Tin House.

BIOGRAPHIE.

 

TIN HOUSE/Orlando (Floride-USA)

 

Tin house intro

 

Formé en 1969, toujours actif.

Label:Epic,Lion.

Genre:heavy rock,blues-rock,hard rock.

Un power-trio qui dépote.

Grâce au succès de formations comme Cream, Taste, James Gang ou le Jimi Hendrix Experience, mais surtout du fait des avancées technologiques au niveau des amplis, les power-trios ont été légion dans la seconde partie des 60's : Blue Cheer, Beck Bogert Appice, West Bruce & Laing, Motörhead, ZZ Top, Rush, Grand Funk Railroad.

Jouer plus fort, amplifier la basse et la guitare, laisser aux guitaristes les coudées franches pour improviser de longs soli sans être coincés aux entournures par des arrangements sophistiqués, tel est le credo du power-trio.

A trois, on fait désormais plus de bruit qu'à 5 ou 6. Qui plus est, sur scène ; là, face au public, ça dépote. Tout le monde y trouve son compte. C'est cette option tricéphale qu'a également choisie Tin House, au nom moins ronflant que ceux cités précédemment, mais qui a tenu son rang sur le marché américain du heavy rock/blues rock.

Tin house 1Un power-trio né du côté d'Orlando...

Tin house marshmellow 2..sur les cendres de Marshmellow Steamshovel.

Tin house 4Un trio qui dépote tellement sur scène...

Tin house rashford winter...que l'albinos débauche Floyd Radford, le guitariste.

Tin house lpUn Lp, mais quel disque !

C'est la faute à Winter.

Derrière ce groupe d'Orlando créé en 1969 dont Leslie West (Mountain) fut grand fan, on retrouve le pétillant Floyd Radford, qui fut le second guitariste de Johnny Winter entre 1974 et 1976, après être préalablement passé par le White Trash du frangin Edgar, Mike Logan, batteur, et Jeff Cole, lequel partage la basse et le chant.

L'histoire de Tin House, plus jeune groupe floridien à décrocher un engagement auprès d'une maison de disques digne de ce nom (Epic Records), est étroitement liée au festival de Bithlo (End Pop Festival), initialement prévu à Miami, mais finalement délocalisé en périphérie d'Orlando au printemps 70.

C'est dans le cadre de ce gros rassemblement populaire auquel prennent part des formations comme l'Allman Brothers Band, Sweetwater, Storm, Mountain et les frères Winter que Tin House va faire parler de lui.

A l'occasion du premier des trois jours du festival (27, 28 et 29 mars 1970), Tin House y livre une telle prestation qu'il se voit proposer d'ouvrir, le lendemain, pour Johnny Winter.

Cette promotion éclair a précocement tué dans l’œuf le plan de carrière du trio qui s'est vu dépouillé de son guitariste vedette (1974), quand Rick Derringer a quitté les frères albinos.

Sur les cendres de Marshmellow Steamshovel.

Avant d'en arriver là, Tin House a fait ses premières gammes dans le rock garage. Les différents membres qui vont le constituer sont issus des groupes locaux ou régionaux de la périphérie d'Orlando.

Floyd Radford et Jeff Cole passent par The Odds & Ends et Logan évolue au sein des Town Criers, puis des New Englanders, avant que le trio ne se retrouve au sein des Marshmellow Steamshovel, une formation étoffée de 6 membres, très en vue en Floride, mais minée par des dissensions en interne.

Les trois musiciens, au cours d'une jam entre eux, se découvrent un potentiel de power-trio, format alors très en vogue à la fin des 60's.

Dès 1969, la tierce se lance sous cette incarnation en s'appuyant sur des reprises de Led Zeppelin et du Jimi Hendrix Experience, mais en s'attachant à signer ses propres originaux aussi.

La mouture alors dénommée Tin House fait vite parler d'elle jusqu'à ce que l'épisode Johnny Winter (et l'insistance de Steve Paul, manager du guitariste) ne vienne la propulser, plus rapidement que prévu, sur le devant de la scène.

Les acteurs sont encore très jeunes (moyenne d'âge de 16/17 ans) et lycéens pour deux d'entre eux (Radford et Cole), à l'époque de la signature chez Epic.

Un œil sur Radford.

Dès 1970, Tin House se retrouve en studio (Bee Jay à Orlando) à enregistrer une poignée de démos dont certaines se retrouvent entre les mains de Larry Coen (Epic) et de Steve Paul. Ce dernier, très élogieux à l'endroit de Tin House, pousse le président du label à le signer.

Steve Paul se charge de le superviser, mais il faut d'abord à Radford et Cole terminer leurs études. Les parents du premier nommé ne tiennent pas à ce que leur rejeton s'engage sans avoir quelque chose dans les mains. Ceux de Jeff Cole ne pensent pas différemment.A l'été 70, tout est enfin réglé pour que plus rien ne vienne contrecarrer la marche en avant de Tin House, gros espoir américain.

Le trio s'installe à New York dans une maison très spacieuse, jouxtant l'endroit où réside Johnny Winter. Ce rapprochement contribue à précipiter la fin de Tin House car Johnny Winter tient absolument à faire de Radford son guitariste. L'albinos en fait sa priorité et ne lâche plus le jeune homme, faisant de Tin House le groupe ouvrant pour lui sur chacune de ses sorties publiques.

Mountain, par l'entremise de Leslie West, veut en faire de même (une tournée californienne de 20 dates sur un mois), mais Steve Paul signe la fin de la récré et éconduit Mountain. Trop c'est trop. Priorité à Winter et à Tin House, qu'il cherche à protéger.

Tin house floyd radford 2

« Alors que nous étions dans Marshmellow Steamshovel, un sextet, j'ai dit à Jeff et à Floyd qu'il nous fallait quitter ce groupe et former un trio comme c'était alors à la mode. Financièrement, ce serait plus juteux et musicalement, ça correspondait mieux à nos aspirations. Peu de temps après, nous avons été pris sous la coupe de Johnny Winter, avons ouvert ses concerts et accompagné sa tournée et finalement joué devant des dizaines de milliers de spectateurs. » (Mike Logan)

 

Un premier album, mais quel album !

En 1970, les floridiens sortent un single, I Want Your Body/Be Good And Be Kind, suivi d'un album éponyme, un an plus tard (1971), album que produit Rick Derringer, guitariste de Johnny Winter.

Pour ce dernier, c'est une nouveauté. Jamais auparavant, il ne s'est impliqué dans la production. Par contre, il contribue épisodiquement en qualité de musicien sur l'album.

Un très bel album (blues-rock/hard rock avec une note de prog) au demeurant, perclus d'excellents riffs dont certains exceptionnels, plein de vitamine, alimenté par un lot de chansons globalement bonnes, groovy, soutenu par une rythmique solide, mais souffrant d'une production plus marquée pour aller au-delà du succès qu'il a alors rencontré.

Que de regrets !

Les 250 000 exemplaires pressés ont été écoulés mais, faute de pouvoir réellement défendre le disque en tournée au motif de courir, avec Johnny Winter, deux lièvres à la fois, tout le monde reste alors sur sa faim.

Winter a tué Tin House dans l’œuf avant de l'achever définitivement quand Radford rejoint l'albinos en 1974. Le trio se sépare et peut, avec le recul, nouer des regrets, au regard de ce qu'il représente alors sur la place floridienne.

Revenu en 2009, Tin House s'est depuis fendu d'un second LP, Winds Of Past qui, bien que moins impressionnant que l'éponyme Tin House de 71, situe bien à côté de quoi on est passé (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

Tin house lp

 

TIN HOUSE

TIN HOUSE – 1971  4/5

 

Publié en 1971.

Produit par Rick Derringer.

Durée:31:51.

Label:Epic Records.

Genre:blues-rock,hard rock.

 

Dans le collimateur des Winter.

 

Avec Rick Derringer dans les parages et l’entourage des frangins albinos Winter penchés au dessus de leur berceau, prompt à surveiller le moindre de leurs rots, les rejetons de Tin House ont eu le cul bordé de nouilles d'être adoubés par de tels parrains.

Il faut dire que ces jeunes et talentueux étudiants floridiens ont très tôt focalisé les regards sur eux. Authentiques espoirs ayant à peine dépassé la quinzaine d’années au moment où Tin House voit le jour, le guitariste prodigieux Floyd Radford, le chanteur et bassiste Jeff Cole (tous deux 16 ans) ainsi que l’ainé (17 ans) batteur, se réunissent, en 1969, autour d’un power trio que la Floride n’est pas prête d’oublier et arbore fièrement.

En signant pour Epic Records en 1970, le trio, diplôme en poche, se consacre à ce qui s’avère leur seul et unique album. Au regard de leur incroyable potentiel, il y a de quoi se la prendre et se la mordre… Mais Radford préfère bifurquer vers le clan Winter juste après ces enregistrements et le groupe n’y résiste pas. Alors que toutes les planètes sont alignées, ce sera finalement pas de bol pour lui. C'est la faute à Winter.

Reste l’album éponyme qui, sur une base blues, envoie du lourd et du progressif (Endamus Finallamus, Lady Of The Silent Opera). Pour des gamins encore acnéiques, publier un tel truc de tueur au premier essai avive les regrets de ne pas avoir vu l’expérience reconduite.

Rien ne manque : les riffs, les distorsions, les wah-wah, de la puissance, de l’énergie, des compositions originales qui tiennent la route, le tout dans un cadre concis, sans superflu, sans esbroufe, carré, solide… Du costaud, quoi !

Le drôle I Want Your Body, Be Good Be Kind, Silver Star, Personal Gain, 30 Weight Blues, la ballade gentillette Tomorrow, You’ve Gone Too Far contribuent principalement à la popularité de ce Tin House et à la réussite de son unique, mais superbe opus (un second viendra se greffer après la réunion du groupe au troisième millénaire).

Quand les Winter vous ont dans le collimateur, que vous ouvrez les concerts pour l’albinos et Buddy Miles, Alice Cooper, que Rick Derringer ne vous lâche pas d’une semelle ou vous marque à la culotte, que la maison d’édition vous déroule le tapis rouge, c’est forcément qu’il y a anguille sous roche. Grosse frustration...c'est la faute à Winter (RAZOR©).

 

1. I Want Your Body.

2. 30 Weight Blues.

3. Be Good And Be Kind.

4. You've Gone Too Far.

5. Silver Star.

6. Personal Gain.

7. Jezebel Give Me Your Lovin.

8. Tomorrow.

9. Endamus Finallamus.

10. Lady Of The Silent Opera.

 

Floyd Radford:chant,guitare.

Mike Logan:chant,batterie.

Jeff Cole:chant.

 

 

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