Jonathan Edwards..

BIOGRAPHIE.

 

JONATHAN EDWARDS/Atkin (Minesota)

 

Jonathan edwards 1

 

Actif des années 60 à aujourd’hui.

Musicien,compositeur,acteur.

Genre:country,country-rock,folk.

Labels:Atco,Capricorn.

Site officiel:www.jonathanedwards.net

 

Passé par Sugar Creek.

Jonathan Edwards est américain, musicien et auteur-compositeur. Né fin juillet 1976, dans le Minnesota (Airkin), il passe son enfance en Virginie où sa famille s’est installée. Il y apprend le piano et chante dans une chorale d’église. L’enseignement de la guitare vient plus tard, au début des 60’s. A cette époque, il commence à tâter de l’écriture, donc à donner le jour à ses propres compositions et à se produire devant de modestes parterres en déroulant le répertoire folk et populaire du moment.

Jonathan edwards couple

Jonathan edwars 5Actif depuis les 60's.

Etudiant en art dans l’Ohio, Edwards, joue parallèlement dans des clubs où, à la tête de formations locales, il interprète un mélange de rock, de folk et de blues. Sugar Creek est une de ces moutures nées sur les bancs de l’Ohio University d’Athens qui va sillonner bars, bals et kermesses du secteur.

Démarré en 1965 sous la forme d’un trio par Jonathan Edwards et les frères McKinney, Malcolm et Todd, St. James Doorknob est la voie qui mène à l’excellent Headstone Circus, puis au non moins probant Sugar Creek, adepte d’un mix de rock, de blues, de country et de psych de bonne fracture, même si la presse du moment n’a pas beaucoup rebondi sur la qualité de leur LP, Please Tell A Friend (1969).

L'incroyable destin de Sunshine.

Jonathan Edwards quitte la scène de Boston, décidant alors de voler de ses propres ailes et entame une carrière solo acoustique en 1970 qui lui vaut de débuter dans les meilleures conditions pour la promouvoir, en ouvrant les spectacles de l’Allman Brothers Band et de B.B. King.

Qu’on le retrouve donc du côté de chez Capricorn Records pour réaliser son premier LP ne constitue donc pas une surprise. A.B.B est le groupe phare de la maison de Macon. Comme il est dans les bons papiers des frangins Allman, inutile de vous faire un dessin.

Son premier disque, formaté folk-pop, arrive en septembre 1971 et est éponyme comme beaucoup de premiers LP. Il comprend ce qui est son titre le plus marquant, Sunshine. Ce single (Atco) a la double particularité d’être un des rares morceaux contestataires de tous les temps à intégrer le top 5 des charts, jusqu’à se positionner à la quatrième place et faire disque d’or.

En effet, entré le 7 novembre 1971, il passe 16 semaines dans ce classement alors que, et c’est le deuxième paradoxe, il n’est pas prévu dans les plans d’Edwards et de son environnement de publier cette chanson à laquelle on lui préfère alors Please Find Me. Une malencontreuse manipulation abîme les bandes, ne permettant pas l’exploitation de la pièce initialement programmée, Sunshine est désigné pour boucler l’album. Sunshine, titre folk, tombe pendant la guerre du Vietnam alors que les Etats-Unis de Nixon sont en pleine turbulence intérieure. Dernière bizarrerie à son endroit, signé d’abord pour Atco, le single peine à percer. Passé chez Capricorn, il a la réussite qu’on lui connaît.

Jonathan edwards

"Lorsque l'ingénieur, la veille du bouclage des sessions, a effacé une chanson enregistrée et programmée pour mon premier LP, il s'est confondu en excuses et m'a demandé si nous ne pourrions pas corriger l'erreur en intégrant à sa place une nouvelle chanson.

Dans la nuit, j'avais écrit Sunshine. Nous avons clôturé le disque avec cette chanson pour laquelle j'ai joué de tous les instruments, les musiciens étant déjà rentrés chez eux. Cette chanson populaire contre le Vietnam et son message d'espoir, que nous n'avons pas pu promouvoir vu son caractère d'urgence, s'est finalement vendue à plus d'un million d'exemplaires.

Dans l'esprit des gens, elle signifie encore beaucoup aujourd'hui. On me le rappelle souvent et surtout qu'elle a aidé certains à passer des moments difficiles. En cela, je lui en suis reconnaissant". (Jonathan Edwards)

Une carrière respectable.

Avec les LP Honky Tonk Stardust Cowboy (1972), Have A Good Time For Me (1973) et Lucky Day (1974), Jonathan Edwards s’engage dans une voie plus country. Le manque d’attention auquel il est alors confronté le contraint à passer la main un certain temps et à se retirer au fin fonds de la Nouvelle-Ecosse où il s’est offert un ranch.  Fin 1975, Emmylou Harris l’extirpe de sa retraite en invitant Jonathan à venir contribuer aux voix sur son troisième LP, Elit Hotel de 1976.

Cette sortie amicale lui redonne l’envie du métier et lui permet de rebondir sur l’excellent Rockin’ Chair (1976),  LP de country-rock tendance californienne, au casting incroyable (Herb Pedersen, Emmylou Harris, Ricky Scaggs, Emmory Gordy, John Ware…) et Sailboat (1977) qui renoue pour la deuxième fois consécutive avec le Hot Band.

Edwards s’accorde alors une seconde pause et fait son come-back en 1982 avec un live éponyme qui manquait alors à son brillant catalogue. L’année suivante, il intègre le groupe de bluegrass du Maryland, The Seldom Scene avant de prolonger sa carrière essentiellement sous nom propre nom. Une dizaine d’albums témoignent de ce respectable parcours professionnel auquel il n’a pas encore mis fin, puisque toujours actif sur les scènes américaines et dans les studios (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

Jonathanedwards71

 

JONATHAN EDWARDS

JONATHAN EDWARDS – 1971  5/5

 

Publié en novembre 1971.

Produit par Peter Casperson.

Durée:32:32.

Label:Atco.

Genre:folk-pop,folk,country.

 

Un binôme convaincant.

 

Heureusement qu’il eut Sugar Creek pour me rappeler qu’il avait existé, sans quoi je serais complètement passé à côté de l’animal, ce qui aurait été regrettable car son itinéraire est jalonné de belles petites choses. Jonathan Edwards est l’animal en question.

Auteur-compositeur-chanteur-guitariste, le Jonathan Edwards de 1971, au lendemain de l’épisode Sugar Creek, débute une carrière en solitaire par un LP éponyme (en écoute intégrale ici) de la meilleure veine, à l’atmosphère folk-pop légèrement teintée de country. Le ton est très décontracté. 

Au regard des commentaires sur le sujet, il est surprenant de constater que l’engouement pour cet album signé pour Capricorn Records, est plutôt partagé, avec toutefois une tendance majoritaire  à s’en détourner. L’ensemble de son œuvre est également injustement noté.

Faut-il réduire l’intelligence et le bon goût de son travail global au seul Sunshine, son inattendu succès de 71, alors que l’album du jour est une succession de magnifiques chansons ? Permettez-moi, maintenant que j’en ai fait le tour depuis, d’endosser la robe d’avocat, le costume du justicier, de remettre l’église au milieu du village en me positionnant comme un ardent défenseur et de l’artiste et de ce disque aussi mésestimé que son parcours général.

Le chanteur  fait valoir des arguments convaincants au niveau de son timbre vocal ténorisé, d’une belle justesse de chant adaptée à son style musical ; le songwriter débite un lot très conséquent de compositions accrocheuses ; le disque bénéficie d’arrangements solides, d’une belle instrumentation ; l’ensemble dénote de la simplicité et de l’efficacité, le binôme artiste/style rappelant parfois le meilleur Stephen Stills.

Edwards prend plaisir à jouer, sans se la jouer. Au point qu’on se retrouve vite à taper de la semelle ou à accompagner de claquements de doigts, ce qui tend à indiquer une prise de pouvoir de la musique sur l’auditeur.

Sunshine, le titre le plus populaire d’Edwards, est ici présent, mais il n’est pas celui qui me sensibilise le plus. Malheureusement, par son aura, il occulte le reste d’une œuvre  qui brille en de multiples endroits, à l’image de The King, perclus de surprenants changements d’accords ou de Shanty, une belle pièce honky-tonk, à l’image de Dusty Morning, plus country-rock ou du superbe acoustique introspectif Emma, comme les jumeaux up-tempo Don’t Cry Blue et Train Glory, prompts à mettre le feu dans la partie bucolique la plus reculée de l’Amérique, comme  Snow aux airs de James Taylor ou l’émouvant Sometimes, comme Athens County ou encore comme l’enjoué Everybody Knows Her, trop court en contrepartie du plaisir qu’il procure.

Sans jouer le flagorneur des lieux, il faut en être de ce Jonathan Edwards de 71 duquel absolument rien n’est à écarter. Mettez-vous ça entre les cornets, y a pas mieux pour remettre les idées dans le sens de la marche en temps de crise. Pour inverser la courbe du chômage, non. On ne peut pas tout lui demander, non mais des fois (RAZOR©).  

 

1. Everybody Knows Her.             

2. Cold Snow.                     

3. Athens County.              

4. Dusty Morning.              

5. Emma.                  

6. Shanty.                

7. Sunshine.                       

8. The King.             

9. Don't Cry Blue.               

10. Jesse.                

11. Sometimes .                  

12. Train Glory.

 

Jonathan Edwards:chant,guitare,harmonica,basse.

Stuart Schulman:basse,violon.

Jef Labes:claviers.  

Richard Adelman:batterie.

Eric Lilljequist:guitare.

Bill Keith:banjo.

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