Taj Mahal.

BIOGRAPHIE.

 

TAJ MAHAL/New York (U.S.A)

 

Taj mahal jeune

 

Né Henry Saint Clair Fredericks, le 17 mai 1942 à Harlem (New York).

Actif depuis 1964.

Labels:Columbia Records,Warner Bros Records,Rykodisc.

Genre:blues,R & B,blues-rock,soul,jazz,delta blues,reggae,world music.

 

Icône du blues et de la world music.

De son vrai nom Henry Saint Clair Fredericks, Taj Mahal est le frère aîné de la regrettée Carole Fredericks qui s'est illustrée auprès de Jean-Jacques Goldman et de Michael Jones dans la première moitié des 90's, après avoir été choriste de grandes stars françaises comme Gainsbourg, France Gall, Eddy Mitchell ou encore Mylène Farmer.

Il est également le père de l'auteur-compositeur, musicienne et chanteuse Deva Mahal qui, les chiens ne faisant pas de chats, a, comme papa, embrassé une carrière dans le blues.

Lui-même, compositeur, interprète et multi-instrumentiste actif depuis le milieu des 60's, est l'une des figures les plus éminentes et influentes du blues et de la world music.

Taj mahal son de harlemTaj Mahal, le son de Harlem...

Taj mahal 2...avant de se poser à Los Angeles...

Taj mahal rising sons 65...et de fonder Rising Sons, groupe inter-racial...

Taj mahal seul...puis de se lancer dans une carrière solo...

Taj mahal first lp 68...et de publier un premier LP en 68.

Impliqué dans une carrière passionnante, Taj Mahal a passé sa vie professionnelle à faire la musique qu'il a toujours aimée, orientée autour du blues qu'il consomme à toutes les sauces : blues-rock, blues trad', R & B, gospel, jazz-blues, blues du delta, african blues, blues électrique, soul...

Les héritiers que sont Keb 'Mo' alias Taj Mahal Jr, Guy Davis, Corey Harris, Alvin Youngblood Hart savent toute la richesse du champ musical de Taj Mahal qui, à lui seul, a redéfini ce qu'est le blues et poussé plus loin ses limites, en l'infusant de sons et rythmes exotiques caribéens (reggae, zydeco, folk des Caraïbes), latinos, européens, africains ou hawaïens.

Entre les mains de cet insatiable curieux, de cet expérimentateur interculturel passionné et patenté, la petite note bleue a encore de belles heures devant elle...

La musique (et le blues) chevillée au cœur.

D'origine antillaise et africaine, Henry Saint Clair Fredericks est né à Harlem le 17 mai 1942. Enfant d'un pianiste de jazz caribéen et d'une mère institutrice et chanteuse de gospel, le jeune Henry grandit à Springfield dans le Massachusetts où il est bercé par des émissions musicales diffusées depuis les quatre coins de la planète et nourri par l'impressionnante collection de disques paternelle.

La maison étant ouverte à tous les musiciens amis de Henry Saint Clair Fredericks Sr, il est souvent confronté au jazz et développe un réel intérêt pour la musique africaine.

Pour la musique tout court même, aidé en cela par des parents qui le poussent pour apprendre un instrument. Il se met alors au piano, mais étudie également la clarinette, le trombone et l'harmonica.

Ado, il a le malheur de perdre son père. La mort violente frappant son géniteur et son absence s'avèrent lourdes à porter pour lui. Il trouve auprès de son beau-père (sa mère s'est remariée), possesseur d'une guitare, le soutien musical pour poursuivre son apprentissage de la musique.

Grâce à Lynwood Perry, un voisin de Caroline du sud, il prend ses premières leçons de guitare. Ce dernier l'initie au blues des Muddy Waters, John Lee Hooker, Lightnin' Hopkins et autre Jimmy Reed.

Dans le même temps, il intègre pour la première fois un groupe de doo-wop scolaire.

S'il a la musique chevillée au cœur, Henry Saint Clair se passionne également pour l'agriculture. A 16 ans, il travaille dans une ferme laitière de Palmer (Massachusetts). Trois ans plus tard, il en devient le contremaître. Comme il ne veut lâcher ni la musique, ni l'agriculture, il fait les deux, à la fin des 50's.

De Saint Clair à Taj Mahal.

Au début des 60's, il mène des études en agronomie et en sciences vétérinaires auprès de l'Université du Massachusetts (Amherst) et monte, dans le cadre universitaire, Taj Mahal & The Elektras.

C'est à cette époque qu'il utilise pour la première fois son nom de scène, Taj Mahal, inspiré par sa passion pour L'Inde de Gandhi. La musique prend alors le dessus sur l'agriculture.

Diplôme en poche, Taj Mahal prend la route de la west coast américaine et pose ses valises à Los Angeles (Santa Monica) en 1964.

Cette année là, il fonde Rising Sons, avec Ry Cooder et Jessie Lee Kincaid, un groupe dans lequel on retrouve aussi Gary Marker, futur collaborateur de Captain Beefheart dans le Magic Band et Ed Cassidy (il y reste un an), qui fondera plus tard Spirit en 1967. Coloré, Rising Sons devient un des premiers groupes interraciaux des 60's.

Signé par CBS, Rising Sons, auteur d'un LP resté lettre morte (les enregistrements de l'époque resurgissent en 1992 sous Rising Sons With Taj Mahal & Ry Cooder) et d'un single, Candy Man/The Devil's Got My Woman (le LP n'étant pas sorti à l'époque), Taj devient une figure de la place angeline.

Il anime alors régulièrement et jusqu'à sa dissolution en 1966, le Troubadour ou l'Ash Grove, les clubs en vogue du moment, autour d'une musique placée dans une veine Moby Grape, Buffalo Springfield ou Byrds.

Un bluesman dans le rock.

A la fin de Rising Sons, Taj Mahal continue à travailler avec Columbia Records, mais cette fois-ci en qualité d'artiste solo.

Pour ce label, il publie, dès 1968, un premier LP, éponyme, qui fait la part belle aux reprises des Sleepy John Estes, Robert Johnson, Blind Willie McTell, Sonny Boy Williamson.

Moderne, enthousiaste, plus rugueux et brut aussi, le premier jet de Taj Mahal, alors 25 ans, surprend agréablement. Incontournable, il traduit le travail d'un bluesman à l'époque du rock.

Bis repetita, son second opus, The Natch'l Blues, sorti à la fin de l'année 68 se rapproche encore plus du son du Delta. Il est l'autre disque indispensable de Taj Mahal.

Taj mahal portrait

« Ce qui m'inspire le plus dans ma carrière, c'est que j'ai pu gagner ma vie en jouant la musique que j'ai toujours aimée et que je voulais jouer depuis le début des années 50. Le fait que je sois encore impliqué dans une carrière passionnante aujourd'hui est vraiment inestimable. Je fais ça à l'ancienne et ce n'est pas évident. » (Taj Mahal)

Giant Step/De Ole Folks At Home (1969), troisième levée de sa discographie, permet à son auteur de terminer sur une excellente note ses 60's chez Columbia, label qu'il quitte après la publication de Satisfied 'n Tickled Too en 1976, au profit de Warner.

Cette décennie donne le jour à une dizaine d'albums studio : d'une part les CBS, à savoir Happy Just To Be Like I Am/1971, l'hybride Recycling The Blues & Other Related Stuff et la B.O du film Sounder/1972, Ooh So Good 'n Blues/1973, Mo' Roots/1974, Music Keeps Me Together/1975 et Satisfied 'n Tickled Too/1976 et d'autre part, les Warner, autrement dit, Music Fuh Ya' (1976), Brothers (film) et Evolution en 1977.

Côté live, on pointe un double, The Real Thing (1971), Big Sur Festival – One Hand Clapping (1972), réalisés pour Columbia et en fin de décennie, Live & Direct pour le compte de Crystal Clear Records. Aucun de ces disques n'atteindra le niveau des trois premiers albums qui sont les véritables classiques de l'artiste.

Du blues à la world music.

Cette période est l'occasion pour Taj Mahal d'élargir sa vision artistique à d'autres influences et d'intégrer de la musique caribéenne, du jazz et du reggae à son travail. Il n'en touche toutefois pas les dividendes.

Taj Mahal relâche sa production discographique durant les 80's. Seuls Taj (1987), bien accueilli, et Shake Sugaree (premier de ses trois disques pour enfants chez Music For Little People) viennent se greffer au catalogue studio. En contrepartie, il ne cesse de tourner et profite de ce relâchement pour s'installer à Hawaï.

La décennie suivante le voit densifier sa discographie (8 albums dont certains en collaboration avec d'autres artistes) et poursuivre son élargissement artistique.

Dans le nouveau millénaire, il signe quatre nouveaux LP dont le dernier en mai 2017, TajMo avec Keb'mo, autre géant du blues. L'album enlève le Grammy 2018 du meilleur LP contemporain de blues. Encore une fois, le blues en sort grandi, passé entre les mains de l'alchimiste Taj Mahal (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Taj mahal first lp 68

 

TAJ MAHAL

TAJ MAHAL – 1968  5/5

 

Publié en 1968.

Produit par David Rubinson.

Durée:32:59.

Label:CBS.

Genre:country-blues,blues électrique.

 

Joyeux et inspiré.

 

Henry St. Clair Fredericks pour l’état civil, il est Taj Mahal à la scène. Taj Mahal est un bluesman américain, venu tout droit d’Harlem.

Frère de la regrettée Carole Fredericks, qui a eu le parcours heureux que l’on connaît avec Jean-Jacques Goldman et Michael Jones, il débute en 1961 avec les Elektras avant de poser ses valises en Californie puis de former Rising Sons avec Ry Cooder, Gary Marker, Kevin Kelly et son ami Jessie Lee Kincaid, et de publier un trio d’excellents albums de blues, pour Columbia Records : l’éponyme Taj Mahal, The Natch’l Blues et Giant Steps.

J’en pince plus spécialement pour le premier, enregistré en août 67 et publié en 68. Ry Cooder, le cherokee Jesse Ed Davis, nouveaux entrants dans la profession, sont indissociables de la pertinence de cet opus, qui bénéficie par ailleurs d’une rythmique incroyable (Sanford Konikoff et James Thomas).

En fouillant dans les entrailles du Delta, Taj Mahal exhume quelques belles et jouissives perles de blues à l’ancienne (Robert Johnson, Sleepy John Estes, Blind Willie Mc Tell, Sonny Boy Williamson) et les redynamise, les modernise avec les techniques nouvelles à sa disposition, ce qui, pour son époque, est une belle surprise.

La voix de Taj y est époustouflante de puissance, agréablement âpre, authentique, chaleureuse et contribue à la grande réussite de ce disque. Les guitares sont virtuoses comme jamais.

Pas surprenant, dans ce contexte favorable, que l’on aboutisse à un ouvrage de cette très haute tenue. De la première à la dernière note, les premier pas du new-yorkais sont la preuve tangible que le blues et le rock ne font qu’un. Grand moment et je pèse mes mots… (RAZOR©)

 

Face 1.

1. Leaving Trunk.

2. Statesboro Blues.

3. Checkin' Up On My Baby.

4. Everybody's Got to Change Sometime.

 

Face 2.

1. E Z Rider.

2. Dust My Broom.

3. Diving Duck Blues.

4. The Celebrated Walkin' Blues.

 

Ry Cooder:guitare rythmique.

James Thomas:basse.

Sanford Konikoff:batterie

Jesse Ed Davis:guitare.

Taj Mahal:guitare,arrangements,harmonica,chant,guitare slide.

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