The Amboy Dukes.

BIOGRAPHIE.

 

THE AMBOY DUKES/Detroit (Michigan-USA)

 

Amboy dukes 1

 

Actif entre 1964 et 1975.

Labels:Mainstream,Polydor,Discreet.

Genre:hard rock,garage rock,rock psychédélique.


 

Un tremplin pour Ted Nugent.

« Si Barack Obama devient à nouveau des Etats-Unis, alors attendez-vous à ce que je sois probablement mort ou en prison ». Soutien affiché au candidat du parti républicain aux primaires américaines de novembre 2012, Ted Nugent n'y va pas avec le dos de la cuillère. Pas son genre, il est cash et n'a jamais fait dans le light ou dans la poésie.

Il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, sans tortiller du fion et droit dans les yeux. Les Démocrates, lassés de ses propos sans modération et infamants pour ceux qu'il qualifie de sous-hommes nuisant au peuple américain, en ont depuis fait une de ses cibles. Au point d'avoir les services secrets sur le râble, mais surtout d'en être devenu lourd et encombrant pour son entourage.

Ses prises de position conservatrices ne datent pas d'hier, il est connu depuis des décennies comme étant un patriote rétrograde, défenseur des armes et de la chasse, un partisan de la peine de mort ; un redneck quoi. En français, un beauf.

Sa musique agressive et à décibels, depuis les Amboy Dukes qui ont lancé sa carrière, est le reflet fidèle de ce personnage radical qui, fort heureusement pour lui, ne se résume pas qu'à ces clichés. Derrière cette carapace se profile un homme qui sait être autant aimé qu'il peut être détesté.

Les Animals comme modèle.

Amboy Dukes, c'est son bébé. Il se charge lui-même, en 1964, de le mettre sur les rails. Il a 16 ans quand la british invasion emporte tout sur son passage sur le sol américain. Chicago, où l'ado qu'il est réside encore, n'est pas épargnée par cette déferlante venue de l'autre côté de l'Atlantique. Dans ce raz-de-marée, il en pince plus particulièrement pour les Stones et les Animals, des sauvages comme lui, mais aussi pour des artistes du crû comme Billy Lee and The Rivieras et le guitariste de Detroit Jim McCarthy, futur Cactus.

Sur les bords du lac Michigan, Motor City Man  livre ses premières joutes. Fan des Ventures, de James Brown et d'Elvis Presley, il commence à jouer en 1958, à 10 ans, avant de réunir un groupe avec un batteur (Tom Noël) et un bassiste (Pete Primm) qu'il nomme The Royal High Boys et qui dure deux ans : de 1960 à 1962. La formation de Nugent s'étoffe alors et évolue vers The Lourds dont John Drake est le chanteur ; il sera aussi celui d'Amboy Dukes.

En 1963, The Lourds sort gagnant d'un concours régional qui lui donne le droit d'ouvrir pour les Suprêmes et Beau Brummels ; il se produit régulièrement au Cellar, club de danse pour ados d'Arlington Heights (périphérie de Chicago) où il partage la scène avec HP Lovecraft ou Shadows Of Knight.

Amboy dukes the lordsAu départ était The Lourds.

Amboy dukes 5Puis The Amboy Dukes à Detroit.

Amboy dukes nugentUn tremplin pour Ted Nugent.

Amboy dukes 2Une des plus belles attractions du circuit de Detroit.

De Chicago à Detroit.

L'année suivante, Ted Nugent, point focal du groupe, plus jeune membre du groupe mais encore étudiant, est contraint de suivre ses parents à Detroit, à 4 heures de Chicago, où le père, sergent dans l'armée américaine, est muté. Par la force des choses, il met un terme aux Lourds.

Il ne tarde toutefois pas à monter un autre projet : Amboy Dukes. Il pique le nom à une formation de R & B de Detroit ayant existé dans le passé. John Drake, à Chicago, trépigne d'impatience à l'idée de rejoindre Nugent à Detroit.

Comme il vient de souscrire à ses obligations militaires et qu'il est libre sur le marché, sa venue dans la capitale de l'automobile américaine ne pose aucun problème, Ted Nugent sait qu'il tient son chanteur.

Après quelques mouvements de personnel, le songwriter Steve Farmer à la guitare rythmique (ex Gang), le bassiste Bill White, Rick Lober aux claviers et Dave Palmer (The Galaxy Five, puis The Citations) à la batterie viennent entériner le premier line-up officiel d'Amboy Dukes.

Il se pose alors comme une des plus belles attractions du circuit de Detroit avec Shadows Of Knight (Gloria) et The Ides Of March, le groupe de Berwyn.

Un contrat chez Mainstream.

Bob Henkins en devient le manager dès 1967. Ses connaissances dans le milieu permettent à Amboy Dukes de signer un premier contrat pour le label indépendant de Bob Shad, Mainstream Records.

Enregistré en une nuit, l'album éponyme The Amboy Dukes, est publié en fin d'année 1967. Il confirme toutes les promesses entretenues et place Amboy Dukes parmi le gratin des groupes rock du mid-west.

Avec 7 de ses 11 titres signés de la main du groupe (Nugent et Farmer essentiellement) et une reprise bien sentie de Baby Please Don't Go (Big Joe Williams), cet album de style rock garage fait une entrée remarquée dans le Billboard où il prend une 183ème place.

Les adaptations de I Feel Free de Cream et de It's Not True (The Who) montrent l'intérêt du Nuge pour ce qui se passe outre-Atlantique.

Après la réussite de son premier opus, Amboy Dukes se voit allouer des moyens supplémentaires ; Bill White s'en va pourtant, remplacé par Greg Arama (The Gang), tandis que Rick Lober, qui avait un penchant pour les psychotropes, est remplacé aux claviers par Andy Solomon.

Journey To The Center Of The Mind, un coup gagnant.

Pop psyché, Journey To The Center Of The Mind (1968), est bon, mais pas le chef d'oeuvre souvent vendu. Il y a bien mieux ailleurs.

Néanmoins son écoute reste très agréable, la matière (entièrement originale) est solide, l'interprétation efficace. Seul regret : au fil du temps, l'album perd de son effet, comme quoi Ted Nugent aurait peut-être dû taper dans la boite à pharmacie de temps en temps. Jamais un cacheton, une clope, un stick ou une chopine, son quotidien devait parfois être tristounet.

Ecrite par Farmer (Nugent signe la mélodie) qui, à l'inverse, devait souvent feuilleter les pages de la pharmacopée, la chanson-titre (N° 16 du Billboard), rock psychédélique digne de ce nom, est enregistrée dans une ambiance pesante, des tensions se faisant jour entre Nugent et les membres, notamment parce que le boss fait la chasse à la drogue. A la suite de ce deuxième LP, John Drake est viré d'Amboy Dukes, mais apparemment pour des divergences artistiques. Et il n'est pas le dernier.

Amboy dukes ted nugent

“ Au sein des Lourds, j'étais encore un enfant, tout le monde me dominait. Le groupe a gagné la bataille des groupes dans le Michigan en 1963 et je connaissais quelques riffs des Ventures, quelques titres de Bo Diddley et de Chuck Berry. Mais nous avions une telle énergie. Tom Noel, Pete Grimm et John Drake, futur chanteur d'Amboy Dukes, qui avait la soul chevillée au corps, étaient eux en avance. Ca a favorisé mes débuts. Oui, j'ai été gâté.” (Ted Nugent)

C'est qui le patron ?

Migration, troisième volet du répertoire, voit Rusty Day remplacer Drake. Toujours réalisé pour le compte de Mainstream, il ne laisse rien transparaître des problèmes en interne. Mieux, ce disque sorti en 1969, avec ses singles accrocheurs (Good Natured Emma/Prodigal Man et For His Homonyme/Loaded Pour Bear) et la belle reprise de Frankie Lymon & The Teenagers, I'm Not a Juvenile Delinquent, est, de l'avis général, meilleur que son prédécesseur.

Migration publié, le guitariste omnipotent fait comprendre à Rusty Day et à Steve Farmer qu'ils ne sont plus les bienvenus, encore et toujours au motif de trop consommer de drogues.

Un Best Of The Original Amboy Dukes s'invite fin 1969, juste avant la sortie du N° 4 du catalogue, Marriage on the Rocks/Rock Bottom (Polydor/mars 1970). Rusty Day évincé, Ted Nugent ne bat pas le rappel pour engager un chanteur ; il l'a sous la main, le chant étant repris à son compte par Andy Solomon.

En deux ans, depuis Journey To The Center Of The Mind, Ted Nugent n'a plus à ses côtés que son claviériste. Entre les deux LP faits pour Polydor, Marriage On The Rocks/Rock Bottom et Survival Of The Fittest Live (1971), enregistré à la fin de juillet 1970, c'est, après Drake, Farmer et Day, au tour d'Arama et de Palmer de prendre le large. K.J Knight (chant, batterie) et Rob Ruzga à la basse font leur entrée.

Nugent chez Zappa.

En passant chez Discreet Records en 1972, Amboy Dukes devient Ted Nugent & The Amboy Dukes, comme pour montrer à qui veut bien l'entendre, qui est le chef. Il change radicalement de line-up, se paie un chanteur, Andy Jezowski, et recrute Gabriel Magno (claviers), Rob Grange (basse) et Vic Mastrianni (batterie).

Premier des deux albums pour le label de Zappa, Call Of The Wild (février 1974) fait montre d'une belle énergie malgré une matière pas très accrocheuse. Il est une surtout vitrine pour son leader dont le jeu de guitare se bonifie et devient plus subtil avec l'avancée dans le temps.

Rideau !

Dernier jet du catalogue, Tooth, Fang & Claw (Discreet/septembre 1974) est à porter au crédit du Ted Nugent's Amboy Dukes. Le quintet de l'album précédent se réduit désormais à un trio : Grange, Mastrianni, Nugent. Ce septième jet est aussi le dernier impliquant le nom d'Amboy Dukes.

Dans un excellent registre heavy metal et avec un Nugent au jeu plus démonstratif et plus agressif que jamais, Tooth, Fang & Claw marque son glissement vers une carrière solo. Malgré la pochette figée sur le visage de Nugent et pouvant laisser penser qu'il a déjà franchi le pas, ce basculement se fait dès son prochain disque fait pour Epic et en 1975, après avoir pris une année sabbatique régénératrice. Commence alors pour lui, une seconde carrière, artistiquement remplie et intéressante mais, hélas, souvent ternie par sa radicalité et ses positions bien tranchées (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Amboy dukes lp 1967

 

THE AMBOY DUKES

THE AMBOY DUKES – 1967  4,5/5

 

Publié en novembre 1967.

Produit par Bob Shad.

Durée:37:39.

Label:Mainstream Records.

Genre:rock psychédélique,blues-rock,rock garage,acid rock.

 

Du nectar de sixties.

 

C’est à Detroit (Michigan) qu’Amboy Dukes, groupe de rock américain né au milieu des années 60, fourbit ses premières armes. Rampe de lancement pour la carrière d’Uncle Ted, alias Ted Nugent, les Amboy Dukes profitent de la vague psychédélique ambiante pour installer leur hard rock, articulé autour des riffs à la tronçonneuse de son leader précoce, le Motor City Madman.

Pour le compte de Mainstream Records, un premier album éponyme (en écoute intégrale ici) est publié en novembre 1967, album sur lequel figure leur hymne historique, une version sous amphés et distorsions de Baby Please Don’t Go, le blues de Big Joe Williams (enregistré en 1935) et que Them a retenu comme face B de son mémorable Gloria.

Mariant blues-rock psychédélique, pop et rock garage, ce disque est une pièce de collection. La reprise de Jack Bruce et des Cream, I Feel Free, est une autre très belle étape. Repris à Pete Townsend, It’s Not True a également beaucoup de gueule.

Hormis ces emprunts passés entre des mains expertes, Amboy Dukes signe ses propres compos (sept), derrière lesquelles se retrouvent essentiellement « The Nuge » (Ted Nugent) et Steve Farmer.

Riche et varié, cet album éponyme comprend des titres succulents nés sous la plume de ce tandem de l’écriture : Young Love, l’enivrant Psalms Of Aftermath, aromatisé de notes de du sitar, le psychédélique Colors (qui s’achève sur les premières notes d’une parodie de Good Save The Queen), l’incitation à la défonce Let’s Go Stoned, Down On Philips Escalator, The Lovely Lady… C’est une petite merveille ! (RAZOR©)

 

Face 1.

1. Baby Please Don't Go.

2. I Feel Free.

3. Young Love.

4. Psalms Of Aftermath.

5. Colors.

 

Face 2.

6. Let's Go Get Stoned.

7. Down On Philips Escalator.

8. The Lovely Lady.

9. Night Time.

10. It's Not True.

11. Gimme Love.

 

Ted Nugent:guitare.

John (J.B.) Drake:chant.

Steve Farmer:guitare.

Rick Lober:piano,orgue.

Dave Palmer:batterie.

Bill White:basse.

LP Studio 2 - 1968

 

Amboy dukes journey to the center lp

 

THE AMBOY DUKES

JOURNEY IN THE CENTER OF THE MIND – 1968  3/5

 

Publié en avril 1968.

Produit par Bob Shad.

Durée:39:15.

Label:Mainstream Records.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Titre mythique, album oubliable.

 

Trop ambitieux et très étrange, voilà comment, en quelques mots, pourrait se résumer ce deuxième album d’Amboy Dukes, Journey In The Center Of The Mind (en écoute intégrale ici) d'avril 1968, toujours édité sur Mainstream Records.

Combinant du blues lourd, du hard rock et des ballades, le résultat n’est pas à la hauteur des attentes suscitées à la suite du prodigieux album éponyme qui précède.

Un peu balourd, manquant souvent de cohérence, d’inspiration et de fluidité, doté de morceaux pas vraiment indispensables, Journey In The Center Of The Mind parvient quand même à séduire. Parfois.

Les atouts de la séduction qu’il opère reposent sur sa chanson-titre, énorme hymne du psychédélisme, devenue la signature d’Amboy Dukes (elle est une incitation à la prise de psychotropes). L'autre centre d’intérêt de cet album, c'est le blues effrayant qu'est Mississippi Murderer et qui introduit ce disque.

Il est hélas relayé par un modeste hard Surrender To Your Kings dans le sillage duquel se greffe un Fly Of The Byrd sympa sans plus. Par contre, le gaélique instrumental Scottish Tea, aux allures moyenâgeuses et annonciateur de la future carrière de Nugent, a de quoi surprendre agréablement. Slingshot, porté par un accrocheur riff du Nuge, a quelque chose de Cream ou d’Hendrix.

Dans la deuxième partie, la chanson titre introduit un lot de pièces très psychés qui dotent l'album d'un univers totalement différent, au point d’avoir le sentiment qu’une autre formation a investi la face B (de 6 à 13) : les belles Ivory Castles et Why Is A Carrot More Orange Than An Orange, les timides rock psychédéliques Missionary Mary et Death Is Life, Saint Phillip’s Friend, le court (mais bon) et sautillant I’ll Prove I’m Right.

Supposée raconter une histoire, cette seconde phase s’éteint en fait très rapidement, dès les dernières notes de Why Is A Carrot More Orange Than An Orange.

Pour ce qui est du voyage, c’est en deuxième classe qu’il s’effectue. D’autres ont fait largement mieux qu’Amboy Dukes dans le genre. L'album, dans les grandes lignes, peut dire merci à son morceau mythique (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Mississippi Murderer.

2. Surrender To Your Kings.

3. Flight Of The Byrd.

4. Scottish Tea.

5. Dr. Slingshot.

 

Face 2.

6. Journey to the Center of the Mind.

7. Ivory Castles.

8. Why is a Carrot More Orange Than an Orange.

9. Missionary Mary.

10. Death is Life.

11. Saint Philips Friend.

12. I'll Prove I'm Right.

13. Conclusion.

 

Ted Nugent:lead guitare.

Greg Arama:basse.

John (J.B.) Drake:chant.

Steve Farmer:guitare rythmique,chant.

Dave Palmer:batterie.

Andy Solomon:orgue,piano,chant.

LP Studio 3 - 1969

 

Amboy dukes migration 1969

 

THE AMBOY DUKES

MIGRATION – 1969  4/5

 

Publié en 1969.

Produit par Ted Nugent.

Durée:36:11.

Label:Mainstream Records.

Genre:rock,hard rock.

 

Ca progresse !

 

Migration (en écoute intégrale ici) est sorti en 1969. Il est le troisième LP d’Amboy Dukes pour Mainstream Records et se fait avec, au chant, Rusty Day (avant de rejoindre Cactus), en lieu et place de John Drake, congédié. Pour des raisons de drogue peut-être ? C’est ce qu’il adviendra, en tout cas, du nouveau venu, viré par le patron Ted Nugent, avec dans ses bagages Steve Farmer, pour le fait de taper un peu trop souvent dans la boîte à pharmacie…

Le Nuge est Sex et Rock ‘n’roll, ok, mais pas du tout drogues. Sous son allure de rocker, ce porte-parole du Drug Abuse Resistance Program et facho de la première heure, tentera autant que faire se peut d’en préserver ceux qui sont, non plus ses collaborateurs d’Amboy Dukes, mais ses musiciens. Le groupe vaut désormais essentiellement par lui. Il compose, il braque les projecteurs sur son jeu de guitare lumineux. C’est le boss.

Difficile de savoir si cette chasse aux psychotropes était d’une grande efficacité, toujours est-il que Migration est bien plus intéressant que son prédécesseur débridé, Journey In The Center Of The Mind.

Inauguré par l’excellent instrumental psychédélique qui donne le nom à l’album, ce disque laisse entrevoir, dès ses premières notes, un groupe cohérent et soudé, une formation qui progresse bien.

Prodigal Man (belle guitare), son suivant, est une des autres forces de Migration au même titre que le fou furieux For His Namesake, que le corrosif I’m Not A Juvenile Delinquent, reprise superbe de la chanson de Frankie Lymon & The Teenagers, que Good Natured Emma (autre grande partie de guitare). L’élan formidable animant la première partie s’estompe alors.

Inside The Outside affiche encore de la personnalité et la ballade Shades Of Green And Grey peut compter parmi les plages intéressantes sur le final. Après ça se discute.

Au final, Migration est un très bel effort d’Amboy Dukes, l'un des tout bons disques de son catalogue avec l’intouchable éponyme du début (RAZOR©).


1. Migration.

2. Prodigal Man.

3. For His Namesake.

4. I'm Not a Juvenile Delinquent.

5. Good Natured Emma.

6. Inside the Outside.

7. Shades of Green and Grey.

8. Curb Your Elephant.

9. Loaded For Bear.

 

Ted Nugent:guitare,percussions.

Rusty Day:chant principal,percussions.

Greg Arama:basse,chant,percussions.

Dave Palmer:batterie,percussions.

Andy Solomon:claviers,chant,percussions.

Steve Farmer:guitare rythmique,chant.

LP Studio 6 - 1974

 

Amboy dukes call of the wild

 

TED NUGENT & THE AMBOY DUKES

CALL OF THE WILD – 1974  3/5

 

Publié en février 1974.

Produit par Lew Futterman.

Durée:38:01.

Label:Discreet Records.

Genre:hard rock.

 

Très très redondant.

 

Désormais, c’est Ted Nugent And The Amboy Dukes. C’est ainsi qu’il va falloir s’accoutumer à appeler le groupe de Detroit. Le Nuge, au début de l'année 1974, sort un premier témoignage de sa mainmise sur l'affaire avec Call Of The Wild (en écoute intégrale ici).

Il est le seul maître à bord au niveau de l’écriture et s’est construit un répertoire sur mesure (mais moyen) pour faire briller son égo et sa guitare, et faire de lui la star de la cour d’école.

Malheureusement les compositions sont trop insignifiantes pour se mettre au niveau de son indiscutable talent de guitariste. Si, techniquement, Call Of The Wild, fait sur le Discreet Label de Zappa, a peu de faille, en revanche, au fil de l’écoute, il devient rapidement redondant et soûlant.

Pony Express, Ain’t It The Truth, Below The Belt, Cannon Balls, une fois sortis de ce contexte débordant d'une grosse énergie certes, mais surtout « m’as-tu vu », s’apprécient à leur juste mesure (RAZOR©).

 

1. Call of the Wild.

2. Sweet Revenge.

3. Pony Express.

4. Ain't It the Truth.

5. Renegade.

6. Rot Gut.

7. Below the Belt.

8. Cannonballs.

 

Ted Nugent:guitares,chant,percussions.

Rob Grange:basse,chœurs.

Vic Mastrianni:batterie,percussions,chœurs.

Andy Jezowski:chant.

Gabriel Magno:claviers,flûte.

LP Studio 7 - 1974

 

Amboy dukes tooth fang claw

 

TED NUGENT & THE AMBOY DUKES

TOOTH FANG & CLAW – 1974 3/5

 

Publié en septembre 1974.

Produit par Jon Child,Lew Futterman,Ted Nugent.

Durée:38:49.

Label:Discreet Records.

Genre:hard rock.

 

Non merci, très peu pour moi.

 

Tooth Fand & Claw (en écoute intégrale ici) est le deuxième LP réalisé sous le nom de Ted Nugent & The Amboy Dukes (1974). Il est le dernier fait avec ce groupe (toujours sur Discreet, le label de Frank Zappa).

Comme le précédent, il prépare à la carrière en solitaire de l’enfant de la Motor City et, comme le précédent, je ne lui voue pas une grande sympathie. Pas plus qu’à l’homme ou à l’artiste d'ailleurs, dont je ne conteste pourtant pas l’indéniable statut de grand guitariste. L'antipathie est ailleurs.

Je me dois de reconnaître une certaine solidité (mais pas une grande brillance) à Tooth Fand & Claw au travers de l’instrumental Hibernation, du dynamique The Great White Buffalo, Maybelline, du classique de Chuck Berry et de Sasha, plus subtil, écrit pour la naissance de sa fille (il aurait du cœur, ce mégalo qui se cache sous le pseudo d’Atrocious Theodoieus?). Hélas, je ne suis pas cleint du bonhomme. Cet album trouvera preneur auprès des amateurs de Heavy Metal, pas chez moi. Non merci. (RAZOR©)

 

1. Lady Luck.

2. Living in the Woods.

3. Hibernation (instrumental).

4. Free Flight (instrumental).

5. Maybelline.

6. The Great White Buffalo.

7. Sasha.

8. No Holds Barred.

 

Ted Nugent:guitares,chant,percussions.

Rob Grange:basse.

Vic Mastrianni:batterie,percussions.

Andy Jezowski:chant.

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