Yesterday's Children.

BIOGRAPHIE.

 

YESTERDAY'S CHILDREN/Prospect (New Haven/Connecticut – USA)

 

Yesterday s children 1

 

Actif entre 1966 et 1970.

Labels:Parrot Records.

Genre:rock psychédélique,hard rock,acid rock,proto-metal,garage rock.

 

Brut de décoffrage.

Dans la famille des groupes US de hard-rock/acid rock du milieu des 60's, on se demande bien pourquoi et comment celui dont il est ici question, Yesterday's Children, s'y est pris pour ne pas parvenir à décrocher le pompon tant il a usé de bons arguments pour convaincre comme ses riffs carnassiers, ses accords adipeux, ses solo tueurs et sa rythmique lourde.

A rentrer sans ménagement, sans retenue et sans trop réfléchir dans le lard de son public, cette brigade lourde venue de Prospect (Connecticut), n'a jamais fait dans la dentelle pour espérer un jour sortir du lot. C'est tout droit et tête baissée. Ses arguments sont bruts de décoffrage et dépourvus de toute sophistication.

Yesterday s children 2La grosse Bertha du rock.

Yesterday s children lpUn LP resurgi de nulle part...

Yesterday s children lp back...mais pas révolutionnaire.

Yesterday s children firt singleLe premier single paru chez Parrot (1967).

Même si cette grosse Bertha du rock n'a pas eu le rayonnement national qu'elle recherchait de son vivant, elle n'est pas, pour autant, à son époque, passée inaperçue dans le Comté de New Haven où elle officiait le plus souvent.

Il est vrai qu'elle déchire, qu'elle n'arrête jamais et fait rarement dans le soft. La ligne droite étant le plus court chemin, elle va à l'essentiel, autrement dit, d'un point à un autre, le nez dans le guidon, sans oser la finesse, ni lever le pied, et à coups de charges répétées comme un bon pilier sud-africain.

Il faut aimer cette lourdeur sous amphés, cette liberté un peu beaucoup aventureuse, ses expérimentations désordonnées et abusives, cette cascade de décibels qui aboutissent le plus souvent à un constat : c'est un tantinet confus ici !

Enfin, c'est ce qu'il ressort généralement de l'écoute du seul legs discographique laissé par ce quintet détonant.

Une curiosité, oui. Les nouveaux héros, non.

Qu'aujourd'hui on cherche à faire de l'éponyme Yesterday's Children le disque du siècle, le plus beau que beau, et de son auteur une curiosité à ne louper sous aucun prétexte avant de mourir, relève d'une stratégie purement commerciale de la part des labels exhumeurs de trésors.

Il faut raison garder, ces musiciens du Connecticut ne sont ni les nouveaux héros que l'on a oublié de décorer, ni des bourrins de première. Il y a du grain à moudre dans tout ce qu'ils ont pu entreprendre.

On peut ressortir d'une confrontation avec Yesterday's Children complètement sonné par les coups ou indifférent à cette démonstration de décibels et lâcher l'affaire au bout de trois titres. Quoi qu'il en soit, ces gaillards sont ni plus, ni moins que le reflet de leur époque...

C'est en 1966 que se forme ce groupe américain disparu avant même que la décennie des 60's ne tire sa révérence.

Dans sa besace, trois singles et ce fameux LP resurgi de nulle part, dont on ne peut pas dire qu'ils aient vraiment marqué les esprits, en dépit, encore une fois, d'un intérêt certain.

Yesterday's Children se constitue autour de deux frères Dennis et Richard Croce, respectivement chanteur et guitariste, de Reggie Wright (guitariste principal) et de la rythmique comprenant le bassiste Chuck Maher et le batteur Ralph Muscatelli.

Passionné et pas maladroit.

Il se fait connaître en pratiquant une musique mordante puisée dans le terreau garage et psychédélique du moment. Un an après ses débuts, Yesterday's Children enregistre un premier single, To Be Or Not To Be/Baby I Want You, publié par la filiale londonienne de Parrot Records (1967).

La similitude de To Be Or Not To Be avec Paint It Black des Stones ou avec les Yardbirds et une face B, Baby I Want You, qui n'est pas sans rappeler les Beatles, laissent deviner les influences du groupe.

Les retombées de ce single sont limitées à la région, mais sa face A demeure un des titres préférés de la communauté rock psyché, au point que le 45T est aujourd'hui très prisé des fans du genre.

Dance All Night et Love And Things habillent les deux faces du second single. Les quatre titres énoncés figurent sur un EP français paru chez AZ en mars 1967. Là encore, les collectionneurs paieraient un prix d'or pour se l'approprier.

Troisième single recensé, Evil Woman/What Of I, est publié en avril 70 chez les new yorkais de Map City, là même où le seul et unique LP du groupe est précédemment publié (1969). Le single n'imprime guère plus que ses devanciers.

Reste l'album que l'on peut considérer comme bien mais pas aussi génial que certains voudraient le faire entendre. Pour qui respire heavy psych, il est à tout coup hors normes. On relativisera toutefois les propos dithyrambiques qui accompagnent leurs commentaires.

Yesterday's Children a tout du groupe passionné et pas maladroit et son album a de la mâche, de la puissance, de la fureur, sans être pour autant la grande découverte annoncée. D'autres dans le genre, comme Blue Cheer ou Vanilla Fudge, ont déjà fait aussi bien, sinon mieux.

On ne peut cependant pas nier que les temps forts de cet album flirtent avec les meilleurs : She's Easy et son solo de guitare de malade, l'enflammé Sad Born Loser, l'acid blues Hunter's Moon et la reprise sauvage de Spooky Tooth Evil Woman. Par contre le reste ne présente rien de remarquable ; c'est sans doute pour cette raison que le disque n'a pas imprimé sur un plan national, qu'il est tombé dans l'oubli depuis et que Yesterday's Children s'est dissous dans la foulée (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio unique - 1969

 

Yesterday s children lp

 

YESTERDAY’S CHILDREN

YESTERDAY’S CHILDREN – 1969  3/5

 

Publié en 1969.

Produit par Stephen Schlaks.

Durée:41:30.

Label:Map City.

Genre:garage rock,rock psychédélique,hard rock.

 

Ça ne s'arrête donc jamais ?

 

Dans la gamme des groupes US de hard-rock au-dessus de la moyenne, j’en ai un sous le coude qui vient tout droit du Connecticut et qui a eu une reconnaissance nationale mineure : Yesterday’s Children.

Emmené par les frères Croce, Dennis au chant et Richard à la guitare, Chuck Maher à la basse, Ralph Muscatelli à la batterie et par le soliste qui joue le plomb, Reggie Wright, Yesterday’s Children n’a qu’un seul LP au compteur (éponyme et de 69), mais, mazette, qu’est-ce qu’il fait mal aux oreilles, le bougre! Préparez les boules Quiès, c'est mieux.

A grand renfort de riffs mortels, d’accords gras, de solos killers, tractés par une rythmique lourde et qui ne la ferme jamais, les gaillards ne font pas dans la dentelle. Si vous cherchez du sophistiqué, du raffiné, passez votre route.

Cette grosse Bertha musicale qui flirte parfois avec le rock progressif, va à l’essentiel et le meilleur moyen d’y parvenir, c’est de rentrer, tête baissée et tous ensemble, dans le lard de l’auditeur, avec des compositions qui, dans l'ensemble, tiennent à peu près la route, sans conférer toutefois au génie comme on l'entend un peu trop souvent sur Yesterday's Children.

Yesterday’s Children a les arguments de la passion surtout. Moi qui ne suis pas un fou furieux du genre, je suis ressorti en bouillie de cette audition. Les charges de décibels et de lourdeur sont incessantes et désordonnées, au point que ça nuit beaucoup à la qualité de ce qui est proposé. Alors que l’on croit qu’elle a tout envoyé, cette brigade en a toujours une en réserve et à la longue, ça fatigue ou ça saoule.

Sailing, Paranoïa, Hunter’s Moon et Evil Woman ont mes faveurs, mais de là à en faire des nouveaux héros, il faut raison garder (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Paranoia.

2. Sad Born Loser.

3. What Of I.

4. She's Easy.

 

Face 2.

1. Sailing.

2. Providence Bummer.

3. Evil Woman.

4. Hunter's Moon.

 

Dennis Croce:chant.

Richard Croce:guitare.

Chuck Maher:basse.

Ralph Muscatelli:batterie,percussions.

Reggie Wright:lead guitare.

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