Mason Proffit.

BIOGRAPHIE.

 

MASON PROFFIT/Chicago (Illinois)

 

Mason proffit

 

Années actives:1969/1973.

Genre:folk rock,country rock,psychédélique garage.

Labels:Happy Tiger,Ampex,Warner.

Site officiel:www.masonproffit.com

 

Un pionnier du country-rock.

Mason Proffit a fait beaucoup pour le lancement et la promotion du country-rock. Il en a été un des relais les plus représentatifs, succédant à ceux qui l’ont initié, les Byrds et Buffalo Springfield. Emmené par ses fondateurs, les frères Talbot, Terry et John, Mason Proffit vient de l’Illinois. De Chicago plus exactement où il débute, en 1969, après avoir préalablement opéré sous les identités des Quinn Chords puis de Sounds Illimited, groupe garage et enfin de Mason Proffit Reunion.

Mason proffit les talbotTerry et John Michael Talbot.

Un statut occulté.

Aux côtés de Tom et Jerry, pardon, de John et Terry, on retrouve le bassiste Tim Ayres, le batteur Art Nash et le guitariste/chanteur Ron Schuetter. Un des meilleurs line-up du genre, soit dit-en-passant. Des précurseurs, assurément, qui n’ont pas eu la chance d’appartenir à un grand label. Leur appartenance à l’éphémère étiquette indépendante californienne Happy Tigers (1969/71), puis à Ampex, les a certainement privés de popularité qui aurait dû leur revenir de droit au regard de leur parcours et a assurément occulté leur statut d’influents visionnaires du country rock.

Reconnaissance désormais acquise.

Cette reconnaissance leur est aujourd’hui acquise. Mason Proffit est donc bien l’un des premiers groupes à avoir combiné l’énergie et l’instrumentation rock avec la country et le folk, et à habiller ce mélange de sublimes harmonies vocales héritées de leur passage dans Sounds Illimited. Ce que restituent les albums que j’évoquais ci-dessus et qui, malheureusement pour les motifs évoqués, n’ont pas bénéficié de beaucoup d’écho en retour.

Mason proffit john michael talbot

« Nous n’avons jamais été des stars du rock, par contre nous avons joué avec beaucoup d’entre elles et nous nous sommes complètement immergés dans cette vie de rock star. Je n’ai jamais pris de drogues, et j’ai dû prendre une cuite ou deux. Le mode de vie était épuisant avec 300 concerts par an pendant 5 ans. Pendant les transferts entre deux concerts, tu avais le choix entre dormir, te défoncer ou lire. J’ai choisi de lire et c’est là que j’ai eu mes premiers contacts avec la religion et la philosophie. » (John Michael Talbot)

La bure de Saint François.

Dès 1972 et leur arrivée chez Warner Bros, la donne change quelque peu, mais sans que l’effet ne se concrétise conséquemment auprès du public. Après un ultime LP, Mason Proffit se retire en 1973, moment que choisissent les frères Talbot pour s’orienter vers le rock chrétien, John Michael poussant cette orientation jusqu’à revêtir la bure des Franciscains, choqué, à l’image d’une Janis Joplin qu’il a vue pitoyablement défoncée, par le milieu sexe, drogue et rock & roll du milieu.

Ne vous fiez pas au bilan.

Les années 70 de Mason Proffit se parent de 5 albums : le percutant Wanted (1970), le décevant Movin’ Toward Happiness (1971), Last Night I Had The Strangest Dream (1971), petit bijou de country-rock, le mitigé Rockfish Crossing (1972) qui ne séduit ni le camp des countryistes, ni celui des rockeux, et Bare Back Rider (1973) qui, en plus, n’a même pas eu les faveurs de la presse critique.

Il ne faut surtout pas se fier à ce bilan quelque peu bancal induit par les conditions de l’époque ; le catalogue Mason Proffit a de la gueule et ce qui n’apparaît pas dans les commentaires, ou rarement, c’est que la bande de Chicago a énormément influé sur Eagles. Quand on sait ce qu’est devenu ce groupe, c’est qu’il y a anguille sous roche, non ? (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

Mason proffit wanted

 

MASON PROFFIT

WANTED - 1969  5/5

 

Publié en 1969.

Produit par Bill Traut.

Durée:34:20.

Label:Happy Tiger Records.

 

Pisté par les Aigles.

 

Les Byrds et le Buffalo Springfield ont posé les premières pierres de l’édifice country-rock, en ont délimité les contours, en fusionnant, pour la première fois, rock, folk et country, puis installé le genre à un niveau de référence.

Mason Proffit a repris là où les illustres architectes ont laissé l’ouvrage. Et eux aussi, à leur façon, ont concouru au façonnage du country-rock. Servant de source d’inspiration pour Eagles en personne, comme  l’ont reconnu Glen Frey et Bernie Leadon,  Mason Proffit n’eut pourtant pas la notoriété à laquelle son talent pouvait lui permettre d’accéder et ce, en dépit des concerts épiques, des tournées historiques qui leur collent à la peau. Il faut chercher les raisons de ce non-sens dans leur appartenance à un label moindre et à la quantité restreinte d’exemplaires alors produits et distribués. 

Mason Proffit était réservé à une élite de proximité et à ceux qui avaient les moyens de se procurer ses disques en import. Aujourd’hui, plus de 40 ans après, cette iniquité tend à se gommer. J’en connais beaucoup qui sont sur le cul à la découverte de leurs disques.

Réuni autour des frères Talbot (dont Terry, un sublime joueur de guitare folk), Mason Proffit a écrit une très belle page de la musique américaine. L’histoire discographique de cette formation de Chicago, qui a transité par Indianapolis aussi, fixe son avènement en août 1969, date à laquelle est publié l’ambitieux et convaincant Wanted (Label Tiger). 

Cet album ouvre avec une prise de position politique à l’encontre du gouvernement Nixon, le très bon Voice Of Change. Les idéaux hippies sont encore solidement ancrés, l’époque en est encore à tourner le dos à la société et les folkeux d’inamovibles contestataires. Et il poursuit avec A Rectangle Picture, qui signifie bien le sentiment ambiant, que le Vietnam était une grosse connerie.

Après une mélodieuse ballade du nom de You Finally Found You Love, place au Mason Proffit en mode CCR (Creedence Clearwater Revival) dans un très accrocheur rock bayou. Les douceurs nommées Stewball (popularisé en France par Hugues Aufray) et Buffalo encadrent Two Hangmen, un classique folk-rock mais, avant tout, une stupéfiante et sordide histoire de l’Ouest américain à propos d’un bourreau. Tout un symbole pour un Mason Proffit qui, habilement, intègre ses visions politiques… Probant (RAZOR©).

 

1. Voice Of Change.
2. A Rectangle Picture.
3. You Finally Found You Love.
4. Sweet Lady Love.
5. Stewball.
6. Two Hangmen.
7. Buffalo.
8. Walk On Down The Road.
9. It's All Right.
10. Till The Sun's Gone.
11. Johnny's Tune.

 

Terry Talbot:chant,guitare acoustique,guitare électrique,guitare 12 cordes,percussions.

Ron Schuetter:chant,guitare électrique et guitare acoustique.

John Michael Talbot:chant,guitare.

Johnny Talbot:chant,guitare électrique et acoustique,steel guitare,banjo.

Johnny Frigo:violon.

Rick Dwett,Rick Durrett:piano.

Art Nash:batterie.

LP Studio 2 - 1971

 

Mason proffit movin toward

 

MASON PROFFIT

MOVIN’ TOWARD HAPPINESS – 1971 3,5/5

 

Publié en mars 1971.

Produit par Mason Proffit.

Durée:36:29.

Label:Happy Tiger Records.

 

Parfois un peu tendre.

 

Movin’ Toward Happiness est le deuxième album de Mason Proffit et paraît en mars 1971. Son credo, comme a pu en juger tout auditeur présent sur l’album précédent le bien nommé Wanted, est de développer un mélange de rock, folk et country et d’y greffer dessus des convictions politico-sociales. Au regard de ce premier opus, l’idée accroche et séduit un public qui tient en haute considération ces gars de Chicago.

Movin’ Toward Happiness poursuit en ce sens, en y mêlant également bluegrass et gospel.  Mason Proffit vide cette fois son sac sur le sort des Amérindiens, affiche une aversion marquée pour la guerre et fustige amour et paix.

Ses prises de position tranchantes amènent respectivement à la complainte Flying Arrow, au country endiablé Old Joe Clark et au prédicateur Good Friend Of Mary’s.

Children, Hard Luck Woman, Everybody Was Strong figurent également  à un bon niveau. Le reste me paraît parfois un peu tendre ou surprenant (Melinda, He Loves Them). Il faut vraiment avoir été bercé dans une atmosphère country-rock pour en pincer pour ce disque et ce groupe. 

Les « ceusses » qui aiment, pourront se consoler de retrouver l’intégralité de ce disque sur le double CD Come & Gone (piste 12 à 22), doublé avec Wanted (pistes 1 à 11). Même si j’ai une prédilection assez marquée pour Wanted, je ne repousse en rien cet album qui a la malchance d’être un petit peu moins bon, tout simplement. (RAZOR©).

 

1. Michael Dodge.

2. Hard Luck Woman.

3. Children.

4. Hokey Joe Pony.

5. Flying Arrow.

6. Old Joe Clark.

7. Let Me Know Where You’re Going.

8. Melinda.

9. Good Friend Of Mary's.

10. He Loves Them.

11. Everybody Was Wrong.

 

Terry Talbot:guitare acoustique,électrique,violon,piano,chant.

Tim Ayers:basse.

Art Nash:batterie,percussions.

Ron Schuetter:guitare,chant.

John Michael Talbot :guitare,chant.

Johnny Talbot:guitare acoustique,banjo,dobro,guitare électrique,chant.

LP Studio 3 - 1971

 

Mason proffit last night

 

MASON PROFFIT

LAST NIGHT I HAD THE STRANGEST DREAM – 1971  5/5

 

Publié en octobre 1971.

Produit par James Lee Golden.

Durée:40:27.

Label:Ampex.

 

Plus qu'un précurseur, une référence.

 

Mason Proffit a été un précurseur du country-rock. C’est désormais acquis. Voire plus. Même s’il na pas eu le retour sur investissement sur le plan de la notoriété, durant les années 70, plus personne ne le conteste aujourd’hui. Il a ouvert pour les plus grands, des Byrds à Poco, de Pink Floyd au Dead. Les grands ne se trompent jamais quand ils font appel à des confrères pour chauffer un public. Que Janis Joplin aussi les ait engagés pour une soirée d’ouverture d’un de ses concerts, ne fait que conforter la grande estime portée à ces gens de Chicago.

Ce soir là, pourtant quelque chose s’est brisée dans la tête du précoce ado qu'est John Michael Talbot, un prodige de la musique, un guitariste rythmique avéré et reconnu comme tel par ses pairs. En proie à la vision d’une Janis défoncée et outrancièrement alcoolisée, le gamin Talbot réfute l’idée d’être une rock star. Pas fait pour lui, les excès de la profession.

Catholique, il a  aujourd’hui revêtu la bure marron de Saint François et rejoint les frères franciscains. Le jeune Talbot, a été de tous les albums de Mason Proffit, dont ce Last Night I Had The Strangest Dream (en écoute intégrale ici) de 1971, qui, en lisant entre les lignes, préfigure l’orientation religieuse qu’il va donner à sa vie. A sa publication (pour Ampex Records), il avait 17 ans, ne l’oublions pas.

Passé quasiment inaperçu de son temps, ce disque, leur troisième, est vu autrement au troisième millénaire. Remarquable dans son écrin mélodieux, porteur, comme c’est une habitude militante depuis Wanted, de messages matures et déterminés à caractères politiques et sociaux, nourri à la sauce  rock, folk, country, légèrement colorée de blues, soutenu par des voix taillées sur mesure pour valoriser le genre, LNIHTSD, alors incontestable ouvrage en 1971 (hélas méprisé), s’impose derechef quarante ans plus tard.

Huit des dix titres de l’album portent la signature des Talbot Brothers (John et Terry), le complément étant l’apanage d’Ed McCurdy (la chanson titre) et emprunté au répertoire traditionnel (My Country). La chanson titre est une pure merveille. Hope en est une autre. Jewel, itou. L’histoire de cette jeune noire victime de la violence et du racisme de l’homme blanc, est poignante telle que restituée. La steel guitare de Talbott n’en finit plus de verser des larmes compatissantes.

Merveille également, Eugene Pratt, classique folk protestataire qui part en guerre contre... la guerre et son utilité. Puis, il y a 24 Hour Sweetheart, In The Country l’écolo, 500 Men, Mother…  L’écoute de ce petit bijou de country-rock vous en apprendra plus sur le talent de ces gus que n’importe quelle biographie. Ne soyez pas surpris de vous retrouver sur le cul ; c’est également arrivé aux Eagles. J’allais oublier… le beau moustachu en haut et à droite de la pochette… n’est pas David Crosby ! (RAZOR©)

 

1. In the Country/Sparrow.
2. 24 Hour Sweetheart.
3. Last Night I Had the Strangest Dream.
4. Hope.
5. Freedom.
6. 500 Men.
7. Jewel.
8. Eugene Pratt.
9. Mother.
10. My Country.

 

Terry Talbot:guitare,chant.

Tim Ayres:basse.

Art Nash:batterie.

Ron Schuetter:guitare,chant.

John Michael Talbot:guitare,chant.

LP Studio 4 - 1972

 

Mason proffit rockfish crossing

 

MASON PROFFIT

ROCKFISH CROSSING – 1972  3,5/5

 

Publié en 1972.

Produit par Terry Talbot.

Durée:42 :34.

Label:Warner Bros.

 

Le cul entre deux chaises.

 

La maison Warner Bros sert de cadre au quatrième LP de Mason Proffit, qui en termine ainsi avec les labels indépendants, aux moyens limités, comme Tiger ou, plus particulièrement, Ampex, pour lequel a été publié le phénoménal Last Night I Had The Strangest Dream.

Pour première collaboration, la maison de disques et leurs nouveaux protégés tombent d’accord sur un projet qui aille dans le même sens que ses devanciers : Rockfish Crossing (en écoute intégrale ici) est celui-ci. Le country-rock est en vogue et Mason Proffit y fait valoir d’indubitables dispositions, au point d’être regardés du coin de l’œil par les meilleurs confrères de la profession et référencé par la critique comme étant un de ses plus grands défricheurs.

Rockfish Crossing brasse, comme prévu, un mélange hybride de country et de rock pour répondre à ce que le marché américain demande. Les résultats sont cependant décevants, l’album ne marche pas beaucoup. Il ne parvient pas se frayer une place auprès des vrais fans de country, tout comme il ne séduit pas plus les pro-rocks.

Rockfish Crossing a le cul entre deux chaises, d’autant plus qu’il verse, par petites touches, dans un répertoire rock croisé avec des influences chrétiennes (il faut certainement y voir l’emprise du futur frère franciscain John Michael Talbot). Le public du moment, parfois perdu, mal informé,  indécis, et souvent tourne-jaquette pour peu qu’il trouve l’herbe plus verte ailleurs, le lui fait payer.

Les rééditions sur supports modernisés ont l’avantage de nous permettre une relecture, généralement de meilleure qualité, du produit zappé en son temps. Qui plus est, avec l’avancée dans l’âge, le jugement s’accompagne d’une vision plus pertinente ou plus détachée. Que les insatiables de country (les pestiférés des seventies) se rassurent, le banjo et le violon sont là, toujours aussi habilement conduits. La slide idem. Les harmonies vocales, caractéristiques du chant de Mason Proffit n’ont pas perdu de leur superbe. L’écriture contestataire vire toujours à gauche. C’est du MP convaincant. Du classique.

Pas le meilleur, mais il tient bien la barre : le puissant Where You There et son harmonica qui n’arrête pas de geindre, Jesse, You Win Again, Cripple Creek/Quit Kickin’ My Dog Around, que Sheila a immortalisé dans Le Folklore Américain, pot pourri country, Breakin’ Down, Hono et Wet Back  ont incontestablement de beaux restes. En 2011, plus personne ne craint d’avouer sa sympathie pour la country-music. Il en est beaucoup question ici (RAZOR©).

 

1. Jesse.

2. You Win Again.

3. Better Find Jesus.

4. Summer Side Of Love.

5. Breakin' Down.

6. Were You There?.

7. Hobo.

8. A Thousand And Two.

9. Medley: Cripple Creek/Quit Kickin' My Dog Around.   

10. Wetback.

11. Medley: George's Jam/Call Me The Breeze.

 

Terry Talbot:guitare acoustique,électrique,chant.

Bruce Kurnow:harmonica,claviers.

Tim Ayres:basse.

Art Nash:batterie.

John Michael Talbot:guitare,chant.

Johnny Talbot:banjo,steel guitare,chant.

LP Studio 5 - 1973

 

Mason proffit bare back

 

MASON PROFFIT

BARE BACK RIDER – 1973  3,5/5

 

Publié en 1973.

Produit par Bill Halverson.

Durée:36:39.

Label :Warner Bros.

 

Pas si ringard que ça…

 

Bare Back Rider (en écoute intégrale ici) de 1973 est le dernier LP de la saga Mason Proffit, ces incontournables pionniers du country-rock et dont la carrière n’a pas fait trois lignes dans les presses les plus avisées. Comment expliquer cette aberrante contradiction à nos descendants ? Parce que, nous, les tempes grises, Jipé en tête, avons tâté de ce groupe et de c’temps. Nous avons vécu (en noir et blanc) ce manque de reconnaissance à leur égard. Beaucoup vous apprendront que, dans les années 70, il ne fallait  pas en pincer pour la country-music ; « ringarde ! » qu’ils disaient !

« Ils », ce sont les rockeux, qui ne juraient que par le seul idéal musical qui existait à leurs yeux. Le reste n’était que daube. Dans la cour du lycée, il n’était pas de bon ton de déplacer le débat sur le terrain country ou de son dérivé le country-rock. Quesaco le country-rock ? Des cowboys qui jouent de la guitare électrique ? J’exagère, mais dans les grandes lignes, c’était ça. Je l’ai vécu, mais comme je bouffais à tous les râteliers du rock, je ne me suis jamais senti attaqué et d’ailleurs, je m’en tapais comme de l’an 40.

Délaissons le contexte historique, ne cédons pas à la nostalgie et passons à l’album. Bare Back Rider, plus country traditionnel, produit par Bill Halverson, est sorti dans l’indifférence la plus totale. La presse et le public n’ont pas adhéré. Le groupe n’y a pas résisté, se séparant aussitôt après.

Proche de son prédécesseur dans sa conception, l’album met en évidence une formation qui n’a peut-être jamais été aussi affûtée techniquement, collectivement. Par contre, la maison de disques Warner Bros lui a achetée une muselière, because son activisme politico-social marqué des LP précédents est limité à une modeste réflexion sur l’Irlande du Nord (Black September/Belfast). Lily est savoureux. L’excellent Setting The Woods On Fire est une des rares pistes que les rockeux peuvent se mettre sous la dent. Mais ces derniers seront-ils sensibles au solo de kazoo (pour les djeunes, le gazou ou encore mirliton, est un instrument qui transforme le timbre de la voix du chanteur en sons nasillards) qui termine le morceau ? I saw The Light (très bon) remet une couche dans le répertoire de la chrétienté. Sail Away, Cottonwood et Five Generations sont de plaisantes petites ballades. Le reste est country, plus populaire en 2011 qu’en 1973. C’est pour cette raison qu’il passera mieux maintenant qu’à l’époque de sa publication. Donc à revoir ou à voir (RAZOR©).

 

1. Lilly.

2. Cottonwood.

3. Setting the Woods on Fire.

4. Dance Hall Girl.

5. To a Friend.

6. Stoney River.

7. Black September/Belfast.

8. I Saw the Light.

9. Five Generations.

10. Sail Away.

 

Terry Talbot:guitare acoustique,banjo,mandoline,kazoo,chant.

Tim Ayres:basse électrique.

Art Nash:batterie.

Tom Radtke:percussions.

John Michael Talbot:guitare acoustique,banjo,mandoline,pedal steel,guitare 12 cordes,chant.

Johnny Talbot:guitare acoustique,banjo,mandoline,pedal steel,guitare 12 cordes,chant.

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