UFO.

BIOGRAPHIE.

 

UFO/Londres (Angleterre)

 

Ufo 1

 

Actif entre 1969 et 1983,1984 à 1989,1992 à aujourd'hui.

Labels:Beacon,Chrysalis,Metal Blade,Steamhammer.

Gnere:hard rock,heavy metal,space rock.

Site offciel:www.ufo-music.info

 

Un OVNI dans le ciel britannique.

Ils sont londoniens et font décoller leur carrière sous Hocus Pocus avant, dès 1969, de sillonner le ciel rock britannique sous l’identité de UFO, référence au club de la capitale anglaise où il a l’habitude d’évoluer. UFO, acronyme pour Unknown Flying Object, autrement dit l’OVNI de chez nous, est à la croisée des chemins entre hard rock et heavy metal.

Constitué de Phil Mogg, chanteur, Mick Bolton, guitariste, Andy Parker, batteur et Pete Way, bassiste, le quatuor pratique une sorte de space rock/boogie rock/blues-rock/psych rock lourdingue le rapprochant de groupes de stoner rock ricain comme Blue Cheer.

Très populaire en Allemagne et aux Pays-Bas, UFO est repéré par le producteur maison de Beacon Records qui le prend sous son aile et l’installe en studio pour la réalisation d’un premier album. Il est éponyme et affublé du chiffre 1 et est publié en 1970. Moyen, ce disque au budget très limité (à l’écoute, ça saute aux oreilles !) trouve un écho favorable auprès de la clientèle teutonne et nipponne surtout.

Un UFO 2, appelé aussi Flying est édité à la fin de l’année 1971. Il marque un léger mieux, grâce à Silver Bird et Prince Kajuku, pour lequel les allemands, encore eux, se prennent de sympathie (26 des charts), mais se distingue surtout par ses deux titres démesurément étirés, Star Storm (19 minutes) et Flying (26 minutes). Il reste toutefois très en deçà de ce qui se fait par ailleurs dans le genre.

Ufo phil moggPhil Mogg.

Ufo pete wayPete Way.

Ufo michael schenkerMichael Schenker.

Ufo paul raymondPaul Raymond.

Ufo andy parkerAndy Parker.

Ufo hierUne carrière démarrée en 1969...

Ufo...et toujours active en 2016.

 

Sans Bolton mais avec Schenker.

Après un live enregistré au Japon fin 1971 et publié en 1972, lequel referme le chapitre Space Rock, Mick Bolton quitte UFO. Larry Wallis (futur Motörhead) est pressenti un temps, relayé par Bernie Mardsen (futur Whitesnake), mais c’est finalement le jeune Michael Schenker (ancien Scorpions) qui, en juin 1973, enlève la mise, au motif de doter le groupe d’un son plus hard rock.

L’apport du guitariste allemand (19 ans) sert les intérêts du troisième LP d’UFO, paru chez Chrysalis et produit par Leo Lyons de Ten Years After. Phenomenon (1974) sur lequel on retrouve, outre le chaud patate Rock Bottom, un de ses titres forts et une de ses bases de concerts, Doctor Doctor, marque une avancée et un changement de registre ; il rapproche la formation de Londres de groupes comme Uriah Heep, Rainbow ou Status Quo.

La tournée de promo de Phenomenon accentue la percée internationale du groupe, grâce à Schenker notamment, dont les performances guitaristiques laissent pantois les fans de la première heure.

Paul Chapman (ex Skid Row), dit Tonka, intègre cette tournée promotionnelle en qualité de deuxième guitariste. Sa présence, certes furtive, donne encore plus de poids et de force au son d'UFO. Il quitte le groupe en janvier 1975 pour s'en aller former Lone Star.

Force It, No Heavy Petting et Lights Out incontournables.

Avec Schenker dans son effectif, UFO publie, outre Phenomenon, deux autres albums incontournables du catalogue : Force It en juin 1975 et No Heavy Petting, l'année suivante. Il est encore du très bon Lights Out qui suit en mai 1977, par lequel UFO engage l'ancien Chicken Shack et Savoy Brown, le claviériste et second guitariste Paul Raymond, suppléant de Danny Peyronnel, resté au poste d'août 75 à juillet 76.

Apogée musicale d'UFO, Lights Out est leur premier LP à entrer dans les classements d'albums britanniques où il figure en 54ème place. Aux Etats-Unis, ce concentré de classiques d'UFO (Alone Or Again, Love To Love, Lights Out et Too Hot To Handle) fait encore mieux : 23ème.

UFO tourne alors le dos aux studios londoniens d'Air et traverse l'océan pour enregistrer, à Los Angeles, son 8ème album studio : Obsession. Pete Way y joue un rôle majeur dans le mesure où il assure, quasiment à lui seul, l'écriture. Il est, en effet, impliqué dans 10 des 11 titres du disque.

Tous les membres se compromettent dans sa réalisation, y compris Michael Schenker qui livre là ses dernières joutes pour UFO. Opus moyen, il fait néanmoins un bon score des deux côtés de l'Atlantique : 26 sur ses terres, 41 chez l'Oncle Sam. Cherry et Only You Can Rock Me ne sont pas étrangers à ce bon comportement.

Magnifique Strangers In The Night.

La tournée engagée pour le promouvoir accouche d'un double live, le superbe Strangers In The Night (1979) mais révèle surtout les premières tensions entre le jeune prodige allemand et le reste du groupe, avec Phil Mogg plus particulièrement.

En Octobre 1978, Schenker quitte UFO après un dernier concert californien, à Palo Alto. Le guitariste teuton reprend la route de Scorpions tandis qu'UFO rappelle Paul Chapman. Strangers In The Night clôt la discographie 70's des anglais.

Le début des 80's se traduit par des mouvements répétés de personnel. Raymond d'abord, Way dans un second temps, prennent leurs distances avec UFO. Leur départ déstabilise l'unité du groupe et influe fortement sur la passabilité des trois albums de cette période, No Place To Run (1980), The Wild The Willing And The Innocent (1981) et Mechanix (1982).

Mouvements de personnel et séparations.

UFO se sépare une première fois en mai 1983, après que Making Contact (février 1983) se révèle à nouveau décevant et infructueux et que la tournée de promo s'avère un fiasco total.

Phil Mogg se charge de réactiver un UFO nouvelle version, deux ans plus tard. Un douzième LP vient se greffer au catalogue : Misdemeanor (1985), guère meilleur que ce qui précède. Cette nouvelle déception provoque une autre séparation, laquelle va durer 4 ans.

Toujours à l'initiative de Phil Mogg, pour l'occasion soutenu par Pete Way, une nouvelle incarnation d'UFO repart au combat en 1992. Le batteur Clive Edwards et le guitariste Laurence Archer (ex Stampede et Grand Slam) se laissent convaincre d'intégrer ce énième line-up. Cette réunion aboutit à High Stakes And Dangerous Men (mars 1992), le meilleur travail d'UFO, depuis belle lurette.

Remotivé par ce disque très intéressant, le groupe se sent pousser des ailes au point, en 1993, de reformer le UFO légendaire, avec Mogg, Schenker, Way, Raymond et Parker, autrement dit celui qui s'est illustré sur les albums de la période allant de Lights Out à Strangers In The Night.

Toujours actif.

Walk On Water, 14ème pan de la discographie, découle de ce retour au premier plan plutôt tonitruant. Malgré la réussite de l'album et de la tournée qui le soutient, les frictions entre Schenker et Mogg reprennent de plus belle. L'allemand refait ses valises en pleine tournée. Le groupe explose une énième fois.

« Je n'ai pas besoin d'être riche ou pauvre. J'ai fait tellement de choses dans ma vie que je peux autant m'amuser sur de petites scènes que de très grandes. Je me ficherais de jouer dans des clubs pour le reste de ma vie. Pour moi, il faut rester passionné, ne pas viser la lune. Ce qui compte, ce n’est pas qui je suis, c'est ce que je fais. » (Michael Schenker)

Ufo schenker portraitMichael Schenker, guitariste.

Aujourd'hui, UFO est toujours sur les routes et dans les studios, emmené par les anciens Mogg, Parker et Raymond et complété par l'américain Winnie Moore. Ce line-up est l'auteur d'un 21ème album, Seven Deadly, excellent au demeurant et par lequel UFO cherche à se renouveler et évite de se complaire dans la facilité.

La tournée commerciale lancée derrière démontre que UFO en a toujours sous le pied, qu'il est toujours aussi populaire et qu'il n'est pas encore prêt à rentrer dans le rang (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 2 - 1971

 

Ufo 2 flying

 

U.F.O

U.F.O 2 : FLYING – 1971  4,5/5

 

Publié en octobre 1971.

Produit par Guy Fletcher,Doug Flett.

Durée:59:54.

Label:Beacon Records.

Genre:hard rock,space rock.

 

De quoi s'en payer une bonne transe.

 

Des différentes périodes musicales qui jalonnent la carrière des anglais d’U.F.O, alias Unidentified Flying Object l’équivalent de notre OVNI, celle inspirée par le Space Rock me paraît être la plus intéressante.

Formé en 1969 par Phil Mogg (chant), Mick Bolton (guitare), Pete Way (basse) et Andy Parker (batterie) avec pour rampe de lancement Hocus Pocus, U.F.O est pourtant plus célèbre pour sa phase hard rock née avec Phenomenon (1974) et dont Lights Out (1977) est le point de mire.

Deuxième LP du catalogue, U.F.O 2/Flying (en écoute intégrale ici), édité en 1971 pour Beacon Records, est le maillon fort de cette phase rock spatiale, forgée au blues, puissamment patchoulisée et alimentée aux substances propices à faire la libellule depuis le balcon du huitième.

Il s’inscrit dans le mouvement d’un premier microsillon (U.F.O-1970) qui, déjà, donnait le ton en ce sens, quoi que moins pétillant. Affublé d’un sous titre qui n’autorise pas le moindre doute sur le produit proposé, One Hour Space Rock, et qui confirme que pendant une heure, va falloir s’accrocher aux branches pour ne pas s’envoler, Flying est un succès majeur du genre.

En cinq titres, dont deux morceaux épiques qui couvrent à eux-seuls 45 minutes de ce temps annoncé, Star Storm (18 :54) et Flying (26 :30), U.F.O élabore un monument de disque spatio-psychédélique.

A la vue de ces plages atypiques et étirées, il est légitime de s'interroger sur la matière ici proposée, trop souvent étendue en dépit du bon sens chez certains artistes. L'époque en étant friande, certaines de ses plages ont plus le souvent été le théâtre pour briller individuellement ou pour patienter en attendant les retombées des prises d'acids. D'où le prétexte à y loger à boire et à manger. Pas de ça ici !

Même si 26 minutes consécutives, c’est long à se coltiner, l’ambiance réjouissante qui les accompagne, lardée de belles guitares et d’effets surprenants, sauve les meubles parce que c’est cohérent. Partant de là, le voyage dans ce paysage sonore trippy à donf est garanti.

Avec Silver Bird pour prendre progressivement son envol, dont un Bolton qui plane et un Mogg qui culmine au top de son chant, Flying commence sur les chapeaux de roue. Les 19 minutes de Star Storm te transportent dans une autre dimension musicale, dans un espace sonore improvisé où t’as jamais mis un orteil. Mais où t’as acheté tes pills Michael ?

Le lourd-psyché Prince Kajuku, single en vue auprès de nos amis teutons (26 dans les charts chez Frida Oum Papa) et, selon Phil Mogg, né d’un surnom donné à un gars qui a bossé dans l’entourage d’U.F.O, prend alors le relais sans faire retomber le niveau. Bon son, grandes guitares… ça continue, tandis que le Prince Kajuku amorce un retour fracassant (Coming Of Prince Kajulu) en début de deuxième face. Avec la même intensité et avant de passer le témoin à Flying, plat de résistance final destiné à boucler le trip sans casse.

Flying est la consécration du groupe et de cette période Space Rock. Dans cette plage épique, tous les ingrédients se mêlent : la guitare qui n’a jamais été aussi brûlante et inventive, le chant admirable de Mogg, la rythmique qui pète un câble. Des sommets que l’on n’imaginait alors pas possibles sont atteints. Hallucinant ! (RAZOR©)

 

Face 1.

1. Silver Bird.

2. Star Storm.

3. Prince Kajuku.

 

Face 2.

1. The Coming of Prince Kajuku.

2. Flying.

 

Phil Mogg:chant.

Mick Bolton:guitare.

Pete Way:basse.

Andy Parker:batterie.

LP Studio 6 - 1977

 

Ufo lights out 77

 

UFO

LIGHTS OUT – 1977  5/5

 

Publié en mai 1977.

Produit par Ron Nevison.

Durée:36:51.

Label:Chrysalis.

Genre:hard rock,heavy metal.

 

De la personnalité à revendre !

 

L'Objet Volant Non Identifié (UFO) apparu dans le ciel anglais de la fin des 60's compte parmi ce que le hard rock européen a de meilleur à sortir de son chapeau.

Formé en 1969 par Phil Mogg (chant), Mick Bolton (guitare), Pete Way (basse) et Andy Parker (batterie) après avoir été repéré, par Noel Moore de Beacon Records, dans le club londonien du même nom où il a alors l’habitude d’évoluer, UFO entame sa carrière discographique en 1970 par UFO 1.

L'album, s'il est encore moyen, le révèle rapidement auprès des adeptes de space rock, suivi d’un numéro 2 dans la même veine, mais encore plus aérien (UFO 2/1971) et d’un live (1972).

Pour compenser le départ de Bolton, UFO fait signer le jeune prodige allemand Michael Schenker qui s’est précédemment illustré avec Scorpions. Dès lors, Chrysalis Records lui fait les yeux doux et ce nouveau partenariat débouche sur l’excellent Phenomenon (1974) aux arguments irréfutables que sont Doctor Doctor et Rock Bottom.

Force It de 1975 confirme l’engouement pour ce quatuor : Let It Roll, Out In The Street ou Mother Mary, pour ne citer qu’eux, atteignent un très haut niveau que corrobore Lights Out (1977), malgré la baisse de régime constatée sur le cinquième LP intercalé (No Heavy Petting de 1976).

Lights Out (en écoute intégrale ici) est le sixième du catalogue. A mon avis, c’est leur meilleur, le plus accrocheur et le plus profond, le plus précis, et celui qui affiche le plus de personnalité.

L’arrivée de Paul Raymond, passé par Savoy Brown notamment, qui brille aussi bien aux claviers que manche en main, n’est pas étrangère à la densification du groupe dont les compositions gagnent en qualité et en variété.

Schenker, Way, Raymond, Parker et Mogg constituent, à mon sens, le line-up de référence d’UFO. On peut s’en apercevoir ici : le boogie-rock Too Hot To Handle, le rock Just Another Suicide, le morceau titre puissamment hard ou son alter égo Electric Phase, l’expressif Getting Ready, Alone Again Or repris à Love et ici magnifié, Love To Love (leur Stairway To Heaven en quelque sorte) voire, à un degré moindre, la ballade Try Me touchent la cible en plein cœur, séduisent enfin le marché US et préparent la voie à ce que sera le rock des années 80.

Même si je n’aime pas passer la brosse à reluire pour un oui ou un non, force est de reconnaître que cet album est une merveille devant laquelle je m’incline respectueusement (RAZOR©).

 

1. Too Hot To Handle.

2. Just Another Suicide.

3. Try Me.

4. Lights Out.

5. Getting' Ready.

6. Alone Again Or.

7. Electric Phase.

8. Love To Love.

 

Paul Raymond:guitares,claviers,chant.

Andy Parker:batterie.

Michael Schenker:guitare.

Pete Way:basse.

Phil Mogg:chant.

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