Linda ronstadt.

BIOGRAPHIE.

LINDA RONSTADT/Tucson (Arizona – USA)

 

Linda ronstadt 1

 

Né Linda Maria Ronstadt, le 15 juillet 1946 à Tucson.

Active entre 1967 et 2011.

Labels:Capitol,Elektra,Asylum,Verve,Vanguard.

Genre:folk,rock,country-rock,country,R&B,pop,blue-eyed soul,soft rock,folk-rock.

Site officiel:www.thelindaronstadtexperience.com

 

La plus grande star féminine depuis les 70's.

C'est un cas de force majeure qui a poussé à une retraite prématurée et contrainte Linda Ronstadt en 2011. Si la maladie dégénérative de type Parkinson diagnostiquée depuis quelques mois n'avait eu raison d'elle, nul doute que la native de l'Arizona serait toujours à arpenter les scènes du monde, à pousser les portes des studios et à enchaîner les disques.

L'affection, dont les premiers symptômes se sont manifestés 8 ans avant qu'elle ne rende officielle la raison médicale qui l'a amenée à tout stopper (2013), l'empêche tout simplement de chanter, ce qu'elle ne peut désormais plus faire.

Qui plus est, après avoir marché un temps avec des béquilles, elle en est aujourd'hui, alors qu'elle est handicapée, réduite à se déplacer en fauteuil roulant.

Linda ronstadt introLinda a cloué le bec au rock machiste.

Linda ronstadt courtElle devient vite l'attraction...

Linda ronstadt stone poneys...au sein des Stone Poneys.

Linda ronstadt heart like a wheel 1974L'excellent Heart Like A Wheel de 1974.

Linda ronstadt maladieContrainte de stopper sa carrière en 2011.

Linda ronstadt hummin to myself 200 last lpSon dernier LP studio remonte à 2004.

Elle ne chante plus que dans sa tête.

C'est un choc pour ses fans, un drame personnel pour elle, l'artiste active et activiste, perfectionniste, touche-à-tout (cinéma, opéra, écriture de ses mémoires...) et déterminée qui a su s'imposer dans le rock à un moment où les femmes n'étaient pas en odeur de sainteté dans ce milieu machiste.

Sa réponse est cinglante à l'heure des bilans : la dame affiche plus de 40 albums au compteur, dont 19 disques d'or, 14 disques de platine et 7 multi-disques de platine, figure sur plus de 120 LP de ses confrères, place 10 de ses singles dans le top 10 des ventes de country-rock, vend plus de 60 millions de disques à travers le monde, remporte 11 Grammy Awards et est nominée à 27 reprises, fait six fois la couverture de Time.

Cerise sur le gâteau, elle aura également été, à un moment de sa carrière, la femme la plus payée du rock.

Depuis 2011, hélas, celle qui aura été la plus grande star féminine du rock de ces dernières décennies, malgré ses nombreux changements d'orientation musicale, ne chante plus que dans sa tête...

Un environnement familial favorable.

Linda Maria Ronstadt est l'une des deux filles de la fratrie de 4 enfants du couple formé par Gilbert Ronstadt, commerçant, aux racines doublement mexicaine et allemande, et de Ruth Mary Copeman-Ronstadt, femme au foyer américaine d'ascendance néerlandaise, anglaise et germanique, originaire du Michigan.

Bercée dès son plus jeune âge par un environnement musical favorisé par son paternel, chanteur dans les bars, le soir, par la proximité des radios locales diffusant de la musique mexicaine à la pelle, Linda Ronstadt passe sa scolarité dans des établissements catholiques, mais la rigueur et la discipline qui y règnent sont très peu compatibles avec la jeune fille indisciplinée qu'elle est.

Des Three Ronstadts aux Stone Poneys.

A 18 ans, celle qui en pince plus pour le folk de Peter Paul & Mary, pour celui plus traditionnel de la Carter Family, pour les débuts fracassants de Bob Dylan et les premières escarmouches des Byrds, quitte le cadre scolaire avec, dans un coin de sa tête, l'idée de rejoindre la Californie pour faire l'artiste.

Nous sommes en décembre 1964 quand Linda débarque à Los Angeles et établit, dès le milieu des 60's, la base de ce que va être désormais son avenir professionnel.

Celui-ci se situe au point de départ des mouvements émergents de folk-rock et de country-rock né en Californie et dont les Byrds sont le véritable symbole.

Elle reprend alors contact avec Bobby Kimmel qu'elle connaît depuis 4 ans pour l'avoir rencontré lors de concerts sur Tucson et dans l'Arizona, quand elle évoluait avec son frère Peter et sa sœur Gretchen au sein des Three Ronstadts (1960/61).

Linda a alors une quinzaine d'années et Kimmel, impressionné par la jeune fille, reste en contact avec elle et promet de ne pas l'oublier si d'aventure...

Or, Kimmel a, pour le coup, un projet qu'il constitue avec le songwriter et guitariste Kenny Edwards. Il a besoin d'une chanteuse. L'occasion est toute trouvée pour que la jeune fille mette le pied à l'étrier dans une formation folk, les Stone Poneys.

Le trio devient une véritable attraction sur le circuit des clubs angelins, d'autant que, sur scène, Linda se produit en jupe très courte et pieds nus. Comme elle est plutôt jolie, le public se passe le mot.

Different Drum, premier coup d'éclat.

Le Troubadour, où les Stone Poneys passent régulièrement, sert de cadre à un accord de partenariat entre le groupe (1966) et Nik Venet (Capitol Records), bien que Linda soit la seule à intéresser vraiment le label.

Trois LP en sont issus sur la période 1967/68 : The Stone Poneys (février 67), folk, Evergreen Volume 2 (juin 67), plus rock, et Linda Ronstadt Stone Poneys and Friends, Volume III (avril 68), folk-rock.

A cette période, les Stone Poneys popularisent le titre que Michael Nesmith a écrit pour les Monkees (septembre 67).

Le single en question, Different Drum, est porté au 12ème rang du Cash Box, au 13ème du Billboard, grâce à la voix pleine de potentialités et prometteuse de la jeune Linda. Le titre est resté une base du répertoire de l'arizonienne.

Carrière solo.

Confiante en ses moyens, Linda décide de voler de ses propres ailes, tout en restant une artiste Capitol. Le label lui permet de réaliser un premier LP personnel (mars 1969), Hand Sown... Home Grown, alimenté par des reprises. Kenny Edwards est toujours à ses côtés.

Du folk des Stone Poneys, elle amorce alors un virage vers la country et le rock, qui lui vaut surtout de se montrer dans les spectacles télévisés à l'instar du Johnny Cash Show. Sa première apparition à l'émission se situe le 21 juin 1969.

Cet album au succès tout relatif est néanmoins important dans la mesure où il pointe, pour l'éternité, comme le premier disque de country alternative crédité à une femme.

Son suivant, Silk Purse (avril 70), génère son premier hit personnel, Long Long Time (juin 70), et lui assure une première nomination aux Grammy Awards.

Jusqu'à la fin des 70's, les albums studio s'enchaînent alors à un rythme soutenu : l'éponyme Linda Ronstadt (1972), Don't Cry Now (1973), Heart Like A Wheel (N° 1 du Billboard 1974), Prisoner In Disguise (1975), Hasten Down The Wind (1976), ainsi que Simple Dreams (1977) et Living In The USA (1978), également N°1 (Billboard).

Linda ronstadt handicapee

« Je n'avais pas l'impression de pouvoir si bien chanter que ça, mais ça a changé quand je me suis forcée à faire le vide et à penser uniquement à la musique. Il m'a fallu beaucoup de temps pour y parvenir.  Je ne supportais pas l'idée de voir des gens que je connaissais dans le public. En fait, je n'aimais pas voir le public. Je ne comprenais pas pourquoi ils étaient venus. Ma relation avec lui était différente de celle que des artistes comme Taylor Swift peuvent avoir avec le leur aujourd'hui. » (Linda Ronstadt)

Une discographie généreuse.

Le tempo ne se démentit pas plus dans la décennie suivante. Entre 1980 et 1989, Mad Love (1980), Get Closer (1982), What's New (1983), Lush Life (1984), For Sentimental Reasons (1986), Canciones de Mi Padre (1987), une collection de chansons traditionnelles mexicaines en hommage à son père et devenue la meilleure vente d'un album non anglophone de l'histoire américaine, et Cry Like A Rainstorm, Howl Like The Wind (1989).

Les années 90 et 2000 fortifient encore plus le catalogue avec une trentaine de disques (studio, live, Noël, collaborations et compilations) supplémentaires, dont Trio II qui, après une première tentative en ce sens en 1987 (Trio), réunit une nouvelle fois les trois grandes stars de la country : Linda Ronstadt, Dolly Parton et Emmylou Harris.

Il faudra que la maladie de Parkinson éteigne progressivement son corps pour que Linda Ronstadt daigne enfin lever le pied. Son catalogue se referme sur Hummin' To Myself (novembre 2004/Verve), mais l'étincelle n'y était déjà plus. Linda se doutait bien que quelque chose ne tournait plus rond.

Depuis, elle continuer de chanter, mais dans la tête seulement et tous ces airs qu'elle a enchantées nous reviennent inlassablement aux oreilles. Linda est immortelle. Merci Madame, vous êtes à tout jamais une légende du rock (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 5 - 1974

 

Linda ronstadt heart like a wheel 1974

 

LINDA RONSTADT

HEART LIKE A WHEEL – 1974  5/5

 

Publié en novembre 1974.

Produit par Peter Asher.

Durée:31:40.

Label:Capitol.

Genre:rock,country-rock.

 

Un référence du rock californien des 70's.

 

Heart Like A Wheel est le 5ème LP du catalogue personnel de Linda Ronstadt, amorcé en 1969 par Hand Sown... Home Grown. Il est aussi le dernier réalisé pour Capitol, chez lequel l'artiste pointe depuis son mandat précédent avec les folkeux de Stone Poneys, dont elle était l'attraction.

A ce stade de son parcours individuel, ceux qui en auront été vous diront que seul son album éponyme de 1971 a vraiment montré quelque chose, le reste s'étant avéré inégal et parfois incohérent. Les seules pistes dignes d'intérêt précèdent Heart Like A Wheel sont dispersées façon puzzle dans les trois autres LP, mais rien de bien significatif pour autant. Quelques bonnes chansons certes mais pas de quoi grimper aux rideaux...

Avec Heart Like A Wheel, publié en novembre 1974, alors que Linda est déjà signée par Asylum, on bascule dans un autre monde. Le présent LP marque un véritable tournant pour elle et sa carrière. Elle y fait montre d'une maturité nouvelle et elle touche enfin du doigt les bénéfices de son talent, de son opiniâtreté.

Les promesses qu'elle suscite jusque là se concrétisent enfin. 1974 est son année, Heart Like A Wheel sa référence discographique et son sésame pour aller montrer les muscles dans l'univers machiste du rock et du country-rock. Sa façon d'élever la country comme les modernistes rebelles et couillus du genre lui vaut de figurer dans l'histoire comme la pionnière pour la gente féminine.

L'album fait un Grammy et N°1 du Billboard 75, tracté qu'il est par des titres qui ont également bien fonctionné dans les charts tels que You're No Good, N° 1 du Billboard 100, When Will I Be Loved, N°2 du même classement et N°1 du Cash Box 75, I Can't Help It (If I'm Still In Love With You), N° 2, ainsi que It Doesn't Matter Anymore (47).

L'album s'appuie sur un lot de reprises empruntées au répertoire classique de la country (Hank Williams), mais aussi d'auteurs plus contemporains comme Lowell George (Willin'), J.D. Souther (Faithless Love) ou James Taylor (You Can Close Your Eyes).

Cette collection de standards country aux arrangements subtils, inventifs et générateurs d'émotions (on sent la patte du producteur Peter Asher) convient parfaitement au registre vocal vigoureux de Linda, ce qui lui permet d'être ici à son meilleur.

Son interprétation passionnée et émouvante renvoient à leur chères études les originaux. Convaincante, authentique, épanouie comme jamais, libérée, Linda est ici soutenue par une flopée de pointures de la place de Los Angeles, dont une grosse moitié des Eagles et Kenny Edwards (The Stone Poneys), lesquelles apportent une plus-value indéniable à un disque intelligent et raffiné, homogène, devenu aussitôt une référence dans le lanterneau du rock californien des 70's (RAZOR©).

 

1. You're No Good.

2. It Doesn't Matter Anymore.

3. Faithless Love.

4. The Dark End Of The Street.

5. Heart Like A Wheel.

6. When Will I Be Loved.

7. Willin'.

8. I Can't Help (If I'm Still In Love With You).

9. Keep Me From Blowing Away.

10. You Can Close Your Eyes.

 

Linda Ronstadt:chant,chœurs.

Bob Warford:guitare acoustique,guitare électrique.

Andrew Gold:piano électrique et acoustique,guitare électrique,batterie,percussions,guitare rythmique,ukulélé,chœurs.

Eddie Black:guitare électrique.

Sneaky Pete Kleinow,Danny Pendelton:pedal steel guitare.

J.D. Souther:guitare acoustique,harmonies vocales.

Herb Pedersen:banjo,chœurs.

Paul Craft,John Starling,John Boylan,Glenn Frey:guitare acoustique.

Kenny Edwards:basse,chœurs.

Chris Ethridge,Emory Gordy,Tom Guidera,Timothy B. Schmit:basse.

Dennis St.John,Russ Kunkel,Lloyd Myers,Don Henley:batteur.

Peter Asher:percussions,cloche,chœurs.

Jimmie Fadden:harmonica.

David Lindley:violon.

Gregory Rose:arrangements cordes.

David Cambell:arrangements cordes.

Dennis Karmazyn:cello.

Richard Feves:double basse.

Clydie King,Sherlie Matthews,Wendy Waldman,Cissy Houston,Joyce Nesbitt,Maria Muldauf,Emmylou Harris:harmonies vocales.

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