The Sacred Mushroom.

BIOGRAPHIE.

 

The Sacred Mushroom/Cincinnati (Ohio – USA)

 

The sacred mushroom 6

 

Actif entre 1966 et 1969.

Label:Parallax,Akarma.Audio Fidelity Records.

Genre:rock psychédélique,blues-rock.

 

Une figure légendaire de Cincy.

Les Goshorn Brothers ont joué un rôle essentiel dans le développement de la musique de Cincinnati. Si Larry (Lawrence de son prénom) et le regretté Tim Timothy) sont les plus populaires de la fratrie pour avoir évolué au sein des country-rockers de Pure Prairie League et pour avoir compté parmi les grandes figures du rock de l'Ohio, Dan (Danny), songwriter et chanteur, moins connu, n'en est pas moins un maillon indissociable du Champignon Sacré qu'il contribue à fonder avec Lawrence.

The sacred mushroom 1Devant la Mushroom House à Cincy.

The sacred mushroom larry timLes légendaires Larry et Tim Goshorn.

The sacred mushroom doug hamiltonDoug Hamilton.

Les frangins montent cette affaire en 1966 et pour 3 ans. Sacred Mushroom sera un des meilleurs (sinon le meilleur) groupes de la place. Le bassiste Joe Steward, le guitariste Fred Fogwell (décédé en août 2009) et le batteur Doug Hamilton (et ponctuellement l'harmoniciste Rusty York, également parti en janvier 2014) viennent compléter une formation tenant son nom de la maison communautaire victorienne de Cincy que les membres co-louent et où ils font leurs premières gammes, The Mushroom House.

La patte des Goshorn Brothers.

Auteur d'un blues-rock pétillant, son originalité lui vaut d'ouvrir pour les san franciscains du Quicksilver Messenger Service et du Big Brother Brother & The Holding Company emmené par Janis Joplin (en octobre 1968).

Le groupe compte à son actif deux disques, un single réalisé pour le compte du l'étiquette Minaret Records en décembre 1967, Break Away Girl/Yellow Fellow, deux titres que l'on doit à Lawrence.

L'autre est un LP, le seul du groupe, éponyme, que sort, au milieu de l'année 1969, le label mineur Parallax (distribué par Audio Fidelity Records), propriété de Don Litwin, un producteur indépendant de Cincinnati.

La vue de la pochette de cet album ainsi que le nom du groupe peuvent laisser penser que la formation de l'Ohio, comme c'est de coutume à l'époque, fait dans le psychédélique.

Le LSD et les champignons (Mushrooms) sacrés, entendez par là hallucinogènes accompagnent le processus de création de nombreux artistes.

Réhabilité par les labels modernes.

De psychédélique, il n'a pour ainsi dire que le visuel car pour le reste, on a à faire, sauf en de rares occasions, avec une musique qui, certes fleure bon le bon blues-rock, mais n'est pas non plus exceptionnelle.

Sa réhabilitation par les labels modernes relève plus de la curiosité suscitée par le parcours des populaires Goshorn Brothers ( et notamment de Tim et Larry) qu'à la qualité de l’œuvre réalisée. Le LP en question est le seul à receler des traces de leurs débuts en studio sous Sacred Mushroom. Donc...

Le LP est devenu depuis l'objet de toutes les convoitises et de folles surenchères. Dans un cas comme dans l'autre, on se demande vraiment pourquoi. Non pas que ce ne soit pas bon, ça l'est ou plutôt ça s'écoute agréablement, mais ça n'a rien de novateur, ni de surprenant. Rien qui ne puisse justifier, pour ce disque cantonné à un succès local à sa sortie, une chasse aux trésors aussi acharnée.

The sacred mushroom larry goshorn 2Larry Goshorn.

« Les Goshorn Brothers sont une fratrie de musiciens ayant laissé une empreinte indélébile sur la communauté musicale de Cincy. Tim et ses frères Larry et Dan ont, pendant des décennies, pesé sur la scène régionale de l'Ohio et des états limitrophes. » (Cincinnati Press)

Sans vraies surprises...

La qualité intrinsèque des acteurs de Sacred Mushroom n'est pas à mettre en cause, tous étant des musiciens talentueux (et débutants), mais on trouve mieux et moins cher que ce disque, fait de reprises et d'originaux, que le web a surcoté.

La véritable surprise serait de pouvoir tomber sur des enregistrements publics du groupe, Sacred Mushroom ayant, selon les rares témoins visuels du Mug Club de la fin des 60's, de réelles dispositions sur scène, où il reprenait le répertoire de Willie Dixon ou du Paul Butterfield Blues Band.

Larry et Dan Goshorn, qui ont évolué de 1966 à 1969 au sein de Sacred Mushroom, dissolvent la formation juste après la sortie de l'album (fin 69). Larry a rebondi quelques années plus tard sur Mushroom Jones avec son autre frangin, Timothy.

En novembre 1973, Larry rejoint Pure Prairie League, groupe du sud de l'Ohio, en remplacement de Craig Fuller (également de Cincinnati). Tim l'intègre en 1977 (auteur de plusieurs titres de Just Fly/1978). Ce dernier vient malheureusement de nous quitter en avril 2017 (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio unique - 1969

 

The sacred mushroom lp

 

THE SACRED MUSHROOM

THE SACRED MUSHROOM – 1969  3,5/5

 

Publié en 1969.

Produit par Don Litwin.

Durée:33:41.

Label:Parallax records.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.

 

L'apprentissage des Goshorn.

 

S’il est un disque que l'on prend plaisir à défricher, c’est cet album éponyme de The Sacred Mushroom (en écoute intégrale ici) de 1969 que je ne connaissais pas dans son habillage d’origine, mais dont j’ai pris connaissance fortuitement au hasard de mes pérégrinations sur la toile.

Pondu avec leurs deniers personnels, par des gars venus tout droit d’une communauté de l’Ohio, et plus particulièrement de Cincinnati, l’album en question n’a que peu de commune mesure avec l’esprit hip que son nom et sa pochette (créée par Rhea Atkins) peuvent supposer. Leur univers, c’est du bon blues-rock de derrière les fagots.

Pendant 34 minutes, quelques belles pièces bien soutenues et toniques de blues bien lourd confortent l’intérêt qu’il convient de leur porter. Signé par un label qui m’est complètement inconnu, Parallax, ce groupe né à la fin des années 60, mute de Magic Mushrooms en Sacred Mushroom, avant de se fixer autour d’un line-up constitué des frères Groshorn, Danny au chant, Larry à la guitare, de Joe Stewart (basse), de Fred Fogwell (guitare rythmique), de Doug Hamilton (batterie) et de Rusty York (harmonica).

A l’évocation du nom de Larry Groshorn, certains auront tiqué : c’est bien le gus qui apparaît (avec son regretté frangin Tim, mort en avril 2017) dans mes chroniques sur Pure Prairie League (Fogwell également), groupe de rock sudiste, groupe dans lequel il poursuit sa carrière.

Côté disque, les coupes les plus ardentes portent les noms de You Won’t Be Sorry, Lifeline, Catalonic Lover, I Take Care All Good Things Must Have An End.

La reprise exceptionnelle des Kinks, I’m Not Like Everybody Else, laisse entrevoir de réelles promesses, mais malheureusement le Champignon Sacré en restera là. Cet éponyme est la seule trace de leur passage dans le rock. Farcissez-vous ce champignon, vous n’en tirerez que jouissance et plaisir. C'est du bon même si sans grosses surprises (RAZOR©)

 

1. I Don't Like You.

2. You Won't Be Sorry.

3. Catatonic Lover.

4. All Good Things Must Have an End.

5. I'm Not Like Everybody Else.

6. I Take Care.

7. Mean Old World.

8. Lifeline.

 

Joe Stewart:basse.

Doug Hamilton:batterie.

Larry Goshorn:lead guitare,chant.

Fred Fogwell:guitare rythmique.

Rusty York:harmonica.

Danny Goshorn:chant.

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