The Yardbirds.

BIOGRAPHIE.

 

THE YARDBIRDS/Richmond (Angleterre)

 

Yardbirds 1

 

Années actives:1962–1968,depuis 1992.

Label:Columbia.

Genre:blues rock,rock psychédélique.

Site officiel:www.theyardbirds.com

Les Yardbirds, une des plus belles pièces de la place anglaise.

Chris Dreja, Keith Relf, Anthony Top Topham, Jim McCarty et Paul Samwell-Smith, ces noms sont aussi familiers à la jeune génération que le macramé à la corporation des routiers. Et pourtant, sans eux et le tremplin qu’ils ont constitué pour les Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page qui ont intégré le groupe en question à un moment donné, ces derniers auraient-ils réalisé la carrière qui est la leur ? Y aurait-il eu les Led Zeppelin, les Cream, les Beack-Ola ou Stairway To Heaven ? Derrière cette quinte patronymique se profile une des plus belles formations de la place britannique et une des plus influentes sur le rock en général pour avoir fait le lien entre le R & B du milieu des 60’s et le psychédélisme de la fin de cette même décennie : j’ai nommé les Yardbirds par lesquels ont transité trois des virtuoses anglais de la 6 cordes.

Avant d’en arriver là, les Yardbirds se constituent en juin 1963 autour de ce noyau d’origine : Chris Dreja y tient la guitare rythmique, Anthony Topham l’autre guitare, McCarty prend place derrière la batterie, Paul Samwell-Smith occupe la basse et Keith Relf chante et joue de l’harmonica.

Yardbirds mccarty

« Avoir Beck et Page dans le groupe en même temps a été fantastique. Je ne dirais pas que tout se passait toujours très bien, mais ce son obtenu à force de titiller l’égo de l’autre, quand les deux étaient sur la même longueur d’ondes, c’était génial. Je me souviens d’un spectacle lors d’une tournée avec les Stones.

C’était une nuit de 1966, Jeff et Jimmy étaient au top ; nous avons donné un concert exceptionnel et eu droit en retour à une standing ovation et un rappel.

Il fallait voir la gueule des Stones ! » (Jim McCarty)

La quinte fondatrice.

Dreja est un peu la force tranquille du groupe, mais derrière cette placidité de façade se profile un guitariste rythmique hors pair, le maillon essentiel du son de la formation anglaise sans lequel les Yardbirds ne seraient pas les Yardbirds. Le groupe perd d’ailleurs de sa superbe quand, suite à des réaménagements en interne pour pallier au départ de Samwell-Smith (1966), Dreja est amené à reprendre la basse et à s’effacer au profit de Jimmy Page. Pour ce grand nom de la guitare rythmique, cette mutation sonne comme un injuste déclassement.

Keith Relf a le plus profil indiqué pour être rétrograder car il n’est pas le meilleur chanteur de la planète, ni de l’époque. Pourtant, il est un pion essentiel des Yardbirds pour sa faculté à restituer les chansons. Simple, avec sa voix unique, Relf, mort électrocuté par sa guitare en 1976, est celui qui fixe les directives de Yarbirds. C’est également lui qui en trouve le nom, hérité d’un terme argotique désignant les vagabonds utilisant les wagons de marchandises pour voyager gratuitement.

Anthony Topham, le plus jeune du lot, est l’autre membre fondateur des Yardbirds. Converti aujourd’hui à l’islam, ce guitariste ne fait qu’une courte apparition au sein du groupe, le quittant pour continuer ses études ; il est remplacé par un jeune aux dents longues : un certain Eric Clapton.

McCarty, Jim de son prénom, est le batteur d’origine. Alors que la musique n’est qu’un passe-temps pour lui, il quitte son emploi de courtier en valeurs immobilières pour s’engager de manière plus conséquente dans le rock, ou plutôt le R & B, puisque c’est avec des reprises du genre que l’embryon des Yardbirds arpente la scène londonienne.

Ami d’école de McCarty, Paul Samwell-Smith, bassiste et plus tard coproducteur, est un compositeur avisé, doublé d’un visionnaire auditif et musical très écouté au sein des Yardbirds. Il prend une part active dans l’animation du groupe et dans ses orientations.

Les débuts au Crawdaddy.

En septembre 1963, ce line-up s’appuie sur un répertoire R & B (Howlin’ Wolf, Jimmy Reed, Bo Diddley) pour remplacer au pied levé les Rolling Stones, alors groupe vedette du Crawdaddy Club de Richmond, idée de Giorgio Gomelsky, créé à la fin de l’année précédente et à la pointe de la scène R & B anglaise.

La carrière des Yardbirds, comme celle de son premier résident, le Dave Hunt RB Band de Ray Davies, futur Kinks, celle des Stones, de Manfred Mann et de Rod Stewart notamment, démarre dans ce cadre qui a vu défiler la fine fleur du british blues et blues outre-Atlantique ; de quoi suggérer son nom à un magazine musical américain.

Yardbirds 3

La période Clapton.

Le parcours de Topham s’arrête ici, dans l’arrière salle de l’Hôtel Station ; le destin de Clapton y inscrit ses premières lignes. Emmené par son nouveau guitariste, les Yardbirds prennent le relais des Stones sur les planches du club géré par Gomelsky. Aussi grand déclencheur d’événements qu’avisé dénicheur de talents, ce gérant de bars et de clubs musicaux, ami de Keith Relf et de Clapton, devient manager du groupe dès 1964 et fait signer les Yardbirds pour EMI.

For Your Love, le succès de 1965.

Sous sa houlette, les membres enregistrent quelques démos dont For Your Love de Graham Gouldman, qui connaît un gros succès en 1965 (3ème au Royaume-Uni, 6ème aux U.S.A). Hélas, la direction pop prise par le groupe dans cette version arrangée par Paul Samwell-Smith déplaît à Clapton. Il traîne même des pieds pour la jouer au point d’être amené à quitter les Yardbirds pour les Bluesbreakers de Mayall, non sans avoir suggéré le nom de son remplaçant : Jimmy Page.

La période Beck.

Jimmy Page n’étant pas disponible à cette période, il glisse à l’oreille des Yardbirds le nom de Jeff Beck des Tridents. Beck et Clapton se croisent sur le premier LP portant le nom du hit précédemment cité (enregistré entre mars 1964 et avril 1965) et publié en juin 1965 à des fins de préparation à la tournée américaine que le groupe engage à sa suite. Beck, dont la première apparition publique au sein des Yardbirds remonte à mai 1965, contribue sur trois titres (I’m Not Talking, I Ain’t Done Wrong et My Girl Sloopy), Clapton sur le reste des titres.

C’est la seule apparition studio de Slowhand sur le catalogue Yardbirds ; il ne figure pas plus sur la photo de couverture, ni n’est mentionné dans les notes, pour être déjà parti depuis quatre mois. Par contre, on le retrouve sur le live qui ouvre le catalogue des londoniens, Five Live Yardbirds, enregistré en mars 1964 au Marquee Club de Londres, sorti début décembre 1964, ainsi que sur l’album américain hybride qui suit : Having A Rave Up (novembre 1965), constitué à partir de titres inédits, de singles et, dans sa deuxième partie (face B du vinyle) de 4 morceaux repris à Five Live Yardbirds.

Jeff Beck apporte incontestablement un plus au son de Yardbirds ; son arrivée marque un nouveau virage musical. Novateur, expérimental, au jeu plus varié que son prédécesseur, il sollicite sa guitare jusque dans ses confins les plus reculés, insuffle au groupe une belle énergie. Le son Yardbirds se met alors à fuzzer, à distordre, à cracher des éclairs de 6 cordes.  Les anglais entrent dans un univers plus psychédélique et suscitent des commentaires élogieux.

Yardbirds roger the engineer

Roger The Engineer, la référence Beck.

Roger The Engineer (1966), appelé aussi Yardbirds ou Over, Under, Sideways, Down aux States, est leur album le plus costaud. Il traduit bien les propos qui précèdent quant à l’innovation et l’expérimentation opérée par Beck.

Heavy blues, il pose les jalons du heavy metal. Illustré par une esquisse de Chris Dreja, le visuel et le titre réfèrent à Roger Cameron, l’ingénieur des studios londoniens d’Advision derrière un album qui fourmille de belles idées et qui, pour la première fois, est organisé autour d’une écriture originale et collective.

Roger The Engineer est l’œuvre de référence de Yardbirds.

Au tour de Jimmy Page.

Samwell-Smith, coproducteur avec Simon Napier-Bell, c’est un indice sur le Yarbirds qui se prépare dès l’été 1966, date à laquelle le bassiste quitte la formation pour se consacrer entièrement à la production. Son départ libère la basse qui échoit à Dreja, Jimmy Page reprenant le poste guitare laissé vacant. Beck et page aux guitares, ça en jette sur le C.V., pourtant elle ne fait pas long feu ; elle ne dure que l’espace de trois titres enregistrés et de quatre mois (juin à octobre 1966). Beck, déçu du peu de retombées des Yardbirds et en proie à des problèmes de santé, s’en va monter son groupe. Le guitariste vedette, c’est désormais Page.

Les Yardbirds se retrouvent alors en mode quatuor pour aborder le prochain disque, le décevant et moyen Little Games (1967), fait à la hâte entre deux tournées, traduisant un manque de cohésion flagrant induit par les mouvements de personnel l’ayant affecté. Même la présence technique de Mickie Most, producteur-phare de la grande période de Donovan, ne peut rien pour sauver une formation qui se liquéfie. Le 7 juillet 1968, les Yardbirds donnent leur dernier concert à Luton dans la périphérie de Londres. Le Yardbirds est aussitôt dissous.

The New Yardbirds.

Relf et McCarty, cul et chemise, plus que jamais copains comme cochons, optent pour l’option Renaissance qui ramifie vers Armageddon. Chris Dreja abandonne la musique pour la photo, tandis que Jimmy Page forme The New Yardbirds pour honorer le contrat en cours portant sur un LP restant dû à l’éditeur. John Paul Jones, Robert Plant et John Bonham rejoignent le guitariste dans ce Yardbirds du renouveau qui, le 9 novembre 1968 devient Led Zeppelin. Chris Dreja réalisera le cliché du recto de la célèbre couverture du premier LP de Led Zep, montrant la destruction du Zeppelin Hinderburg.

Dreja et McCarty en gardiens du temple.

Paul Samwell-Smith est aujourd’hui un producteur respecté (Jethro Tull, Cat Stevens, Renaissance, Carly Simon, Chris de Burgh, Amazing Blondel…). Décédé tragiquement et bêtement en 1976, Relf, le Brain Jones du groupe, n’est bien évidemment pas de la réunion des membres d’origine sous Box Of Frogs (Samwell-Smith, Dreja, McCarty et même Beck ponctuellement) en 1983.

Dreja et McCarty continuent à entretenir ce nom mythique ; ils sont à l’origine du retour en studio des Yardbirds, en 2003, pour réaliser Birdland auquel prennent part de nombreux invités prestigieux. La réunion n’a rien de pathétique ; au contraire, 36 ans après Little Games, les Yardbirds montrent encore de belles choses avec John Idan au chant. On ne déplace pas Satriani, Vai, Slash, Brian May et Steve Luthaker si on a un pédigrée de premier communiant. Même Jeff Beck a fait le déplacement, signe de son grand attachement à ce groupe plus culte aujourd’hui qu’hier (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1964

 

Yardbirds five live

 

THE YARDBIRDS

FIVE LIVE YARDBIRDS – 1964  5/5

 

Publié le 4 décembre 1964.

Produit par Giorgio Gomelsky.

Durée:42:11.

Label:Columbia.

Genre:blues-rock.

 

Le premier Clapton.

 

Plus célèbres  pour avoir favorisé l’éclosion professionnelle de trois de leurs prestigieux membres (Clapton, Beck et Page) que pour leur propre carrière musicale, les anglais des Yardbirds sont pourtant l’un des groupes les plus importants et influents du rock des sixties.

Produits par le découvreur de talent qu’est Giorgio Gomelsky (de mère française, les enfants !), gérant de clubs musicaux et, par ailleurs, l’homme qui fut derrière les  premiers Stones de Brian Jones, les Yardbirds, sous sa houlette, occupent le fameux Marquee Club londonien (géré par Gomeslky), situé Wadour Street, et enregistrent, le 13 mars 1964, un premier album : Five Live Yardbirds (en écoute intégrale ici).

Pour les amateurs de statistiques, cet opus est le premier disque officiellement enregistré par Eric Clapton, puisque ce dernier fait partie de l’évènement, même s’il fait dans la discrétion, avec Chris Dreja (guitare rythmique), Jim McCarty (Batterie), Keith Relf (chanteur et sublime harmoniciste) et Paul Samwell-Smith à la basse.

Le groupe se produit, ce soir-là, en interprétant des reprises de R&B, blues, rockabilly américains (Chuck Berry, Eddie Boyd, James Moore, Chester Burnett, Bo Diddley…). Avouez qu’il est meilleure entrée en matière dans le métier que celle qui consiste à publier un live pour premier disque.

La démarche a du poil aux pattes, n’est-ce pas les jeunots ?  Littéralement scotchant (les raves sont stupéfiantes), ce disque (un des premiers live, si ce n’est le premier, d’un groupe britannique) installe les Yardbirds parmi les grands et met en exergue le travail déjà imaginatif de Clapton.

La performance y est énorme dans cette ambiance typiquement club. Vous allez aimer, j’en mets ma main au feu (RAZOR©).

 

1. Too Much Monkey Business.

2. Got Love If You Want It.

3. Smokestack.

4. Good Morning Little Schoolgirl.

5. Respectable.

6. Five Long Years.

7. Pretty Girl.

8. Louise.

9. I’m A Man.

10. Here ‘Tis.

 

Eric Clapton:guitare.

Chris Dreja:guitare rythmique.

Jim McCarty:batterie.

Keith Relf:chant,harmonica.

Paul Samwell-Smith:basse.

LP Studio 2 - 1965

 

Yardbirds for your love

 

THE YARDBIRDS

FOR YOUR LOVE – 1965  3/5

 

Publié en août 1965.

Produit par Giorgio Gomelsky.

Durée:31:04.

Label:Epic.

Genre:blues-rock,rock.

 

Micmac Epic.

 

For Your Love (1965) est la deuxième sortie dans la chronologie discographique des Yardbirds. Je ne parle pas d’album studio, car il n’en est pas un. Il réunit pourtant sous le même projet Eric Clapton et Jeff Beck, alors que leurs destinées, au sein de ce groupe, se sont croisées.

Le second nommé pose ses valises dans cette formation, après que Clapton en soit parti, dans la foulée du single commercial  For Your Love, lequel provoque une réaction épidermique chez le God, peu friand de pop et viscéralement lié au blues. Cette orientation est l’objet de la discorde entre les Yardbirds et Clapton.

For Your Love, en fait, est un micmac monté par Epic, pour promouvoir (nous sommes en pleine British Invasion) la première tournée américaine  du groupe. Outre trois titres, avec un Jeff Beck pas encore imprégné de l’humeur Yardbirds (I Ain’t Done Wrong, I’m Not Talking et My Sloopy Girl) et trois faces B de l’époque Clapton (absent de l’historique de ce disque), complété par d’obscures cadavres retrouvés dans les placards, l’intérêt véritable de cette compilation consiste dans le témoignage historique de cette prise de pouvoir britannique sur le sol US.

Voyez-le comme une collection (très acceptable) de titres des Yardbirds et comme le point de départ d’une carrière dont ils tireront les bénéfices plus tard. Vous pourrez alors jauger le chemin parcouru (RAZOR©).

 

1. For Your Love.

2. I'm Not Talking.

3. Putty in Your Hands.

4. I Ain't Got You.

5. Got to Hurry.

6. I Ain't Done Wrong.

7. I Wish You Would.

8. A Certain Girl.

9. Sweet Music.

10. Good Morning Little Schoolgirl.

11. My Girl Sloopy.

 

Keith Relf:chant,harmonica.

Eric Clapton:lead guitare.

Jeff Beck:lead guitare sur 2/6/11.

Chris Dreja:guitare rythmique.

Paul Samwell-Smith:basse,chant.

Jim McCarty:batterie,choeurs.

Giorgio Gomelsky:choeurs sur 8.

Brian Auger:clavecin sur 1.

Denny Pierce:bongos sur 1.

Ron Prentice:bowed basse sur 1.

Manfred Mann:claviers,choeurs sur 9.

Paul Jones:choeurs sur 9.

Mike Hugg:effets sur 9.

Tom McGuinness:guitare sur 9.

Mike Vickers:guitare sur 9.

LP studio (hybride) 3 - 1965

 

The yardbirds having a rave up 1965

 

THE YARDBIRDS

HAVING A RAVE UP – 1965  4/5

 

Publié le 20 novembre 1965.

Produit par Giorgio Gomelsky.

Durée:35:40.

Label:Epic.

Genre:blues-rock,rock.

 

A la tête de l’Hard.

 

On peut le dire. Ce disque, Having A Rave-Up (en écoute intégrale ici), n’est pas un disque… je veux dire par là que ce n’est pas un vrai disque…un album original, quoi. C’est plutôt une compil. On ne disait pas compil’ en 1965, date de sa sortie. Toujours est-il que Having A Rave Up compile des singles (devenus tubes pour la plupart) parus sous forme de 45 tours, des faces B et des live réalisés sur la période 1964/65.

Situer avec exactitude le contenu  et l’origine des titres publiés sur cet album relève du parcours du combattant et je ne m’y aventure pas au risque de choper une méga migraine et de vous induire en erreur. Sachez seulement que 1965 a été une année royale pour le groupe, qui a enchaîné les concerts et les tubes en single.

Mais, pas le moindre 33 tours à se mettre sous la dent, ce qui n’était pas convenable pour un groupe aussi prestigieux et important. On va donc, pour l’occasion se contenter de ce que l’on sait à propos de Having A Rave Up et des dix titres de l’album d’origine.

Personne n’ignore que les Yardbirds figurent alors parmi ce qui se fait de mieux sur la scène rock du moment. Que ce soit Beck, Clapton ou Page, chacun a marqué le groupe d’une griffe indélébile et a permis son inscription définitive dans le cercle fermé des groupes d’anthologie.

Ce que nous retiendrons de cet album, c’est que chronologiquement considéré, il prend place juste avant Roger The Engineer de 1966. Train Kept A Rollin’ (la guitare de Beck se transforme en sifflet de locomotive et le convoi démarre), Evil Hearted You, Heart Full of Soul… j’en passe et des meilleurs.

L’album est plus intéressant dans sa partie studio initiale du fait du registre plus complet, à l’époque, de Jeff Beck que dans celle live accordée à Clapton.

C’est de là que sortent des sons incroyables, « never hearded before », dans la vague pop anglaise alors en vogue (Beck avait le souci de toujours expérimenter), et qui posent les bases du futur hard.

Having A Rave Up, complexe dans sa structure (mais on s’y fait vite !) est un passage obligé pour la compréhension de la mouvance de l’époque Kinks, Them, Who, Stones et… Yardbirds, devenu emblématique.

La seule critique que l’on puisse formuler à son propos concerne un son, pas toujours de qualité, manquant parfois de clarté, mais qui se bonifie au fil des remasterisations. Bonne nouvelle, non ? (RAZOR©).

 

1. Mr. You’re A Better Man Than I.

2. Evil Hearted You.

3. I’m A Man.

4. Still I’m Sad.

5. Heart Full Of Soul.

6. Train Kept A Rollin’.

7. Smokestack Lightning.

8. Respectable.

9. Here ‘Tis.

 

Jeff Beck:lead guitare.

Eric Clapton:lead guitare.

Chris Dreja:guitare rythmique.

Jim McCarty:batterie,chœurs.

Keith Relf:chant,harmonica,guitare acoustique.

Paul Samwell-Smith:basse,chœurs.

Jimmy Page:basse.

LP Studio 4 - 1966

 

Yardbirds roger the engineer 1

 

THE YARDBIRDS

YARDBIRDS (ROGER THE ENGINEER) – 1966  5/5

 

Publié le 15 juillet 1966.

Produit par Paul Samwell-Smith,Simon Napier-Bell.

Durée:35:52.

Label:Columbia.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.

 

Dans le top des sixties.

 

Roger The Engineer (en écoute intégrale ici) s’appelle aussi Yardbirds. Paru aux States et dans d’autres pays, sous Over, Under, Sideways, Down (le titre d’une de ses chansons), il tire son nom de sa pochette croquée d’une manière drôle par Chris Dreja, et représentant l’ingénieur du son des Yardbirds, Roger Cameron, alias Roger The Engineer. C’est l’album que je préfère des Yardbirds.

Publié en 1966, après l’excellent Having A Rave Up, il est le premier disque des britanniques à ne pas compter de reprises, mais uniquement des originaux auxquels les cinq membres, Beck, Dreja,, McCarty, Samwell-Smith et Relf ont tous contribué.

Blues-rock, boogie, psychédélisme, influences indiennes, le Yardbirds emmené par la guitare de Jeff Beck est tout à fait différent de celui pour lequel Clapton avait préalablement fait la pige. Beck pousse sa guitare dans ses derniers retranchements, alors que Slowhand faisait plus dans la dentelle.

Beck visite de nouvelles directions, se veut plus aventureux, plus téméraire et cette témérité s’avère payante. Lost Woman, Farewell, House Of Omagarashid, The Nazz Are Blues, What Do You Want, Over Under Sideaways Down montrent un groupe au top de son jeu.

Avec Having A Rave Up, Yardbirds/Roger The Engineer est l’autre fleuron de la discographie des “pigeons voyageurs” et assurément un des très magnifiques disques psyché et british des sixties (RAZOR©).

 

1. Lost Woman.

2. Over, Under, Sideways, Down.

3. The Nazz Are Blue.

4. I Can't Make Your Way.

5. Rack My Mind.

6. Farewell.

7. Hot House of Omagarashid.

8. Jeff's Boogie.

9. He's Always There.

10. Turn Into Earth.

11. What Do You Want.

12. Ever Since the World Began.

 

Jeff Beck:lead guitare,basse sur 2,chant sur 3.

Chris Dreja:guitare rythmique,chœurs.

Jim McCarty:batterie,percussions,chœurs.

Keith Relf:chant,harmonica.

Paul Samwell-Smith:basse,chœurs.

LP Studio 5 - 1967

 

Yardbirds little games

 

THE YARDBIRDS

LITTLE GAMES – 1967  3/5

 

Publié en juillet 1967.

Produit par Mickie Most.

Durée:30:28.

Label:Epic.

Genre:rock,rock psychédélique.

 

Prépare au Led Zep.

 

Clapton, Beck…  c’est au tour de Jimmy Page de rejoindre les Yardbirds, en 1966 ; les deux autres ne sont plus dans la maison, depuis un bon moment pour Slowhand, depuis peu pour Jeff Beck.

En 1967, Little Games paraît sur le marché. Il est leur dernier album studio et celui du dissentiment. Le noyau McCarty/Relf veut s’orienter vers le folk-rock, tandis que Jimmy Page veut faire valoir son jeu de guitare dans une direction qui lui sied mieux : le hard blues où il peut laisser libre cours à ses impros.

Le mélange de blues et de rock psychédélique ici présent  pose les bases de ce que Page (dont c’est le seul album où il figure du début à la fin) fera au début de Led Zep (Glimpses et l’acid rock Tinker, Tailor, Soldier, Sailor). On y retrouve du blues-rock hardi (Drinking Muddy Waters), des effluves psychédéliques (Glimpses), de l’acoustique zeppelien (White Summer est joué sur les premières tournées du Led Zep), de la ballade (Only The Black Rose), de l’acid pop (Little Soldier Boy), du rock (No Excess Baggage), de l’hymne puéril (Stealing Stealing), mais tout cela reste médiocre.

A part servir les intérêts de Page qui prouve qu’il est bien l’Hendrix blanc et qui fait les réglages pour ses desseins personnels, je ne vois pas autre chose qui puisse servir la cause de ce disque.

Et que dire des pistes bonus, alors ? Une mascarade du sieur Mickie Most, qui leur fait jouer le Ha Ha Said The Clown d’Herman’s Hermits, pas du tout adapté à leur style et d’autres stupidités.

Le pédigrée de l’auteur de ces pitreries, rajoutées à l’original (déjà bancal), pour lesquelles des musiciens de studio (dont John Paul Jones, futur Led Zep) ont été spécialement recrutés, le situe du côté d’Herman’s Hermits (Manfred Mann) et de Suzi Quattro ; ceci explique cela.

L’intérêt de ce disque réside dans le fait qu’il annonce le Led Zep à venir,  une première version (pauvre) de Dazed And Confused rajoutant à ce sentiment. Il y a beaucoup de déchets, dans l’original, mais surtout dans la version étendue aux bonus (RAZOR©).

 

1. Little Games.

2. Smile On Me.

3. White Summer.

4. Tinker, Tailor, Soldier, Sailor.

5. Glimpses.

6. Drinking Muddy Water.

7. No Excess Baggage.

8. Stealing Stealing.

9. Only The Black Rose.

10. Little Soldier Boy.

 

Keith Relf:chant,harmonica.

Chris Dreja:basse.

Jim McCarty:batterie.

Jimmy Page:guitare.

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