Sugar Creek.

BIOGRAPHIE.

 

SUGAR CREEK/ Athens (Ohio)

 

Sugar creek 1

 

Actif entre 1967 et 1969.

Labels:Metromedia,Fallout Records.

Genre:blues-rock,psychédélique rock.

Un marchepied pour la carrière de Jonathan Edwards.

Sugar Creek, dont le nom réfère à un village de l'Ohio, est une des étapes professionnelles du chanteur-compositeur et interprète touche-à-tout qu'est Jonathan Edwards, toujours en activité aujourd'hui.

Country, folk, blues, blues-rock, en groupe ou seul... la carrière de l'artiste du Minnesota né en 1946 a coiffé plusieurs casquettes durant 5 décennies, faisant de lui aujourd'hui un acteur majeur des scènes folk et americana.

Sugar creek please tell a friendTell Me A Friend, unique legs de 1969.

Sugar creek mc kinneyMalcolm McKinney en fut l'excellent songwriter...

Sugar creek joe dolce..et Joe Dolce un musicien très remarqué.

Sugar creek jonathan edwardsSugar Creek fut surtout un tremplin pour Edwards.

Cette expérience antérieure sert en quelque sorte de marchepied à la carrière solo qu'il embrasse au début des années 70 et qui est aussitôt couronnée de succès avec Sunshine (1971), extrait de son premier album personnel.

Cette délicieuse petite chanson folklorique à la mélodie légère est sans équivoque : Jonathan Edwards veut que la guerre au Vietnam cesse.

Il sera entendu par le peuple qui en fait un N° 4 du Billboard et qui se pare d'or. Sunshine reste à ce jour son seul grand titre primé.

L'université d'art de l'Ohio pour point de départ.

Avant d'en arriver là et de compter aujourd'hui une quinzaine de LP à son compteur, Edwards est surtout un baroudeur qui joue au gré des rencontres qu'il fait.

Ses pérégrinations sur la route l'amènent à rencontrer, en 1965, Malcolm McKinney, étudiant comme lui à l'Université d'Art de l'Ohio, mais surtout guitariste, ce qui lui permet d'échafauder des projets de création de groupe.

En recrutant le frère de Malcolm, Todd, le trio prend le nom de St James Doorknob et se taille une belle popularité dans les clubs et soirées de la région d'Athens (Ohio).

Cette mouture sert de préambule à la fusion avec les Finite Minds qui viennent de perdre leur chanteur.

Joe Dolce (prononcer Doltz), également étudiant à l'Université et Gary Gans, membres de cette dernière formation font le court chemin qui mène à Edwards et aux frères McKinney.

La nouvelle incarnation prend le nom de Infinite Doorknob et dérive vers un des combos blues-rock les plus populaires du sud de l'Ohio, Headstone Circus.

La scène de Boston comme terrain de jeu.

Sugar Creek naît sur les cendres de ces diverses incarnations en 1967 et opte pour la scène de Boston, plutôt que d'aller se fourvoyer sur New York, Los Angeles ou San Francisco, là où tout le monde musical converge alors.

Les changements de noms et de personnes ont alors considérablement changé le style de ce combo qui s'appuie alors sur un répertoire essentiellement constitué de reprises et sur de rares chansons plus personnelles.

Cette cadence permet aux musiciens de se forger un son et une identité qui lui sont propres.

On retrouve cette touche dans le seul album que Sugar Creek a réalisé, à savoir Please Tell A Friend, sorti en 1969 chez les new yorkais de Metromedia Records, nouvellement débarqué sur le marché du disque.

Produit par Peter Casperson, professionnel axé principalement sur les talents locaux, le LP réunit Johnathan Edwards, John Beatty, Gary Gans et les frères McKinney.

Dissous en 1971.

Joe Dolce, qui a également contribué l'enregistrement mais démissionnaire entre temps aux seules fins d'embrasser une carrière individuelle, n'est pas crédité, bien qu'il signe ici un titre, Old House, et co-signe, avec Edwards, A Million Years. Edwards (2 morceaux), mais surtout Malcom McKinney (6 morceaux) se partagent le reste de l'écriture (10 chansons).

Sugar creek edwards portrait

« Je préférais le son des cordes en bronze sur le bois de rose que celles en acier de la guitare électrique,alors je suis sorti du groupe. J'ai loué une fourgonnette et une sono et j'ai commencé à voyager seul dans les collèges de la Nouvelle-Angleterre. » (Jonathan Edwards)

La tonalité de l'album en question, réhabilité en 2008 via Fallout Records, est blues, rock et psychédélique comme en attestent les belles pièces que sont Old House, Where Do You Find The Answer, Who Do You Think You Are, Memory Tree, Night Flash ou encore A Million Years. Lady Linda et Heavenly Road ont une connotation plus gospel.

Please Tell A Friend est le seul LP qui puisse attester de la pertinence de Sugar Creek, aussitôt dissous (1971) quand Edwards décide d'opter pour un parcours solo qui dure encore aujourd'hui et dans lequel le public s'est, au fil des décennies, toujours retrouvé (RAZOR ©).

 

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio unique - 1969

 

Sugar creek please tell a friend

 

SUGAR CREEK

PLEASE TELL A FRIEND – 1969  3,5/5

 

Publié en 1969.

Produit par Peter Casperson.

Durée:35:09.

Label:Metromedia.

Genre:blues-rock, rock psychédélique.

 

Brillant.

 

La route qui mène à Sugar Creek passe par les bancs de l’Ohio University d’Athens. En 1965, John (Jonathan) Edwards, guitariste, se lie d’amitié avec Malcolm McKinney, étudiant comme lui, et également guitariste.

Avec Todd McKinney, le frère, pour faire l’appoint, un trio se constitue qui va sillonner les clubs, bals et kermesses des environs : les St.James Doorknob. Par les arrivées de Joe Dolce et de Gary Gans de Finite Minds, l’extension mute vers une mouture locale The Infinite Doorknob, qui elle-même devient, comme pour mieux brouiller les pistes, Headstone Circus. Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de ce dernier.

Sugar Creek est la dernière étape de ce jeu de chaises musicales un peu confus. Celle qui nous intéresse plus particulièrement, via le LP Please Tell A Friend de 1969.

A sa sortie, le disque de Sugar Creek, en dépit des bons moments qu’il fait passer, n’occasionne pas deux lignes dans la presse musicale d’alors. Le public n’adhère pas, Sugar Creek ne rassemble pas, en dépit d’une bonne maîtrise de mix de rock, de blues, de country et de psych.

Signé par le petit label Metromedia et enregistré à New York, il parvient toutefois à tirer son épingle du jeu grâce à un lot d’originaux solides auxquels tout le monde a mis la main à la pâte.

A une ou deux unités près, la collecte, assez hétéroclite, est brillante tout en faisant montre d’une belle cohérence. Gary Gans, les frères McKinney, Joe Dolce (sur deux pistes) et John Edwards, que l’on retrouve sous le prénom de Jonathan à l’entame de la carrière solo (il est l’auteur du tube Sunshine) qui suit l’épisode Sugar Creek, sont les maîtres d’œuvre de Please Tell A Friend, un disque vrai et vigoureux.

Les trois pistes tueuses A Million Years, Memory Tree et Night Flash, le gospélisé Heavenly Road, le blues rock Old House, Miss You, Woman, la ballade acoustique Lady Linda ou encore le très bon Where Do You Find The Answer interrogent sur le manque de reconnaissance qu’a pu rencontrer de son temps cette formation.

Ces titres à la compétence avérée mais hélas dans le même moule que ce que beaucoup de leurs contemporains proposent alors, auraient mérité un retentissement autre que régional. C’est pourquoi je lui octroie un 3,5/5 tout à fait justifié (RAZOR©).

 

Face 1.

1. A Million Years.

2. Old House.

3. Who Do You Think You Are?

4. Where Do You Find The Answer?

5. Woman.

 

Face 2.

1. Heavenly Road.

2. Memory Tree.

3. Miss You.

4. Lady Linda.

5. Night Flash.

 

John Beatty:batterie.

Joe Dolce:chant,guitare,harmonica.

John Edwards:chant,guitare.

Gary Gans:basse.

Malcolm McKinney:guitare.

Todd McKinney:guitare.

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