Michael Nesmith.

BIOGRAPHIE.

 

MICHAEL NESMITH/Houston (Texas)

 

Michael nesmith 4

 

Né le 30 décembre 1942 à Houston (Texas).

Actif depuis 1965.

Label:Dot Records,RCA Victor,Sounds Like The Navy,Pacific Arts,Tam,Rio,Not On Label.

Genre:pop,rock,country-rock,folk-rock,rock psychédélique.

Page Facebook:https://www.facebook.com/nesmithfanpage

Des Monkees au country-rock.

Musicien, songwriter et producteur pour la musique, compositeur, producteur, acteur, scénariste et réalisateur pour le cinéma, la TV et la vidéo, écrivain, hommes d’affaires, Michael Nesmith, fils de Bette Nesmith Graham inventrice du premier correcteur liquide, le Liquid Paper, est ce que l’on appelle un touche-à-tout. L’américain est toutefois plus connu du milieu rock pour être un membre des Monkees, formation pop-rock de Los Angeles, et un des pionniers du country-rock.

Sa relation avec la musique, le texan (il est né à Houston en 1942) la commence en rencontrant, au San Antonio College, John Carl Kuehne, plus connu sous le nom de John London. Avec ce dernier, il engage une première collaboration musicale sous forme d’un duo au répertoire alors réparti entre chansons folkloriques et originaux signés Nesmith. Nous sommes en 1962 et l’américain fait une deuxième rencontre toute aussi importante, celle de Phyllis Ann Barbour qui, enceinte à 17 ans, va devenir l’épouse de Michael (20 ans) le 16 mars 1963. Un premier enfant naît le 31 janvier 1964.

Michael nesmith monkees

Quand Michael devient Mike.

Cette même année 64, Michael, son épouse et John London prennent le chemin de la Californie et notamment de Los Angeles pour tenter de percer sur la scène musicale du crû. A la fin de l’année 1965, la chance sourit enfin à Michael Nesmith quand un jeune réalisateur, Bob Rafelson, a l’idée de refaire pour la TV le coup des Beatles avec A Hard Day’s Night.

Les Monkees sont fondés en 1965 pour lancer la série télévisée du même nom, The Monkees, dont les protagonistes ne sont autres que les membres du groupe, recrutés via une petite annonce dans le journal Variety. L’objectif est de lever 4 jeunes un peu fous pour les rôles. Micky Dolenz, Davy Jones et Peter Torkelson, dit Tork, sont sélectionnés alors que des célébrités en devenir comme Stephen Stills, Harris Nilsson ou Van Dyke Parks restent sur le carreau.

Michael est Mike pour les besoins de la série (58 épisodes et deux saisons) qui va connaître un succès phénoménal et engendrer une monkeemania exceptionnelle. Les Monkees, dont seuls deux membres savent jouer d’un instrument, sont alors les Beatles de l’Amérique. Réponse à la british invasion ambiante, ils sont le reflet de la jeunesse américaine des 60’s.

La réponse aux Beatles et à la British Invasion.

Les premiers albums des Monkees cartonnent. 4 des 5 LP entre 1966 et 1968 occupent le leadership des classements de LP : The Monkees en 1966, More Of The Monkees, Headquarters et Pisces Aquarius Capricorn And Jones Ltd (1967). Leur suivant, The Birds The Bees And The Monkees marque un léger recul (N°3). A cette période, est associée une pléiade de singles : I'm a Believer de Neil Diamond, Last Train to Clarksville, A Little Bit Me, A Little Bit You, Pleasant Valley Sunday, Daydream Believer…

Le problème est que les Monkees n’ont pas leur mot à dire, et ça, Mike Nesmith ne le supporte plus. Il n’accepte plus de faire semblant lui qui a des choses à dire et veut imposer ses propres compositions. Il sort en douce son premier album solo (1968), The Wichita Train Whistle Sings (144 au Billboard).

Dans le même temps, il obtient des producteurs certaines concessions quant à l’écriture, à leur implication instrumentale personnelle lors des enregistrements et obtient même d’eux une tournée américaine ainsi de retoucher les épisodes. Dans ce nouveau contexte, Michael Nesmith prend du volume et les Monkees s’ouvrent au psychédélisme et à la country.

Avec l’arrivée de la contre-culture, la série commence à battre de l’aile ; les Monkees deviennent obsolètes et cela s’en ressent dans les bacs où ils n’ont plus vraiment la cote. Cet échec scelle le sort du groupe qui perd d’abord Peter Tork (1969), puis Nesmith (avril 1970).

Michael nesmith 3

« Je ne suis pas sûr de bien définir le country-rock. C’est vaste et ses lignes ne sont pas très claires. Et même si elles l’étaient, je ne pourrais pas vous le définir exactement aujourd’hui encore. A l’époque, je jouais ce que je pensais être de la musique country. Pas la country de Patsy Cline ou de Hank Williams, mais la musique que je jouais avec le First National Band… » (Michael Nesmith)

De la pop bubblegum au country-rock.

En quittant les Monkees, Nesmith tourne le dos à la pop-bubblegum et ouvre la voie au First National Band, formation de country-rock qu’il fonde avec John London Kuehne, John Ware et Red Rhodes. Ce groupe est actif deux ans, entre 1970 et 1971 ; il marque le début d’une longue collaboration entre Mike Nesmith et Orville J. Rhodes, dit Red Rhodes, le fameux joueur de pedal steel guitare (jusqu’à sa mort en 1995).

Les débuts du First National Band sont laborieux, du fait du manque de crédibilité de son membre fondateur sur lequel beaucoup de ses confrères ironisent pour s’être fourvoyé dans les Monkees. Qu’à cela ne tienne, le texan insiste et puise de quoi alimenter 3 albums en un an, dans son catalogue personnel, constitué durant son séjour dans les Monkees, mais jamais publié. RCA a le privilège de les éditer. Il s’agit de Magnetic South (07/1970), Loose Salute (11/1970) et Nevada Fighter (05/1971).

Michael nesmith magnetic south

Magnetic South, la référence discographique personnelle.

Magnetic South et son suivant sont incontestablement les meilleurs de cette trilogie qui s’apparente plus à des albums solos de Nesmith qu’à des travaux à créditer au First National Band. Cinq des onze titres de Magnetic South datent disque de country-rock de la période Monkees 68/69.

Cette expérience a donné jour à des singles comme Joanne (21), Silver Moon (42), Nevada Fighter (70) et Propinquity (95).

La suite de la carrière de l’ex-Monkees se poursuit avec le Second National Band, la mouture précédente s’étant délitée ce qui provoque le départ de Ware.

Le nouveau groupe est composé, outre Nesmith, de Michael Cohen aux claviers, de Johnny Meeks à la basse, du batteur de jazz Jack Ranelli, recrutés dans l’entourage d’Elvis Presley, du fidèle Red Rhodes ainsi que de José Feliciano aux congas.

Son 4ème opus solo se fait avec ce line-up. Tantamount to Treason Vol. 1 (février 1972) n’est pas une grosse réussite ; il ne marque ni le public et encore moins les critiques. Pourtant, il a de la gueule, de la moelle et de l’originalité, malgré sa difficulté d’écoute. Le projet de volume 2 devant lui faire suite est abandonné.

Un des pionniers de la country alternative.

En dépit de sa complexité pour le commun des mortels, Tantamount To Treason ne surprend pas les habitués de l’artiste. Le fonds de commerce est country mais à tendance trippy. L’album en question baigne dans la country alternative ou progressive ; il est remarquablement interprété par des musiciens de session aguerris. Osons les comparaisons : ce Nesmith là, pionnier du country-rock, n’a rien à envier à des Nitty Gritty Dirt Band, des Buffalo Springfield et s’approche  de la référence en la matière : Gram Parsons.

L’année de son divorce d’avec Phyllis (1972) et de son déménagement à 150 kms au sud de San Francisco (à Carmel-By-The-Sea), Nesmith publie son cinquième album solo, l’excellent And the Hits Just Keep on Comin' (RCA - août 1972), dont le titre est une réaction à la maison de disques toujours plus demandeuse de hits, toujours plus exigeante en terme de succès.

De succès, il en est encore question ici et le vecteur par lequel il s’installe, s’appelle Different Drum, un titre prémonitoire sur la rupture d’un couple, signé du Nesmith d’avant Monkees, proposée dans une version différente de celle originale  et que les Stone Poneys s’approprient en 1967. C’est le premier grand hit pour Linda Ronstadt qui fait partie de ce trio folk-rock.

Pretty Much Your Standard Ranch Stash est son sixième LP; il le publie en 1973. C’est le dernier pour le compte de RCA ; il s’avère encore une fois très bon.

Micael nesmith pacific arts

Pacific Arts, son propre label.

Plus modestes sont les débuts pour son label Pacific Arts en 1974. Le premier LP qui résulte de cette orientation, The Prison: A Book With a Soundtrack (1974), septième volet de sa discographie personnelle, consiste en un concept un peu trop audacieux qui propose une nouvelle destinée à être lue avec, en soutien, une bande-son. Osé !

Après s’être remarié en 1976, Michael Nesmith sort son 8ème LP studio, le mystérieux From A Radio Engine To The Photon Wing (1977), le deuxième pour l’étiquette récemment créée. Travail plutôt solide même si on est loin de la brillance sous RCA, il est enregistré à Nashville avec des musiciens de sessions au nom évocateur : David Briggs et Weldon Myrick qu’il avait déjà sollicité aux premières heures d’Area Code 615 pour les besoins des Monkees (The Monkees Present), David MacKay et Lonnie Mack.

Nesmith crée Pacific Art en 1974.

Côté studio, Michael Nesmith boucle la décennie en 7 avec Infinite Rider On The Big Dogma (mai 1979), numéro 9 du catalogue post Monkees, disque qui précède Live At The Palais d’un an (1978) et enregistré en 1977 lors d’un concert à Melbourne (Australie). Le tout sur son label.

Les Monkees chevillés au cœur.

La suite l’implique plus conséquemment dans la production et celle vidéo notamment comme c’est le cas pour All Night Long (Lionel Richie/1983) et pour le clip The Way You Make Me Feel de Michael Jackson (1987). Via son label, il devient même un pionnier et une référence dans ce domaine. Dès 1998, il rajoute une corde à son arc : écrivain. Nesmith produit son premier roman, The Long Sandy Hair of Neftoon Zamora. Un second tombe une dizaine d’années plus tard. Michael Nesmith fait alors fructifier tout ce qui le touche de près ou de loin, s’avérant un homme d’affaires avisé.

Côté musique, Nesmith réapparaît ponctuellement en 1989 au sein des Monkees, avec Dolenz, Jones et Tork. L’album Justus (1996) réunit le groupe pour de nouveaux enregistrements. Une tournée anglaise s’ensuit.

Rays (Rio Records/2006) est son dernier LP personnel. Sous sa houlette, les Monkees se réunissent régulièrement depuis 2012. Comme il le clame haut et fort : Michael nesmith n’a jamais vraiment quitté les Monkees qui sont une partie de sa jeunesse et toujours aussi présents dans son esprit. C’est à la vie à la mort (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 2 - 1970

 

Michael nesmith magnetic south

 

MICHAEL NESMITH & THE FIRST NATIONAL BAND

MAGNETIC SOUTH – 1970  5/5

 

Publié en 1970.

Produit par Felton Jarvis.

Durée:33:24.

Label:RCA.

Genre:country-rock.

 

Ambiance Americana cosmique.

 

C’est par la voie des Monkees que je suis venu à Magnetic South (en écoute intégrale ici avec Loose Salute), son concepteur Michael Nesmith ayant été la figure de proue du légendaire groupe de pop-rock américain. Alors qu’il est déjà l’auteur d’un LP pour son compte, The Wichita Train Whistle Sings (instrumental/1968) enregistré alors qu’il évoluait encore en leur sein, Nesmith publie, en 1970, l’album qui lance véritablement sa carrière solo : Magnetic South qui, soit-dit-en-passant, se démarque complètement de son passé bubblegum dans ce collectif mythique.

D’entrée de jeu, Calico Girlfriend remet les pendules à l’heure envers ceux qui auraient la tentation ou la mauvaise volonté d’assimiler les deux parcours ou de chercher des points communs entre eux. Rien à voir, même si près de la moitié des titres figurant au répertoire de Magnetic South ont été conçus durant la période 68/69 des Monkees.

Le travail ici proposé a une très belle saveur country-rock ; du même coup, Michael Nesmith peut laisser libre cours à sa créativité et à l’expérimentation, s’affirmant comme un musicien et compositeur de grand talent, atout qu’il a rarement pu mettre en valeur dans le contexte draconien des Monkees où toute velléité de sortir des rangs était aussi vite réprimée.  

En précipitant d’un commun accord sa sortie des Monkees (1969) par la rupture de son contrat, Michael Nesmith cherche à redorer un blason étouffé par le concept marketing contraignant mis en place par Don Kirschner autour de la formation. Il tourne le dos au genre pop-rock et fonde alors le First National Band avec les complices John Ware et John London, rejoints rapidement par le déjà expérimenté O.J. Red Rhodes.

Orienté country-rock, Michael Nesmith et cet excellent band de soutien publient 3 LP entre 1970 et 1971 dont Magnetic South (1970). Loose Salute (1970) et Nevada Fighter (1971) sont les deux autres. Après, c’est la débandade, Ware claquant la porte. Il enregistre sous son propre nom.

Avec Magnetic South, Nesmith marche sur les plates-bandes de Poco et des frangins Burritos. Il s’en approche au plus près même, libérant une frustration trop longtemps contenue et révélant une qualité de songwriting que l’on ne lui connaissait pas vraiment pour les raisons que l’on sait.

Il tombe donc à point nommé pour installer la crédibilité de l’artiste. Magnetic South est, de ce fait, important dans sa démarche pour rebondir et se défaire définitivement de son embarrassante image de Monkees à propos desquels tout a été dit : qu’ils feignaient, ne jouaient pas vraiment, qu’ils étaient un groupe pour minettes en chaleur. Mais bon, faut quand même pas tout leur coller sur le râble et surtout il ne convient pas de les renier…

N’empêche, au regard du magnifique rendu de cette nouvelle orientation musicale, Nesmith semble n’avoir jamais appartenu à la très populaire unité pop des 60’s. Sa carrière post Monkees s’annonce sous les meilleurs auspices ; dans le cadre global de son parcours, Magnetic South est un disque vers lequel on revient souvent.

Pour une des toutes premières fois, l’appellation de country-rock est évoquée, d’où l’étiquette que l’on prête souvent à Mike Nesmith d’avoir grandement contribué à défricher ce genre. Seuls les Byrds avant lui et Gram Parsons en tête, peuvent revendiquer ce rôle de pionnier. Magnetic South sonne donc country-pop, country-rock pour l’essentiel ; on est bien loin de son passé bubblegum. Le jeu lumineux de pedal steel de Red Rhodes n’y est pas étranger ; il y excelle ici.

On retiendra plus particulièrement dans ce contexte hawaïen décontracté et frais, Calico Girlfriend, ma préférée, l’accrocheur up-tempo Little Red Rider, la ballade amoureuse Nine Times Blue, The Crippled Lion, le rockin’ Mama Nantucket, les yodlés One Rose et Keys To The Car, l’expérimental Hollywood, le country psychédélique Behind The Blue Horizon et Joanne, le gros succès de l’album bien que n’étant pas le meilleur du lot. A l’écoute de ce disque, il est clair que les purs et durs des Monkees ont dû se retourner plus d’une fois dans leur tombe.

Michael Nesmith en avait sous la pédale et dans la tête. La preuve. De quoi aviver les regrets d’être allé perdre son temps (5 ans) à faire le pitre dans un projet n’ayant fait que brider une créativité ne demandant qu’à s’exprimer. La scène country-rock aurait pu bénéficier de son talent bien plus tôt, mais bon… On ne va pas refaire l’histoire, c’est comme ça (RAZOR©).

 

1. Calico Girlfriend.

2. Nine Times Blue.

3. Little Red Rider.

4. The Crippled Lion.

5. Joanne.

6. First National Rag.

7. Mama Nantucket.

8. Keys to the Car.

9. Hollywood.

10. One Rose.

11. Beyond the Blue Horizon.

 

Michael Nesmith:guitare,chant.

O.J. "Red" Rhodes:pedal steel guitare.

John Ware:batterie.

John London:basse.

Earl P. Ball:piano.

LP Studio 5 - 1972

 

Michael nesmith and the hits just keep on comin 1972

 

MICHAEL NESMITH

AND THE HITS JUST KEEP ON COMIN’ – 1972  5/5

 

Publié en août 1972.

Produit par Michael Nesmith.

Durée:30:26.

Label:RCA.

Genre:country-rock.

 

Et vous voudriez rater ça ?

 

50 ans de carrière en 2013 et l’ex-Monkees Michael Nesmith fourmille encore de projets. Insatiable, « Nez » n’est pas homme à rester les deux pieds dans le même sabot. Il n’est pas assez de doigts des deux mains pour énumérer tout ce à quoi il a touché dans sa vie : musicien, auteur-compositeur, acteur, écrivain, producteur de disques, d’une émission de TV, d’une comédie musicale, homme d’affaires, entrepreneur de médias, propriétaire d’un studio d’enregistrements, créateur d’un environnement web 3D. Il est aussi un grand bienfaiteur investi dans divers fondations et causes.

Mieux, il transforme tout en or au point d’être aujourd’hui un retraité très fortuné, d’autant plus qu’il a hérité d’une partie de la fortune de sa mère Bette Nesmith Graham, inventeur du Liquid Paper, ce correcteur liquide équivalant à notre Tipex actuel. Enfin, quand je dis retraité, c’est par rapport à son âge avancé (il vient de fêter ses 72 ans le 30 décembre dernier), pas au regard d’une oisiveté supposée et méritée.

Toujours très actif, il file des jours heureux et discrets en Californie ne sortant de sa réserve que pour lancer une nouvelle idée. Ainsi est Michael Nesmith, guide des Monkees, groupe de notoriété planétaire qui s’est offert le luxe de damer le pion aux Beatles et aux Stones, alors que la british invasion menaçait d’ébranler sérieusement la culture musicale de l’Oncle Sam. Pour info, en 1967, les Monkees ont vendu plus de disques que les deux groupes anglais réunis.

Michael Nesmith, dit Wool Hat (il arborait souvent un bonnet de laine), démarre son itinéraire musical dans les années 60 sur la scène folk de Los Angeles avant de connaître la vie trépidante de star via les Monkees, groupe créé pour les besoins d’une série TV du même nom. Placés sous l’emprise totale des auteurs du concept, les Monkees n’ont pas beaucoup droit à la parole et ne prennent que rarement part aux décisions, raison suffisante aux yeux de Nesmith pour prendre ses distances avec cet environnement cloisonné.

RCA l’accueille alors sur son seul nom. En 70, il fonde le First National Band, groupe de country-rock pas très bien perçu (et injustement moqué) qu’il dirige deux ans (1970/71). Trois LP sortent sous cette identité : les excellents Magnetic South et Loose Salute de 70 et Nevada Fighter (71), un peu moins juteux, tous chez RCA.

Dans la foulée, et sous la bannière, cette fois-ci, du Second National Band, il publie, en 1972, le très bon Tantamount To Treason Vol 1 (RCA). Vient alors le disque sur lequel j’ai décidé de me projeter : And The Hits Just Keep On Comin' (en écoute intégrale ici de 1 à 10), cinquième solo enregistré et édité en 72 (RCA) et dont le répertoire de dix titres date des périodes pendant et précédant les Monkees.

Pour l’occasion, Nesmith, introspectif, évolue seul à la guitare acoustique, soutenu par le seul et talentueux O.J. Red Rhodes à la pedal steel guitare, unique rescapé du First National Band. Résultat : une douce collection de très belles chansons, un concentré d’éclairs inspirés avec amour et espoir en filigrane, mais qui, selon l’humeur du moment,  peut agir comme un soporifique, faute de véritable rythme. D’où la nécessité d’accompagner l’écoute d’une rasade conséquente d’un bon verre de sky histoire d’aller jusqu’au bout. L’alcool aidant, Mémère n’a qu’à bien se tenir tant le gorille est bouillant.

Ne pas y souscrire jusqu’à son terme serait par contre dommage tant le répertoire compte de fleurons, à l’image de Lady Love, The Candidate, Two Different Roads, Keep On, Listening, Harmony Constant, Roll With The Flow. Qui plus est, il serait regrettable de rater son classique de 1965, Different Drum, que Linda Ronstadt a porté au treizième rang du Billboard dans une version sensuelle et passionnée à 3 versets. Ici, Nesmith en rajoute un quatrième. Et vous voudriez rater ça ? (RAZOR©)

 

1. Tomorrow & Me.

2. The Upside of Good-Bye.

3. Lady Love.

4. Listening.

5. Two Different Roads.

6. The Candidate.

7. Different Drum.

8. Harmony Constant.

9. Keep On.

10. Roll With the Flow.

 

Michael Nesmith:guitare,chant.

O.J. "Red" Rhodes:pedal steel guitare.

2 votes. Moyenne 5.00 sur 5.