The Dirty Blues Band.

BIOGRAPHIE.

 

THE DIRTY BLUES BAND/Riverside (Californie – USA)

 

Dirty blues band 2

 

Actif entre 1966 et 1968.

Label:Bluesway Records,BGO Records.

Genre:blues,rock,blues-rock.

 L'affaire avait du sens.

Rod Piazza et Glenn Ross Campbell sont les deux acteurs les plus connus du Dirty Blues Band, cette formation née du côté de Los Angeles, juste après le milieu des 60's. Encore un groupe de blues, rétorqueront certains. Un énième groupe de groupe comme il en existe beaucoup dans l'Amérique de l'époque...

Dirty blues band rod piazza 1Rod Piazza, un musicien motivé comme pas deux.

Dirty blues band glenn ross campbellGlenn Roos Campbell, entre Misunderstood et Juicy Lucy.

Dirty blues band lp 1Un excellent premier LP de heavy blues (1967).

Certes, mais un excellent combo, emmené par de jeunes musiciens aux dents si longues qu'elles rayent le parquet, motivés comme si leur vie en dépendait et inspirés par le seul blues qui vaille pour eux, celui électrique de Chicago, porté au pinacle par le Paul Butterfield Blues Band, des blancs comme eux.

Bien que rapidement disparue des écrans radars au motif d'honorer des obligations militaires, l'affaire avait du sens et de la tenue...

Influencé par la déferlante britannique.

Rod Piazza est à l'origine du Dirty Blues Band. Le groupe est né d'un rapprochement entre musiciens locaux qui, à partir des L-J's, a évolué vers The Mystics (fin 1965).

Outre Piazza (guitare et harmonica), 18 ans à l'époque, pointent également John Millikan (batteur), Les Morrison (bassiste), Bob Sandell (guitare rythmique), Pat Maloney (clavieriste).

Leur musique est axée sur le blues et leurs influences émanent de la british invasion qui déferle alors sur le continent américain : les Animals, les Yardbirds, les Rolling Stones et les Them, dont le titre Mystic Eyes leur suggère le nom du groupe.

Le coup de pouce d'Eileen.

Les Mystics trouvent un premier engagement au Golden Bear, un night-club de la cité balnéaire d'Huntington Beach où passent toutes les stars du moment et de la place comme Janis Joplin, Arlo Guthrie, Jimi Hendrix, Jerry Garcia.

Il partage, pour le week-end, la scène avec James Cotton. La prestation des Mystics convainc une journaliste locale, Eileen Kaufman.

Son papier dans le L.A. Free Press est des plus élogieux ; les Mystics attirent l'attention du label ABC Bluesway qui auditionne aussitôt le groupe (1966).

Un enregistrement scelle ce premier contact : the House of D.B.S., acronyme qu'il faut interpréter comme Dirty Blues Sound, nom que lequel le manager veut imposer. C'est finalement sous Dirty Blues Band que s'annonce la suite.

Glenn Ross Campbell, le gros coup ?

Le Dirty Blues Band bénéficie alors du renfort de Glenn Ross Campbell qui n'est pas n'importe qui. Pour Rolling Stone, il est ni plus ni moins que Jeff Beck et Jimmy Page réunis ! Rien que ça !

Moins d'un an après avoir été le guitariste culte de l'influent The Misunderstood, groupe de Riverside, parti faire carrière en Angleterre,

et juste avant de rejoindre Juicy Lucy, Campbell s'accorde un intermède auprès du Dirty Blues Band de Piazza. Piazza, Millikan, Maloney, Morrison, Sandell et Campbell entrent en studio pour le premier LP du Dirty Blues Band en 1967. L'album (sorti début 68/ABC Bluesway) est éponyme et blues-rock, dans la veine de ce qui se fait dans le genre à cette époque.

Dirty blues band rod piazza

" Le Dirty Blues Band était le seul groupe ou artiste blanc du label. Ils avaient T-Bone Walker, Big Joe Turner, Otis Spann, et George "Harmonica" Smith. Nous n'avons pas aimé qu'on nous change le nom de DBS en Dirty Blues Band, mais c'était l'idée du producteur.  Dans son esprit, nous ne devions pas être assez bons, mais nous portions de longs cheveux. Il a pensé que c'était suffisant pour pouvoir vendre des disques de blues aux hippies ". (Rod Piazza)

Mélange de reprises (Albert King, Sonny Boy Williamson, Willie Dixon) et d'originaux de Piazza, ce disque compétent s'inspire de ce que fait le Paul Butterfield Blues Band.

Quand l'Armée s'en mêle...

La présence de Campbell sur ce disque aurait dû apporter un plus, mais il se montre ici moins imaginatif, original et influent que dans sa période Misunderstood et que ce qu'en disent les échos des prestations publiques du groupe, selon lesquels le guitariste prenait son pied à improviser et à étirer ses soli. Malgré tout, Dirty Blues Band reste un album que tous les fans de blues apprécieront.

Millikan, Morrison et Sandell étant appelés sous les drapeaux, le line-up d'origine n'y résiste pas. Campbell ne voyant pas d'avenir dans cette formation ne reste pas une seconde de plus. Seuls Piazza et Maloney sont du deuxième opus, Stone Dirt, publié en 1968.

Greg Anderson (basse), David Mitre (batterie), Rick Lunetta (guitare) viennent encadrer les deux rescapés. La nouvelle mouture s'enrichit par ailleurs d'une section cuivres avec les saxophonistes Willie Green et Jimmy Forrest et le trompettiste Freddie Hill.

Stone Dirt s'avère être du bon heavy blues, mais sans surprise particulière, ni matière à s'enflammer. A la fin de l'année 68, le Dirty Blues Band met un terme à son activité (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Dirty blues band lp 1

 

DIRTY BLUES BAND

DIRTY BLUES BAND – 1967  3,5/5

 

Publié en 1967.

Produit par Lee Magid.

Durée:37:03.

Label:Bluesway Records.

Genre:blues-rock,heavy blues.

 

Du classique, mais du bon classique.

 

L’album éponyme du Dirty Blues Band (en écoute intégrale ici), groupe de Riverside (Californie) n’est rien de plus qu’un énième LP consacré au blues-rock. Mais il a pour lui d’être bon et d’être interprété par des gamins précoces, vraisemblablement bercés trop près des Sonny Boy Williamson, des Willie Dixon et autres Albert King dont ils s’approprient quelques titres ici.

C’est le sud-californien Rod Piazza, alias Gingerman, harmoniciste hors pair et excellent chanteur, qui est à l’initiative de cette formation très inspirée par le blues électrique de Chicago et plus particulièrement par le Paul Butterfield Blues Band.

Les autres parties prenantes de cet opus sorti en 1967, sans surprises, bien ficelé, osicllant entre standards du blues et originaux signés Piazza, sont Glenn Ross Campbell, l’enfant prodige de la steel guitare et ex-Misunderstood, le batteur John Milliken, Les Morrison (bassiste), le guitariste Robert Sandell et l’organiste talentueux qu’est Pat Maloney.

Promis à une belle carrière au regard de la prestation sur ce disque, le groupe a rapidement disparu, la faute à des engagements citoyens auxquels les membres ne pouvaient alors se soustraire.

Worry Worry Blues, Born Under A Bad Sign, Spoonful, Shake It Babe… les amateurs de blues-rock classique apprécieront, car ça tient la route cette affaire (RAZOR©).

 

1. Don’t Start Me Talkin’.

2. What Is Soul Baby.

3. Hound Dog.

4. New Orleans Woman.

5. I’ll Do Anything Babe.

6. Checkin Up On My Baby.

7. Shake It Babe.

8. Worry Worry Blues.

9. Born Under A Bad Sign.

10. Spoonful.

11. Chicken Shack.

 

Rod Piazza:harmonica,chant.

Glenn Ross Campbell:guitare.

John Milliken:batterie.

Les Morrison:basse.

Robert Sandell:guitare rythmique.

Pat Maloney:claviers.

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