J.D Souther.

BIOGRAPHIE.

 

JOHN DAVID SOUTHER/ Detroit (Michigan).

 

J d souther 06

Photo Famousdude.com

 

John David Souther alias J.D. Souther.

Né le 2 novembre 1945.

Années actives:1970 à aujourd’hui.

Genre:rock,country,country-rock.

Label:Elektra.

Site officiel:www.jdsouther.net

 

Le cinquième Eagles.

Né à Detroit dans le Michigan, John David Souther, dit J.D. Souther, a grandi au Texas, mais c’est sur la scène country-rock de Los Angeles et des années 70 qu’il se fait surtout remarquer. Celui que le rock a retenu comme le cinquième Eagles compte à son actif une demi-douzaine de LP solos dont les trois premiers, réalisés dans le courant des 70’s, appartiennent au haut du panier discographique californien.

La discographie 70, sa meilleure du catalogue.

John David Souther (1972), Black Rose (1976) et You’re Only Lonely (1979) sont ses plus grandes signatures, même si son retour en 2008 avec If The World Was You (2008) a été une très belle surprise.

John David Souther, songwriter recherché, a beaucoup utilisé les autres pour promouvoir son catalogue. Parmi les plus huppés de ces  emprunteurs, Eagles et Linda Ronstadt.

Jd souther

"Joni Mitchell, Bonnie Raitt, Nicolette Larson,Linda Ronstadt et Judy Collins ont toutes eu une influence sur moi en tant que compositeur.

J'aime les femmes, j'écoute les femmes, et ces cinq filles étaient très présentes dans ma vie d'alors. Notamment Linda et Judy."

(J.D. Souther)

C’est par ces deux axes que le texan d’adoption développe sa popularité et donne un coup d’accélérateur à sa carrière. New Kid In Town, Sad Cafe, Heartache Tonight, Victim Of Love, Best Of My Love, immortalisés par les Aigles, faut-il le rappeler, sortent de sa besace.

Souther hillman furay 1

S.H.F, ça avait de la gueule.

John David Souther est partie prenante du projet un peu idéaliste de David Geffen pour Asylum consistant à refaire le coup du Crosby Stills & Nash, en réunissant sous la même casaque, outre Souther, Richie Furay, le Monsieur Buffalo Springfield et Poco, et Chris Hillman (Byrds, Flying Burrito Brothers), trois pontes du moment. L’expérience vire rapidement  en eau de boudin. Le projet était plausible, mais les personnalités trop fortes. Dommage, Souther, Hillman, Furay, ça avait du corps.

Aujourd'hui, il fait l'acteur.

A la fin des années 70, John David Souther, conscient que le vent est en train de tourner pour les artistes de sa génération, boucle un dernier LP, Home By Dawn (1984) déjà moins croustillant que ses devanciers. Il se retire de l’industrie musicale et opte pour le métier d’acteur tout en continuant parallèlement à écrire, à se produire en tournées ponctuellement et à prendre part aux projets discographiques de ses potes. John David Souther évolue aujourd’hui dans un registre plus jazzy. Le rock n’a pas oublié ce talentueux auteur-compositeur-musicien, depuis installé à Nashville, puisqu’il l’a intronisé au Songwriter Hall Of Fame en 2013 (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

John david souther john david souther 1971

 

JOHN DAVID SOUTHER

JOHN DAVID SOUTHER - 1972  4/5

 

Publié en 1972.

Produit par J.D. Souther,Fred Catero.

Durée:34:18.

Label:Elektra.

 

Le cinquième Eagles.

 

Avec Eagles comme vecteur principal de promotion de ses chansons, au point qu’il en était quasi considéré comme un membre à part entière, il n’y a pas mieux pour soigner sa popularité et booster sa carrière. John David Souther a le cul bordé de nouilles d’avoir signé ou cosigné certains des titres majeurs des californiens et d’avoir contribué également à enrichir le catalogue d’une Linda Ronstadt dont je viens d’apprendre qu’elle doit arrêter de chanter, victime de la maladie de Parkinson. Le texan d’adoption s’est ainsi assuré des vieux jours paisibles, s’offrant même un retour jazzy surprenant en 2008 et ce, après 24 ans d’abstinence.

Contributeur actif et efficace pour autrui, John David Souther, dit J.D Souther, peut exhiber haut et fort un parcours personnel aussi convaincant, son lot de LP publiés dans les années 70 n’étant pas piqué des vers non plus. L’éponyme John David Souther (en écoute intégrale ici), sorti en 1972  ouvre le bal de cette triplette discographique, avant d’aller se fourvoyer dans le Souther Hillman Furay Band, idée lumineuse et prometteuse de Geffen, sur le papier s’entend,  mais assez décevant dans les actes.

Décevant est le qualificatif que l’on peut reprendre pour désigner l’accueil qui est fait à cet opus initial de Souther. Il peine à fédérer autour de lui et ne remplit pas les espérances commerciales qu’Asylum a placées en lui. Il est vrai que, spontanément, rien de vraiment accrocheur ne transpire. Et pourtant…

Les examens supplémentaires amènent à revoir son jugement ; la matière soft-rock, country, blues et folk et son contingent de belles harmonies, la voix délicieusement plaintive se mettent progressivement, au fil du temps, à faire leur petit effet, à prendre le dessus, insidieusement, au point d’inspirer une franche sympathie pour un ensemble finalement de très haut niveau.

Ainsi des titres comme le mid-tempo The Fast One, Run Like A Thief, Jesus in ¾ Time, en mémoire à sa liaison avec Judee Sill, Out To Sea, Kite Woman, une reprise de l’époque  Longbranch Pennyswhistle, Lullaby, It’s The Same, Some People Call It Music ou How Long qu’Eagles remettra au goût du jour en 2007 deviennent à la longue des incontournables rituels de ces écoutes.

Un cercle d’éminents musiciens du crû californien et de Laurel Canyon (Mallaber, Frey, Doheny, Guilbeau, Barbata, Garofalo…) soutient  par ailleurs efficacement  les débuts en solo de Souther, apportant une crédibilité et un tranchant supplémentaires aux dix pistes originales d’un  auteur-compositeur courtisé dont beaucoup ont cherché à gagner les faveurs. On comprend mieux pourquoi au sortir de ce travail presque parfait auquel il ne manque finalement qu’une accroche. On comprend moins pourquoi il a renoncé à poursuivre sa carrière solo et nous fait ce retour si tardif (RAZOR©)

 

1. The Fast One.

2. Run Like a Thief.

3. Jesus in 3/4 Time.

4. Kite Woman.

5. Some People Call It Music.

6. White Wing.

7. It's the Same.

8. How Long.

9. Out to Sea.

10. Lullaby.

 

J.D. Souther:guitare,piano,chant.

John Barbata,Mickey McGee:batterie.

Michael Bowden,Bryan Garofalo: basse.

Fred Catero,Ned Doheny:guitare.

Glenn Frey:guitare,piano.

Gib Guilbeau:violon.

David Jackson:basse,piano,claviers.

Gary Mallaber:batterie,claviers.

Wayne Perkins:guitare,slide guitare.

Joel Tepp:basse,harmonica.

LP Studio 2 - 1976

 

J d souther black rose 1976

 

J.D. SOUTHER

BLACK ROSE - 1976  5/5

 

Publié en 1976.

Produit par Peter Asher.

Durée:39:45.

Label:Elektra.

 

Né à Detroit mais Texan d’adoption pour avoir posé très tôt ses valises dans les hautes plaines de cet état, John David Souther, dit J.D Souther, est partie prenante dans le succès d’Eagles, ayant cosigné quelques uns des titres phares des californiens comme Heartache Tonight (The Long Run/1979), Victim Of Love et New Kid In Town (Hotel California/1976) ou Best Of My Love (On The Border/1974).

Auteur-compositeur très estimé de ses pairs, il apparaît également dans le catalogue de Linda Ronstadt à laquelle il concède, sur l’excellent Simple Dreams (1977), l’excellent Simple Man Simple Dream et avec laquelle il interprète (en duo) son magnifique Prisoner In Disguise qui donne le nom au sixième LP de la chanteuse de country rock. C’est d’ailleurs le meilleur morceau de cet album.

Pour son compte personnel, John David sort trois belles pièces dans les années 70 : John David Souther (72), Black Rose, en 1976, et You’re Only Lonely, trois ans plus tard (79). Entre ses deux premiers disques solos, il prend part au projet rêvé par David Geffen d’Asylum de refaire, en 1973, le coup de Crosby Stills & Nash en réunissant sous la même bannière J.D Souther, Chris Hillman et Richie Furay pour créer le Souther Hillman Furay Band. Malgré deux bons albums, l’effet n’est pas à la hauteur des espoirs entretenus.

Avant d’en découdre seul, J.D bricole dans des formations insignifiantes puis enchaîne par un duo folk monté avec Glenn Frey (Eagles), de Detroit comme lui, rencontré en Californie lorsqu’il s’y est installé à la fin des 60’s. Longbranch Pennywhistle, c’est son nom, squatte le Troubadour d’Hollywood et publie un album éponyme (1970) qui réunit déjà un beau parterre : James Burton, Ry Cooder, Doug Kershaw, Jim Gordon, Larry Knechtel et Joe Osborn. En parallèle, il entame une collaboration avec Linda Ronstadt.

Je vous propose Black Rose (en écoute intégrale sous ce lien) en guise de premier contact avec l’artiste. Chronologiquement, il s’inscrit après la période frustrante chez Asylum et l’entreprise manquée de Geffen. Bridé de ne pas avoir pu exploiter tout le potentiel d’un groupe qu’il alimente de ses excellentes compositions, Souther met tout son cœur dans son deuxième opus personnel et, pour l’occasion, bat le rappel de tout ce qui fréquente les studios de Californie. Et je peux vous dire qu’il y a du beau monde…

Album le plus dense de J.D, Black Rose est la traduction du pic de créativité d’un auteur-compositeur qui a davantage fait briller les autres que lui-même. Son écriture est au sommet, d’où les excellentes compositions qui trônent dans ce répertoire. Par ailleurs, le disque bénéficie d’un gros travail de production de Peter Asher, ce qui ne gâche rien.

Sa belle voix soul illumine des merveilles de chansons comme Banging My Head Against The Moon, Your Turn Now, Silver Blue, Faithless Love, Simple Man Simple Dream, Midnight Prowl et le morceau titre. Ce type de soft rock cotonneux qui s’inscrit dans ce qu’Eagles ou Poco a pu proposer à cette époque, s’en sort avec tous les honneurs. Dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es…

L’écoute est appréciable, avec de belles voix en soutien, des harmonies vocales de première force ce qui ne surprend pas quand on décortique la liste des intervenants de cet album : Linda Ronstadt, Don Henley, Andrew Gold, Art Garfunkel, Ned Doheny, Glenn Frey, David Crosby… c’est l’assurance d’une plus-value indéniable dans ce domaine.

Le rendu est chaleureux et intime. On s’y sent bien. Pour une fois, on pardonnera à J.D d’avoir joué perso au lieu de faire mousser les collègues. Black Rose se recommande donc à quiconque aime la coolitude, sur la peau de bête devant l’âtre rougeoyant ou la tête sur l’épaule de sa bienaimée. Tous les ingrédients sont réunis (compositions, chant, musiciens, production, textes) pour que Black Rose, à condition que vous en pinciez pour le genre, devienne le refuge musical de vos dérives coquines. (RAZOR©)

 

1. Banging My Head Against the Moon.

2. If You Have Crying Eyes.

3. Your Turn Now.

4. Faithless Love.

5. Baby Come Home.

6. Simple Man, Simple Dream.

7. Silver Blue.

8. Midnight Prowl.

9. Doors Swing Open.

10. Black Rose.

 

J.D. Souther:guitares,chant.

Peter Asher:percussions,piano,cabasa,shaker,chant.

David Campbell:alto.

Stanley Clarke:basse,double basse.

Ronald Cooper,Harry Schultz:cello.

Ray Kelly,Dennis Karmazyn:cello

Ned Doheny:guitare,choeurs.

Earl Dumler:flûte,oboe.

Glenn Frey:guitare électrique,piano,chœurs.

Lowell George:guitare,slide guitare (8).

Andrew Gold:guitare,piano,claviers,chant,choeurs.

Pamela Goldsmith,James Dunham:alto

Danny Kortchmar:guitare,guitare électrique.

Russ Kunkel,Jim Keltner:batterie.

John Guerin,Michael Botts:batterie.

Don Menza:flûte.

Roy Poper,David Duke:cor.

Vincent DeRosa,Donald Byrd:cor.

Linda Ronstadt,Don Henley:choeurs.

Art Garfunkel,David Crosby:chant,chœurs.

Haim Shtrum,John Wittenberg:violon.

Kathleen Lenski,Charles Veal:violon.

Sheldon Sanov,Robert Dubow:violon.

Paul Stallworth,Kenny Edwards:basse.

Chuck Domanico,Jimmy Bond:basse.

Waddy Wachtel:guitare électrique.

Joe Walsh:guitare,slide guitare.

LP Studio 3 - 1979

 

J d southern you re only lonely

 

J.D. SOUTHER

YOU'RE ONLY LONELY - 1979

 

Publié en 1979.

Produit par J.D. Souther.

Durée:35:27.

Label:Columbia.

 

(CHRONIQUE A SUIVRE).

 

DISCOGRAPHIE SOLO ERE MODERNE.

LP studio 6 - 2015

 

Jd souther tenderness 2015

 

J.D. SOUTHER

TENDERNESS – 2015  5/5

 

Publié le 12 mai 2015.

Produit par Larry Klein.

Durée:35:29.

Label:Sony Music Masterworks.

Genre:pop-rock,jazz,jazz-pop.

 

De la tendresse à revendre.

 

S’il en est qui ne savent pas à quoi ressemble une figure légendaire de la musique populaire US ou  s’interrogent ce qui apparaît en filigrane d’un statut de trésor national américain, alors accordons un gros plan sur le nouvel album de J.D Souther, plus connu dans le landernau de la musique pour avoir concocté de quoi faire décoller la carrière de Linda Ronstadt et contribué à populariser les Aigles (Eagles), que pour ses propres productions. Souvenons-nous des Best Of My Love, Doolin-Dalton, Heartache Tonight, New Kid In Town, Victim Of Love pour les californiens, de Prisoner In Disguise ou Faithless Love pour l’artiste aux 11 Grammys.  

Dommage, et ceux qui n’ont jamais pensé à soulever un pan du voile de sa discographie perso, peuvent s’en mordre les doigts. Elle recèle des pièces inestimables. Souther est plus qu’un Mossieur, c’est un emblème, un label.

Le 5ème Eagles comme on l’appelle n’a pas un catalogue solo très fourni puisqu’il ne recense entre 1972, date de son premier LP l’éponyme John David Souther et 2008, que 5 albums studio. Tenderness (en écoute intégrale ici), sorti en mai 2015, est le 6ème. Pas de quoi fouetter un chat sur le plan quantitatif, mais on sait pourquoi et pour qui. Occupé ailleurs et pour autrui, d’une part.

Partie prenante dans le projet ambitieux mais raté de super groupe avec Chris Hillman et Richie Furay (Souther Hillman Furay Band), contributeur aux chœurs sur de nombreuses œuvres de ses confrères (Don Henley, Christopher Cross, Dan Fogelberg, James Taylor), des bandes de films également, John David s’est dispersé dans les 90’s en optant pour le grand écran.

Qualitativement, son catalogue c’est une autre paire de manches. Ses 3 LP des 70’s sont aussi bons l’un que l’autre : John David Souther/1972, Black Rose/1976 et You’re Only Lonely/1979. Remarquez qu’à l’époque, il n’était déjà pas un boulimique de travail. Pour son compte s’entend. Home By Dawn, en 1984, ne marquant pas spécialement les esprits, il faut attendre octobre 2008 pour voir son nom réapparaître dans les bacs. Si, pendant 24 ans, Souther a joué les hommes invisibles, son retour ne passe pas inaperçu pour un double motif : Souther a viré jazzy et son If The World was You est excellent.

Raison de plus pour s’intéresser à Tenderness qui, sur une base musicale très californienne, conserve un esprit jazz identique à son prédécesseur. Souther renoue avec la direction prise dans le son et le style qu’il a forgé il y a 7 ans, mais demeure encore différent de ce qui précède. Surtout de son catalogue des 70’s.

L’originaire de Detroit livre ici un travail plus dynamique et varié que le soft rock californien moelleux auquel il nous a habitués dans la première partie de sa carrière. Bercé par le big band et le jazz quand il était jeune, Souther a toujours eu le jazz au fond de lui, les Cole Porter, Sammy Cahn, Jimmy Van Heusen et autres Gerschwin ayant souvent été les sources de son inspiration. Tenderness l’amène à atteindre un équilibre parfait entre la sobriété jazz et la pop qui a constitué l’épine dorsale de son répertoire jusqu’alors.  

Tenderness bénéficie de très beaux arrangements, s’appuie sur des mélodies bien ciselées et des paroles, mais ça n’est pas une nouveauté, intelligentes et sincères. Certains pourront arguer que la voix de John David a subi quelques dommages avec l’avancée dans l’âge ; pas de quoi, toutefois, crier au danger. Si elle s’est patinée avec le temps, elle n’en demeure pas moins très agréable et, au fil des écoutes, ce qui pouvait apparaître comme un point faible de Tenderness, s’avère anecdotique.

Comme Souther est entouré de zikos partageant sa vision et anticipant ses émotions, il en ressort un album conçu comme un tout. Il se démarque de ce genre de disques, hélas aujourd’hui trop fréquents, qui consistent uniquement à collecter des chansons. C’est le genre d’œuvre que l’on écoute la nuit, par jour de pluie en arpentant les rues pavées de Paris. Il y a du Miles Davis en mode Ascenseur pour l’Echafaud dans ce Souther là. Et ça j’en raffole (RAZOR©).

 

 

1. Come What May.  

2. Something in the Dark.  

3. This House.  

4. Let's Take a Walk.  

5. Dance Real Slow.  

6. Show Me What You Mean.  

7. Horses in Blue.  

8. Need Somebody.  

9. Downtown (Before The War). 

 

Sam Bacca:percussion.

Jay Bellerose:batterie,percussion.

Till Brönner:trompette.

Billy Childs:piano,arrangements cordes.

Jeff Coffin:saxophone soprano.

Vanessa Freebairn-Smith,Matt Nelson:cello.

Larry Klein:claviers.

Luke Maurer:viola.

Alyssa Park,Mark Robertson:violon.

Dean Parks:guitare.   

David Piltch:basse.

J.D. Souther:guitare,chant.

Chris Walters:piano.

Patrick Warren:claviers,orgue,piano.    

Lizz Wright:chant,choeurs.

DISCOGRAPHIE SOUTHER-HILLMAN-FURAY

 

SOUTHER,HILLMAN,FURAY BAND/Los Angeles (Californie)

 

The souther hillman furay band1

 

Années actives entre 1973 et 1975.

Label:Asylum Records.

Genre:country-rock,soft rock.

 

Une lubie de Geffen...

Groupe formé en 1973, de John Souther, auteur-compositeur gravitant dans le giron d'Eagles pour lequel il a signé ou cosigné quelques belles pièces à succès comme Best Of My Love, Heartache Tonight ou New Kid In Town, de Chris Hillman, ancien des maisons Byrds, Flying Burrito Brothers, Manassas, ainsi que de Richie Furay, membre créateur du prestigieux Buffalo Springfield et de Poco, le Souther,Hillman, Furay Band est le fruit d'une idée tenace de David Geffen de refaire le coup de Crosby Stills & Nash. Autrement dit, de monter un trio hors normes avec trois des artistes les plus solides du moment et de la place californienne.

Le projet a du sens, suscite des promesses à faire hurler à la mort le loup de Tex Avery, d'autant en guise de backing band, le line-up a des allures de groupe star: Paul Harris, sollicité dans tous les bons coups, sur toutes les sessions d'enregistrement de Pierre Paul Jacques et notamment partie prenante dans le légendaire Manassas de Stills;Jim Clarke, batteur, passé par les Byrds et les Flying Burrito, Joe Lala, ex-Manassas et appelé à la moindre occasion pour apporter ses percussions toniques et Al Perkins, pedal steel guitariste, que l'on ne fera pas l'affront de présenter car comptant parmi les pointures à son poste. Il était aussi du projet Manassas. Que voulez-vous, la consanguinité était de mise. Un coup, chez toi, un coup chez moi. Je viens pour ton disque, tu viendras sur mon projet...

...une grosse déception surtout.

Ce groupe enregistra 2 albums studio et se sépara peu après n'ayant pas obtenu le succès escompté par Geffen. Les 3 accolytes étaient trop individualistes et depuis trop longtemps seul sur scène pour que la fusion ait lieu. À noter la forte présence d'ex-Manassas, feu groupe de Stephen Stills. Richie Furay fonda alors le Richie Furay Band, Chris Hillman entama une véritable carrière solo puis fonda Desert Rose. Quant à John David Souther, il retourna écrire des chansons pour les autres avec des apparitions sur les albums solo de ses collègues d'Eagles (RAZOR©).

LP Studio 1 - 1974

 

Souther hillman furay

 

THE SOUTHER-HILLMAN-FURAY BAND

SOUTHER-HILLMAN-FURAY BAND – 1974  3,5/5

 

Publié en 1974.

Produit par Richard Podolor.

Durée:38:41.

Label:Asylum Records.

 

Avec des si...

 

On ne peut pas faire référence à ce groupe sans évoquer David Geffen, alors incontournable initiateur d’Asylum Records (1971), obnubilé par un projet de super groupe et sans lequel ce trio n’aurait vraisemblablement pas pris forme.

Geffen, déjà derrière les engagements sous le label Atlantic Records, de Crosby Stills & Nash, puis de Jackson Browne, Joni Mitchell, Bob Dylan, Tom Waits, avait dans l’idée de refaire le coup de CS&N, une grosse réussite artistique et commerciale.

Il est vrai que John David Souther, Chris Hillman et Richie Furay réunis, ça a drôlement de la gueule. Le premier nommé est un excellent et sensible auteur-compositeur ayant œuvré notamment pour les Eagles dont il est à la base de certains tubes.

Hillman, faut-il encore le présenter ? Byrds, Flying Burrito Brothers, Manassas… que du lourd ! Richie Furay n’est pas en reste et affiche une présence influente dans Buffalo Springfield et Poco. Geffen met son projet, devenu véritable obsession, à exécution en 1973.

Le trio est alors complété, en backing band, par trois ex-Manassas : Paul Harris aux claviers, Al Perkins (guitare, pedal steel et dobro) et Joe Lala (aux percussions). L’arrivée du schizo Jim Gordon (batteur de Derek & The Dominos et assassin de sa mère) fixe cette formation à 7 unités.

Réunir des stars, c’est une chose. Chacun peut apporter à la collectivité son lot de titres, et ceux-ci sont généralement bons, chaque titre peut être agréablement exécuté, chacun membre peut réciter sa partition à la perfection, cependant, si le liant entre les différentes composantes fait défaut, l’effet obtenu n’est pas à la hauteur des espoirs légitimement entretenus. C’est le cas. C’est ce qui ne se retrouve pas dans ce montage huppé, le ciment, l’osmose, la cohésion.

Et c’est ce qui traduit ce premier album du Souther Hillman Furay Band. Geffen avait de l’ambition pour cette formation créée de toutes pièces et n’imaginait pas la déception qui allait naître de ce disque.

Les dix titres proposés sont corrects, mais... The Heartbreaker et Border Town de Souther, Fallin’ In Love (Furay), Believe Me (encore Furay), Safe At Home de Chris Hillman sont agréables, mais ne font pas profiter l’album de leur qualité.

Ce disque éponyme de 1974 est d’un intérêt moindre pour les vrais fans de ces artistes, même fait par de très grands professionnels. Pour ces raisons de sauce qui ne prend pas vraiment. Mais il ne fait pas de mal à écouter, non plus. Pour le situer, on pourrait dire qu’il appartient au ventre mou de ce que ces musiciens ont réalisé. Ni bon, ni mauvais. Du 3,5/5 en quelque sorte.

A noter que Heavenly Fire (signé de Len Fagan et Chris Hillman) est un hommage à Gram Parsons qui venait de décéder en septembre 1973. Le rock n’oublie jamais les siens (RAZOR©).

 

1. Fallin' in Love.

2. Heavenly Fire.

3. The Heartbreaker.

4. Believe Me.

5. Border Town.

6. Safe at Home.

7. Pretty Goodbyes.

8. Rise and Fall.

9. The Flight of the Dove.

10. Deep, Dark and Dreamless.

 

J.D. Souther:guitare,chant.

Chris Hillman:chant,guitare,basse,mandoline.

Richie Furay:chant,guitare.

Jim Gordon:batterie,percussions.

Paul Harris:claviers.

Joe Lala:percussions.

Al Perkins:pedal steel guitare,dobro,basse,guitare.

LP Studio 2 - 1975

 

Southerhillmanfuraybandtrouble inparadise

 

THE SOUTHER HILLMAN FURAY BAND

TROUBLE IN PARADISE - 1975  3/5

 

Publié en 1975.

Produit par Tom Dowd.

Durée:33:27.

Label:Asylum Records.

 

Dans l'anonymat des 70's.

 

Le projet de Geffen de faire du Souther Hillman Furay Band, un Crosby Stills & Nash bis, a vécu. C’est un flop. Le premier album éponyme du trio SHF, enrichi de membres de Manassas et de Jim Gordon (ici remplacé par Ron Grinel), a suscité beaucoup d’espoirs, mais les promesses de la potentialité supposée de cette réunion étoilée, n’ont pas été à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre.

Tom Dowd, tout droit débarqué d’Atlantic Records, produit ce qui est le deuxième et dernier album de cette formation que l’on nous a fait miroiter à grands renforts d’annonce, mais qui s’avère finalement une formation installée dans l’anonymat de ce que le rock proposait alors  : Trouble In Paradise (en écoute intégrale ici) ne casse donc pas trois pattes à un canard.

Comme son prédécesseur, on lui accordera une attention, eu égard au pédigrée de nos protagonistes. N’est pas Furay, Hillman ou Souther (connu pour sa collaboration avec Eagles et Linda Ronstadt), qui veut !

Convenable disque de country-rock, il peut drainer dans son sillage les aficionados de pointures comme les Flying Burrito d’Eagles ou de Poco, toutes proportions gardées cependant. Mais qu’ils sachent qu’on est en dessous de ces formations autrement plus convaincantes.

A propos de Poco, Richie Furay, son ex-chanteur et nouveau converti au Christianisme, apporte au projet Trouble In Paradise, deux contributions, For Someone I Love et On The Line, tandis que Souther se taille la part du lion en écrivant quatre titres sur neuf (Trouble In Paradise, Mexico, Prisoner In Disguise et Somebody Must Be Wrong), Hillman trois (Move Me Real Slow, Love And Satisfy et Follow Me Through). Les apports de Furay et Souther sont les plus convaincants.

Décontracté, facile à encaisser, ce disque consiste en un classique country-rock sorti, et resté, dans l’anonymat de la production du milieu des années 70, sur la côte Ouest des Etats-Unis. SHF se sépare aussitôt cet album. Au regard des attentes et de la trace qu’il a laissé, on comprend mieux pourquoi (RAZOR©).

 

1. Trouble In Paradise.

2. Move Me Real Me.

3. For Someone I Love.

4. Mexico.

5. Love And Satisfy.

6. On The Line.

7. Prisoner In Disguise.

8. Follow Me Through.

9. Somebody Must Be Wrong. 

 

JD Souther:chant,guitare,batterie.

Chris Hillman:chant,basse,mandoline.

Richie Furay:chant,guitare.

Paul Harris:claviers,flûte.

Al Perkins:guitare,pedal steel,dobro.

Joe Lala:percussions.

Ron Grinel:batterie.

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