sent toutefois que quelque chose a définitivement disparu avec l’arrivée à la prod’ de Pip Williams.

Status quo heute

En cosignant avec des auteurs extérieurs la plupart des chansons de If You Can’t Stand The Heat (octobre 1978), onzième LP studio, il se confirme que le quatuor anglais est à la peine.

Toujours avec Williams aux manettes, la musique du Quo prend une coloration pop-rock commerciale qui déçoit une partie des fans de la première heure, sans altérer cependant une popularité toujours à son comble. La preuve : la tournée australienne de l’été 78 draine quelque 90.000 spectateurs.

Basculement dans la variété.

Whatever You Want (octobre 1979) est le dernier jet de la décennie des 70’s et le numéro 12 du catalogue. Compte tenu que les fans se sont habitués à la métamorphose sonore du groupe depuis l’arrivée de Pip Williams à la production, il n’y a aucune raison de changer une équipe qui continue à gagner. 3ème au Royaume-Uni.

Plus mélodique, orienté pop et fait pour vendre, s’il marque les esprits, il n’en demeure pas moins très éloigné du Status Quo de la première moitié des années 70. La norme Status Quo a complètement disparu des écrans radars. La chanson-titre a cartonné en Britannie, raison de plus pour tenter une énième fois de séduire les ricains avec un album quasi à l’identique que son homologue européen : Now hear This paraît en 1980. A partir de là, les tensions commencent à poindre, les désaccords s’installent entre Rossi et Lancaster, Status Quo vire progressivement vers la variété.

Status quo aquostic

Dites 32 !

Status Quo affiche aujourd’hui 50 ans de carrière, a réalisé 32 albums dont 18 disques d’or et compte 118 millions d’exemplaires vendus.

Le dernier en date, Aquostic ! (Stripped Bare), a été publié fin 2014. Il ne navigue plus entre rock ‘n’ roll, boogie et hard rock ; plus épuré, au regard de la pochette affichant Parfitt et Rossi en tenue d'Adam, on pourrait même dire plus dénudé, Aquostic surfe sur les terres d’Eagles, ce qui ne constitue nullement pour lui un frein pour continuer inlassablement à attirer les foules.

Status Quo est éternel. En doutiez-vous ? (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Status quo picturesque 1968

 

THE STATUS QUO

PICTURESQUE MATCHSTICKABLE MESSAGES FROM THE STATUS QUO – 1968  3,5/5

 

Publié le 27 septembre 1968.

Produit par John Schroeder.

Durée:34:00.

Label:Pye Records.

Genre :rock psychédélique,pop-rock.

 

Un bel avenir en perspective.

 

Ceux qui pensent trouver dans ce premier Status Quo de l’histoire, la matière qui a fait la popularité de son inoubliable et pétillant boogie, en seront pour leur frais. Picturesque Matchstickable Messages From The Status Quo (en écoute intégrale ici) se positionne plutôt dans un répertoire pop psychédélique, et suscite énormément d’espoir pour celui qui n’a pas encore tombé le The et qui est toujours The Status Quo.

Un très bel avenir est prédit à ce quintet emmené par Francis Rossi (guitare et chant), Rick Parfitt (guitare rythmique et chant), Alan Lancaster (basse), John Coghlan (batterie) et Roy Lynes (claviers et chant).

Vêtus avec excentricité comme le veut le Londres décalé du moment, portant pantalons en satin et de chemises à jabot, ces anglais de la banlieue sud de la capitale ne manquent ni d’originalité, ni d’imagination, à l’image de leur jeu de guitare créatif. Cela n’échappe pas à Pye qui les signe en 1966.

The Status Quo enchaîne alors une série de singles avec des réussites diverses, selon que l’on soit d’un côté ou de l’autre de l’océan (Pictures Of Matchstick Men, 7ème au Royaume-Uni, 12ème aux States et Ice In The Sun, 8ème au Royaume-Uni et 70ème chez l’Oncle Sam.

Disque de bonne facture, mais absolument pas représentatif du Status Quo qui donne des fourmis dans les jambes et une irrésistible envie de danser, il est publié en septembre 1968.

Entre ballades (Sheila, Gentleman Joe’s Sidewalk Cafe), rock psychédélique (Sunny Cellophane Skies, Paradise Flat) et reprises (Spicks And Specks des Bee Gees et Green Tambourine de Leka et Prinz), le registre ne manque pas d’inspiration et d’intérêt d’autant il est correctement interprété, et ce, même si, en grattant un peu on peut déceler certaines imperfections techniques dans le jeu de la bande à Rossi.

Mes préférences vont cependant à When My Mind Is Not Alive, Ice The Sun, Pictures Of Matchsticks Men et Black Veils Of Melancholy. Que l’on ne se méprenne pas : ce premier album de Status Quo n’a rien d’un réservoir à FM, mais dans sa veine psychédélique, il tient largement son rang (RAZOR©).

 

1. Black Veils of Melancholy.

2. When My Mind Is Not Live.

3. Ice in the Sun.

4. Elizabeth Dreams.

5. Gentleman Joe's Sidewalk Café.

6. Paradise Flat.

7. Technicolour Dreams.

8. Sheila.

9. Spicks and Specks.

10. Sunny Cellophane Skies.

11. Green Tambourine.

12. Pictures of Matchstick Men.

 

Francis Rossi:chant,guitare.

Rick Parfitt:chant,guitare rythmique.

Alan Lancaster:basse.

John Coghlan:batterie.

Roy Lynes:orgue.

LP Studio 2 - 1969

 

Status quo spare parts

 

THE STATUS QUO

SPARE PARTS – 1969  3/5

 

Publié en septembre 1969.

Produit par John Schroeder.

Durée:41:50.

Label:Pye Records.

Genre:rock psychédélique,pop-rock.

 

Objet de collection surtout.

 

Adieu les accoutrements excentriques.  Adieu les pitreries scéniques qui n’attirent, ni ne font rire personne. The Status Quo délaisse les fripes de cirque pour les bon vieux jeans « par d’ef » et se recentre sur la seule chose qui puisse intéresser un public qu’il n’a pas encore fidélisé : la musique.

A quelques encablures d’un passage dans les années 70, alors que l’année 1969 a été vécu comme une des pires que le groupe ait connu depuis son avènement, alors que les singles ne sont pas vraiment gagnants et que les salles sonnent de plus en plus le creux, le groupe réagit.

Au sortir d’une tournée promotionnelle harassante, réunis autour de Rossi, les membres décident d’en finir avec la pop psychédélique, dépassée, après ce Spare Parts (en écoute intégrale ici) de Septembre 1969.

A sa sortie, ce deuxième LP était impitoyablement voué aux gémonies pour insuffisance de performances. Les choses n’ont guère varié aujourd’hui. Condamné en raison d’une insistance à se cantonner dans un répertoire musical qui a fait son temps, Status Quo se fait taper sur les doigts par Pye. Les cadors ne veulent plus entendre parler de cette musique ; ils investissent et sont en droit d’exiger un retour sur investissement. Le groupe est à deux doigts de se séparer.

D’où sa réaction de se remettre en cause et de proposer carrément autre chose. Nous y reviendrons. Pour ce qui nous concerne, l’album Spare Parts, pour ces raisons, n’offre aucun équilibre, aucune cohérence. Inégal et terne, il sort parfois la tête de l’eau avec des titres comme Little Miss Nothing, Face Without A Soul. Mais c’est effectivement bien insuffisant et frustrant. Cette volte-face musicale salvatrice aura une conséquence incommensurable sur leur avenir et leurs portefeuilles.  Réservons-le donc aux collectionneurs, si vous le voulez bien ! (RAZOR©)

 

1. Face Without A Soul.
2. You're Just What I Was Looking For Today.
3. Are You Growing Tired Of My Love.
4. Antique Angelica.
5. So End Another Life.
6. Poor Old Man.
7. Mr. Mind Detector.
8. The Clown.
9. Vevlet Curtains.
10. Little Miss Nothing.
11. When I Awake.
12. Nothing At All (Single A-Side).

 

Francis Rossi:guitare,chant.

Roy Lynes:claviers.

John Coghlan:batterie.

Alan Lancaster:basse,guitare.

Richard Parfitt:guitare,chant.

LP Studio 3 - 1970

 

Status quo ma kelly

 

STATUS QUO

MA KELLY’S GREASY SPOON – 1970  3,5/5

 

Publié en août 1970.

Produit par John Schroeder.

Durée:41:48.

Label:Pye Records.

Genre:boogie rock,hard rock.

 

Le Quo montre son vrai visage.

 

Enfin les beaux jours… Après avoir durement galéré, voire erré, dans une improductive  veine psychédélique au point d’avoir manqué de peu de se brûler les ailes et de déposer les armes, Status Quo déboule dans le genre qui nous est le plus familier de son répertoire, celui par lequel il excelle et fait décoller sa carrière : le british boogie-rock.

Cantonné dans des tournées secondaires, les temps sont durs, d’autant plus que Pye a renégocié à la baisse, le contrat qui le lie au Quo, ce dernier n’ayant rien eu de très concluant à mettre sous la dent de son label.

L’album Ma Kelly’s Greasy Spoon (en écoute intégrale ici), publié en août 1970, arrive à point nommé pour rompre avec un passé peu lucratif et artistiquement peu intéressant, à de rares exceptions près. Peut-être fallait-il en passer par là et manger de la vache enragée.

Ma Kelly’s est celui qui va tout déclencher, mais les effets financiers ne seront palpables que plus tard. Status Quo change de style et naît définitivement  avec cet album fort sympa et qui file une irrésistible envie de se secouer la paillasse.

Incontestablement, eux aussi se sont bougé la carcasse, car ce nouveau venu au catalogue n’a aucune commune mesure avec la pauvre production du Spare Parts précédent.

Plus musclé, il marque leurs premiers contacts avec le hard rock, la marque de fabrique qui les a propulsés au rang de stars internationales du rock.

Ma Kelly’s Greasy Spoon, pourtant excellent alliage de boogie, de rock et de blues, ne retranscrit pas, dans les chiffres, l’évolution du groupe, la faute à une promotion bâclée. Les ventes demeurent maigres, à croire que l’arrivée de Bob Young, en qualité de road manager, a été vaine.

Elle est, au contraire, déterminante. Le son est durci, la section rythmique devient plus lourde, la guitare (rythmique de Parfitt) se fait plus accrocheuse, les solos de Rossi plus tranchants. Côté musique, ce Ma Kelly Greasy Spoon (vraisemblablement la dame au faciès de Mère Casse-Bites avinée figurant sur la pochette) est un sacré bon disque de boogie-rock sur lequel apparaissent certains classiques.

Du morceau d’ouverture Spinning Wheel Blues à son titre de clôture, le meddley It’s Really Me/Gotta Go Home, Status Quo propose une excellente incursion dans un univers musical plus proche de ce pour quoi il nous fait bander aujourd’hui encore, en 2015..

Dans cette offre mésestimée et oubliée, les moments privilégiés se situent au niveau de la belle ballade Everything, des blues Spinning Wheel  et Lazy Poker, de Need Your Love, de Shy Fly, du merveilleux Junior’s Wailing et du medley de fin. C’est peut-être ici que tout commence, soyez-en (RAZOR©).


1. Spinning Wheel Blues.

2. Daughter.

3. Everything.

4. Shy Fly.

5. Spring Summer and Wednesdays.

6. Junior's Wailing.

7. Lakky Lady.

8. Need Your Love.

9. Lazy Poker Blues.

10. Medley:Is It Really Me/Gotta Go Home.


Francis Rossi:guitare,chant.

Roy Lynes:claviers.

John Coghlan:batterie.

Alan Lancaster:basse,guitare.

Richard Parfitt:guitare,chant.

LP Studio 4 - 1971

 

Status quo dog of two head

 

STATUS QUO

DOG OF TWO HEAD – 1971  4/5

 

Publié en novembre 1971.

Produit par John Schroeder.

Durée:36:09.

Label:Pye Records.

Genre:hard rock,boogie rock.

 

Droit au but.

 

Dog Of Two Head (en écoute intégrale ici) est un des meilleurs albums de Status Quo. Ne cherchez pas plus loin. Dog Of Two Head (5 novembre 1971) est une première étape déterminante dans la voie que s’est tracé le groupe pour aller titiller le hard rock dans lequel des Led Zep, Deep Purple et consorts.

Ce disque, quatrième dans la chronologie discographique studio, annonce le tsunami qui ne va pas tarder à déferler sur le rock. Publié par Pye Records, le boogie-rock pratiqué allie simplicité et efficacité. Pas de tralalas, pas de chichis, on envoie les décibels et du rythme.

Les quatre musiciens n’ont pas fait Oxford ou Cambridge pour sortir un produit aussi basique (qui ne connaîtra qu’un succès d’estime), mais la recette est toutefois très rentable. Le son est encore plus aiguisé, les riffs sont plus diaboliques, le rythme plus acharné.

Rossi, Lancaster, Coghlan et Parfitt, requinqués moralement, dégagent une énergie incroyable à faire leur trou. Hier encore, c’est leur tombe qu’ils creusaient. En dépit de l’acharnement médiatique dont il est l’objet, Status Quo devient de plus en plus populaire, ce joyeux Dog Of Two Head lui permettant d’accéder enfin à la popularité (pas encore la vraie reconnaissance).

Le Quo bénéficie du soutien des radios FM, mais ce n’est toutefois pas suffisant pour que la maison de disques puisse en tirer des subsides conséquents. Les relations se ternissent, elles iront au clash.

Qu’importe, le disque est là, frais, exaltant, embrasé. Avec ses arguments irréfutables : Mean Girl, le déroutant Railroad, le vigoureux Umleitung, la ballade Nanana, l’énigmatique Gerdundula (le Quo aimait les titres à consonnance germanique), Something’s Going On My Head (une contribution de Lancaster). Excellent ! (RAZOR©).

 

1. Umleitung.

2. Nanana (Extraction I).

3. Something's Going on in My Head.

4. Mean Girl.

5. Nanana (Extraction II)  

6. Gerdundula.

7. Railroad.

8. Someone's Learning.

9. Nanana.
 

Francis Rossi:guitare,chant.

Rick Parfitt:guitare,claviers,chant.

Alan Lancaster:basse,guitare.

John Coghlan:batterie.

LP Studio 5 - 1972

 

Status quo pile driver

 

STATUS QUO

PILEDRIVER – 1972  4,5/5

 

Publié le 15 décembre 1972.

Produit par Status Quo.

Durée:39:52.

Label:Vertigo (U.K.),A&M (U.S.A.)

Genre:hard rock.

 

Album de la maturité.

 

En dépit du fait d’avoir les médias contre lui au motif d’être un tantinet redondant, Status Quo, un des plus vieux groupe de rock encore actif, continue à gagner en popularité et ne change rien au style si personnel qui est le sien et qui marche.

Après avoir quitté Pye Records au profit de Vertigo, les quatre mousquetaires londoniens entrent en studio (I.B.C. à Londres) pour Piledriver (en écoute intégrale ici), publié mi décembre 1972. Vertigo croit en ce quatuor au style qui lui est propre et placé en marge des courants musicaux alors en vogue, joue le jeu de la communication, les rétribue grassement.

Conscient de ce que leur public exige de lui, Status Quo monte les amplis à fond, libérant un son très « live », bourré d’une incroyable énergie, rageur. Le Quo s’installe dans un hard rock boogie et bluesy auquel il sera longtemps fidèle. Il n’en déviera pas d’un pouce pendant la décennie à suivre.

Pour en revenir à Piledriver, album plus mûr, produit comme il le sent, par un Status Quo commençant à accumuler les heures de vol, il permet à nos anglais de décoller enfin, figurant 37 semaines dans les charts (N°5).

Très bon disque au rock basique, plus dur, plus énergique, plus varié, ce cinquième LP studio compte parmi les meilleurs d’un groupe au top de son niveau. Piledriver balance bien, Status Quo s’éclate, l’auditeur se régale.

Tantôt puissant boogie avec Don’t Waste My Time et Piledriver, plus blues (Unspoken Words et un malheureux Roadhouse Blues, reprise des Doors), plus pop et doux comme le mélancolique A Year et All The Reasons, ou plus lourd (O Baby et Big Fat Mama), Piledriver n’a qu’une seule ambition : donner du plaisir sans prise de tête. Et c’est gagnant. Comme quoi la simplicité et l’authenticité sont des arguments d’une redoutable efficacité (RAZOR©).

 

1. Don’t Waste My Time.
2. O Baby.
3. A Year.
4. Unspoken Words.
5. Big Fat Mama.
6. Paper Plane.
7. All The Reasons.
8. Roadhouse Blues

 

Francis Rossi:guitare,chant.

Richard Parfitt:guitare,piano,chant.

Alan Lancaster:basse.

John Coghlan:batterie.

Rob Young:harmonica.

Jimmy Horowitz:piano.

LP Studio 6 - 1973

 

Status quo hello

 

STATUS QUO

HELLO ! – 1973  4,5/5

 

Publié le 28 septembre 1973.

Produit par Status Quo.

Durée:39:38.

Label:Vertigo Records.

Genre:hard rock,boogie rock.

 

Le Quo enfonce le clou.

 

Hello (en écoute intégrale ici) est le sixième album du Quo. Nous sommes alors en septembre 1973 quand il tombe dans les bacs. Ces anglais, dont on parle comme les bêtes de scène en vogue qu’il faut voir impérativement, nous, en France, nous n’en avons alors jamais vu la couleur. Nous en sommes  encore à nous interroger sur ces gaillards qui font fumer les amplis : Status Qui ?

Piledriver va changer les choses. Publié en 1972, ce disque assoit définitivement leur notoriété sur le sol hexagonal. La presse française les a à la bonne, les pages des magazines spécialisés frenchies (Best, Rock&Folk, Extra) s’ouvrent à eux. Paris et l’Olympia sont prêts à leur ouvrir les bras (28 octobre 1973) pour la première fois.

La tournée qui les voit fouler le sol français s’inscrit alors dans le cadre de la promotion du nouvel album venant de sortir: Hello ! En Angleterre, Status Quo caracole en tête des charts avec ce disque, dès le 27 octobre de cette année (28 semaines dans les classements).

Chez nous, Hello est vu « gras, lourd, suintant, épais », le rock de Status Quo est « dispensateur d’énergie, réjouissant », sa musique qualifiée de « régénérante ». Le Quo, dans la foulée de Piledriver, confirme tous les espoirs que Vertigo a mis en eux.

Presse écrite, radios et TV font l’union sacrée autour du groupe anglais, élevé au rang de rock star.

Hello est un classique du Quo. Joué avec conviction et confiance, il développe un boogie-rock-blues excitant, sans prétention, teigneux, bien structuré. Toujours aussi simple, voire simpliste, la musique d’Hello fait un bien fou. On s’y laisse tellement aller que l’on se retrouve vite à dodeliner de la tête pour accompagner le rythme des titres bien cadencés de l’album.  Comme au bon vieux temps de sa publication, comme lors des concerts de l’époque.

Ce disque est une véritable contagion dans toute son entièreté : le planétaire Caroline, Forty-Five Hundred Times, Roll Over Lay Down, And It’s Better Now et d’autres aussi excellents... Ce produit d’un groupe à son paroxysme musical et commercial est une indispensable acquisition (RAZOR©).

 

1. Roll Over Lay Down.

2. Claudie.

3. A Reason for Living.

4. Blue Eyed Lady.

5. Caroline.

6. Softer Ride.

7. And It's Better Now.

8. Forty-Five Hundred Times.

 

Francis Rossi:guitare,chant.

Rick Parfitt:guitare,claviers,chant.

Alan Lancaster:basse.

John Coghlan:batterie.

LP Studio 7 - 1974

 

Status quo quo

 

STATUS QUO

QUO – 1974  5/5

 

Publié le 1 Mai 1974.

Produit par Status Quo.

Durée:37:05.

Label:Vertigo.

Genre:hard rock,boogie rock.

 

Plus haut, plus loin, plus fort…

 

L’album Quo (en écoute intégrale ici), 7ème enregistrement studio, daté de mai 1974, permet à Status Quo de prolonger son parcours triomphant, entamé avec Piledriver, deux ans auparavant, et confirmé par un Hello qui écrase les ventes (disque d’or).

Toujours décriée par une partie de la presse qui trouve les albums très redondants, adulée en retour par des fans qui adhèrent complètement au style musical proposé, la bande à Rossi et Parfitt ne dévie pas d’un centimètre de sa trajectoire gagnante.

Elle remet le couvert dans un registre identique, rock, boogie-rock, pur Quo, non sans libérer encore plus de décibels pour atteindre un niveau de puissance sonore rarement atteint. Plus haut, plus loin, plus fort… Le Quo fait sienne cette devise. L’album sent le souffre et la baston.

Il est certainement ce qu’a fait de mieux la formation londonienne. Sans l’ombre d’une hésitation, il faut se ruer sur ce classique du genre. Backwater, Just Take Me, Break The Rules, Lonely Man, Drifting Away, Fine Fine  Fine, Slow Train, Don’t Think It Matters, les huits pistes sont du Quo “pur jus”: rythmique monstrueuse, riffs assassins, batterie infernale, guitares acérées.

Du travail de bucheron formaté pour faire une grande carrière commerciale. Et ça continue à gagner. Comment s’en étonner? (RAZOR©)

 

1. Backwater.

2. Just Take Me.

3. Break The Rules.

4. Drifting Away.

5. Don't Think It Matters.

6. Fine Fine Fine.

7. Lonely Man.

8. Slow Train.

 

Francis Rossi:chant,guitare solo,guitare rythmique.

Rick Parfitt:chant,guitare rythmique.

Alan Lancaster:chant,basse.

John Coghlan:batterie,percussions.

Robert Young:harmonica sur 3.

Tom Parker:piano sur 3.

LP Studio 8 - 1975

 

Status quo on the level

 

STATUS QUO

ON THE LEVEL – 1975  3,5/5

 

Publié le 21 février 1975.

Produit par Status Quo.

Durée:37:55.

Label:Vertigo (U.K.),Capitol (U.S.A).

Genre:hard rock,blues rock.

 

Down, Down…

 

En ce mois de février 1975 (le 21 plus précisément), mois et année de publication de son huitième opus, On The Level (en écoute intégrale ici), Status Quo est au faîte de sa popularité. Il est demandé aux quatre coins de la planète ; il est la sommité en matière de boogie-rock. Partout où il se produit, il fait salle comble. Status Quo balaie tout sur son passage ; il est le phénomène qu’il faut voir à tout prix.

Dans la foulée de Piledriver, Hello et Quo, On The Level est attendu avec beaucoup d’impatience. Pour calmer les attentes, le single Down Down est envoyé en éclaireur. Résultat : il culmine très vite au top des charts et obtient un retentissement mondial.

A peine dix jours après sa sortie, c’est au tour de l’album On The Level (sur lequel figure Down Down) de parvenir à ce niveau de classement. S’appuyant sur une rythmique fracassante et des guitares subtiles et fabuleuses, bien travaillé au niveau du son (plus léché, moins rugueux), pas trop cul-cul au niveau des textes, On The Level revêt un costume taillé pilepoil pour le succès commercial.

Il recèle quelques moments fort jouissifs, mélodiques, hyper vitaminés, de Little Lady à Bye Bye Johnny (reprise de Chuck Berry). Vitalité, simplicité et efficacité sont encore et toujours les règles de base du succès du Quo. L’album laisse peu de place à une quelconque variété.

Le Quo enchaîne les boogies hard, les tubes, les disques, les concerts sans laisser transparaître la moindre défaillance, la plus petite des lassitudes. Il amasse sans dévier de son registre, enregistre et joue sans se soucier du qu’en dira-t-on. Pour le plus grand plaisir d’un réseau de fans qui ne cesse de s’accroître de jour en jour.

Les Rossi, Lancaster, Parfitt et Coghlan  vont au bout de l’objectif qu’ils ne sont fixés, regardent droit devant eux, sans se retourner. C’est vraisemblablement cette façon de ne rien entendre aux critiques qui vaut à ce disque quelques titres négligés et pas toujours accrocheurs (Broken Man, What You Do et Where I Am).

Il reste cependant suffisamment de matière pour qu’On The Level prenne position dans le sillage immédiat de la tierce royale constituée de Piledriver, Hello et Quo, sans toutefois, selon moi, parvenir à se hisser à leur niveau (RAZOR©).

 

1. Little Lady.

2. Most of the Time.

3. I Saw the Light.

4. Over and Done.

5. Nightride.

6. Down Down.

7. Broken Man.

8. What to Do.

9. Where I Am.

10. Bye Bye Johnny.

 

Francis Rossi:guitare,chant.

Rick Parfitt:guitare,claviers.

Alan Lancaster:basse,guitare,chant.

John Coghlan:batterie.

LP Studio 9 - 1976

 

Status quo blue for you

 

STATUS QUO

BLUE FOR YOU – 1976  3,5/5

 

Publié en mars 1976.

Produit parDamon Lyon-Shaw,Status Quo.

Durée:37:09.

Label:Vertigo (U.K),Capitol (U.S.A).

Genre:hard rock.

 

Le Quo ne varie pas d’une virgule.

 

Impassible Status Quo qui trace sa voie sans varier d’un pouce sa conception du boulot et du business…

1976 voit sortir Blue For You (en écoute intégrale ici), neuvième album du catalogue, construit avec les mêmes ingrédients que ceux précédemment utilisés pour mener au succès.

Une fois de plus, le ticket est gagnant, Blue For You, sorti en janvier, s’affiche en tête des charts début mars. Dépourvu de titres du calibre de Down Down (sur l’album précédent On The Level) ou de  Caroline (sur Hello !), Blue For You n’en demeure par moins trente semaines consécutives dans ce prestigieux classement. Il compte suffisamment de bonnes chansons pour captiver son monde et tanner le plus endurant des danseurs.

Deux singles font un honorable parcours, Rain de Parfitt (7ème quinze jours après sa sortie) et Mystery Song de Parfitt et Young (publié durant l’été 1976 et qui fait N° 11 en juillet).

Sorti en pleine émergence punk, Blue For You dégage une belle énergie, déploie une  rare vitesse d’exécution sur fonds de riffs mordants et de guitares à profusion.

Le disque est un numéro de haute voltige fait de rocks très musclés. Pas vraiment de maillons faibles, un son excellent, des envolées teigneuses, du rythme, de la vitesse, du talent, de la simplicité… (RAZOR©).

 

1. Is There a Better Way.

2. Mad About the Boy.

3. Ring of a Change.

4. Blue for You.

5. Rain.

6. Rolling Home.

7. That's a Fact.

8. Ease Your Mind.

9. Mystery Song.

 

Francis Rossi:guitare,chant.

Rick Parfitt:guitare,chant.

Alan Lancaster:basse,chant.

John Coghlan:batterie.

Bob Young:harmonica.

Andy Bown:claviers,chant.

LP Live 1 - 1977

 

Status quo live

 

STATUS QUO

LIVE ! – 1977  5/5

 

Publié le 1 mars 1977.

Enregistré les 27,28,29 octobre 1976 à l’Apollo Theatre de Glasgow.

Produit par Status Quo.

Durée:1:28:47.

Label:Vertigo Records.

Genre:hard rock.

 

Au sommet de son art.

 

Quand on affiche un catalogue studio aussi prestigieux, énergique et entraînant que le sien, pour boucler la boucle, un live s’avère incontournable.

Status Quo comble enfin cette carence discographique par l’ajout à son répertoire d’un double album en public, sobrement intitulé Status Quo Live (en écoute intégrale ici). Il aura fallu 1977 pour en arriver à cette inévitable issue.

Ce disque est enregistré à Glasgow, du 27 au 29 octobre 1976, dans le cadre de l’Apollo Theater (sold-out trois jours d’affilée), au cours d’un concert de promotion de Blue For You, le dernier LP studio du groupe.

Considéré comme la plus grande formation de boogie-rock du moment, Status Quo, confiant en ses moyens, motivé comme jamais, au sommet de son art, y livre une prestation de qualité, ponctuée par des moments exaltants. Il est toutefois quelque peu regrettable que le son ne soit pas au même niveau exceptionnel que le spectacle proposé.

Disque d’or dans 10 pays, ce live est une pure réussite, reprenant les classiques du groupe (Backwater, Caroline, Big Mama), les monstrueux Roll Over Lay Down, Forty-Five Hundred Times (plus d’un quart d’heure), le Roadhouse Blues (cher aux Doors et étiré durant 14 minutes), les premiers titres du groupe (Junior’s Wailing, In My Chair), une partie de la matière de l’album promu ces soirs-là (Rain et Is There A Better Way ?). Mais de Down, Down, point.

Qu’importe, on saisit un pack de bonnes bibines, on allonge ses cannes sur la table du salon et on se laisse embarquer à bord du vaisseau Status Quo. Attention, ça déchire grave ! (RAZOR©)


FACE A

1. Junior's Wailing.

2. Backwater/Just Take Me.

3. Is There A Better Way.

4. In My Chair.

 

FACE B

5. Little Lady/Most Of The Time.

6. Forty-Five Hundred Times.

 

FACE C

7. Roll Over Lay Down.

8. Big Fat Mama.

9. Caroline.

 

FACE D

10. Rain.

11. Don't Waste My Time.

12. Roadhouse Blues.

 

Francis Rossi:chant,guitares.

Rick Parfitt:chant,guitares.

Alan Lancaster:chant,basse.

John Coghlan:batterie,percussions.

Robert Young:harmonica.

Andy Bown:claviers.

LP Studio 10 - 1977

 

Staus quo rockin all over the world

 

STATUS QUO

ROCKIN’ ALL OVER THE WORLD – 1977  3,5/5

 

Publié le 11 novembre 1977.

Produit par Pip Williams.

Durée:45:13.

Label:Vertigo Records.

Genre:hard rock,boogie-rock.

 

Délit de haute trahison.

 

La première chose qui frappe l’écoute, c’est le son inhabituel de Rockin’ All Over The World (en écoute intégrale ici), un son auquel Status Quo ne nous avait pas encore habitués.

Plus policé, moins rugueux, moins spontané, avec des claviers qui s’accordent du bon temps, des guitares qui s’effacent, une rythmique qui se fait plus discrète, Rockin’ All Over The World, enregistré en Suède (Studios Bolus), se démarque nettement des travaux antérieurs, plus musclés, entamés avec Piledriver. 

En sonnant pop, plus pop, trop pop à mon goût, il s’éloigne de l’âme qui faisait la particularité et l’originalité de Status Quo. Il perd de sa brutalité, gagne trop en raffinement et en précision. Autrement dit, tout ce que le Quo n’a jamais été.

Le groupe prend ses distances avec le côté bûcheron qui faisait tout son charme. L’album est trop lissé. Status Quo s’égare, dévie de sa ligne de conduite pour la première fois depuis 1972 en ouvrant la porte à un producteur, Pip Williams, qui va l’orienter sur ce nouvel axe ; Status Quo s’éparpille.

Lancaster émigre vers des contrées australes, mais il ne faut pas être grand prophète pour s’apercevoir qu’il rompt tout doucement d’avec ses potes ; Coughlan joue en parallèle dans son autre groupe du moment, tout en continuant à assurer avec Rossi et consorts. Ces nouveaux comportements révèlent les premières fissures.

Rockin’ All Over The World souffre de tous ces désagréments et s’en ressent. Le Quo vit difficilement et  délaisse l’univers dans lequel il a excellé depuis le début des seventies. Celui qui, au début de l’année de sortie de ce dixième LP (novembre 1977) a été nommé meilleur groupe de hard-rock britannique (Daily Mirror), qui a sorti un live anthologique la même année, va décevoir des fans qui ne lui pardonnent pas de prendre ce virage artistique, au point de s’être réellement dénaturés.

Que l’on se rassure toutefois, en dépit de ce constat amer et ce délit de haute trahison, il reste de la bonne chanson à écouter : le Rockin’ All Over The World, piqué au passage au père Fogerty de Creedence Clearwater Revival, Hold You Back, excellent boogie-rock, Baby Boy, dansant comme pas deux, For You, une belle ballade, Too Far Gone et le country-rock Can’t Give You More. Il est vrai que si l’ensemble manque singulièrement de pêche et de relief, il n’en reste pas moins, malgré tout, du bon vieux rock & roll. Le début de la fin ? On y vient… (RAZOR©).

 

1. Hard Time.

2. Can't Give You More.

3. Let's Ride.

4. Baby Boy.

5. You Don't Own Me.

6. Rockers Rollin'.

7. Rockin' All Over the World.

8. Who Am I.

9. Too Far Gone.

10. For You.

11. Dirty Water.

12. Hold You Back.

 

Francis Rossi:guitare,chant.

Rick Parfitt:guitare,chant.

Alan Lancaster:basse,chant.

Andy Bown:claviers.

John Coghlan:batterie.

LP Studio 11 - 1978

 

Status quo if you cant stand the heat a

 

STATUS QUO

IF YOU CAN’T STAND THE HEAT – 1978  3/5

 

Publié le 27 octobre 1978.

Produit par Pip Williams.

Durée:37:54.

Label:Vertigo Records.

Genre:hard rock,boogie-rock.

 

Des dures à cuivres…

 

Status Quo a viré sa cuti comme en atteste l’album de toutes les interrogations, Rockin’ All Over The World. Plus lissé, plus pop, sous la houlette de celui par qui tout est arrivé, le producteur Pip Williams, le son de Status Quo, plus atmosphérique, marque un regain de rugosité et de spontanéité, dès If You Can’t Stand The Heat (en écoute intégrale ici), sorti en 1978, mais sans commune mesure toutefois avec la lourdeur caractéristique de la discographie 1972/1976. Status Quo se remet à rocker et à boogie-rocker.

En ce début d’année 1978, Status Quo, fiscalité oblige, est éparpillé aux quatre coins de la planète : Rossi en Irlande, Coghlan sur l’île de Man, son lieu de résidence, Lancaster en Australie et Parfitt en Allemagne. Qui plus est, le groupe promeut l’album précédent (Rockin’ All Over The World) dans d’harassantes dates en différents endroits de l’Europe.

C’est en Hollande (Hilversum-Wisseloord Studios) que s’effectue l’enregistrement de ce onzième opus, sorti en octobre 1978. Si les guitares font leur come-back au premier plan, la magie opère moins, en dépit d’un lot intéressant de bons titres. La cohésion n’est plus le modus operandi de ces musiciens anglais. Rien de surprenant, compte tenu de la dissémination précédemment énoncée.

Dans ce contexte ambiant, il faut savoir se satisfaire d’un LP de milieu de tableau, ni réellement enthousiasmant, ni vraiment boiteux. Presse spécialisée et fans marquent cependant leur stupéfaction de constater que, et chœurs (un trio vocal composé de Jacquie O’Sullivan, Stevie Lange et Joy Yates) et cuivres (The David Katz Horns), figurent à la carte de ce If You Can’t Stand The Heat. A mon sens, l’un comme l’autre n’apportent pas grand chose.

Again And Again, premier single sorti en préambule, Long Legged Linda, la ballade Someone Show Me Home et Stones sont les vrais pôles d’intérêt de ce disque qui finit sur une excellente note boogie, Like A Good Girl. Pincez-moi, je rêve…Des cuivres, je rêve ! Mais où va-t-on ? (RAZOR©)

 

1. Again and Again.

2. I'm Giving Up My Worryin'.

3. Gonna Teach You to Love Me.

4. Someone Show Me Home.

5. Long Legged Linda.

6. Oh, What a Night.

7. Accident Prone.

8. Stones.

9. Let Me Fly.

10. Like a Good Girl.

 

Francis Rossi:chant,guitare solo.

Rick Parfitt:chant,guitare rythmique.

Alan Lancaster:chant,basse.

John Coghlan:batterie,percussions.

Andy Bown:claviers.

Frank Ricotti:percussions.

Jacquie O'Sullivan,Stevie Lange,Joy Yates:chœurs.

The David Katz Horns and Bud Revo:cuivres.

LP Studio 12 - 1979

 

Status quo whatever you want

 

STATUS QUO

WHATEVER YOU WANT – 1979

 

Publié le 20 octobre 1979.

Produit par Pip Williams.

Durée:42:12.

Label:Vertigo Records.

Genre:rock.

 

Dernier des Classiques.

 

Dans le sillage de deux albums peu convaincants et sujets à de fortes critiques  (Rockin’ All Over The World et If You Can’t Stand The Heat de 1977 et 1978), Status Quo ajoute, en 1979, un douzième LP à une discographie déjà conséquente : Whatever You Want (en écoute intégrale ici)

Porté par le morceau titre, tube interplanétaire, ce disque confirme le retour de Status Quo à un son plus brut et mordant. Les guitares retrouvent leur leadership, les cuivres sont rangés au clou, les chœurs renvoyés à leurs chères études. Bref, le Status Quo de 1979 revient au style qui a fait sa popularité.

Dès l’intro, le fan de la première heure y trouve son compte ; l’extraordinaire riff d’ouverture de l’énorme Whatever You Want (signé Parfitt et Bown) auquel s’enchaîne un probant Shady Lady, est annonciateur de bons moments en perspective.

Le son est de qualité, moderne, bénéficiant des nouvelles technologies de l’époque (les voix et le mixage sont effectués au Studio Marquee). Et puis… dans l’ombre de ce grandissime morceau qui a fait une carrière phénoménale en single, une flopée de titres qui s’égrènent, pas mauvais, pas mémorables, sans susciter, outre mesure, mon intérêt, hormis Living On An Island, une belle surprise sous forme de ballade acoustique, les complémentaires et indissociables jumeaux Come Rock With Me et Rockin’ Me, ainsi que Breaking Away. Mais Whatever You Want les écrase tellement qu’ils font petits à côté de la pièce titre.

Status Quo, divisé sur ses choix artistiques, éparpillé sur la planète, a-t-il encore la cohésion qui faisait sa force ? J’en doute. Est-il encore dans le dur ? J’en doute aussi, tant il cède à la facilité. Amorce-t-il un déclin ? Je le pense. Il est des signes qui ne trompent pas…. (RAZOR©)

 

1. Whatever You Want

2. Shady Lady.

3. Who Asked You.

4. Your Smiling Face.

5. Living on an Island.

6. Come Rock with Me.

7. Rockin' On.

8. Runaway.

9. High Flyer.

10. Breaking Away.

 

Francis Rossi:guitare,chant.

Rick Parfitt:guitare,chant.

Alan Lancaster:basse,chant.

John Coghlan:batterie.

Andy Bown:claviers.

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