Kingfish.

BIOGRAPHIE.

 

KINGFISH/SanFrancisco (Californie)

 

Kingfish 1

 

Années actives:1973 à 2000.

Genre:rock,country-rock,folk-rock,psychedelic rock,roots rock..

Labels:Round Records,Relix Records,Phoenix Rising.

 

Dans le giron du Dead.

Kingfish est une autre mouture à avoir une parenté avec Grateful Dead. Constituée de proches de la baie de San Francisco et du membre démissionnaire du New Riders Of The Purple Sage, Dave Torbert, Kingfish doit son existence à Matthew Kelly, considéré comme le vrai maître d’œuvre de cette formation qu’il fonde fin 1973.

Kingfish 2

Kingfish a été très populaire, notamment dans sa phase Bob Weir en 1974, s’affirmant comme un exceptionnel prestataire sur scène, que ce soit sur quatre planches montées au fond d’un bar comme sur les podiums plus importants des grandes salles de spectacles.

L’harmoniciste Matthew Kelly en est donc l’instigateur dès 1973, même si le nom est officiellement admis en 1974 quand Torbert l’intègre. Le line-up initial s’articule autour du lead guitariste Robbie Hoddinott, de Mick Ward aux claviers, du chanteur Dave Torbert, du batteur Chris Herold et, bien sûr de Matt Kelly.

Weir, une bénédiction.

Tous se connaissent pour appartenir à la scène de Frisco et avoir déjà pratiqué entre eux. Kingfish est bien rôdé et prend part à de nombreux concerts régionaux où il se fait remarquer pour sa grande énergie. Il doit cependant faire sans Ward, qui se tue sur la route. Il ne perd toutefois pas au change quand Bob Weir, ami d’enfance de Kelly, en repli avec le Dead, rejoint le groupe avec lequel il se fixe jusqu’en 1977.

Matthew kelly

"Lorsque le Dead a pris sa pause entre 1974 et 1975, Bob Weir a été très utile pour Kingfish." (Matt Kelly)

Cette arrivée est une bénédiction pour Kingfish, car elle lui ouvre les portes de Round Records, le label parallèle du Grateful Dead, celui utilisé pour la publication des membres et proches de la formation dirigée par Jerry Garcia. Revers de la médaille pour ses fondateurs, Kingfish devient aux yeux du public le backing band de Bob Weir.

Kingfish 3

Un gros poisson.

Trois disques rappellent que Kingfish était un gros poisson : l’éponyme de 1976 et Trident (1978), deux très bons LP studio et le live Live ‘n’ Kickin’ de 1977. Les deux premiers bénéficient de la présence de Weir. Un quatrième LP était en projet à la fin des 70’s, il n’a malheureusement pas trouvé d’éditeur pour le traduire dans les faits, amenant Kingfish à mettre la clé sous le paillasson en 1980. En 1984, Kelly a bien tenté de réactiver l’entreprise via une réunion pour commémorer ses morts, Ward et Torbert, ce dernier étant victime d’une crise cardiaque fatale l’année précédente.

Kingfish a repointé le bout de son nez en 1999, revenant avec un album alimenté par de nouvelles chansons.

Depuis 1987, Matt Kelly continue d’utiliser le nom de Kingfish dans les diverses formations auxquelles il prend part (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1976

 

Kingfish 1976

 

KINGFISH

KINGFISH – 1976  4/5

 

Publié en mars 1976.

Produit par Dan Healy,Bob Weir.

Durée:40:07.

Label:Round Records.

 

Weiry Good.

 

Dans l’entourage du Grateful Dead, plusieurs formations ont existé, généralement de front et aux vocations purement récréatives, même si certaines comme les New Riders Of The Purple Sage en ayant progressivement pignon sur rue ont cherché à reprendre leur indépendance.

Les Jerry Garcia, Phil Lesh, Mickey Hart, Robert Hunter et autres, en s’écartant de la maison-mère Dead pour libérer un esprit accaparé H 24 par le Dead, sont partie prenante dans une production discographique parallèle non négligeable et qui contribue à alimenter le constat que la scène de San Francisco, l’Area Bay comme on dit, a été une fourmilière florissante et capitale pour le rock.

Dans le giron de la Grateful Dead Family, Kingfish. Ce groupe américain, fondé par Matthew Kelly, auteur-compositeur, guitariste, harmoniciste et Dave Torbert, nouvellement parti des New Riders, fait son apparition fin 1973 avec un line-up constitué, outre Kelly et Torbert, de Robbie Hoddinott, Chris Herold et Mick Ward (remplacé par Barry Flast).

A la mort accidentelle, importante pour Kingfish, de Mike Ward, Bob Weir rejoint Kingfish (1974) ; c’est à son niveau que se situe le lien le plus profondément ancré de Kingfish avec le Dead dont il a été un des membres fondateurs.

Le bassiste Dave Torbert, via NRPS, et du fait de sa collaboration sur certains projets des Dead (American Beauty), en qualité de musicien bâti dans le moule de l’Area Bay, peut être considéré comme étant de l’entourage proche du Dead. Kelly, invité sur Wake Of The Flood des Morts (1973), également.

Cette bougeotte qui habitait alors les musiciens de la baie de Frisco est très caractéristique de l’esprit communautaire, altruiste, ludique et libre qui régnait alors. Kingfish s’inscrit complètement dans l’aspect récréatif évoqué ci-dessus. D’où la décontraction qui en émerge.

Kingfish, avec l’arrivée de Bob Weir, bénéficie d’un contrat d’enregistrement auprès de la maison de disques parallèle de Grateful Dead, Round Records. C’est une aubaine pour lui ; le problème est que le groupe est considéré (à tort) comme le groupe parallèle de Bob Weir ou une ramification du Dead, alors que ce dernier s’y implique totalement entre 1974 et 1976. Le temps de réaliser l’album éponyme Kingfish (1976) et  Live’n’Kickin’ (1977) et Bob Weir revient au bercail.

Kingfish est, surtout et  avant tout, le groupe de Matthew Kelly, le seul qui puisse afficher une présence permanente, mais Bob Weir en est un élément incontournable et brillant. Quoi qu’il en soit la connexion avec le Dead est bien réelle.

Le répertoire de ce premier album ? Une combinaison jazzy pour débuter, les excellents Lazy Lightnin et Supplication. S’ensuit un tir groupé de très bons titres comme Wild Northland, Asia Minor, Home To Dixie, Hypnotise, Big Iron de Marty Robbins (le cowboy de service) et deux pointures, le traditionnel Bye And Bye et Jump For Joy, énorme.

Kingfish est un grand disque des années 70, bien écrit, composé d’originaux essentiellement et magnifiquement interprété. Rajoutez-y un côté « on est là pour s’amuser », un peu jam, et vous devinerez aisément  l’agréable sensation qui s’en dégage (RAZOR©).

 

1. Lazy Lightnin'.

2. Supplication.

3. Wild Northland.

4. Asia Minor.

5. Home to Dixie.

6. Jump for Joy.

7. Good-Bye Yer Honor.

8. Big Iron.

9. This Time.

10. Hypnotize.

11. Bye and Bye.

 

Bob Weir:guitare,chant.

Matthew Kelly:guitare,harmonica,chant.

Dave Torbert:basse ,chant.

Robby Hoddinott:guitare,guitare slide.

Chris Herold:batterie,percussions.

Steve Evans:basse.

Barry Flast:piano,chant.

Pablo Green:percussions sur 10.

Anna Rizzo:chant.

Jim Sanchez:batterie.

JD Sharp:Symphonizer sur 1/9/10.

LP Studio 2 - 1978

 

Kingfish trident

 

KINGFISH

TRIDENT - 1978  3/5

 

Publié en 1978.

Produit par Johnny Sandlin.

Durée:40:26.

Label:Jet records.

 

Un trident édenté.

 

Avant d’évoquer Trident(1978), le deuxième album studio de Kingfish, groupe évoluant dans le giron de la famille Dead, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse sur l’album qui précède : Live N Kickin (1977). Ce grand disque, live comme le rappelle son titre, enregistré au Roxy à Hollywood, bénéficie encore de la contribution de Bob Weir, l’ex et futur Grateful Dead.

Produit de premier choix pour amateurs de jams ou pour éternels Deadheads, que je vous invite à acquérir par tous les moyens, il vous fait le témoin auditif d’une prestation collective de très haute tenue, comme il s’en passait alors dans les bars et salles obscures de la communautaire San Francisco.

L’aparté refermé, la suite de la carrière de Kingfish se fait sans Bob Weir (il contribuera à d’autres LP, mais en qualité d’invité) qui reprend du service auprès de Grateful Dead, ainsi que sans Hoddinott et Herold.

Kelly et Torbert, les piliers sont toujours là et accueillent Michael O’Neill (guitare), Bob Hogins (claviers) et Joe English (batterie). Le changement de personnel (auquel on peut rajouter John Hug à la guitare, John Sandlin à la basse et Dave Perper au chant) ne booste pas Trident, enregistré à Sausalito (Californie).

L’album est très modeste et il faut attendre le dernier titre pour y trouver un intérêt. On peut donc largement s’en passer, chose qui est impensable pour Live’N’Kickin (RAZOR©).

 

1. Hard to Love Somebody.

2. Cheyenne.

3. Hurricane.

4. My Friend.

5. Magic Eyes.

6. Movin' Down the Highway.

7. Hawaii.

8. You and I.

9. Feel So Good.

10. Take It Too Hard.

 

Matthew Kelly:guitare,harmonica,chant.

Dave Torbert:basse,chant.

Michael O'Neill:guitare,chant.

Bob Hogins:claviers,chant.

Joe English:batterie.

John Hug:guitare.

Johnny Sandlin:basse.

Dave Perper:chant.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !