Emmylou Harris.

BIOGRAPHIE.

 

EMMYLOU HARRIS/Birmingham (Alabama – USA)

 

Emmylou harris intro

 

Née le 2 avril 1947 à Birmingham (Alabama).

Active depuis 1969.

Labels:Jubilee,Reprise,Warner bros,Elektra,Rhino,Nonesuch.

Genre:folk,country-rock,country,bluegrass,rock,pop,country alternative,Americana.

Site Internet:emmylouharris.com

 

Un pédigree impressionnant.

Emmylou Harris est une légende vivante de la country-music. A ce titre, elle peut faire valoir à ce jour un CV que beaucoup lui envient. Elle détient pas moins de 13 Grammy Awards, un Billboard's Century Award, 3 CMA Awards, 3 Americana Awards et affiche une discographie riche de plus d'une quarantaine d'albums (studio, live, compilations et collaborations) et de presque le double de singles (70).

Intronisée au Country-Music Hall Of Fame en 2008, Emmylou a collaboré avec les plus grands, de Neil Young à Mark Knopfler, en passant par Gram Parsons, Johnny Cash, Linda Ronstadt, Willie Nelson, Bob Dylan ou Rodney Crowell, son collaborateur historique.

Emmylou harris guitareLe folk avant la country...

Emmylou harris gram parsons...et sa rencontre avec Gram Parsons. 

Emmylou harris the hot bandLe Hot Band, son groupe au mlieu des 70's.

Emmylou harris rodney crowellRodney Crowell, son complice depuis le Hot Band.

Emmylou harris nowLa diva de la country.

Si elle a beaucoup interprété le répertoire d'autrui, elle fait montre, d'une manière plus marquée depuis la deuxième moitié des 70's, d'un talent qu'on ne lui connaissait pas pour tisser parallèlement ses propres chansons. La qualité de son songwriting trouve l'adhésion auprès des experts et des fans. Sa carrière s'étire sur plus de quatre décennies au cours desquelles l'éternelle fiancée de l'Amérique a marqué de son empreinte la country, le country-rock, le folk, le bluegrass ou encore l'Americana et ce, en développant son propre style.

Le folk avant la country.

Enfant d'un pilote du Corps des Marines, Emmylou naît le 2 avril 1947 dans l'Alabama. A Birmingham pour être précis. L'engagement de son père militaire amène la famille d'Emmylou à beaucoup bouger. Ainsi elle pose ses valises en Caroline du Nord où Emmylou passe la majeure partie de son enfance, puis en Virginie où la jeune fille est scolarisée (Woodbridge).

Emmylou poursuit ses études dans la musique, le théâtre et la danse auprès de l'Université de Greensboro (Caroline du Nord). Titulaire d'une bourse à sa sortie, elle se met à la guitare et commence à faire sérieusement de la musique, influencée en cela par les stars folk du moment, les Dylan, Baez et autres Seeger.

Désireuse d'en faire son métier, elle quitte Greensboro pour New York et le théâtre de ses idoles, Greenwich Village (1967). Pour financer ses projets, elle travaille comme serveuse dans les bars de Manhattan où elle commence à se produire. A Greenwich, elle fait la connaissance de Tom Slocum et l'épouse en 1969.

Des débuts compliqués.

Malgré une vie d'apparence bien réglée, ses premiers pas dans la musique s'avèrent cdifficiles et mouvementés dans l'ambiance agitée du folk revival des 60's.

Venue d'un milieu plutôt strict, elle va se laisser aspirer par le tourbillon né de la contre-culture, se retrouver mère célibataire et sans le sou, au début des 70's, quand son mariage avec Tom vire en eau de boudin. Hallie dans les bras, elle se réfugie à Washington D.C. auprès des siens pour se ressourcer (1970).

Mais ça s'arrête là. Comme la drogue et l'alcool ne sont pas faits pour elle, elle survit et évite de sombrer, comme ont pu le faire d'autres de ses partenaires de l'époque. J'en veux pour preuve Gram Parsons, pionnier du country-rock et artiste aussi inventif qu'influent, essentiel dans la réussite de sa carrière.

Le folk des Joan Baez et Joni Mitchell.

1970 est l'année de son premier LP, Gliding Bird, réalisé pour une étiquette folk mineur, Jubilee Records. L'album, ancré dans un folk inspiré de Joan Baez et Joni Mitchell, n'imprime pas et, non promu, ni distribué, a l'infortune d'être plombé par la faillite du label.

Emmylou (ici Emmy Lou) y signe toutefois ses premières chansons (Fugue For The Fox, Clocks, Black Gypsy, Bobbie's Gone et Waltz Of The Magic Man) ; son mari d'alors (Tom Slocun) est, quant à lui, l'auteur de la chanson-titre.

Le reste de ce disque varié gravite autour de reprises de ses mentors du moment, tels Fred Neil (Everybody's Talkin') et Bob Dylan (I'll Be Your Baby Tonight), du cador de la country qu'est Hank Williams (I saw The Light) ou d'un des tandems les plus efficaces de la musique populaire Burt Bacharach/ Hal David (I'll Never Fall In Love Again). Cet éclectisme va dicter la suite de son parcours musical personnel.

Dans l'arrière salle de Clyde's.

A Washington D.C., là même où Emmylou s'emploie à remettre de l'ordre dans sa vie familiale, sa carrière prend un tournant décisif. Alors qu'elle s'est remise à la guitare et au chant, elle arpente les bars de la cité et de sa périphérie en rebondissant sur un genre qu'elle affectionne tout particulièrement : la country et le bluegrass.

Son statut du moment ne justifiant pas mieux que le Tammany Hall, le club Childe Harold ou la salle arrière de chez Clyde's, c'est en ce dernier endroit discret qu'Emmylou se produit en décembre 1971, avec pour seul répertoire folk et pop, des titres puisés dans le catalogue de Van Morrison, Stephen Stills, Dylan, voire Hank Williams.

Seulement voilà, à cette même époque, le Flying Burrito Brothers, sans Gram Parsons, parti un an plus tôt, passe au Cellar Door, une des places les plus importantes de la musique de Washington D.C.

Rick Roberts, son furtif remplaçant, connaît bien la scène locale et convainc Chris Hillman et Michael Clarke de se rendre au Clyde's. Il se murmure qu'une artiste du nom d'Emmylou Harris y livre des prestations vocales remarquables. La voix d'Emmylou opère sur ses confrères le même effet que sur le public, visiblement sous le charme.

Emmylou harris portrait 2

"Gram était toujours bien quand on chantait ensemble. C'était quand je n'étais pas là qu'il semblait avoir des problèmes. » (Emmylou Harris)

 

Gram Parsons, son guide.

Chris Hillman branche son complice Gram Parsons, lequel, après avoir accompagné la décadente tournée britannique des Stones 71, vient de démarrer une carrière solo, en signant chez A&M Records et cherche une voix féminine pour chanter les harmonies sur son premier album GP (1972).

Pendant quasiment un an, Gram et Emmylou ne font que se croiser jusqu'au jour où l'ancien Byrds l'appelle pour qu'elle le rejoigne à Los Angeles pour ce dernier projet. Après une tournée au printemps 73 à laquelle prend part Emmylou (les Fallen Angels), elle est reconduite sur le deuxième album de Parsons, Grievous Angel.

Le disque est encore mieux accueilli que le précédent, mais hélas il est publié à titre posthume (janvier 1974), 4 mois après la mort du père de l'American Cosmic Music (septembre 1973). L'association Parsons/Harris est alors une réussite.

Si le rapprochement avec Parsons est de courte durée, il joue comme un talisman musical pour Emmylou Harris. Au contact de son mentor, Emmylou apprend énormément et progresse à vitesse grand V ; elle devient une chanteuse hors normes grâce à ses conseils. Aujourd'hui, véritable diva de la country, elle sait tout ce qu'elle doit à cet homme et artiste dont elle n'avait (heureusement) pas les défauts.

L'Angel Band avant le Hot Band.

Plus confiante en ses possibilités, Emmylou Harris, malgré la peine qui l'anime, fonde son premier groupe Angel Band (un clin d'oeil à Parsons ?) et s'installe sur la côte Ouest des Etats-Unis où elle enregistre un deuxième opus.

Pieces Of The Sky, publié en mars 1975 (Warner Bros), est l'album par lequel l'alabamienne lance véritablement sa carrière. Il est produit par Brian Ahern qu'Emmylou épousera en 1977 et qui sera derrière une dizaine de ses albums.

L'Angel Band mute alors en Hot Band, une concentration de musiciens chevronnés de la country, tels que John Ware (batteur), Hank De Vito (pedal steel guitariste), Emory Gordy (bassiste), Glen D. Hardin (pianiste), James Burton (guitariste) et Rodney Crowell (guitariste), deuxième personnage déterminant dans sa carrière. Depuis leur première collaboration à cette occasion, ce dernier signe, en effet, plusieurs titres que la chanteuse inscrit à son répertoire au fil des décennies.

Quand les femmes bousculent la country de papa.

Elite Hotel et Luxury Liner, respectivement N° 1 du Billboard country 76 et 77, Quarter Moon In A Ten Cent Town (1978), 3ème au même classement, le Grammy pour la meilleure performance féminine 1980 qu'est Blues Kentucky Girl, (plus country conventionnelle) installent Emmylou, à la fin des 70's, parmi les plus grands artistes country-folk/country-rock. Elle est alors une star internationale sollicitée par le gratin du moment.

Mais Emmylou n'est pas la seule femme à bousculer la country de ces messieurs de Nashville : Dolly Parton et Linda Ronstadt en sont également de brillantes interprètes. Le trio féminin se forme pour les besoins de Light Of The Stable (1979), excellent album de Noël auquel se prêtent aussi Neil Young et Willie Nelson.

Une discographie de grande qualité.

Entre le début des années 80 et 2011, sa discographie personnelle s'enrichit d'une quinzaine d'albums studio (de Roses In The Snow à Hard Again, dans lequel elle rend hommage à Parsons), de 3 disques live, tandis qu'elle partage parallèlement (de 1987 à 2016) des collaborations avec divers artistes comme Linda Ronstadt et Dolly Parton, Mark Knopfler, Carl Jackson, et surtout Rodney Crowell avec lequel elle signe, coup sur soup, les sublimes Old Yellow Moon (2013) et The Traveling Kind (2015).

Elle réalise enfin le souhait de réaliser un disque avec celui qui est son fidèle ami depuis 40 ans et le Hot Band. Ils se l'étaient promis ; c'est désormais chose faite. Pour Emmylou, si la boucle est désormais bouclée à près de 71 ans, elle est loin d'avoir refermé le livre de sa carrière (RAZOR©). 

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 2 - 1975

 

Emmylou harris pieces of the sky 75

 

EMMYLOU HARRIS

PIECES OF THE SKY – 1975  5/5

 

Publié en février 1975.

Produit par Brian Ahern.

Durée:37:25.

Label:Reprise.

Genre:country-rock.

 

S'il n'en reste qu'un...

 

Gram Parsons, mentor décédé (septembre 1973) d'Emmylou Harris aurait été fier de sa protégée, auteur d'un deuxième LP personnel remarquable, le dénommé Pieces Of The Sky, sorti en février 1975. Ce disque fait suite à Gliding Bird (1969) dans lequel l'artiste en est encore à pratiquer le folk des Joan Baez et Mitchell et à galérer pour vivre de sa musique.

Pieces Of The Sky (Reprise) lance véritablement sa carrière et installe Emmylou comme la figure de proue féminine d'un genre, la country, en pleine mutation et modernisation, depuis qu'elle est passée entre les mains de Parsons. Parlons plus de country-rock que de country nashvillienne à la papa ici.

Bien évidemment, la mort de son pygmalion a durement affecté l'alabamienne. Pour la première fois depuis GP de Gram, elle se retrouve seul en studio avec des enregistrements à assurer. Mais elle bénéficie du soutien de Brian Ahern (son second mari de 1977 à 1984), producteur canadien, lequel loue une villa à Beverly Hills, y fait venir son légendaire studio sur roues.

Brian Ahern est, en effet, le concepteur d'une chambre d'enregistrement mobile professionnelle (l'Enactron Truck) entièrement équipée qui permet à son utilisateur d'enregistrer en totale liberté, où et quand bon lui semble. Rappelons que ce Enactron Truck est quand même derrière une quarantaine de disques d'or et de platine (de Black Sabbath à Willie Nelson, de Bob Dylan à Emmylou Harris).

Ensuite, il bat le rappel des musiciens de l'environnement de Gram Parsons comme James Burton, Glen D. Hardin, Ron Tutt mais aussi des cadors de la place comme Bernie Leadon, Bill Payne, Herb Pedersen, Amos Garrett, Richard Green, Byron berline et Rodney Crowell.

Comme elle pratique surtout la reprise, il ne faut pas se tromper sur le choix des titres à traiter. En ce sens, l'arrivée de Rodney Crowell, permet une sélection judicieuse.

Si Rodney lui amène son Bluebird Wine sur un plateau, le reste est emprunté à Merle Haggard (The Bottle Let Me Down), à Dolly Parton (Coat Of Many Colors), au poète Shel Silverstein (Queen Of The Silver Dollar), au nashvillien d'adoption Billy Sherrill (Too Far Gone), aux frères Louvin (If I Could Only Win Your Love), au songwriter de Caroline du Nord Danny Flowers (Before Believing), au couple de la country Felice et Boudleaux Bryant (Sleepless Nights) ainsi qu'au tandem Lennon-McCartney (For No One).

Quant à Emmylou, elle signe (avec Bill Danoff) un seul titre (mais quel titre !) : le poignant Boulder To Birmingham, dédié à son défunt guide. Elle y exprime toute sa tristesse de l'avoir perdu. La production sobre d'Ahern (guitare acoustique et steel guitare) se concentre essentiellement sur la magnifique voix d'Emmylou. L'effet est garanti. Boulder To Birmingham, d'une très grande puissance émotionnelle, est devenue un repli réconfortant pour tous ceux affectés par la perte d'un proche.

Pour toutes ces raisons, Pieces Of The Sky constitue un disque fondamental du catalogue de l'artiste. D'ailleurs, Emmylou se plaît à rappeler que sa carrière a réellement commencé ici avec ce lot de chansons, ici sublimées par la voix cristalline d'Emmylou. Indispensable disque (RAZOR©).

 

1. Bluebird Wine.

2. Too Far Gone.

3. If I Could Only Win Your Love.

4. Boulder To Birmingham.

5. Before Believing.

6. Bottle Let Me Down.

7. Sleepless Nights.

8. Coat Of Many Colors.

9. For No One.

10. Queen Of The Silver Dollar.

 

Emmylou Harris:chant,guitare acoustique.

Brian Ahern:guitare acoustique,basse,guitares.

Bruce Archer:guitare acoustique.

Duke Bardwell:basse.

Byron Berline:violon,mandoline.

James Burton:guitare électrique,dobro.

Mark Cuff:batterie.

Rick Cunha:guitare acoustique.

Amos Garrett:guitare électrique.

Richard Greene:violon.

Tom Guidera:basse.

Glen D. Hardin:piano,piano électrique,arrangements cordes.

Ben Keith:pedal steel guitare.

Bernie Leadon:guitare acoustique,basse,banjo,dobro,choeurs.

Bill Payne:piano.

Herb Pedersen:guitare acoustique,guitares 12 cordes,banjo,choeurs.

Danny Pendleton:pedal steel guitare.

Ray Pohlman:basse.

Linda Ronstadt:choeurs.

Ricky Skaggs:violon.

Fayssoux Starling:choeurs.

Ron Tutt:batterie.

DISCOGRAPHIE COLLABORATIONS (AVEC RODNEY CROWELL).

LP Studio 1 - 2013

 

Emmylou harris rodney crowell old yellow moon 2013

 

EMMYLOU HARRIS & RODNEY CROWELL

OLD YELLOW MOON – 2013  5/5

 

Publié en février 2013.

produit par Brian Ahern.

Durée:41:06.

Label:Nonesuch Records.

Genre:folk,country.

 

L’ombre de Parsons.

 

Emmylou Harris remet le couvert avec celui qui fut son collaborateur au sein du Hot band, dès 1975 : Rodney Crowell, qui apparait dans sa vie artistique à la mort de Gram Parsons, pionnier de la fusion entre country et rock.

Compositeur, guitariste et chanteur, ce dernier fut, trois ans durant, au service de celle qui est aujourd’hui assimilée à une légende de la country music. Ce retour à l’envoyeur n’est pas pour me déplaire tant la collaboration fut fructueuse, au point de planifier, mais quand ?, de partager, un jour, une galette tous les deux.

Autrement dit, Old Yellow Moon et ses douze titres était dans les cartons depuis des décennies. Ils se l’étaient promis, ils l’ont fait. Certes de l’eau a coulé sous les ponts depuis, mais ce disque qui scelle une grosse amitié entre les deux protagonistes, voit enfin le jour, bloqué jusque là par des carrières respectives, particulièrement chargées de l’une comme de l’autre.

Il aura fallu son excellent Hard Bargain de 2011 pour qu’Emmylou Harris décide enfin du moment. Et maintenant ? s’est-elle interrogée, comment se remotiver et repartir au combat sur des bases aussi solides ? Avec quelle matière de surcroît ?

Rodney Crowell… depuis le temps qu’on en parle. L’ex-partenaire historique adhère au truc comme il s’y était engagé il y a quarante ans, débarque avec un lot de 3 titres signés par ses soins (Bluebird Wine, Here We Are et Bull Rider) et un cosigné avec James T. Slater (Open Season On My Heart), le reste étant emprunté à Hank De Vito, Roger Miller, Patti Scialfa, Kris Kristofferson, Donivan Cowart, Allen Reynolds, Matraca Berg...

Autour du duo emblématique, un parterre de fines gâchettes est sollicité : une partie du line-up original du Hot Band (John Ware, Glen D. Hardin, Emory Gordy) plus, entre autres des cadors comme Bill Payne, Vince Gill, Stuart Duncan… Bref, tous les voyants sont au vert pour qu’Old Yellow Moon, ainsi magnifié, vienne alimenter en qualité le country rock de l’Oncle Sam, généreux donateur du genre depuis son avènement.

Longtemps espéré des aficionados, Old Yellow Moon méritait bien l’attente. Il est très bon, sans fioritures, ni surprises et éclectique. C’est pro, même si c’est dicté par le seul plaisir de se retrouver.

La céleste Emmy s’y révèle fidèle à son statut de diva de la country ; sa voix éclatante suscite toujours autant de picotis dans le bas ventre. Le duo, pas tombé de la dernière pluie, maîtrise un max.

Il possède tous les ingrédients par lesquels le Sud de la Californie des 70’s nous a musicalement envoûtés. Avec des réminiscences de l’époque Hot Band dont il reprend l’état d’esprit, l’album du jour, enregistré à Nashville et produit par Brian Ahern (son ex), nous rapproche de Gram Parsons et du Flying Burrito.

Bull Rider, Chase The Feeling, Hanging Up My Heart, Invitation To The Blues, Back When We Were Beautiful, Bluebird Wine, mais surtout Spanish Dancer ont mes faveurs du moment. A consommer sans moderation (RAZOR©).
 

1. Hanging Up My Heart.

2. Invitation To The Blues.

3. Spanish Dancer.

4. Open Season On My Heart.

5. Chase The Feeling.

6. Black Caffeine.

7. Dreaming My Dreams.

8. Bluebird Wine.

9. Back When We Were Beautiful.

10. Here We Are.

11. Bull Rider.

12. Old Yellow Moon.
 

Emmylou Harris:guitare acoustique,chant,tambourin.

Rodney Crowell:guitare acoustique,chant.

James Burton:guitare électrique.

Chad Cromwell:batterie.

Dennis Crouch:basse.

Stuart Duncan:banjo,violon,mandoline.

Larry Franklin:violon.

Paul Franklin:steel guitare.

Vince Gill:string guitare,harmonies vocales.

Marco Giovani:batterie.

Emory Gordy:basse.

Glen D. Hardin:piano électrique.

John Hobbs:piano.

Jim Hoke:accordéon.

Jedd Hughes:guitare électrique.

David Hungate:basse.

John Jorgenson:guitare électrique,mandoline.

Lynn Langham:piano.

Bill Payne:orgue,piano.

Mickey Raphael:basse,harmonica.

Michael Rhodes:basse.

Steuart Smith:slide guitare,mandocello.

Tommy Spurlock:steel guitare.

John Ware:batterie.

Reese Wynans:piano.

LP studio 2 - 2015

 

Emmylou harris rodney crowell the traveling kind

 

EMMYLOU HARRIS & RODNEY CROWELL

THE TRAVELLING KIND – 2015  5/5

 

Publié en mai 2015.

Produit par Joe Henry.

Durée:40:35.

Label:Nonesuch Records.

Genre:country,folk,americana.

 

Dans les vieux pots, les meilleures soupes.

 

C’est bien connu : c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Après celle, excellente, qu’il ait servie en 2013, via Old Yellow Moon (N° 4 du Billboard catégorie country), le duo ami depuis plus de quatre décennies de la country remet le couvert avec The Travelling Kind, chez Nonesuch Records. Ce qu’Emmylou Harris et Rodney Crowell n’ont pu faire comme ils le souhaitaient alors, il y a une quarantaine d’années, la faute à un emploi du temps overbooké, le temps le leur permet aujourd’hui et personne ne s’en plaindra.

Pour leur deuxième rencontre en deux ans, la première s’étant soldée par un disque récompensé du titre de Meilleur Album d’Americana 2013 et par un couple primé de celui de tandem de l’année, les deux artistes de la country reviennent avec un répertoire dont ils ont coécrit (The Weight Of The World et If You Lived Here, You’d Be Home Now) ou cosigné 6 inédits sur les 11 titres collectés. The Traveling Kind et You Can’t Say We Didn’t Try d’une part et (avec Cory Chisel), Higher Mountains et La Danse De La Joie, de l’autre bénéficient respectivement des soutiens de Cory Chisel et de Will Jennings.

Le reste de l’album, derrière lequel on retrouve Joe Henry à la production, est alimenté par l’écriture de Crowell seul (No Memories Hanging Round datant de 1979) avec d’autres collaborateurs comme Larry Klein (Bring It On Home To Memphis) comme Mary Carr (Just Pleasing You, précédemment enregistré par Vince Gill) ainsi que par deux reprises, le plaisant Her Hair Was Red d’Amy Allison et I Just Wanted To See You So Bad de Lucinda Williams, moins convaincant.

Parfaitement et subtilement équilibré dans ses voix, nostalgique, l’ensemble alterne entre le Memphis classique, des ballades folk infusées de country, The Travelling Kind est un pur produit de l’Americana où le chatoyant gazouillement vocal d’Emmylou n’a d’égal que la chaleur de l’organe de son pote de plus de 40 ans. Croyez-moi, ils savent faire. La preuve est dans ce répertoire magnifiquement maîtrisé. Personnellement, j’adore et je tiens à le faire savoir (RAZOR©).

 

1. The Traveling Kind.

2. No Memories Hanging Round.

3. Bring It on Home to Memphis.

4. You Can’t Say We Didn’t Try.

5. The Weight of the World.

6. Higher Mountains.

7. I Just Wanted to See You So Bad.

8. Just Pleasing You.

9. If You Lived Here, You’d Be Home Now.

10. Her Hair Was Red.

11. La Danse de la Joie.

 

Rodney Crowell:guitare acoustique,chant.

Steve Fishell:steel guitare,lap steel guitare.

Larry Franklin:violon.

Emmylou Harris:chant.

Byron House:basse.

Jedd Hughes:guitare électrique,mandoline,chœurs.

Bill Payne: orgue Fender Rhodes,orgue Hammond),piano.

Jerry Roe:batterie,choeurs.

Chris Scruggs:steel guitare.

Steuart Smith:slide guitare,guitare électrique,orgue,piano.

Chris Tuttle:accordéon,piano.

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