The Amazing Rhythm Aces.

BIOGRAPHIE.

THE AMAZING RHYTHM ACES/Tennessee (U.S.A)

 

Amazing rhythm aces 1

 

Actif de 1974 à 1981, depuis 1994.

Label:Valley,ABC,Columbia,Warner Bros.

Genre:country-rock,soft rock,rock sudiste.

 

La belle alliance du rock et de la country.

L'origine du groupe de country-rock connu sous l'identité des Amazing Rhythm Aces se situe à Memphis/Tennessee et en 1974. Cette formation, on la doit au bassiste Jeff « Stick » Davis, et au batteur et second chanteur Butch McDade (décédé d'un cancer fin novembre 1998). Ils en sont à l'initiative, après avoir collaboré brièvement, en compagnie du guitariste et chanteur Russell Smith, avec l'auteur-interprète Jesse Winchester, expatrié à Québec comme beaucoup de tennesséens du moment voulant échapper à leurs obligations militaires.

Amazing rhythm aces 2

Amazing rhythm aces 2015

Amazing rhythm aces 3

Au retour du Canada, David, McDade et Smith renouent et s'attachent les services d'un claviériste, Billy Earheart III. Barry Burton (guitare et mandoline) et James Hooker (claviers) complètent le quatuor qui prend le nom de The Amazing Rhythm Aces.

Une très belle discographie.

Le sextet se distingue alors par sa belle musicalité et sa jolie alliance de rock, de country, de gospel et de R & B, arguments qui ne laissent pas indifférents le label ABC Records qui les signe en 1975.

Le fantastique Stacked Deck marque le point de départ de leur très intéressante discographie. Sorti en 1975, il est, pour l'essentiel, alimenté avec les chansons de Russell Smith (8 sur 12 + 2 en co-écriture). Très apprécié des amateurs de country-rock, Stacked Deck, tiré par le brillant Third Rate Romance (classé dans de multiples pays, N° 1 pop-rock au Canada) et par Amazing Grace (top 10 country), atteint le 11ème rang des classements de country US et pointe à la 120ème place du Billboard, ce qui pour un disque trop rock pour la country et trop country pour le rock, est une excellente opération.

Best New Artist 75.

Cet album vaut à Amazing Rhythm Aces d'être nominé pour la catégorie « Best New Artist » en 1975. Dans les chiffres, cette performance ne sera jamais égalée malgré un Grammy pour la meilleure performance vocale d'un groupe, remportée par le titre The End Is Not In Sight (The Cowboy Tune) en 1976.

Ce titre (12ème des hits country) est l'élément moteur du deuxième album des tennesséens : Too Stuffed Jump, encore bien bon et toujours construit sous la plume de Russell Smith. 16ème des classements country, 157ème au Billboard, cet album sonne très contemporain pour son époque.

Amazing russell smith

« A l'époque, nous avons fait le Long Run Tour d'Eagles, exception faite de Los Angeles et de New York. Nous avons régulièrement ouvert pour Jimmy Buffett et surtout tourné aux Etats-Unis, Au Canada, à nos débuts. En Australie où nous avons joué en ouverture de Leon Russell. En Australie, nous étions bien vu aussi. Idem en Italie. » (Russell Smith)

Barry Burton est encore du troisième LP, l'excellent Toucan Do It Too (1977/ABC). Le groupe, qui vient de se voir récompenser du prix du groupe le plus progressiste (Cash Box), ne relâche pas son étreinte et rajoute même, pour le grand plaisir de ses fidèles supporters, une dose d'agressivité à sa musique qui marche sur les plates-bandes d'Eagles.

ARC porte toujours haut les couleurs du sud.

En fait, Burton quitte The Amazing Rhythm Aces après le quatrième et avant dernier album des 70's du groupe : Burning The Ballroom Down (1978) ; il le produit en guise de cadeau de départ et en fait un bon N° 28 dans les charts country, un N°166 du Billboard, sans toutefois influer sur les ventes, le genre s'accomodant mal de réussite commerciale.

La discographie 70's se referme avec un étonnant disque éponyme (1979) fait pour Columbia. Il intègre Duncan Cameron en lieu et place de Burton. The Amazing Rhythm Aces se sépare en 1981 avant de se reformer en 1994 autour de Smith, Davis, McDade, Earheart, Hooker et Danny Parcs, nouveau guitariste. Depuis 2007, Russell Smith et Billy Earheart continuent à hisser haut les couleurs sudistes de cette très belle formation de Memphis (RAZOR©).


 

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 2 - 1976

 

Amazing rhythm aces too stuffed

 

THE AMAZING RHYTHM ACES

TOO STUFFED TO JUMP – 1976 4,5/5


Publié en 1976.

Produit par Barry Byrd Burton.

Durée:32:35.

Label:ABC Records.

Genre:country-rock,soft rock,southern rock.


De l'American Music, pour faire simple...


Avec Amazing Rhythm Aces, on est en présence d’un des meilleurs groupes de country-pop-rock de la seconde moitié des seventies. Pas un de leurs LP n’est passé à la trappe face aux critiques. C’est un signe, même si le grand public n’a pas fait montre d’un enthousiasme débordant à son égard dans les bacs.

Seuls les initiés aux choses du southern rock savent qu’ils tiennent là une atypique mais belle référence musicale, aux grandes harmonies vocales, au son roots, combinant subtilement des éléments de blues, de rock, de bluegrass, de country, de gospel et de jazz, un groupe qui joue la musique qu’il a réellement envie de jouer, sans se préoccuper de quelconques retombées commerciales.

D’où la difficulté à les étiqueter et surtout à les sérier dans un registre purement sudiste, faute de grandes envolées de guitare et d’un rythmique endiablée.

De Stacked Deck (1975) à Burning The Ballroom Down (1978) en passant par Too Stuffed To Jump (1976) ou Toucan Do It Too (1977), ce groupe de l’est du Tennessee qui a ouvert pour Leon Russell, n’a signé que des disques remarquables à 4/5 étoiles. Sur 5, cela va de soi.

Malgré ça, il reste un illustre inconnu pour beaucoup. Le mieux est donc de lever le voile sur cette troupe alors considérée comme trop rock pour les countryistes et trop country pour les rockeux, et de faire sa connaissance, via une œuvre top niveau comme l’est Too Stuffed To Jump (1976) et qui se distingue par sa belle musicalité.

L’histoire de ce groupe prend forme à Knoxville (célèbre pour l’anecdote selon laquelle Alice Cooper y aurait perdu Chena, son fameux boa constrictor) au début des années 70, autour du regretté Butch McDade, batteur et deuxième chanteu, de Jeff « Stick » Davis, bassiste, de Russell Smith, auteur-compositeur, guitariste et lead chanteur à la voix de baryton reconnaissable entre mille, du claviériste Billy Earheart III de Tullahoma, à une heure de Nashville.

Mais ce n’est qu’à partir de 1974 qu’il a été vraiment actif sur la scène musicale et qu’il a commencé à bâtir son superbe catalogue discographique. Barry Burton (guitare, dobro et mandoline) et James Hooker (pianiste) complètent l’équipe qui prend le nom des Amazing Rhythm Aces en 1972. Tous ces membres ont évolué avec les plus grands acteurs de la musique rock ou country.

Soutenu par Jesse Winchester qui reprend certains de leurs titres et contribue ainsi à leur promotion, ABC Records signe les Tennesseans. L’excellent Stacked Deck (75), premier LP du catalogue, consacre Third Rate Romance, single country-pop dans la lignée d’Eagles qui fait 14 dans les charts (Billboard 100).

Amazing Rhythm Aces est lancé jusqu’en 1981, date à laquelle il se sépare sans faire vraiment fructifier son potentiel, pour mieux se reformer en 1994. Il ne goûtera plus jamais au succès comme ce fut le cas avec Third Rate Romance, malgré quelques belles banderilles (Amazing Grace, The End Is Not In Sight ou Dance The Night Away). Encore actif aujourd’hui, il est mené par deux des membres d’origine, Russell Smith et Billy Earheart.

Le nom d’Amazing Rhythm Aces a un petit côté énigmatique. Il aurait été retenu au regard de la difficulté à répertorier la musique pratiquée par ses acteurs et qui combine plusieurs influences pop, rock, country, blues, R&B, folk, reggae et latino. Eux-mêmes la définissent comme de l’American Music pour faire simple, ce qui ne les empêche pas d’avoir de fidèles partisans depuis près de quarante ans. Et comme le mélange déroutant de ce groupe à deux claviers fonctionne plutôt bien…

Le premier album d’ARA, Stacked Deck, au son plus southern, laissait entrevoir de belles compositions et de beaux arrangements au point d’être vu comme l’œuvre de référence de la bande à Russell Smith ; son suivant marche dans ses traces même s’il fait montre de moins de créativité et d’originalité que le premier LP, sauf pour ce qui concerne sa couverture, énorme pour l’époque.

L’apport en écriture de Russell Smith alimente l’album en titres de grande qualité, bien chantés et magnifiquement soutenus instrumentalement, avec en point d’orgue un éminent Barry Burton à la guitare. La rythmique est également bien présente.

Dans ce contexte, la palme revient à The End Is Not In Sight (The Cowboy Tune), le grammy de la meilleure performance country vocale cité précédemment, mais des chansons comme Typical American Boy, If I Just Knew What To Say, Out Of The Snow, Dancing The Night Away ou A Little Italy Rag tirent bien leur épingle du jeu et situent bien l’excellence du niveau de ce talentueux groupe de Memphis, vraisemblablement mal promu ou mal distribué. Je ne vois pas d’autres explications à leur discrétion (RAZOR©).

 

1. Typical American Boy.

2. If I Just Knew What to Say.

3. The End Is Not in Sight (The Cowboy Tune).

4. Same Ol' Me.

5. These Dreams of Losing You.

6. I'll Be Gone.

7. Out of the Snow.

8. Fool for the Woman.

9. A Little Italy Rag.

10. Dancing the Night Away.

 

Barry ""Byrd" Burton:dobro,guitare,steel guitare,mandoline,choeurs.

Jeff Davis: guitare basse,choeurs.

Billy Earheart:claviers.

James Hooker:claviers,piano,choeurs.

Butch McDade: batterie,percussions,chant.

Russell Smith:guitare,chant.

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